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Hexagon et Schaeffler vont déployer 1 000 humanoïdes Aeon dans leur réseau d'usines mondial
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Hexagon et Schaeffler vont déployer 1 000 humanoïdes Aeon dans leur réseau d'usines mondial

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Hexagon Robotics et Schaeffler, fabricant allemand de composants de précision et de technologie de mouvement (roulements, actionneurs, systèmes d'entraînement), ont annoncé en 2026 l'élargissement de leur partenariat stratégique avec un objectif chiffré : déployer 1 000 robots humanoïdes Aeon dans les usines du réseau mondial de Schaeffler. L'accord fait suite à un programme pilote conjoint mené en 2025, décrit comme concluant par les deux parties. Les spécifications techniques de l'Aeon, payload, degrés de liberté, cadence de cycle, n'ont pas été communiquées dans cette annonce, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances réelles.

Un engagement à 1 000 unités représente l'un des ordres de déploiement les plus élevés annoncés publiquement dans le segment humanoïde industriel, où la plupart des acteurs en sont encore aux phases de pilote à moins de 50 robots. Si le chiffre est tenu, il constituerait une preuve d'échelle manufacturière que ni Figure (Figure 03), ni Agility Robotics (Digit), ni 1X Technologies n'ont encore atteinte. Pour les intégrateurs et les COO industriels, le signal est que la phase "demo-to-reality gap" peut être franchie dans un environnement de production réel, à condition de disposer d'un partenaire industriel ancré dans la supply chain mécanique.

Hexagon est principalement connu comme éditeur de logiciels de métrologie et de fabrication numérique (ex-Hexagon AB), ce qui rend son bras robotique Hexagon Robotics moins visible que ses concurrents purement hardware. Schaeffler, lui, apporte un réseau d'usines dense en Europe, Asie et Amériques, ainsi qu'une expertise en actionneurs pertinente pour la co-conception des bras et des articulations de l'Aeon. Dans la course humanoïde, les concurrents directs sur le segment industriel incluent Tesla Optimus, GR00T N2 de Nvidia/partenaires, et Apollo de Apptronik. Aucune date de livraison ferme ni calendrier de déploiement par site n'a été précisé.

Impact France/UE

Schaeffler, fabricant allemand de composants de précision avec un réseau d'usines dense en Europe, est le déployeur central de l'accord ; si le cap des 1 000 unités est atteint, cela établirait une référence d'échelle industrielle directement pertinente pour les constructeurs et intégrateurs robotiques européens.

