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Un robot policier humanoïde de 1,78 m, certifié IP66, règle la circulation et guide la foule lors d'un grand marathon
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Un robot policier humanoïde de 1,78 m, certifié IP66, règle la circulation et guide la foule lors d'un grand marathon

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Un robot policier humanoïde de 1,78 m, certifié IP66, règle la circulation et guide la foule lors d'un grand marathon
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Un robot humanoïde de 1,78 m (5 pieds 10 pouces) a rejoint le dispositif de sécurité du marathon de Hangzhou 2026, dimanche, autour du Huanglong Sports Center, dans la province du Zhejiang (est de la Chine). Baptisé Hangxing No. 2, il a été développé par DEEP Robotics, entreprise de Hangzhou, avec les autorités locales de circulation, et intégré à une équipe de patrouille de quatre points. Ses missions: surveillance d'intersections, patrouilles autonomes, avertissements en cas d'infraction et réponses aux questions du public. Il repose sur le humanoïde DR02 de DEEP Robotics, certifié IP66 (étanche à la poussière et aux jets d'eau à haute pression), pour une plage de fonctionnement de -20 à 55 °C. Une unité de calcul de 275 TOPS, associée à un LiDAR, une caméra de profondeur et une caméra grand angle, assure la perception. Il suit des itinéraires préprogrammés entre les postes de garde, repère les piétons qui traversent hors des clous et les véhicules qui coupent la route, exécute les gestes réglementaires de régulation et diffuse automatiquement des consignes de sécurité. L'épreuve a recueilli plus de 300 000 inscriptions pour 36 000 coureurs au départ.

Pour les intégrateurs et les décideurs, l'intérêt tient moins à la prouesse technique qu'au choix du terrain. Un marathon concentre dans le temps des foules denses et des tâches répétitives et bien délimitées, ce qui en fait un cadre d'essai relativement favorable. L'approche consiste à transformer des points de surveillance fixes en unités de patrouille mobiles, afin de couvrir des angles morts que les dispositifs classiques ne couvrent pas toujours et d'alléger les agents de terrain. Un représentant de DEEP Robotics, Meng Yuan, parle d'une exploration vers un modèle standardisé pour la gestion du trafic lors de grands marathons. L'analyste Wang Peng, de l'Académie des sciences sociales de Pékin, y voit un passage de la démonstration technologique à l'application pratique, avec la sécurité, l'inspection, la logistique et les services domestiques comme premiers débouchés, dans une logique d'augmentation des capacités humaines plutôt que de remplacement. Il faut toutefois rester prudent: les performances avancées sont celles du constructeur. Aucun chiffre n'indique combien d'infractions le robot a effectivement signalées, ni dans quelle mesure des agents humains le supervisaient. Le déploiement ressemble donc à un pilote événementiel de courte durée plus qu'à une preuve d'autonomie à l'échelle.

Ce déploiement n'est pas une première. En avril, des robots « d'intelligence incarnée » de la police de la circulation avaient déjà guidé les participants du semi-marathon de Pékin Yizhuang. En octobre, Unitree Robotics a dévoilé son humanoïde H2-X, surnommé « Kung Fu Legend Guardian », présenté comme pouvant à terme intervenir en sécurité et en secours: protéger une personne contre une agression, soulever l'avant d'une voiture ou réagir à un accident simulé. Il s'agit là d'une annonce de capacités potentielles, pas d'un usage éprouvé. DEEP Robotics, plus connue pour ses robots quadrupèdes, se positionne ainsi face à Unitree sur le créneau de la sécurité publique, avec le soutien des collectivités locales chinoises, qui multiplient les vitrines publiques pour les humanoïdes. La suite dépendra de la capacité à reproduire ces opérations sur d'autres événements, avec des indicateurs mesurables (taux de détection, interventions humaines, disponibilité) qui font pour l'instant défaut.

