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China : nouveau robot humanoïde d'AGIBOT avec 51 degrés de liberté, autonomie de 8 heures
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China : nouveau robot humanoïde d'AGIBOT avec 51 degrés de liberté, autonomie de 8 heures

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China : nouveau robot humanoïde d'AGIBOT avec 51 degrés de liberté, autonomie de 8 heures
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AGIBOT a dévoilé quatre nouveaux produits robotiques lors de la World Artificial Intelligence Conference (WAIC) 2026 à Shanghai : l'humanoïde A3 Ultra, la plateforme éducative X2 EDU, le robot industriel G2 Max et la main robotique OmniHand 3 Ultra-M. L'A3 Ultra, conçu pour des tâches commerciales et de service sur de longues durées, mesure 1,74 mètre pour 60 kilogrammes, offre 51 degrés de liberté et peut porter jusqu'à 5 kilogrammes par bras, avec une autonomie annoncée de huit heures. Il embarque un LiDAR 3D, des caméras RGB-D, fisheye et binoculaires, ainsi que des systèmes de positionnement GPS, RTK et UWB, le tout piloté par une puce NVIDIA Thor ; il peut se recharger via câble, échange de batterie ou recharge autonome. Le X2 EDU, plateforme modulaire à architecture ouverte destinée à la recherche et à l'éducation, mesure environ 1,3 mètre, compte 29 degrés de liberté dont sept par bras, et supporte des charges de 3 kilogrammes. Le G2 Max cible la manutention lourde et la palettisation en usine grâce à des bras à contrôle de force et une mobilité omnidirectionnelle, tandis que l'OmniHand 3 Ultra-M, une main de 630 grammes dotée de 20 degrés de liberté actifs et de capteurs tactiles par vision, peut saisir des charges allant jusqu'à 5 kilogrammes. Par ailleurs, AGIBOT a récemment diffusé en direct des robots G2 inspectant de façon autonome des tablettes tactiles sur une chaîne de production, tout en annonçant la fabrication de son 15 000e robot.

Ces annonces illustrent la stratégie d'AGIBOT visant à démontrer un déploiement industriel réel plutôt que de simples démonstrations contrôlées, un point sensible pour un secteur régulièrement critiqué pour l'écart entre ses vidéos promotionnelles et la réalité opérationnelle. Sur le site de Longcheer Technology à Nanchang, l'entreprise affirme avoir intégré une ligne de production complète en 36 heures, avec des robots G2 traitant environ 3 000 tablettes par équipe, cumulant plus de 64 heures de fonctionnement continu et un taux d'indisponibilité inférieur à 4 %. Si ces chiffres proviennent directement du communiqué d'AGIBOT et méritent donc d'être pris avec prudence, notamment quant à la représentativité de la période mesurée, ils s'adressent directement aux intégrateurs et décideurs industriels en quête de preuves de fiabilité en conditions de production plutôt que de promesses. La capacité annoncée à travailler aux côtés d'équipements existants, sans reconfiguration majeure de la chaîne, est l'argument central pour convaincre les industriels que les humanoïdes généralistes peuvent s'insérer dans des usines déjà en place, plutôt que d'exiger des lignes conçues autour d'eux.

Ces lancements s'inscrivent dans la course mondiale aux humanoïdes commerciaux, où des acteurs chinois comme AGIBOT ou Unitree affichent des cadences de production et des déploiements industriels revendiqués comme plus rapides que ceux de leurs homologues occidentaux. AGIBOT a construit ces annonces en partenariat avec Longcheer Technology et PIA Automation, et présente également ses robots dans des usages hors industrie, comme l'accueil touristique, le guidage d'information et le transport de personnes, signe d'une volonté de diversifier les cas d'usage commerciaux au-delà de l'usine. Aucune échéance précise n'a été communiquée pour un élargissement de ces déploiements à d'autres sites ou clients, mais la cadence de production revendiquée, avec un 15 000e robot déjà sorti des chaînes, suggère qu'AGIBOT cherche à passer rapidement du pilote à l'échelle industrielle.

