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FR/EU ecosystemeRobotics & Automation News 

120ft sort de l'ombre avec 576 000 € pour bâtir des microusines propulsées par des humanoïdes

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Résumé IASource uniqueImpact UE

La startup suédoise 120ft, basée à Stockholm, sort de l'ombre avec 576 000 euros levés auprès de business angels. Elle développe des microfactories modulaires et autonomes, animées par des robots humanoïdes. Ces usines sont destinées aux marques grand public, qui pourraient assembler leurs produits localement, en petites séries, plutôt que de passer par de grands volumes produits loin du marché et par de longues chaînes logistiques internationales. Les informations disponibles ne donnent ni le modèle de humanoïde retenu, ni le payload, ni le nombre de degrés de liberté, ni les temps de cycle, ni client pilote, ni calendrier de déploiement.

L'intérêt de l'annonce tient moins à la somme, modeste, qu'à la thèse testée : celle d'un humanoïde utilisé comme ouvrier polyvalent dans une cellule de production compacte, capable de passer d'une référence à l'autre sans reconfiguration lourde. Si cette flexibilité se confirmait en conditions réelles, elle changerait l'équation économique des petites séries et de la relocalisation, aujourd'hui freinée par le coût de l'automatisation classique. À ce stade, il s'agit d'un concept annoncé et non d'un produit livré. Aucune donnée de fiabilité, de cadence ou de coût par unité n'est publiée, et c'est précisément ce qui sépare une démonstration d'un déploiement industriel.

Cette levée s'inscrit dans un mouvement plus large où des acteurs comme Figure, Agility Robotics ou Apptronik visent surtout la logistique et l'automobile, tandis que 120ft cible la fabrication distribuée pour des marques de consommation. Avec un financement de l'ordre du pré-amorçage, la startup devra prouver sa technologie avant de lever davantage. Les prochaines étapes à surveiller sont le choix du robot, un premier site pilote et des chiffres de productivité vérifiables.

Impact France/UE

Une startup suédoise de pré-amorçage explore la relocalisation de petites séries en Europe via des microusines à humanoïdes, sans client ni calendrier annoncés.

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2 000 robots humanoïdes déployés dans des usines textiles pour une production plus rapide et efficace
1Interesting Engineering 

2 000 robots humanoïdes déployés dans des usines textiles pour une production plus rapide et efficace

Jack Technology, fabricant chinois de machines à coudre industrielles, s'associe à Siemens pour intégrer intelligence artificielle, ingénierie numérique et robotique humanoïde dans la production textile. L'entreprise vise un gain d'efficacité d'au moins 30 % face à des délais de production plus courts, une demande consommateur de plus en plus personnalisée et une pression accrue sur les coûts. Dans ce cadre, Jack Technology a commandé 2 000 robots humanoïdes conçus pour la confection, ce qui en ferait l'un des tout premiers déploiements massifs de ce type dans le secteur textile. En parallèle, un essai a été mené sur le site Siemens d'Erlangen, en Allemagne, avec le robot humanoïde à roues HMND 01 de la startup allemande Neura Robotics, propulsé par la pile logicielle d'IA physique de NVIDIA. Pendant deux semaines, le robot a manipulé des caisses de deux formats différents, les plaçant sur un convoyeur avant de les acheminer vers un poste de reprise humaine, à raison de 60 caisses par heure, plus de huit heures par jour, avec un taux de réussite en préhension et positionnement supérieur à 90 %. Siemens associe aussi à cette offensive le robot quadrupède ANYmal d'ANYbotics, utilisé pour l'inspection de sites chimiques et énergétiques dangereux, capable de cartographier des installations en 3D et de détecter fuites de gaz ou surchauffes via capteurs acoustiques et caméras infrarouges, en s'appuyant sur la plateforme de Roboverse Reply. Cette annonce illustre un test grandeur nature de l'écart habituel entre démonstration marketing et réalité opérationnelle: un cycle de deux semaines avec un taux de succès mesuré au dessus de 90 % pèse davantage qu'une vidéo de présentation isolée, même si l'ampleur exacte de la commande de 2 000 unités reste à confirmer dans son calendrier de livraison réel. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt des humanoïdes tient surtout à leur capacité à s'insérer dans des ateliers existants sans réaménagement lourd, contrairement aux robots industriels fixes classiques. Cela renforce l'hypothèse que la manutention répétitive de charges, plutôt que les tâches fines de couture elles-mêmes, sera le premier terrain d'adoption rentable des humanoïdes dans le textile. Le volet quadrupède, lui, consolide le glissement du secteur vers une maintenance prédictive plutôt que réactive sur les sites à risque. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie plus large de Siemens, qui cherche à fournir l'infrastructure numérique (jumeaux numériques, interfaces robots-automates, gestion de flotte, réseaux industriels) permettant de transformer des robots isolés en composants coordonnés d'une usine connectée. Sur le marché des humanoïdes industriels, Jack Technology et Neura Robotics viennent ainsi se positionner face à des acteurs comme Figure ou Agility Robotics, davantage focalisés sur la logistique et l'entrepôt, tandis qu'ANYbotics affronte la concurrence de Boston Dynamics sur l'inspection quadrupède. Les prochaines étapes attendues concernent le calendrier réel de déploiement des 2 000 unités commandées par Jack Technology et l'extension des pilotes Siemens à d'autres usines du groupe.