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Vidéo : un robot humanoïde chevauche un cheval-robot capable de porter 300 kg lors d'une démonstration à Pékin
1Interesting Engineering 

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Un robot quadrupède baptisé Qiji X1, présenté par la société pékinoise DaxAI Robotics, a attiré les foules à la Conférence mondiale de la robotique 2026 (World Robot Conference) à Pékin en portant sur son dos un robot humanoïde chevauchant l'engin comme un cheval mécanique. Doté de quatre pattes articulées, d'une selle et d'un guidon, le Qiji X1 revendique une capacité de charge d'environ 300 kg (660 livres) et s'est déplacé sur le salon par petits pas hésitants, guidé par son pilote humanoïde. DaxAI Robotics a été fondée à Pékin vers 2025 par Wang Kun, ancien ingénieur en robotique et conduite autonome, avec Xu Wenqiang comme directeur technique. L'événement, qui s'est tenu sur cinq jours, coïncidait avec l'ouverture des World Humanoid Robot Games 2026 le même week-end à Pékin, rassemblant plus de 2 000 robots issus de 16 pays. Le même jour, Unitree Robotics, l'un des plus gros fabricants mondiaux de robots humanoïdes, a fait ses débuts en Bourse à Shanghai. Au-delà de l'effet spectacle, le Qiji X1 illustre une piste encore marginale mais révélatrice: tester si des robots à pattes pourraient devenir un nouveau type de véhicule utilitaire ou personnel, capable de franchir des terrains accidentés là où les plateformes à roues ou chenilles peinent. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, la démonstration reste avant tout une vitrine technologique plutôt qu'un produit prêt à déployer: aucune donnée n'a été communiquée sur l'autonomie, la vitesse de déplacement stabilisée ou la fiabilité du système sur la durée, et les pas "hésitants" observés lors de la démo suggèrent un contrôle moteur encore loin de la maturité commerciale. L'intérêt principal pour le secteur est ailleurs: la scène chinoise de la robotique ne mise plus uniquement sur les humanoïdes ou les chiens-robots industriels devenus familiers, mais explore des architectures hybrides combinant locomotion à pattes et transport de charge, ce qui élargit le champ des cas d'usage envisagés au-delà de l'industrie et de la logistique classique. Ce lancement s'inscrit dans une stratégie chinoise plus large de consolidation d'un écosystème domestique de robotique, portée à la fois par les investissements publics et privés et par une compétition affichée pour le leadership mondial en robots humanoïdes et autonomes. La conférence a par ailleurs mis en avant plusieurs humanoïdes chinois capables de marcher, danser et exécuter des mouvements complexes, renforçant la rivalité avec des acteurs comme Unitree, dont l'entrée en Bourse le même jour souligne la maturité financière atteinte par certains fabricants du secteur. Aucun calendrier de commercialisation, pilote industriel ou partenaire de déploiement n'a été annoncé pour le Qiji X1, qui demeure à ce stade une preuve de concept destinée à démontrer la polyvalence des robots quadrupèdes plutôt qu'un produit commercial. L'appareil n'a pour l'instant aucun équivalent revendiqué chez les acteurs occidentaux ou français du secteur, la démonstration restant circonscrite au marché chinois et à ses salons professionnels.

Chine/AsieActu
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L'usine CATL intègre le robot humanoïde de Galbot pour la manutention lourde
2Interesting Engineering 

