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Le stockage souterrain de carbone atteint un record de 43,6 millions de tonnes, les États-Unis en tête

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Le stockage souterrain de carbone atteint un record de 43,6 millions de tonnes, les États-Unis en tête
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Le stockage géologique mondial de CO₂ a atteint un record de 48,1 millions de tonnes américaines (43,6 millions de tonnes métriques) en 2024, selon le rapport annuel 2026 du London Register of Subsurface CO₂ Storage, publié par l'Imperial College London. Le registre couvre 70 projets répartis dans 17 pays sur six continents et comptabilise 464,8 millions de tonnes américaines stockées depuis 1996. Le flux annuel a plus que doublé depuis 2016, où il atteignait 23,1 millions de tonnes américaines. Les États-Unis comptent le plus grand nombre de projets (23, pour 22,3 millions de tonnes), mais le plus gros site individuel est le champ pré-salifère du bassin de Santos exploité par Petrobras au Brésil, avec 15,7 millions de tonnes, soit environ un tiers du total mondial. La Chine déclare 1,9 million de tonnes (Shengli et le nouvel entrant Daqing Aonan), tout comme l'Australie. La Nouvelle-Zélande et l'Italie font leur entrée au registre. Pour 2025, les données encore incomplètes font état de 39,9 millions de tonnes américaines sur 29 projets dans 12 pays, Petrobras annonçant déjà 21,6 millions de tonnes.

Ces chiffres montrent que le stockage géologique fonctionne de manière régulière à l'échelle industrielle, ce que souligne Samuel Krevor, directeur du registre. Mais l'écart avec les besoins reste considérable : pour tenir la trajectoire de 1,5 °C de l'accord de Paris, il faudrait stocker au moins 1,1 milliard de tonnes américaines par an d'ici 2050, soit plus de vingt fois le niveau actuel. Le rapport nuance aussi le récit de croissance : les chiffres de 2023 ont été révisés à la baisse, de 49,8 à 46,0 millions de tonnes pour l'année et de 387,4 à 377,0 millions pour le cumul (-2,7 %). Cette transparence comptable, défendue par Xiaowei Gao, directrice exécutive du registre, est un point positif pour la crédibilité auprès des décideurs et investisseurs. Elle rappelle toutefois que ces volumes sont déclarés par les opérateurs et que leur comptabilisation reste incertaine par endroits. La concentration du record sur un seul projet pétrolier offshore montre aussi que la dynamique dépend encore de quelques grands sites.

Ce rebond s'inscrit dans une histoire où le stockage est longtemps resté adossé à l'industrie pétrolière et gazière, comme le montrent la place de Petrobras et des champs chinois de Shengli et Daqing, où le CO₂ sert souvent aussi à la récupération assistée d'hydrocarbures. L'arrivée de nouveaux pays et projets élargit progressivement la base géographique. Selon Krevor, la capture industrielle domine aujourd'hui les sources de CO₂, mais les retraits depuis l'atmosphère devraient devenir la principale technologie recourant au stockage géologique d'ici le milieu du siècle. La suite dépendra de la capacité des projets américains, brésiliens, chinois et australiens, ainsi que des nouveaux entrants, à augmenter les volumes injectés. Le registre publiera ensuite des données 2025 plus complètes, qui permettront de vérifier si la hausse se confirme.

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Le F-47, chasseur de sixième génération, vise un rayon d'action de 1 000 milles marins, soit 70 % de plus que le F-22
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Le F-47, chasseur de sixième génération, vise un rayon d'action de 1 000 milles marins, soit 70 % de plus que le F-22