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Un robot humanoïde chinois grandeur nature avec 18 000 capteurs maîtrise 115 degrés de liberté
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Kinetix AI, une entreprise de recherche en IA basée à Shenzhen, a dévoilé KAI, un robot humanoïde de taille réelle mesurant 173 cm pour 70 kg. Le robot affiche 115 degrés de liberté (DoF) au total, dont 72 concentrés dans les mains, soit 36 DoF par main combinant 22 articulations actives à commande précise et 14 articulations passives jouant le rôle d'amortisseurs mécaniques. KAI peut se déplacer à 5 km/h, soulever jusqu'à 20 kg, et fonctionne 4 heures par charge grâce à une batterie semi-solide de 1,7 kWh. Sa peau tactile synthétique embarque 18 000 points de capteurs capables de détecter des forces à partir de 0,1 newton, permettant une manipulation haptic-aware en temps réel. Le prix annoncé est inférieur à 40 000 dollars, avec une production en série prévue pour fin 2026. Il s'agit pour l'instant d'une annonce avec démonstration vidéo, sans déploiement commercial confirmé. Le nombre de degrés de liberté des mains est la donnée qui retient l'attention des intégrateurs : la majorité des humanoïdes actuels en compétition (Figure 03, Tesla Optimus Gen 3, Agility Digit) plafonnent à 20-30 DoF manuels, rendant la préhension d'objets complexes ou fragiles difficile à fiabiliser. Les 36 DoF par main de KAI, couplés aux 18 000 capteurs tactiles, visent directement ce goulot d'étranglement. Si les performances annoncées se confirment hors conditions de labo, cela représente un argument sérieux pour les cas d'usage de tri, d'assemblage fin et d'interaction service. Le choix de la batterie semi-solide mérite également d'être noté : en réduisant le risque d'emballement thermique par rapport aux cellules Li-ion classiques, Kinetix adresse un frein réel au déploiement en environnement humain. La cible déclarée reste le service (retail, conciergerie, assistance domicile) et non l'industrie lourde, ce qui situe KAI dans la même catégorie commerciale que Sanctuary AI ou Apptronik. Kinetix AI est une structure relativement peu connue hors de Chine, opérant dans un écosystème humanoïde domestique qui comprend des acteurs déjà bien financés comme Unitree (G1, H1), DEEP Robotics et Fourier Intelligence. Pour entraîner KAI, la société a développé un dispositif portable baptisé KAI Halo, permettant à des opérateurs humains de générer des données d'entraînement lors de tâches quotidiennes via capture vidéo première personne, mouvements corporels et données spatiales. L'architecture d'intelligence repose sur un "World Model" à trois couches (base, action, évaluation) intégrant une simulation prédictive avant exécution de mouvement, approche cohérente avec les tendances actuelles en Physical AI (pi0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de NVIDIA). La prochaine étape structurante sera la confirmation de pilotes industriels ou de partenariats distributeurs pour valider la transition du prototype vers le produit livrable.

Chine/AsieOpinion
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REX G1 : le robot humanoïde chinois embarque 22 degrés de liberté et une batterie échangeable en 5 secondes
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REX G1 : le robot humanoïde chinois embarque 22 degrés de liberté et une batterie échangeable en 5 secondes