UELe pilote mené sur le site Siemens d'Erlangen (Allemagne) avec le robot humanoïde allemand HMND 01 de Neura Robotics illustre une adoption industrielle concrète de l'IA physique en Europe, portée par des acteurs européens (Siemens, Neura Robotics), même si aucune entreprise française n'est impliquée à ce stade.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Hexagon et Schaeffler vont déployer 1 000 humanoïdes Aeon dans leur réseau d'usines mondial
2Robotics & Automation News 

Hexagon et Schaeffler vont déployer 1 000 humanoïdes Aeon dans leur réseau d'usines mondial

Hexagon Robotics et Schaeffler, fabricant allemand de composants de précision et de technologie de mouvement (roulements, actionneurs, systèmes d'entraînement), ont annoncé en 2026 l'élargissement de leur partenariat stratégique avec un objectif chiffré : déployer 1 000 robots humanoïdes Aeon dans les usines du réseau mondial de Schaeffler. L'accord fait suite à un programme pilote conjoint mené en 2025, décrit comme concluant par les deux parties. Les spécifications techniques de l'Aeon, payload, degrés de liberté, cadence de cycle, n'ont pas été communiquées dans cette annonce, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances réelles. Un engagement à 1 000 unités représente l'un des ordres de déploiement les plus élevés annoncés publiquement dans le segment humanoïde industriel, où la plupart des acteurs en sont encore aux phases de pilote à moins de 50 robots. Si le chiffre est tenu, il constituerait une preuve d'échelle manufacturière que ni Figure (Figure 03), ni Agility Robotics (Digit), ni 1X Technologies n'ont encore atteinte. Pour les intégrateurs et les COO industriels, le signal est que la phase "demo-to-reality gap" peut être franchie dans un environnement de production réel, à condition de disposer d'un partenaire industriel ancré dans la supply chain mécanique. Hexagon est principalement connu comme éditeur de logiciels de métrologie et de fabrication numérique (ex-Hexagon AB), ce qui rend son bras robotique Hexagon Robotics moins visible que ses concurrents purement hardware. Schaeffler, lui, apporte un réseau d'usines dense en Europe, Asie et Amériques, ainsi qu'une expertise en actionneurs pertinente pour la co-conception des bras et des articulations de l'Aeon. Dans la course humanoïde, les concurrents directs sur le segment industriel incluent Tesla Optimus, GR00T N2 de Nvidia/partenaires, et Apollo de Apptronik. Aucune date de livraison ferme ni calendrier de déploiement par site n'a été précisé.

UESchaeffler, fabricant allemand de composants de précision avec un réseau d'usines dense en Europe, est le déployeur central de l'accord ; si le cap des 1 000 unités est atteint, cela établirait une référence d'échelle industrielle directement pertinente pour les constructeurs et intégrateurs robotiques européens.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Contrôle des robots humanoïdes avec conscience de la force pour les mains multidoigts
3arXiv cs.RO 

Contrôle des robots humanoïdes avec conscience de la force pour les mains multidoigts

Des chercheurs de l'Istituto Italiano di Tecnologia (IIT, Gênes) ont publié sur arXiv (2603.08142v2) un framework de contrôle force-aware pour mains multi-doigts sur robots humanoïdes. Le système exploite cinq capteurs magnétiques Xela pour estimer les forces de contact en temps réel, sans recourir aux signaux tactiles bruts. Un dataset de signaux tactiles couplés à des mesures de force ground-truth a été constitué via des interactions avec des indenters calibrés, puis utilisé pour entraîner des estimateurs de force. Le contrôleur résultant coordonne simultanément le torse, le bras, le poignet et les doigts pour redistribuer les forces de contact et maintenir une prise stable sur des objets à distribution de masse variable. Sur une tâche d'équilibrage impliquant cinq objets distincts, le framework atteint 82,7 % de taux de succès, et 80 % de précision dans des scénarios multi-objets. L'approche est notable car elle s'appuie sur des forces estimées plutôt que sur des signaux capteurs spécifiques, ce qui la rend théoriquement transférable à tout capteur capable de produire une estimation de force, sans recalibration du contrôleur. Le noeud technique central est la minimisation de la distance entre le Centre de Pression (CoP) et le centroïde du polygone de contact des doigts, un critère classique de stabilité de prise en mécanique du contact. Ce choix de critère explicite, couplé à un schéma de contrôle model-based, contraste avec les approches purement apprentissage (VLA, imitation learning) dominantes dans les humanoïdes commerciaux actuels, où l'interprétabilité de la commande reste limitée. Pour les intégrateurs industriels, c'est un signal que le sim-to-real pour la manipulation dextre peut passer par des architectures hybrides capteur-modèle plutôt que par du bout-en-bout. L'IIT est l'un des laboratoires européens les plus actifs en robotique humanoïde, connu notamment pour le robot iCub et ses travaux fondateurs sur la manipulation dextre et la peau artificielle. Ce travail s'inscrit dans la lignée de recherches sur le contrôle de contact multi-doigts, un domaine où des acteurs comme Shadow Robot (UK), Sanctuary AI (Canada) ou Agility Robotics (USA) progressent également, mais via des stacks propriétaires moins publiés. Le code et les données sont disponibles en open source sur GitHub (hsp-iit/multifingered-force-aware-control), ce qui facilite la reproduction et l'adaptation. Les prochaines étapes naturelles seraient une validation sur des scénarios d'assemblage réels et une intégration avec des politiques de plus haut niveau pour la planification de saisie.