L'US Air Force conçoit son chasseur de sixième génération F-47 pour qu'il puisse parcourir plus de 1 000 milles nautiques (environ 1 850 km) depuis sa base, accomplir sa mission et revenir. C'est un rayon de combat supérieur à celui du F-22 Raptor, crédité de 590 milles nautiques (environ 1 090 km), et du F-35A, à 670 milles nautiques (environ 1 240 km). Le général de brigade Timothy Helfrich, responsable de l'acquisition pour les chasseurs et avions avancés à l'Air Force Life Cycle Management Center, a détaillé ces objectifs lors d'un entretien avec le Mitchell Institute. Il vise un premier vol en 2028, la mise en service dépendant ensuite du développement et des essais. Sur la base des chiffres publics, le gain serait d'environ 70 % face au F-22 et de près de 50 % face au F-35A. Le rayon de combat se distingue de la portée de convoyage : il mesure la distance à laquelle l'appareil peut opérer, remplir sa mission et rentrer, selon les conditions et les besoins en carburant. Cet écart pèserait surtout dans le Pacifique, où les distances et les missiles chinois à longue portée menacent bases aériennes, hubs logistiques et appareils de soutien. Un chasseur capable d'opérer plus loin de ses bases laisse aux commandants davantage de choix de déploiement et peut réduire le nombre de ravitaillements pour certaines missions, même si les ravitailleurs resteront nécessaires pour les patrouilles prolongées ou la pénétration profonde de zones défendues. Il faut toutefois lire ces chiffres avec prudence : il s'agit d'objectifs de conception, pas de performances démontrées, et les comparaisons reposent sur des valeurs publiques de référence dont les hypothèses de mission ne sont pas précisées. Helfrich affirme aussi que le F-47 sera nettement plus survivable que les chasseurs de cinquième génération, mais ni la surface équivalente radar ni les performances de guerre électronique n'ont été publiées. Cet avantage ne peut donc pas être évalué de façon indépendante. L'architecture entièrement ouverte promise, qui doit faciliter l'ajout de logiciels, de capteurs et de fonctions de guerre électronique, n'est pas propre à la sixième génération, puisque le F-15EX l'utilise déjà. L'enjeu est de l'associer à la furtivité. Boeing a remporté le contrat de développement d'ingénierie et de fabrication en mars 2025, pour l'avion central habité du programme Next Generation Air Dominance. Les objectifs annoncés précédemment comprennent une vitesse supérieure à Mach 2 et au moins 185 appareils. Le F-47 doit opérer avec des drones de combat collaboratifs (CCA), qui étendraient la couverture des capteurs, emporteraient des armes supplémentaires et compliqueraient le ciblage ennemi. Contrairement au F-35A multirôle, il est pensé pour la supériorité aérienne de haut niveau, avec une furtivité que n'offrent ni le F-15EX (environ 13,4 tonnes d'emports externes) ni le F-16. Le coût final, le calendrier et les cadences dépendront des essais, de la capacité industrielle et des budgets futurs. Face à l'expansion chinoise des flottes de chasseurs, des arsenaux de missiles et des défenses aériennes intégrées, l'Air Force parie sur le F-47 pour garder la supériorité aérienne contestable, ce qui suppose de transformer des exigences ambitieuses en un avion abordable.

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Ce que trois jours de construction d'un robot m'ont appris
2Robohub 