RoboScience, société pékinoise spécialisée en intelligence incarnée, a présenté le 17 août 2026 son premier robot, le REX G1, un humanoïde à roues destiné à la logistique, la fabrication, le commerce de détail et, à terme, le domicile. La machine compte 22 degrés de liberté, répartis entre la tête et le cou (2), chaque bras (7), la taille (2), un axe de levage vertical et le châssis à roues (3). Ses deux bras peuvent porter ensemble jusqu'à 10 kg, avec une répétabilité annoncée de ±0,1 mm. Le robot mesure 540 mm de large, sa longueur s'ajuste de 540 à 640 mm et sa hauteur de 1100 à 1700 mm, pour une zone de travail comprise entre 0,1 et 2 mètres au sol, un gabarit pensé pour circuler dans des entrepôts existants sans reconfiguration des allées ou des étagères. Il embarque une vision stéréo à 360 degrés avec éclairage adaptatif pour les zones sombres ou les surfaces réfléchissantes, ainsi que 2070 TFLOPS de calcul embarqué pour traiter perception, décision et contrôle en local. Sa batterie tient jusqu'à quatre heures et se remplace à chaud, le robot reprenant le travail en à peine cinq secondes. Au cœur du système, le modèle Visics, bâti sur une architecture Vision-Language-Object-Action (VLOA), relie instructions, perception visuelle et trajectoires physiques via un modèle du monde et un modèle d'opération distinct qui traduit ces trajectoires en commandes moteur. Cette annonce illustre une évolution notable dans la course aux humanoïdes chinois: au-delà de la performance brute, RoboScience mise sur la compatibilité avec les infrastructures logistiques existantes, un angle que peu d'acteurs occidentaux formalisent avec autant de précision dimensionnelle. La capacité à marcher, lever et saisir simultanément, via un contrôle dit "zero-space" censé stabiliser les effecteurs en espace confiné, répond directement à une limite fréquente des bras industriels fixes ou des AMR à charge utile séparée. Si les chiffres avancés, précision de 0,1 mm, 2070 TFLOPS, autonomie de quatre heures, sont impressionnants sur le papier, RoboScience ne communique à ce stade ni prix, ni sites de déploiement confirmés, ni volumes de production: il s'agit d'un lancement produit démontrant des capacités plutôt que d'un déploiement industriel vérifié. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'intérêt réel dépendra de la disponibilité commerciale et de tests en conditions réelles, au-delà des vidéos promotionnelles. Le REX G1 s'inscrit dans une vague d'humanoïdes commerciaux chinois et internationaux, aux côtés d'Optimus Gen 3 de Tesla, du Figure 03 de Figure AI, ou de modèles fondation comme GR00T N2 de Nvidia, Pi-0 de Physical Intelligence ou Helix de Figure, tous engagés à démontrer qu'un même modèle vision-langage-action peut généraliser au-delà d'un seul poste de travail. RoboScience se positionne comme un nouvel entrant misant sur l'intégration facile en entrepôt plutôt que sur la seule prouesse mécanique, une approche qui rappelle les efforts d'acteurs européens comme Wandercraft ou Exotec sur l'adaptation aux environnements industriels réels. L'entreprise présente le REX G1 comme un outil de productivité destiné à s'insérer dans des flux de travail continus, de la manutention en entrepôt à la fabrication flexible, en passant par la préparation de commandes et, plus tard, des usages domestiques. Aucun calendrier précis de déploiements pilotes ni de partenariats commerciaux n'a toutefois été communiqué à ce stade.

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Le nouveau robot humanoïde chinois rejoint des agents pour gérer les tâches de voirie
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Le nouveau robot humanoïde chinois rejoint des agents pour gérer les tâches de voirie

La ville de Shanghai a lancé en mai 2026 le premier programme pilote chinois d'application du droit urbain associant agents municipaux et robot humanoïde dans un espace public. Le déploiement se déroule dans le quartier d'innovation en IA de Zhangjiang, dans l'arrondissement de Pudong, et met en scène le Lingxi X2, robot humanoïde développé par AgiBot, entreprise shanghaïenne fondée en 2023. Le dispositif repose sur une chaîne tripartite : des drones de surveillance identifient en temps réel les infractions commises par des commerçants de rue et transmettent l'information aux agents de patrouille et au Lingxi X2. Le robot se charge ensuite des interactions répétitives à faible valeur décisionnelle, à savoir expliquer les réglementations de voirie, les obligations des exploitants de commerces en façade, et répondre aux questions des marchands. Les agents humains conservent l'intégralité du pouvoir d'évaluation juridique et d'exécution des sanctions. AgiBot décrit la machine comme un "assistant intelligent" et non comme un remplaçant, une précision qui, dans ce contexte politique, est autant un positionnement commercial qu'une garantie opérationnelle. Ce que ce déploiement teste concrètement, c'est la capacité des systèmes d'IA incarnée à tenir un rôle de contact public structuré, avec un corpus de connaissances réglementaires consultable en temps réel, dans un environnement non contrôlé. Pour les intégrateurs et les décideurs en charge de services publics, le cas d'usage est délibérément choisi pour son haut volume de tâches répétitives et son faible risque décisionnel : le robot ne verbalise pas, ne sanctionne pas, n'interprète pas. Il informe. Pan Weijia, responsable de Pudong ayant supervisé l'opération, a explicitement indiqué que l'évaluation portera sur les performances pratiques plutôt que sur le simple volume de déploiement, ce qui signale une approche plus mesurée que le discours habituel sur la scalabilité. Pan Helin, membre du comité d'experts du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information, a qualifié le pilote de "jalon majeur" dans la commercialisation de l'IA incarnée en administration publique, avec l'objectif affiché de passer des robots capables de "se déplacer" à des robots capables de "travailler efficacement". AgiBot a été fondé en 2023 et s'est positionné rapidement sur le segment des humanoïdes à usage professionnel, avec le Lingxi X2 comme produit phare pour les environnements semi-publics. L'entreprise s'inscrit dans un écosystème chinois d'humanoïdes très dense, qui inclut Unitree (G1, H1), Fourier Intelligence (GR-1), et dans une moindre mesure les ambitions de UBTECH et de Kepler. À l'international, les comparaisons les plus directes sont Figure (01, 02), 1X Technologies (NEO), et Boston Dynamics (Atlas), tous positionnés sur des environnements industriels ou logistiques plutôt que sur l'espace public. Le vrai enjeu du pilote de Pudong n'est pas la performance du robot dans une démonstration maîtrisée, mais sa robustesse sur la durée dans un contexte d'interactions non scénarisées avec des usagers non entraînés. Les prochaines étapes annoncées par Pan Helin visent une extension à d'autres scénarios de service public, sans échéance précisée.

