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Les petits robots de NVIDIA volent la vedette avec des saltos, des faux pas et des chutes amusantes

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Les petits robots de NVIDIA volent la vedette avec des saltos, des faux pas et des chutes amusantes
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Quatre petits robots bipèdes d'environ 25 cm de haut, chacun pesant moins d'un kilo, sont entrés sur la scène du GTC Berlin de Nvidia mercredi soir. Baptisés Microduck et développés par la société française Pollen Robotics, ils ont marché, pris place assis, tenté des roulades et plusieurs fois chuté devant le public. Jensen Huang, PDG de Nvidia, leur a donné des ordres en direct. La commande « faire une sieste » a fait basculer trois robots au sol, le quatrième continuant à marcher avant de tomber sur le côté. Deux unités ont réussi leur roulade, les autres sont restées immobiles ou ont eu besoin d'encouragements. L'un d'eux s'est éloigné, a trébuché, s'est relevé, puis Huang l'a rappelé : « Pay attention. Stay focused. Come hère. » Chaque Microduck embarque 15 moteurs répartis entre jambes, cou et tête, une caméra frontale, un capteur de profondeur et deux petites centrales inertielles. Son bec articulé permet de saisir des objets légers au sol, et des roues optionnelles le transforment en patineur à roulettes. Selon Huang, les robots ont été entraînés dans le cloud sur de gros systèmes Nvidia, puis leurs mouvements ont été affinés dans un jumeau numérique Omniverse tournant sur une machine RTX Spark.

L'intérêt de la séquence tient moins à la performance qu'à ce qu'elle montre du pipeline. Une démonstration en direct avec quatre unités physiques, des échecs visibles et des récupérations après chute est plus informative qu'une vidéo montée : la politique de locomotion apprise en simulation survit au transfert vers le réel sur un robot bon marché, y compris le relevé autonome, point historiquement délicat pour les bipèdes. Il faut toutefois rester prudent : aucune métrique de fiabilité (taux de réussite des roulades, taux de chute, autonomie) n'a été publiée, et les ordres vocaux ont visiblement été exécutés de façon inégale, sans que l'on sache quelle part relève de l'autonomie ou d'un pilotage assisté. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le Microduck n'est pas un outil industriel. C'est une plateforme d'entrée de gamme, utile pour la recherche, l'éducation et l'expérimentation sur l'apprentissage par renforcement, et surtout une vitrine de la chaîne logicielle de Nvidia (cloud d'entraînement, Omniverse, calcul embarqué).

Côté commercial, le Microduck a été proposé à 399 dollars hors taxes et livraison. La fenêtre d'achat est déjà fermée, le lot initial étant épuisé, avec des premières livraisons attendues d'ici Noël en Amérique du Nord et en Europe, en quatre coloris (Cream, Graphite, Lavender, Sky). Il s'agit donc d'un produit en précommande, pas encore livré : aucun déploiement réel n'existe à ce stade, et le volume du lot n'a pas été communiqué. Pour Pollen Robotics, entreprise française connue pour le robot de recherche Reachy, cette mise en scène devant des milliers de professionnels offre une visibilité européenne rare, que Huang a d'ailleurs rattachée à la tradition d'ingénierie de précision du continent. Elle illustre aussi la stratégie de Nvidia, qui s'appuie sur des partenaires européens pour ancrer son écosystème de robotique physique, face à des acteurs comme Unitree, qui occupe déjà le segment des robots abordables, ou à d'autres plateformes ouvertes de bipèdes compacts. Reste à observer la qualité des livraisons de fin d'année et la rapidité avec laquelle une communauté de développeurs s'emparera de la machine.

Impact France/UE

Pollen Robotics, société française, gagne une visibilité européenne majeure grâce à la présentation de son robot Microduck sur la scène du GTC Berlin de Nvidia, avec des livraisons prévues en Europe d'ici Noël.

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Robots peuvent désormais apprendre des tâches d'usine à haute dextérité par la vidéo, avec un minimum d'entraînement
1Interesting Engineering 

