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Tchernobyl : les robots au cœur d'un hackathon infernal
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Tchernobyl : les robots au cœur d'un hackathon infernal

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Tchernobyl : les robots au cœur d'un hackathon infernal
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Après l'explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en avril 1986, l'absence de bâtiment de confinement a dispersé des débris hautement radioactifs sur l'ensemble du site. Une vidéo mise à jour de la chaîne YouTube Chornobyl Family, version enrichie d'un reportage publié en 2023, retrace la course effrénée pour concevoir des robots capables de mesurer la radioactivité et d'évacuer ces débris. Des équipes venues de toute l'URSS et de pays alliés ont conçu une succession de machines, avec des résultats très inégaux : le robot de mesure RR-1 surestimait les niveaux de radiation d'un facteur supérieur à dix, tandis que les RR-2 et RR-3, trop hauts sur pattes, se renversaient dès leur dépose par hélicoptère. Le premier robot d'évacuation, le TR-1A, restait rudimentaire ; les générations suivantes l'ont amélioré au fil des semaines et des mois. Le BAER Beloyarets, construit sur la base d'un chariot d'aéroport, équipé d'électronique à tubes à vide et de relais, propulsé par un moteur à combustion interne, s'est révélé l'un des designs les plus fiables ; il est aujourd'hui préservé dans la zone d'exclusion. Le bulldozer téléopéré STR-1 a ensuite permis de repousser les débris radioactifs des toits vers des conteneurs, réduisant fortement la contamination du site.

Le choix du moteur à combustion plutôt que de batteries s'est avéré déterminant, les moteurs thermiques résistant bien mieux aux radiations que l'électronique embarquée. Autre enseignement frappant : face à l'échec ou à la lenteur de plusieurs robots, les mesures manuelles effectuées par des opérateurs humains se sont révélées, dans certaines situations, plus rapides et plus sûres que le déploiement robotique, un rappel utile que l'automatisation n'est pas toujours la solution la plus efficace en environnement extrême, contrairement à l'image souvent véhiculée par les démonstrations commerciales actuelles de robots industriels ou humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs qui suivent aujourd'hui les efforts de robotisation en zones dangereuses (nucléaire, désamiantage, sites post-catastrophe), l'épisode rappelle que la fiabilité mécanique et la résistance environnementale priment souvent sur la sophistication logicielle, et que le déploiement sans tests préalables, pratique courante à l'époque faute de temps, reste un facteur d'échec majeur en robotique de terrain.

Ce chantier tenait du hackathon géant : conceptions ad hoc, adaptations de matériel existant, machines retapées dans l'urgence pour tenir dans des zones à très haute radioactivité. Malgré ces échecs initiaux, les trois autres réacteurs RBMK de la centrale ont pu continuer à fonctionner en toute sécurité après la catastrophe, et la zone est aujourd'hui ouverte au tourisme, un résultat que la vidéo présente comme la réussite finale de ce qu'elle qualifie de "pire hackathon imaginable". Plusieurs de ces robots, dont le BAER Beloyarets, sont aujourd'hui exposés autour de la centrale et dans la ville de Tchernobyl. Les auteurs soulignent que les leçons tirées de cette improvisation technique restent pertinentes aujourd'hui, notamment pour le démantèlement des cœurs fondus de la centrale de Fukushima Daiichi au Japon, où la robotique reste confrontée aux mêmes contraintes : radiation extrême, accès limité et nécessité d'une fiabilité mécanique avant toute sophistication logicielle.

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Un robot pour smasher au badminton comme un pro
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Un robot pour smasher au badminton comme un pro

Le bricoleur américain Travis Mitchell a converti un bras robotique industriel Denso VS050, compact à six axes, en machine à servir des volants de badminton, en partant du modèle CAO officiel fourni par Denso. Le bras saisit un volant dans une trémie via une pince pneumatique puis l'insère entre deux disques tournant à grande vitesse qui le pincent et l'éjectent, le tout piloté par un microcontrôleur ATmega AVR (préféré à un Raspberry Pi Pico pour ses besoins en entrées-sorties) et monté sur un bureau à hauteur réglable. Après des essais en atelier puis sur un vrai terrain, la solution retenue pour les disques lanceurs combine un disque en plastique imprimé en 3D et une bande de silicone assurant l'adhérence sans se déformer. Ce prototype reste une réalisation personnelle documentée dans la communauté des makers, sans lien commercial avec Denso ni volonté affichée de production en série, mais il illustre la réutilisation croissante de bras industriels compacts et abordables, conçus pour l'usine, vers des tâches sportives de niche. Aucune intelligence artificielle de type VLA n'intervient ici : l'enjeu est purement mécatronique, avec une synchronisation fine entre préhension pneumatique et éjection à haute vitesse, et un choix de matériaux délicat pour gérer friction et usure. Cela rappelle qu'à côté de la course aux robots humanoïdes généralistes, une part de l'innovation robotique continue de se jouer à petite échelle, avec du matériel industriel standard détourné pour résoudre des problèmes très spécifiques d'entraînement sportif automatisé. Le projet résulte de plusieurs années de tâtonnements de Mitchell, le volant empenné étant plus difficile à propulser qu'une balle de tennis car il freine très vite et nécessite un lancer par pincement rotatif plutôt qu'un simple tir pneumatique. Le choix du Denso VS050, bras habituellement destiné aux lignes d'assemblage industrielles, lui a permis de bénéficier d'une cinématique déjà éprouvée plutôt que de concevoir un bras sur mesure. Aucun calendrier de déploiement en club ou en compétition n'est évoqué ; les prochaines étapes annoncées concernent surtout l'amélioration de la fiabilité du lancer et du logiciel de contrôle.