UESignal stratégique indirect pour les décideurs européens de la robotique de service public : la Chine ouvre un précédent réglementaire et opérationnel pour le déploiement d'humanoïdes en espace civil non contrôlé, domaine où aucun acteur FR/EU n'est encore positionné.

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Entreprise chinoise dévoile un robot humanoïde compact avec 42 degrés de liberté et 100 TOPS de puissance de calcul
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Entreprise chinoise dévoile un robot humanoïde compact avec 42 degrés de liberté et 100 TOPS de puissance de calcul

KEENON Robotics, entreprise shanghaïenne spécialisée dans les robots de service autonomes, a officiellement lancé le XMAN-L1, un robot humanoïde compact destiné aux environnements d'accueil et d'interaction commerciale. Mesurant 136 cm pour un gabarit délibérément contenu, l'XMAN-L1 embarque 42 degrés de liberté biomimétiques, un couple de genou de 132 Nm, une puissance supérieure à 2 000 W par jambe, et une capacité de calcul embarqué de 100 TOPS en inférence locale. Pour la couche conversationnelle, KEENON a intégré les LLMs de Doubao (ByteDance) et de Tencent, permettant un dialogue en langage naturel sans connexion cloud obligatoire. La société annonce le robot comme commercialement disponible immédiatement, avec des cas d'usage ciblés : réception de visiteurs, guidage, animation interactive et présence en espace public. Aucun prix public n'a été communiqué à ce stade. Ce lancement illustre une tendance de fond dans l'industrie robotique chinoise : intégrer des spécifications techniques auparavant réservées aux plateformes de recherche dans des formats de service compacts et déployables à grande échelle. Les 100 TOPS de computing edge sont un signal clair -- le robot est conçu pour fonctionner de manière autonome dans des environnements bruités sans dépendre d'une infrastructure cloud latente, ce qui est un prérequis réel pour l'hôtellerie et le retail. L'intégration native de deux LLMs chinois (Doubao et Tencent) plutôt qu'une API générique constitue un choix de souveraineté technologique cohérent avec le marché domestique visé. Il faut cependant noter que les métriques de mobilité annoncées -- couple et puissance -- ne sont pas accompagnées de données de cycle ou de tests en charge réelle, une réserve habituelle sur ce type d'annonce de lancement. KEENON est historiquement l'un des leaders mondiaux du robot de livraison indoor, avec des gammes bien établies : DINERBOT pour la restauration, BUTLERBOT pour l'hôtellerie, et la série T pour la logistique industrielle. L'XMAN-L1 s'inscrit dans sa série humanoïde XMAN, aux côtés de l'XMAN-R1 (recherche et collaboration homme-robot) et de l'XMAN-F1 (déploiement commercial en réception). Sur le marché humanoïde de service à format compact, KEENON se positionne face à des acteurs comme Enchanted Tools (France, robot Miroki), Unitree (H1/G1) ou encore Fourier Intelligence, tous engagés sur des niches similaires. Les plateformes à vocation industrielle lourde -- Figure 03, Optimus Gen 3, Atlas -- ne ciblent pas encore ce segment. Pour les intégrateurs B2B en hôtellerie ou retail, l'XMAN-L1 représente une option à surveiller, à condition que KEENON publie des données de fiabilité terrain dans les prochains mois de déploiement.

UELe lancement du XMAN-L1 renforce la pression concurrentielle sur Enchanted Tools (France, robot Miroki) dans le segment des humanoïdes de service compact pour l'hôtellerie et le retail.

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