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Jack Technology, fabricant chinois de machines à coudre industrielles, s'associe à Siemens pour intégrer intelligence artificielle, ingénierie numérique et robotique humanoïde dans la production textile. L'entreprise vise un gain d'efficacité d'au moins 30 % face à des délais de production plus courts, une demande consommateur de plus en plus personnalisée et une pression accrue sur les coûts. Dans ce cadre, Jack Technology a commandé 2 000 robots humanoïdes conçus pour la confection, ce qui en ferait l'un des tout premiers déploiements massifs de ce type dans le secteur textile. En parallèle, un essai a été mené sur le site Siemens d'Erlangen, en Allemagne, avec le robot humanoïde à roues HMND 01 de la startup allemande Neura Robotics, propulsé par la pile logicielle d'IA physique de NVIDIA. Pendant deux semaines, le robot a manipulé des caisses de deux formats différents, les plaçant sur un convoyeur avant de les acheminer vers un poste de reprise humaine, à raison de 60 caisses par heure, plus de huit heures par jour, avec un taux de réussite en préhension et positionnement supérieur à 90 %. Siemens associe aussi à cette offensive le robot quadrupède ANYmal d'ANYbotics, utilisé pour l'inspection de sites chimiques et énergétiques dangereux, capable de cartographier des installations en 3D et de détecter fuites de gaz ou surchauffes via capteurs acoustiques et caméras infrarouges, en s'appuyant sur la plateforme de Roboverse Reply. Cette annonce illustre un test grandeur nature de l'écart habituel entre démonstration marketing et réalité opérationnelle: un cycle de deux semaines avec un taux de succès mesuré au dessus de 90 % pèse davantage qu'une vidéo de présentation isolée, même si l'ampleur exacte de la commande de 2 000 unités reste à confirmer dans son calendrier de livraison réel. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt des humanoïdes tient surtout à leur capacité à s'insérer dans des ateliers existants sans réaménagement lourd, contrairement aux robots industriels fixes classiques. Cela renforce l'hypothèse que la manutention répétitive de charges, plutôt que les tâches fines de couture elles-mêmes, sera le premier terrain d'adoption rentable des humanoïdes dans le textile. Le volet quadrupède, lui, consolide le glissement du secteur vers une maintenance prédictive plutôt que réactive sur les sites à risque. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie plus large de Siemens, qui cherche à fournir l'infrastructure numérique (jumeaux numériques, interfaces robots-automates, gestion de flotte, réseaux industriels) permettant de transformer des robots isolés en composants coordonnés d'une usine connectée. Sur le marché des humanoïdes industriels, Jack Technology et Neura Robotics viennent ainsi se positionner face à des acteurs comme Figure ou Agility Robotics, davantage focalisés sur la logistique et l'entrepôt, tandis qu'ANYbotics affronte la concurrence de Boston Dynamics sur l'inspection quadrupède. Les prochaines étapes attendues concernent le calendrier réel de déploiement des 2 000 unités commandées par Jack Technology et l'extension des pilotes Siemens à d'autres usines du groupe.

UELe pilote mené sur le site Siemens d'Erlangen (Allemagne) avec le robot humanoïde allemand HMND 01 de Neura Robotics illustre une adoption industrielle concrète de l'IA physique en Europe, portée par des acteurs européens (Siemens, Neura Robotics), même si aucune entreprise française n'est impliquée à ce stade.

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Un cerveau de robot combine vue, toucher et son pour aider les humanoïdes dans les tâches ménagères
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NEURA Robotics, société allemande, a présenté Neuron AI, un modèle de fondation qu'elle qualifie de Perception-Language-Action (PLA). Il fusionne vision 3D, mesures tactiles et de force, audio, langage, état du robot et mémoire pour convertir la perception en actions physiques. Il prend en charge cinq plateformes : les humanoïdes 4NE1 Gen 3 et Gen 4, une version 4NE1 sur base roulante et deux robots bimanuels. L'inférence tourne localement, sans connexion cloud. L'entraînement combine expérience réelle, variations simulées et démonstrations humaines captées par des combinaisons instrumentées, via l'infrastructure NEURA Gyms. Schaeffler et Bosch sont cités comme partenaires de données industrielles. La plateforme Neuraverse doit permettre d'affiner les compétences par client et de les distribuer sur des flottes, en privé ou partagées avec l'écosystème. Une démonstration autonome de 11 minutes est prévue sur le 4NE1 au NVIDIA GTC Berlin du 20 au 22 octobre, avec notamment du tri de linge et le chargement d'un lave-linge. Le message technique est que le retour tactile, sonore et la mémoire à court terme ne sont plus des options : vérifier qu'une vis est bien engagée via les forces de contact, ou qu'un loquet a cliqueté via le son, répond à une faiblesse connue des modèles purement visuels sur les tâches d'assemblage ou de manipulation multi-étapes. Pour un intégrateur, la promesse d'un même modèle sur cinq morphologies et d'une exécution embarquée est pertinente, car elle limite la dépendance au réseau et le coût de réécriture des compétences par machine. Mais il s'agit pour l'instant d'une annonce. NEURA n'a publié aucun benchmark comparatif montrant le gain de la mémoire ou des capteurs additionnels face à des systèmes basés sur la vision seule. Sa métrique phare, le Time-to-Skill (durée pour enseigner une tâche jusqu'à une exécution fiable), n'est accompagnée d'aucune valeur mesurée. Les exemples de la vis et du loquet illustrent des capacités visées, pas des résultats vérifiés de façon indépendante. Ce lancement place NEURA face à des acteurs qui défendent des approches voisines : Figure avec Helix, Tesla avec Optimus, Physical Intelligence avec Pi-0 et NVIDIA avec GR00T, ce dernier étant aussi l'hôte de la démonstration prévue. La différenciation revendiquée tient à la multimodalité sensorielle native, au multi-embodiment et à une logique de plateforme (Gyms, Neuraverse) plus qu'à un robot isolé. En Europe, la concurrence ou la complémentarité vient d'acteurs comme Wandercraft ou Enchanted Tools, plus spécialisés sur leurs propres machines. Le prochain test sera la démonstration de Berlin : une séquence de 11 minutes reste une vitrine, et il faudra savoir si elle est exécutée sans coupe ni intervention, avec quel taux de réussite sur des répétitions, et si des pilotes industriels, notamment chez Schaeffler et Bosch, la suivent avec des chiffres de déploiement réels.

