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Meta aurait conçu un prototype de robot humanoïde avec le chinois Fourier
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Meta aurait conçu un prototype de robot humanoïde avec le chinois Fourier

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Meta a développé avec le fabricant chinois Fourier un prototype de robot humanoïde et travaille déjà sur une deuxième version, selon un article de The Information daté du 31 octobre. La machine, baptisée Max en interne, mesure environ 1,50 m (cinq pieds). Elle intègre des haut-parleurs dans le torse, un visage capable d'imiter des expressions humaines et des mains à cinq doigts qui saisissent de petits objets. Les deux entreprises auraient construit ce premier prototype en trois mois. Aucune fiche technique n'a filtré: ni charge utile, ni nombre de degrés de liberté, ni autonomie, ni modèle d'IA de pilotage. Meta n'a pas confirmé publiquement ces informations.

Le signal est stratégique plus que technique. Meta explore la robotique domestique, un segment où aucun acteur n'a encore livré de produit grand public fiable, et choisit d'accélérer par un partenariat plutôt que par un développement matériel interne. Un cycle de trois mois montre l'avantage de la chaîne d'approvisionnement chinoise pour le prototypage rapide. Le choix d'un partenaire chinois pour un groupe américain est aussi notable dans le contexte des tensions commerciales. Le prototype reste cependant un outil de recherche, sans date de lancement ni prix.

Meta avance ainsi dans une course où Tesla (Optimus), Figure et 1X ciblent aussi, à des degrés divers, le foyer. Fourier, basé à Shanghai et connu pour ses humanoïdes de la série GR, y gagne une visibilité de premier plan. La suite dépendra de la deuxième version et d'une éventuelle annonce officielle, qui dira si Meta vise un robot complet ou une plateforme logicielle.

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LG et NVIDIA ont signé un protocole d'accord le 13 août à Santa Clara, en Californie, pour approfondir leur collaboration sur les robots humanoïdes, les usines IA et la conduite autonome. Les deux groupes prévoient de dévoiler un robot humanoïde bipède au premier trimestre 2027, alimenté par la puce embarquée NVIDIA Jetson Thor, construit sur le modèle de fondation Isaac GR00T et le système de sécurité Halos. LG Electronics, LG Innotek et LG Energy Solution fourniront actionneurs, capteurs et batteries. LG doit aussi établir un premier site de référence d'usine IA basé sur la plateforme de calcul NVIDIA Vera Rubin au premier semestre 2027, avant la mise en service d'une installation de 80 mégawatts à Cheonan, en Corée du Sud, prévue pour le premier semestre 2028. Par ailleurs, LG déploiera ses robots à roues CLOiD dans une usine de machines à laver au Tennessee avant fin 2026, pour collecter des données de production servant à améliorer leurs performances avant extension à d'autres sites. Pour l'instant, l'annonce reste un protocole d'accord et une feuille de route, pas un produit livré : aucune démonstration du robot bipède n'existe encore, et sa présentation publique n'est prévue que dans un an et demi. Elle confirme néanmoins la stratégie de NVIDIA visant à s'imposer comme fournisseur d'infrastructure incontournable de la robotique humanoïde, en associant puce embarquée, modèle de fondation et couche de sécurité à des industriels qui apportent la mécanique et l'intégration, un schéma déjà utilisé avec d'autres partenaires du secteur. Pour LG, qui exploite déjà des robots à roues en usine, ce partenariat marque une montée en gamme vers la bipédie et l'ambition de revendre des infrastructures d'usine IA clé en main à des clients technologiques mondiaux une fois le modèle validé à Cheonan. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal le plus concret reste l'usine IA de 80 MW et le pipeline de données associé, plus tangibles à court terme que le robot lui-même. Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie de NVIDIA autour de l'IA physique, combinant son architecture d'usine IA DSX à l'expertise de LG en alimentation, refroidissement et conception de datacenters. Le futur humanoïde rejoindra un marché déjà disputé par Tesla avec Optimus, Figure avec ses modèles Figure 02 et 03, ou Agility Robotics, dans une course où NVIDIA fournit une pile matérielle et logicielle commune à plusieurs constructeurs. LG développera aussi, via la plateforme PhysicalWorks de sa filiale LG CNS, une usine de données robotiques collectant en continu des données d'exploitation et générant des jeux de données synthétiques pour l'entraînement et la validation des robots. Côté automobile, les deux groupes construiront une plateforme de calcul haute performance pour véhicules définis par logiciel, fondée sur NVIDIA DRIVE Hyperion et associée aux logiciels d'info-divertissement de LG. Un groupe de travail technique et commercial conjoint supervisera recherche, validation en usine et commercialisation sur ces trois volets, sans calendrier détaillé au-delà des jalons de 2027 et 2028 déjà fixés.