Ce que trois jours de construction d'un robot m'ont appris

Du 25 au 27 août, l'Institute for Safe Autonomy de l'université de York (Royaume-Uni) a accueilli le MicroMaze Robot Hackathon, organisé dans le cadre du programme UK RAS STEPS. Ce programme s'adresse aux Research Technical Professionals, les ingénieurs et techniciens qui font tourner les infrastructures et les logiciels de la recherche académique. Le défi consistait à construire un petit robot autonome, puis à lui faire franchir des labyrinthes de difficulté croissante. Une participante, qui en fait le récit dans un billet de blog, formait une équipe avec deux collègues, Emily et Joolz. En trois jours, le trio est parti d'une boîte de composants et d'un châssis découpé au laser pour arriver à un robot capable de traverser un labyrinthe. La plateforme associait capteurs, moteurs et carte Raspberry Pi Pico W programmée en MicroPython. L'événement était organisé par Rob Woolley. Le texte ne donne ni classement, ni temps de parcours, ni nombre d'équipes, ni budget matériel. C'est un témoignage personnel, pas un compte rendu de compétition. Il n'y a ici aucune avancée technologique, et il serait trompeur d'en présenter une. L'intérêt est ailleurs. L'autrice décrit la boucle classique du développement robotique : intégrer capteurs et actionneurs, déboguer, essuyer des essais ratés, puis se demander pourquoi le robot fait autre chose que ce qui était prévu. À l'échelle d'un micro-robot, on retrouve l'écart entre le comportement attendu et le comportement réel qui pèse sur toute la robotique, des humanoïdes aux AMR d'entrepôt. Pour un décideur ou un intégrateur, le signal concerne surtout les compétences. Les Research Technical Professionals sont ceux qui déploient et maintiennent les robots dans les laboratoires. Un format court, sur matériel grand public et en langage accessible, leur permet de gagner en pratique matérielle et de se constituer un réseau. L'autrice dit d'ailleurs en retenir avant tout les amitiés nouées, ce qui rappelle que ces événements servent d'abord à créer des communautés. Le contexte est celui d'un écosystème académique britannique qui structure le métier de technicien de recherche en robotique et systèmes autonomes. Le choix du lieu est cohérent : l'Institute for Safe Autonomy de York travaille sur la sûreté des systèmes autonomes, une question centrale pour tout déploiement industriel à grande échelle. Le labyrinthe est un exercice ancien de la robotique, popularisé par les concours de type micromouse. C'est un banc d'essai pédagogique commode, car il impose de percevoir, de décider et d'agir sans intervention humaine. Aucun acteur français ou européen n'est cité, et aucune suite formelle n'est annoncée. Les participants évoquent seulement l'envie de se revoir. Reste à voir si le programme UK RAS STEPS reconduira ce format, mais rien dans le récit ne permet de l'affirmer.

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Tchernobyl : les robots au cœur d'un hackathon infernal
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Tchernobyl : les robots au cœur d'un hackathon infernal

Après l'explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en avril 1986, l'absence de bâtiment de confinement a dispersé des débris hautement radioactifs sur l'ensemble du site. Une vidéo mise à jour de la chaîne YouTube Chornobyl Family, version enrichie d'un reportage publié en 2023, retrace la course effrénée pour concevoir des robots capables de mesurer la radioactivité et d'évacuer ces débris. Des équipes venues de toute l'URSS et de pays alliés ont conçu une succession de machines, avec des résultats très inégaux : le robot de mesure RR-1 surestimait les niveaux de radiation d'un facteur supérieur à dix, tandis que les RR-2 et RR-3, trop hauts sur pattes, se renversaient dès leur dépose par hélicoptère. Le premier robot d'évacuation, le TR-1A, restait rudimentaire ; les générations suivantes l'ont amélioré au fil des semaines et des mois. Le BAER Beloyarets, construit sur la base d'un chariot d'aéroport, équipé d'électronique à tubes à vide et de relais, propulsé par un moteur à combustion interne, s'est révélé l'un des designs les plus fiables ; il est aujourd'hui préservé dans la zone d'exclusion. Le bulldozer téléopéré STR-1 a ensuite permis de repousser les débris radioactifs des toits vers des conteneurs, réduisant fortement la contamination du site. Le choix du moteur à combustion plutôt que de batteries s'est avéré déterminant, les moteurs thermiques résistant bien mieux aux radiations que l'électronique embarquée. Autre enseignement frappant : face à l'échec ou à la lenteur de plusieurs robots, les mesures manuelles effectuées par des opérateurs humains se sont révélées, dans certaines situations, plus rapides et plus sûres que le déploiement robotique, un rappel utile que l'automatisation n'est pas toujours la solution la plus efficace en environnement extrême, contrairement à l'image souvent véhiculée par les démonstrations commerciales actuelles de robots industriels ou humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs qui suivent aujourd'hui les efforts de robotisation en zones dangereuses (nucléaire, désamiantage, sites post-catastrophe), l'épisode rappelle que la fiabilité mécanique et la résistance environnementale priment souvent sur la sophistication logicielle, et que le déploiement sans tests préalables, pratique courante à l'époque faute de temps, reste un facteur d'échec majeur en robotique de terrain. Ce chantier tenait du hackathon géant : conceptions ad hoc, adaptations de matériel existant, machines retapées dans l'urgence pour tenir dans des zones à très haute radioactivité. Malgré ces échecs initiaux, les trois autres réacteurs RBMK de la centrale ont pu continuer à fonctionner en toute sécurité après la catastrophe, et la zone est aujourd'hui ouverte au tourisme, un résultat que la vidéo présente comme la réussite finale de ce qu'elle qualifie de "pire hackathon imaginable". Plusieurs de ces robots, dont le BAER Beloyarets, sont aujourd'hui exposés autour de la centrale et dans la ville de Tchernobyl. Les auteurs soulignent que les leçons tirées de cette improvisation technique restent pertinentes aujourd'hui, notamment pour le démantèlement des cœurs fondus de la centrale de Fukushima Daiichi au Japon, où la robotique reste confrontée aux mêmes contraintes : radiation extrême, accès limité et nécessité d'une fiabilité mécanique avant toute sophistication logicielle.