L'usine CATL intègre le robot humanoïde de Galbot pour la manutention lourde

CATL, premier fabricant mondial de batteries pour véhicules électriques, a annoncé le déploiement du Galbot S1 dans ses lignes de production dans le cadre d'un partenariat stratégique avec le développeur chinois de robotique humanoïde Galbot. Le Galbot S1 est un robot humanoïde à charge lourde doté de bras capables de soulever jusqu'à 50 kilogrammes en charge combinée, d'un système de positionnement centimétrique par vision seule et d'une navigation omnidirectionnelle à 360 degrés. Déployé dans les usines de fabrication intelligente de CATL, il prend en charge les tâches de manutention, de transport de matériaux et de logistique répétitives lors de la production de modules et packs de batteries, avec des sessions continues pouvant atteindre huit heures. Le pack batterie embarqué intègre des matériaux cathode à gradation de particules, des anodes à faible consommation de lithium et un électrolyte bio-inspiré à auto-réparation, visant un taux de défaillance cellule à l'échelle des parties par milliard (ppb). Ce déploiement marque une étape concrète dans la commercialisation des humanoïdes industriels à charge lourde, un segment distinct des plateformes légères comme le Tesla Optimus Gen 3 ou le Figure 03, dont les capacités de manutention restent inférieures à 20 kg. Avec un payload de 50 kg, le Galbot S1 cible directement les tâches logistiques que les robots collaboratifs à bras fixes ou les AMR ne peuvent pas réaliser. Le fait que CATL maîtrise simultanément la production de batteries et leur intégration dans le robot crée une boucle verticale rare: le fabricant est à la fois client, fournisseur énergétique et partenaire de déploiement. L'annonce d'un réseau après-vente dédié aux robots humanoïdes, présenté comme un premier mondial, indique que CATL anticipe un marché de maintenance à grande échelle, au-delà de l'automatisation interne, même si aucun volume ni calendrier précis n'a été communiqué. CATL s'est engagé dans la robotique humanoïde depuis décembre 2025, date à laquelle il a présenté Xiaomo, un robot conçu pour les tests End-of-Line et les mesures de résistance interne en courant continu (DCIR) sur les packs batteries, développé par Spirit AI, une startup de Hangzhou financée par CATL. Xiaomo, animé par un modèle Vision-Language-Action (VLA) de bout en bout, affiche un taux de succès de connexion supérieur à 99% et des temps de cycle comparables à ceux d'un opérateur humain expérimenté, selon les données déclarées par CATL. La première ligne de production utilisant des humanoïdes avait été inaugurée à l'usine de Luoyang, dans la province du Henan. Sur le plan concurrentiel, CATL se retrouve dans une position ambivalente: il fournit des technologies batteries à des acteurs comme Figure AI ou Tesla, tout en développant sa propre capacité robotique en parallèle d'entreprises comme 1X Technologies ou Agility Robotics. Les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension du Galbot S1 au réseau de service après-vente mondial de CATL et sur l'accélération du déploiement à grande échelle de l'IA incarnée dans ses sites industriels.

UELe déploiement annoncé dans le réseau mondial de CATL pourrait inclure ses usines européennes (Hongrie), créant une pression concurrentielle pour les intégrateurs robotiques et fabricants d'humanoïdes industriels de l'UE.

Chine/AsieOpinion
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La Chine déploie des robots humanoïdes capables de trier 1 200 colis par heure dans un grand centre postal
3Interesting Engineering 

La Chine déploie des robots humanoïdes capables de trier 1 200 colis par heure dans un grand centre postal

La Chine a déployé des robots humanoïdes dans le centre logistique de Jianggao, rattaché au hub postal de Guangzhou (province du Guangdong), pour trier les colis à une cadence annoncée de 1 200 unités par heure. Des images diffusées cette semaine par l'agence Xinhua montrent ces systèmes humanoïdes travaillant en parallèle avec des bras robotiques et des chariots élévateurs autonomes dans un entrepôt fortement automatisé opéré par China Post Group. Le site traite en moyenne 6,5 millions de pièces de courrier par jour, avec des pics dépassant 10 millions. Les robots filmés saisissent des colis depuis des conteneurs et les déposent sur des lignes de tri, tandis que des véhicules autonomes assurent les flux au sol. À noter : les chiffres de cadence (1 200 colis/heure) émanent des médias d'État et n'ont pas été vérifiés de manière indépendante, et les vidéos publiées ne montrent que des séquences sélectionnées dans des conditions optimales. Ce déploiement marque une inflexion notable dans la stratégie d'automatisation logistique. Les robots humanoïdes présentent un avantage structurel par rapport à l'automatisation industrielle fixe : ils peuvent théoriquement opérer dans des infrastructures conçues pour les humains, sans nécessiter de refonte complète de l'entrepôt. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, cela réduit la barrière à l'entrée par rapport aux systèmes dédiés qui exigent une architecture entrepôt repensée de zéro. La logistique devient ainsi le premier secteur à tester à grande échelle la promesse de la robotique humanoïde en conditions réelles, au-delà des démos en laboratoire, dans un environnement à forte pression opérationnelle (24h/24, volumes croissants portés par l'e-commerce, pénuries de main-d'oeuvre régionales). C'est précisément ce contexte de charge élevée et continue qui permet d'évaluer si le gap sim-to-real est réellement comblé. China Post Group s'inscrit dans une dynamique nationale soutenue par des investissements publics massifs dans la robotique humanoïde, avec des acteurs comme Unitree, Fourier Intelligence et UBTECH qui cherchent à commercialiser leurs systèmes dans l'industrie, les services à la personne et la logistique. À l'international, les concurrents directs incluent Figure (avec son robot 02 déployé chez BMW), Agility Robotics (Digit chez Amazon) et 1X Technologies. La différence est que la Chine déploie à une échelle de volumes postaux nationaux, là où les déploiements occidentaux restent pour l'instant des pilotes industriels circonscrits. Des interrogations légitimes subsistent sur la fiabilité à long terme, les coûts de maintenance et la pertinence économique face à des alternatives plus simples comme les AMR (robots mobiles autonomes). Mais la décision de China Post de franchir le seuil du déploiement opérationnel à grande échelle, plutôt que de rester en mode pilote, constitue en soi un signal industriel significatif.