UEL'IIT (Gênes) publie en open source un framework de contrôle dextre pour humanoïdes avec métriques concrètes, offrant aux laboratoires et industriels européens un outil directement reproductible pour la manipulation multi-doigts sans dépendance à des capteurs propriétaires.

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Un cerveau de robot combine vue, toucher et son pour aider les humanoïdes dans les tâches ménagères
4Interesting Engineering 

Un cerveau de robot combine vue, toucher et son pour aider les humanoïdes dans les tâches ménagères

NEURA Robotics, société allemande, a présenté Neuron AI, un modèle de fondation qu'elle qualifie de Perception-Language-Action (PLA). Il fusionne vision 3D, mesures tactiles et de force, audio, langage, état du robot et mémoire pour convertir la perception en actions physiques. Il prend en charge cinq plateformes : les humanoïdes 4NE1 Gen 3 et Gen 4, une version 4NE1 sur base roulante et deux robots bimanuels. L'inférence tourne localement, sans connexion cloud. L'entraînement combine expérience réelle, variations simulées et démonstrations humaines captées par des combinaisons instrumentées, via l'infrastructure NEURA Gyms. Schaeffler et Bosch sont cités comme partenaires de données industrielles. La plateforme Neuraverse doit permettre d'affiner les compétences par client et de les distribuer sur des flottes, en privé ou partagées avec l'écosystème. Une démonstration autonome de 11 minutes est prévue sur le 4NE1 au NVIDIA GTC Berlin du 20 au 22 octobre, avec notamment du tri de linge et le chargement d'un lave-linge. Le message technique est que le retour tactile, sonore et la mémoire à court terme ne sont plus des options : vérifier qu'une vis est bien engagée via les forces de contact, ou qu'un loquet a cliqueté via le son, répond à une faiblesse connue des modèles purement visuels sur les tâches d'assemblage ou de manipulation multi-étapes. Pour un intégrateur, la promesse d'un même modèle sur cinq morphologies et d'une exécution embarquée est pertinente, car elle limite la dépendance au réseau et le coût de réécriture des compétences par machine. Mais il s'agit pour l'instant d'une annonce. NEURA n'a publié aucun benchmark comparatif montrant le gain de la mémoire ou des capteurs additionnels face à des systèmes basés sur la vision seule. Sa métrique phare, le Time-to-Skill (durée pour enseigner une tâche jusqu'à une exécution fiable), n'est accompagnée d'aucune valeur mesurée. Les exemples de la vis et du loquet illustrent des capacités visées, pas des résultats vérifiés de façon indépendante. Ce lancement place NEURA face à des acteurs qui défendent des approches voisines : Figure avec Helix, Tesla avec Optimus, Physical Intelligence avec Pi-0 et NVIDIA avec GR00T, ce dernier étant aussi l'hôte de la démonstration prévue. La différenciation revendiquée tient à la multimodalité sensorielle native, au multi-embodiment et à une logique de plateforme (Gyms, Neuraverse) plus qu'à un robot isolé. En Europe, la concurrence ou la complémentarité vient d'acteurs comme Wandercraft ou Enchanted Tools, plus spécialisés sur leurs propres machines. Le prochain test sera la démonstration de Berlin : une séquence de 11 minutes reste une vitrine, et il faudra savoir si elle est exécutée sans coupe ni intervention, avec quel taux de réussite sur des répétitions, et si des pilotes industriels, notamment chez Schaeffler et Bosch, la suivent avec des chiffres de déploiement réels.

UENEURA Robotics, entreprise allemande, propose un modèle de fondation embarqué testé avec Schaeffler et Bosch, ce qui renforce l'offre européenne d'IA physique pour l'industrie.

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