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Guide complet de RoboBusiness 2026 : tout ce qui s'y passe
4Robotics Business Review 

Guide complet de RoboBusiness 2026 : tout ce qui s'y passe

RoboBusiness 2026 ouvre ses portes au Santa Clara Convention Center pour deux jours, avec plus de 1 600 participants attendus et plus de 40 sessions réparties sur cinq pistes : IA, business et développement, robotique de terrain, humanoïdes et technologies habilitantes. Le salon marque ses 20 ans. La première journée démarre à 9h15 (heure du Pacifique) avec la keynote « The Next 20 Years of Robotics », réunissant Rodney Brooks (cofondateur et CTO de Robust AI), Jonathan Hurst (cofondateur et chief robot officer d'Agility Robotics) et Ken Goldberg (UC Berkeley). Elle se conclura par une annonce spéciale dont le contenu n'est pas dévoilé. L'exposition est ouverte de 10h à 18h30 le premier jour, puis de 10h à 15h le second, avec Engineering Theater et Startup Alley. À 16h30, la table ronde « Beyond the Demo: AI in Production Robotics » rassemble Amazon Robotics, Teradyne Robotics, ABB Robotics, Cambridge Consultants et Cobot. Le deuxième jour s'ouvre à 9h30 sur le panel « State of Humanoids », avec les responsables d'Agility Robotics, d'Apptronik, de Persona AI et de PSYONIC. L'intitulé de la table ronde du premier jour est le signal le plus parlant du programme : « au-delà de la démo » reconnaît que l'écart entre démonstrations et production reste le sujet central du secteur. Le panel humanoïdes est annoncé comme un état des lieux des capacités livrées aujourd'hui, des obstacles techniques et opérationnels restants, et des leçons tirées des premières implémentations industrielles. Pour un intégrateur ou un COO, c'est le format utile : des retours d'exploitation plutôt que des vidéos choisies. Le programme ne fournit toutefois aucun chiffre de déploiement, de payload ou de temps de cycle. Il faudra attendre les interventions elles-mêmes pour juger de la part de données réelles. La présence d'ABB Robotics sur le thème des centres de données, et celle de Locus Robotics, d'Amazon Robotics et de Teradyne, montre aussi que la logistique et la cobotique pèsent autant que les humanoïdes dans les discussions. RoboBusiness est un rendez-vous américain historique de l'industrie, désormais à Santa Clara, au cœur de la Silicon Valley. Cette édition anniversaire met en scène des figures fondatrices (Brooks, Hurst) aux côtés d'acteurs de la nouvelle vague humanoïde (Agility, Apptronik, Persona AI), ainsi que des écosystèmes de soutien comme MassRobotics. Le programme n'indique la participation d'aucun acteur français ou européen, hormis Cambridge Consultants côté britannique. Le salon se déroule aussi dans un contexte de concurrence très forte entre humanoïdes, que le panel du deuxième jour rassemble sur une même scène. L'annonce surprise de la keynote d'ouverture et la dernière keynote du deuxième jour sont les deux temps à surveiller. La seconde, à 15h, est donnée par Morgan Pope, directeur de la « companionship » chez Familiar Machines & Magic, ce qui élargit la discussion vers la robotique de compagnie.

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