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Un robot humanoïde utilise la vision et la mémoire pour trier des objets avec dextérité
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Un robot humanoïde utilise la vision et la mémoire pour trier des objets avec dextérité

Lors d'un événement baptisé "Dexterity Night" organisé par la startup sud-coréenne RLWRLD à l'Exploratorium de San Francisco, un robot humanoïde du japonais Enactic a exécuté un tri de chaussettes noires sur tapis roulant, parmi un flux mélangé de chaussettes noires et blanches. Le robot identifiait la couleur de chaque chaussette par caméra embarquée, saisissait l'objet avec des mains antropomorphes, puis le déposait dans le bon bac, tout en conservant en mémoire les couleurs précédemment détectées pour enchaîner les décisions sans recalibrage. D'autres robots étaient présents, WIRobotics (Corée du Sud) et Origami Robotics (États-Unis), tous pilotés par le même modèle de fondation RLDX-1 développé par RLWRLD. En parallèle, RLWRLD accélère la collecte de données réelles en filmant des travailleurs qualifiés (hôtellerie, logistique, commerce de proximité) via caméras et capteurs, pour constituer des datasets couvrant des gestes de pliage, préhension et organisation en conditions réelles. L'intérêt de la démonstration réside moins dans le tri de chaussettes en lui-même que dans l'architecture technique sous-jacente. RLDX-1 repose sur un Multi-Stream Action Transformer (MSAT) qui traite en flux parallèles les signaux visuels, de mouvement, de mémoire et de couple avant de les fusionner pour générer des actions coordonnées. Un module de cognition compresse les entrées perceptuelles en tokens mémoire, ce qui permet un suivi de tâche sur un horizon long, un point de friction récurrent dans les modèles de fondation robotiques actuels, que RLWRLD identifie explicitement comme sa cible. Pour enrichir la diversité d'apprentissage, le système combine motion capture de mains humaines et un moteur de données synthétiques. Les benchmarks annoncés sont décrits comme "state-of-the-art" en simulation et en conditions réelles, affirmation usuelle dans les communiqués de ce secteur, et qu'il faudra vérifier sur des déploiements documentés en production. RLWRLD s'inscrit dans une dynamique coréenne qui cherche à se différencier d'un marché humanoïde dominé à deux extrêmes: les États-Unis sur les modèles d'IA haute performance (Figure, Physical Intelligence avec Pi-0, Boston Dynamics, Tesla avec Optimus Gen 3), la Chine sur la compétitivité hardware. La stratégie coréenne misait sur la manipulation fine et la dextérité des doigts: Robotis développe des mains à entraînement direct (moteur relié directement aux articulations, sans câbles ni engrenages) et aurait reçu des précommandes de Google et Apple; Edin Robotics travaille sur des capteurs reproduisant la sensation tactile du bout des doigts. RLWRLD accélère désormais le déploiement de RLDX-1 sur plusieurs sites réels simultanément, une étape qui distingue un produit en test d'un produit opérationnel. La prochaine question concrète pour les intégrateurs industriels sera de connaître les taux de succès en conditions non contrôlées, les temps de cycle réels, et les coûts de déploiement.