UELe déploiement à grande échelle de robots humanoïdes par China Post accentue le retard compétitif des intégrateurs et constructeurs européens, qui restent cantonnés à des pilotes industriels circonscrits face à une automatisation logistique humanoïde déjà opérationnelle à l'échelle nationale en Chine.

Chine/AsieOpinion
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Ex-cadre de Xiaomi, Tang Mu lance un robot humanoïde pour la restauration, production visée fin d'année
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Ex-cadre de Xiaomi, Tang Mu lance un robot humanoïde pour la restauration, production visée fin d'année

InSpace Technology, la société robotique fondée par Tang Mu, ancien cadre de Xiaomi en charge du hardware intelligent, a présenté le 30 juin trois nouveaux robots de service alimentaire lors d'un événement de lancement : le XBot C3 pour le café, le XBot I3 pour la glace, et le très attendu XBot X1, un robot humanoïde dédié à la restauration. L'entreprise vise une production de masse du X1 d'ici la fin de l'année. Le XBot C3, facturé 219 000 yuans, sera disponible sur JD.com en juillet ; il occupe 1,83 m², un tiers de moins que son prédécesseur, prépare un americano en environ 45 secondes et peut produire 80 tasses par heure grâce à un bras robotique industriel doté d'une pince certifiée pour plus de 500 000 cycles, complété par une stérilisation UV, un suivi de température et un système de latte art qui imprime des photos fournies par le client sur la mousse. Le XBot I3, à 179 000 yuans et lancé mi-juillet sur JD.com, produit plus de 60 portions par heure avec 256 combinaisons possibles à partir de quatre sauces et quatre garnitures ; Tang Mu indique que certaines unités glace dépassent déjà les ventes des robots café, citant un centre commercial de Xiamen où 250 coupes ont été vendues en une seule journée. Le XBot X1 repose sur une base mobile à roues intégrant un compartiment de stockage plutôt que des jambes, avec deux bras humanoïdes à sept axes, une charge utile de 3 à 4 kg par effecteur, une précision de positionnement coordonné d'environ ±1 mm et une répétabilité de ±0,5 mm, complétés par des capteurs de force six axes pour détecter le poids et les efforts lors de la saisie ou du versement. Le choix des roues plutôt que des jambes est un signal notable dans un secteur où la bipédie généraliste domine le discours des acteurs comme Optimus ou Figure : Tang Mu justifie ce choix par un rapport coût-énergie-complexité peu pertinent en restauration, une approche pragmatique typique du raisonnement "électronique grand public" qu'il revendique. Plus significatif encore, InSpace affiche une traction commerciale déjà réelle avec plus de 1 000 robots café déployés dans plus de 100 villes, plus de 4 millions de tasses produites et un taux de disponibilité de 99,4 %, ce qui contraste avec de nombreuses annonces humanoïdes qui restent au stade de la démonstration ou de la vidéo sélectionnée. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce positionnement suggère que les cas d'usage mono-tâches à ROI démontrable précèdent, dans les faits, l'arrivée de l'humanoïde généraliste polyvalent. L'entreprise, dont le nom chinois est Yingzhi Technology, a déjà installé ses robots café dans des lieux aussi variés que la place Tiananmen, la Commission indépendante contre la corruption de Hong Kong, des stations de métro britanniques et des clubs australiens, une stratégie de montée en charge progressive avant l'humanoïde. Elle évolue dans un paysage chinois de la robotique de service dense, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou Pudu Robotics, mais mise sur sa spécialisation alimentaire plutôt que sur la polyvalence. Outre la production en série du X1 prévue fin d'année, InSpace a aussi présenté un concept de food truck combinant le X1 à un véhicule autonome pour créer une unité de restauration mobile et à la demande.

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