UENEURA Robotics, entreprise allemande, propose un modèle de fondation embarqué testé avec Schaeffler et Bosch, ce qui renforce l'offre européenne d'IA physique pour l'industrie.

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Le robot humanoïde AEON s'attaque aux opérations en usine dans une offensive d'autonomie réelle
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Le robot humanoïde AEON s'attaque aux opérations en usine dans une offensive d'autonomie réelle

La division Robotics d'Hexagon AB, basée à Zurich, et l'entreprise autrichienne Fill Maschinenbau ont annoncé un partenariat pour déployer le robot humanoïde AEON dans les ateliers de Fill à Gurten, en Autriche. Ce pilote cible des tâches de conduite de machines (machine tending), d'inspection et de support opérationnel dans des environnements de production à haute mixité. Point notable : AEON n'est pas un robot bipède, mais adopte une locomotion sur roues complétée par des bras de manipulation, une fusion de capteurs multimodale et une intelligence embarquée sur puce NVIDIA Jetson Orin. Présenté en juin 2025, il avait effectué son premier déploiement industriel en décembre 2025 à l'usine BMW Group de Leipzig, unique référence terrain disponible à ce jour. Ce partenariat met en avant une approche simulation-first que les intégrateurs suivent de près. Hexagon revendique une réduction des cycles d'entraînement de plusieurs mois à quelques semaines grâce à NVIDIA Isaac Sim et Isaac Lab, qui permettent d'acquérir navigation, locomotion et manipulation en environnement virtuel avant tout déploiement réel. Le robot utilise également NVIDIA Isaac GR00T et les outils Mimic pour apprendre à partir de démonstrations humaines et générer des données de mouvement synthétiques. Si ces gains se confirment en production, ils apporteraient une réponse partielle au problème du sim-to-real gap, considéré comme l'un des principaux obstacles à l'industrialisation des humanoïdes. Prudence néanmoins : les deux déploiements cités restent à des stades pilotes, sans métriques publiées sur des cycles de production continus. Hexagon AB est un groupe suédois spécialisé en métrologie et intelligence industrielle, dont la division Robotics à Zurich s'est positionnée sur le segment humanoïde après des acteurs comme Figure AI (accord BMW signé dès 2024 pour le Figure 02), Boston Dynamics ou Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon). Les données spatiales collectées par AEON sont remontées vers Hexagon Reality Cloud Studio via HxDR et intégrées à NVIDIA Omniverse pour générer des jumeaux numériques industriels en temps réel, un positionnement qui ancre l'offre davantage dans l'écosystème PLM et métrologie d'Hexagon que dans la robotique mobile pure. Les prochaines étapes incluent une migration vers la puce NVIDIA IGX Thor pour renforcer les garanties de sécurité collaborative. En Europe, cette initiative rejoint les travaux de Wandercraft sur l'humanoïde de réhabilitation médicale et ceux d'Enchanted Tools sur des plateformes à usage hospitalier, signe d'un écosystème continental qui monte progressivement en maturité industrielle.