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Ce que trois jours de construction d'un robot m'ont appris
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Ce que trois jours de construction d'un robot m'ont appris

Du 25 au 27 août, l'Institute for Safe Autonomy de l'université de York (Royaume-Uni) a accueilli le MicroMaze Robot Hackathon, organisé dans le cadre du programme UK RAS STEPS. Ce programme s'adresse aux Research Technical Professionals, les ingénieurs et techniciens qui font tourner les infrastructures et les logiciels de la recherche académique. Le défi consistait à construire un petit robot autonome, puis à lui faire franchir des labyrinthes de difficulté croissante. Une participante, qui en fait le récit dans un billet de blog, formait une équipe avec deux collègues, Emily et Joolz. En trois jours, le trio est parti d'une boîte de composants et d'un châssis découpé au laser pour arriver à un robot capable de traverser un labyrinthe. La plateforme associait capteurs, moteurs et carte Raspberry Pi Pico W programmée en MicroPython. L'événement était organisé par Rob Woolley. Le texte ne donne ni classement, ni temps de parcours, ni nombre d'équipes, ni budget matériel. C'est un témoignage personnel, pas un compte rendu de compétition. Il n'y a ici aucune avancée technologique, et il serait trompeur d'en présenter une. L'intérêt est ailleurs. L'autrice décrit la boucle classique du développement robotique : intégrer capteurs et actionneurs, déboguer, essuyer des essais ratés, puis se demander pourquoi le robot fait autre chose que ce qui était prévu. À l'échelle d'un micro-robot, on retrouve l'écart entre le comportement attendu et le comportement réel qui pèse sur toute la robotique, des humanoïdes aux AMR d'entrepôt. Pour un décideur ou un intégrateur, le signal concerne surtout les compétences. Les Research Technical Professionals sont ceux qui déploient et maintiennent les robots dans les laboratoires. Un format court, sur matériel grand public et en langage accessible, leur permet de gagner en pratique matérielle et de se constituer un réseau. L'autrice dit d'ailleurs en retenir avant tout les amitiés nouées, ce qui rappelle que ces événements servent d'abord à créer des communautés. Le contexte est celui d'un écosystème académique britannique qui structure le métier de technicien de recherche en robotique et systèmes autonomes. Le choix du lieu est cohérent : l'Institute for Safe Autonomy de York travaille sur la sûreté des systèmes autonomes, une question centrale pour tout déploiement industriel à grande échelle. Le labyrinthe est un exercice ancien de la robotique, popularisé par les concours de type micromouse. C'est un banc d'essai pédagogique commode, car il impose de percevoir, de décider et d'agir sans intervention humaine. Aucun acteur français ou européen n'est cité, et aucune suite formelle n'est annoncée. Les participants évoquent seulement l'envie de se revoir. Reste à voir si le programme UK RAS STEPS reconduira ce format, mais rien dans le récit ne permet de l'affirmer.

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Ouverture des candidatures aux TRR50 Robotics Innovation Awards 2027
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Ouverture des candidatures aux TRR50 Robotics Innovation Awards 2027