HumanoïdesActu
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Entretien avec le PDG de Minerva Humanoids : « Roger est conçu pour être le meilleur avatar possible
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Entretien avec le PDG de Minerva Humanoids : « Roger est conçu pour être le meilleur avatar possible

Minerva Humanoids, société basée à San Francisco, développe Roger, un humanoïde semi-autonome que son PDG décrit comme « le meilleur avatar possible ». Le robot est conçu pour que l'opérateur humain puisse se substituer physiquement à lui là où la présence d'un corps humain est coûteuse ou dangereuse. L'entreprise vise des tâches où ce remplacement a un intérêt immédiat, parfois vital. Le matériel disponible ne détaille ni charge utile, ni nombre de degrés de liberté, ni prix, ni volumes ou sites de déploiement. Roger relève donc pour l'instant de l'annonce de positionnement, pas d'un produit dont les performances en conditions réelles seraient documentées. Ce choix tranche avec la course au robot généraliste menée par Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou Agility Robotics, qui misent sur des modèles VLA (vision-langage-action) capables d'enchaîner des tâches sans supervision. Minerva part de l'hypothèse inverse : l'autonomie complète reste incertaine, et un humain dans la boucle apporte une valeur commerciale dès maintenant. Pour un intégrateur ou un responsable d'exploitation, c'est une proposition plus facile à valider, car la fiabilité repose sur la téléopération et l'autonomie ne s'ajoute que progressivement. La question à surveiller est la part réelle d'autonomie, qui détermine si un opérateur peut superviser plusieurs robots ou doit en piloter un seul. Minerva s'inscrit dans une lignée de robots téléopérés, qui ont longtemps servi de source de données d'entraînement pour les modèles d'imitation. Le positionnement « avatar » les place face aux généralistes, mais aussi face aux acteurs européens comme Enchanted Tools, qui développe son humanoïde Mirokaï. Les prochaines étapes à suivre sont les pilotes clients, les spécifications techniques publiées et la démonstration d'un fonctionnement hors vidéo choisie.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

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Xpeng active une ligne de production pour son robot humanoïde
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Xpeng active une ligne de production pour son robot humanoïde

Xpeng a mis en route une ligne de production automatisée dédiée a son robot humanoïde, avec ce que le constructeur chinois présente comme le premier robot humanoïde généraliste "de haut niveau" a avoir été assemble puis a être sorti de la chaine en marchant de manière autonome. Cette ligne, conçue pour la production de masse, affiche un taux d'automatisation supérieur a 80% sur ses processus clés. Xpeng vise le début de la production en volume d'ici fin 2026, avec des premières livraisons en Chine et sur les marches internationaux prévues en 2027. L'information, rapportée par le media chinois Yicai, ne précise ni le nom du modèle ni les spécifications techniques (charge utile, degrés de liberté, temps de cycle) du robot concerne. L'annonce marque une étape dans la transition d'Xpeng, jusqu'ici surtout connu comme constructeur de véhicules électriques et pour ses projets d'aéronefs urbains, vers la robotique humanoïde industrielle. Elle intervient alors que plusieurs acteurs chinois (Unitree, UBTech, Xiaomi) et américains (Tesla avec Optimus, Figure) se disputent le passage de la démonstration a la production de série, un cap que peu ont réellement franchi. La séquence "assemblage puis marche autonome hors de la chaine" reste une mise en scene contrôlée, typique des communiques du secteur, et le chiffre de 80% d'automatisation, donne sans détail sur son périmètre exact, doit être lu comme un indicateur industriel plutôt qu'une preuve de maturité du robot lui même. Il s'agit d'une mise en service de ligne, pas encore d'un déploiement commercial réel. Cette annonce s'inscrit dans la stratégie de diversification des grands groupes automobiles chinois vers la robotique, a l'image de BYD ou Xiaomi, portée par des chaines d'approvisionnement de composants déjà maîtrisées pour les véhicules électriques. Xpeng avait dévoile ses ambitions humanoïdes lors de précédents événements produits, dans un marche chinois déjà très compétitif sur ce segment. Les prochaines étapes annoncées restent la montée en volume fin 2026, puis l'ouverture des livraisons en Chine avant une extension aux marches internationaux en 2027.

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