UELe partenariat entre Hexagon AB (Suède/Zurich) et Fill Maschinenbau (Autriche) pour déployer AEON en usine illustre la montée en maturité industrielle de l'écosystème européen des robots humanoïdes, aux côtés de Wandercraft et Enchanted Tools.

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Schaeffler prévoit la production en série de réducteurs pour robots humanoïdes en 2027
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Schaeffler prévoit la production en série de réducteurs pour robots humanoïdes en 2027

Schaeffler Technologies AG, groupe industriel allemand basé à Herzogenaurach (avec un siège américain à Fort Mill, en Caroline du Sud), a annoncé avoir achevé les tests de validation de ses réducteurs à onde de déformation "formés" (formed strain wave gearboxes), conçus spécifiquement pour les actuateurs de robots humanoïdes. L'entreprise prévoit de démarrer la production en série en 2027, d'abord en Allemagne, puis dans d'autres régions du monde. Contrairement à l'usinage de précision classique, qui façonne la géométrie des dents par enlèvement de matière et prend plusieurs minutes, Schaeffler utilise un procédé de formage qui obtient la forme voulue en quelques secondes grâce à des forces de pressage élevées. Le fabricant affirme obtenir des couples et rendements comparables à ceux des réducteurs usinés classiquement, avec une réduction des coûts de fabrication de plus de 25% et une baisse de la consommation de matière de plus de 75%. Schaeffler indique avoir déjà livré plus de deux millions de ces réducteurs formés à l'industrie automobile mondiale au cours des dix dernières années, une expertise qu'elle entend transposer à la robotique humanoïde. David Kehr, président de la division robotique humanoïde du groupe, a porté l'annonce. Les réducteurs à onde de déformation sont des composants centraux des actuateurs, qui représentent à eux seuls environ la moitié du coût total de fabrication d'un robot humanoïde. En identifiant l'usinage de précision comme un goulot d'étranglement potentiel pour la montée en volume du secteur, Schaeffler se positionne non pas comme constructeur de robots, mais comme fournisseur de composants critiques, un rôle "pelles et pioches" qui pourrait peser lourd dans la baisse du coût total des humanoïdes si les intégrateurs et les fabricants de robots adoptent cette technologie. Pour les décideurs industriels, l'enjeu dépasse la démonstration technologique: il s'agit de savoir si la chaîne d'approvisionnement des actuateurs peut suivre le rythme des annonces de déploiement des humanoïdes, un point sur lequel le secteur reste encore largement en phase de préproduction plutôt que de fabrication de masse effective, l'échéance 2027 avancée par Schaeffler restant à confirmer. Schaeffler s'appuie sur son expérience automobile et sa maîtrise industrielle du réducteur à onde de déformation, un composant qu'elle produit depuis des décennies pour d'autres applications, pour légitimer son entrée sur ce marché. Le groupe précise qu'il déploie déjà des robots humanoïdes au sein de sa propre chaîne de valeur mondiale, ce qui lui donne, selon Kehr, une connaissance directe des exigences de cette technologie avant même de vendre le composant à des tiers. Ce positionnement l'oppose à des fournisseurs spécialisés existants dans les réducteurs harmoniques et cycloïdaux, tandis que le secteur des humanoïdes, porté par des acteurs comme Figure, Tesla ou Boston Dynamics, cherche justement à réduire drastiquement le coût de ses actuateurs pour espérer une commercialisation à grande échelle.

UESchaeffler, groupe industriel allemand, ancre en Allemagne la production de reducteurs critiques pour humanoides, renforçant potentiellement la chaine d'approvisionnement europeenne du secteur.

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