The Robot Report ouvre les candidatures pour la prochaine édition de ses TRR50 Robotics Innovation Awards, qui récompensent chaque année depuis 2012 les organisations et robots jugés les plus innovants au monde. Le palmarès, jusqu'ici connu sous le nom RBR50, change de marque et devient The Robot Report 50 (TRR50). La date limite de dépôt est fixée au 5 janvier 2027. Seules les innovations lancées, livrées ou mises en œuvre entre le 1er janvier et le 31 décembre 2026 sont éligibles. Les lauréats seront célébrés lors d'un gala organisé pendant le Robotics Summit & Expo, les 2 et 3 juin 2027 à Boston, et certains présenteront leurs robots dans un « TRR50 Pavilion » sur le salon. Les catégories sont : Startup de l'année (moins de cinq ans d'existence, avec des tests clients déjà en cours), Application de l'année, Robot de l'année, Robots for Good, et une nouvelle catégorie, Best Use of AI. S'y ajoutent les catégories Produits, Business et Applications. Chaque candidat peut concourir dans deux catégories au maximum et décrit son innovation en 500 mots ou moins. Ce programme sert de baromètre de ce que la presse spécialisée américaine considère comme significatif, et ses choix passés dessinent une hiérarchie des priorités du secteur. La création d'une catégorie dédiée à l'IA reflète le déplacement de l'attention vers les modèles qui changent la façon dont les robots apprennent, bien plus que vers le matériel seul. Le sacre de Physical Intelligence comme startup de l'année 2026 va dans le même sens. Les critères de l'Application de l'année, qui exigent un bénéfice démontré face aux procédés antérieurs, sont utiles pour les intégrateurs et les décideurs B2B : ils valorisent des déploiements mesurables plutôt que des démonstrations. Il faut toutefois rester lucide : il s'agit d'un classement éditorial fondé sur des dossiers auto-déclarés, sans audit indépendant des performances, et la visibilité qu'il offre est aussi un levier marketing pour les candidats, d'autant que la participation au salon est liée à l'événement organisé par le même éditeur. Côté historique, les lauréats récents montrent l'éventail couvert. En 2026, le robot Vulcan d'Amazon a remporté le titre de Robot de l'année, Tatum Robotics a été distinguée pour sa main robotique permettant la communication tactile en langue des signes, et Harvard pour ses aides robotiques portables destinées aux personnes touchées par un AVC ou la SLA. En 2025, Waymo avait été sacré pour ses robotaxis et le Stretch 3 de Hello Robot avait inauguré la catégorie Robots for Good. Mytra (stockage automatisé) avait été startup de l'année en 2025 et TEPCO avait été primé pour son travail de retrait du combustible radioactif à Fukushima Daiichi. L'article ne cite aucun acteur français ou européen parmi les lauréats mentionnés, ce qui laisse de la place à des candidatures de Wandercraft, Exotec, Pollen Robotics ou Enchanted Tools. Les dossiers sont à déposer via un formulaire en ligne, et les questions sont à adresser à Steve Crowe, de la rédaction.

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Un robot ramasse Othello
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Un robot ramasse Othello

Un bricoleur connu sous le pseudo Jeneus vient de présenter un robot joueur d'Othello entièrement fonctionnel, né d'une tentative ratée de programmer ce jeu au lycée. La machine ressemble à première vue à une imprimante 3D : un système de déplacement XYZ en profilés d'aluminium, dont l'axe Z embarque une ventouse à vide capable de saisir des pions transparents et de les déposer sur le plateau. Les pions sont éclairés par des LED à deux couleurs, ce qui supprime le retournement mécanique : lorsqu'une pièce est « capturée », il suffit de changer la couleur de sa LED. Les mêmes LED clignotent dans une autre teinte pour signaler au joueur humain les coups légaux. La structure combine des pièces découpées au laser et des pièces imprimées en 3D en PLA et en TPU. Un Raspberry Pi, relié à une caméra, lit l'état du plateau et exécute le logiciel de jeu. Le projet est documenté dans une vidéo, sans chiffres de performance publiés tels que le temps de coup ou le niveau de jeu. L'intérêt dépasse l'anecdote. Il s'agit d'un projet d'amateur, sans enjeu commercial, mais il illustre une approche de conception que les intégrateurs reconnaîtront : plutôt que de reproduire fidèlement le geste humain (saisir, retourner, reposer), le concepteur a contourné le problème le plus difficile en changeant l'objet manipulé. Retourner un pion exige une préhension fine et une cinématique plus complexe, alors qu'un changement de couleur par LED ne demande aucun mouvement. C'est la même logique que l'on retrouve dans l'automatisation industrielle, où repenser la pièce ou le poste coûte souvent moins cher que d'ajouter des degrés de liberté au robot. La combinaison d'une cinématique cartésienne simple, d'une vision par caméra et d'un ordinateur monocarte à bas coût montre aussi ce qu'il est possible de réaliser avec des composants accessibles, sans bras articulé ni apprentissage par imitation. Le projet s'inscrit dans une lignée de robots joueurs de jeux de plateau, notamment d'échecs et de dames, que la communauté des makers a déjà largement explorés. Le média qui relaie la réalisation se demande d'ailleurs si certaines de ces machines pourraient aussi jouer à Othello, signe que la partie logicielle reste facilement transposable d'un jeu à l'autre. Aucune suite n'est annoncée à ce stade : il n'y a ni plan de commercialisation, ni kit, ni calendrier, et il s'agit d'un prototype personnel plutôt que d'un produit. Pour le secteur de la robotique, l'intérêt tient surtout à la démonstration pédagogique d'une conception pragmatique.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

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