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Mimic Robotics, société suisse de robotique physique, a dévoilé FLUX-mimic, un modèle vidéo-action de nouvelle génération développé avec Black Forest Labs, capable d'enseigner à des robots industriels des tâches de manipulation fine à partir de simples démonstrations vidéo. Le système s'appuie sur FLUX 3, le modèle de génération vidéo de Black Forest Labs, associé à un décodeur d'actions qui traduit les prédictions visuelles en mouvements robotiques exécutables. Selon Mimic Robotics, FLUX-mimic peut être affiné pour certaines tâches avec seulement 30 minutes de démonstrations robotiques, contre 30 heures ou plus pour les pipelines d'apprentissage conventionnels, un écart présenté par l'entreprise elle-même et donc à prendre avec la prudence habituelle réservée aux chiffres communiqués par le fournisseur. La technologie est actuellement déployée chez le constructeur automobile Audi, dans le cadre d'une évaluation portant sur l'automatisation de tâches à haute dextérité impliquant des matériaux flexibles et une manipulation fine. Cette annonce s'inscrit dans un débat plus large sur la viabilité des modèles vidéo-action (VAM) face aux modèles vision-langage-action (VLA) désormais dominants, à l'image de Pi-0 ou GR00T N2. Contrairement à ces derniers, pré-entraînés sur des paires image-texte statiques et devant apprendre la physique quasi exclusivement via des démonstrations robotiques coûteuses, FLUX-mimic part d'un modèle vidéo déjà entraîné à grande échelle sur la dynamique des objets et des mouvements, ce qui réduirait drastiquement le volume de données spécifiques à collecter. Si la promesse se vérifie en production, elle répond directement à l'un des principaux obstacles à la commercialisation de la robotique industrielle par apprentissage: le coût et la lenteur de la collecte de démonstrations pour chaque nouvelle tâche. Une réduction du cycle de déploiement de plusieurs mois à quelques semaines, telle qu'annoncée, changerait significativement le calcul économique pour les intégrateurs face à des tâches variables et peu standardisées, typiquement délaissées par l'automatisation classique programmée manuellement. FLUX-mimic prolonge les travaux antérieurs de Mimic Robotics sur les modèles vidéo-action, avec une architecture désormais pensée spécifiquement pour l'IA physique en environnement industriel. Le partenariat avec Audi, dont les usines affichent déjà un fort taux d'automatisation, sert de banc d'essai pour mesurer si ces systèmes d'apprentissage tiennent la route hors laboratoire, un test que beaucoup d'approches VLA ou VAM concurrentes n'ont pas encore passé à cette échelle. Les deux partenaires évoquent des perspectives d'extension à d'autres opérations de fabrication et de logistique, sans toutefois communiquer de calendrier précis ni de métriques de performance en production, ce qui place pour l'instant cette collaboration au stade du pilote d'évaluation plutôt que du déploiement industriel validé.

UEAudi teste FLUX-mimic dans ses usines allemandes pour automatiser des tâches de manipulation fine, un cas concret d'adoption industrielle en Europe qui pourrait influencer d'autres constructeurs automobiles de l'UE si le pilote se confirme.

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ANYbotics ouvre la voie aux inspections avec les robots ANYmal
2The Robot Report 

ANYbotics ouvre la voie aux inspections avec les robots ANYmal

ANYbotics a annoncé un partenariat avec le fabricant de portes automatiques dormakaba et le spécialiste des identifiants numériques sécurisés LEGIC Identsystems AG pour doter sa flotte de robots quadrupèdes ANYmal d'une capacité de franchissement autonome des portes, verrouillées ou non. Jusqu'ici, les portes fermées constituaient l'obstacle principal empêchant ces robots d'inspection d'atteindre les zones les plus critiques des sites industriels dans l'énergie, la métallurgie, les mines et la chimie. Le système repose sur des opérateurs de porte battante dormakaba ED 100 ou ED 250, installés en rétrofit sur les portes existantes sans modification structurelle : un capteur radar détecte l'approche du robot, déclenche l'ouverture, puis la fermeture après son passage, un dispositif conforme aux normes intérieures, extérieures et coupe-feu. Pour les zones sécurisées, ANYmal embarque un identifiant numérique LEGIC qui l'authentifie auprès du système de contrôle d'accès du site, au même titre qu'un employé autorisé, avec traçabilité complète. Un pilote mené en environnement opérationnel réel a validé le concept ; la fonction est désormais proposée en option sur l'ensemble de la flotte. Basée à Zurich, ANYbotics emploie environ 200 personnes et a levé plus de 150 millions de dollars depuis sa création. Les équipes locales de dormakaba prennent en charge l'étude du site, le chiffrage matériel et l'installation chez les clients. Pour les intégrateurs et exploitants industriels, cette annonce s'attaque à un verrou opérationnel resté largement ignoré par le marketing habituel de la robotique d'inspection : la capacité à couvrir réellement un site, au-delà des zones ouvertes où se tournent généralement les démonstrations. En intégrant l'accès physique sécurisé à sa pile logicielle plutôt que de contourner la sécurité du site ou de laisser des portes ouvertes en permanence, ANYbotics répond à une objection récurrente des responsables sûreté et exploitation face au déploiement de robots mobiles autonomes en environnement industriel sensible. Selon Péter Fankhauser, cofondateur et PDG d'ANYbotics, les clients n'achètent pas un robot mais une réduction des arrêts non planifiés et de l'exposition humaine aux zones dangereuses, ce qui suppose une couverture complète du site et non les seules zones facilement accessibles. Cette extension des systèmes de contrôle d'accès, conçus pour des personnes ou des objets, aux machines autonomes illustre une tendance de fond que LEGIC qualifie elle-même d'entrée dans l'IA physique. Fondée en 2016 en essaimage de l'ETH Zurich, ANYbotics conçoit ses quadrupèdes ANYmal pour l'inspection de routine, la télé-opération et la maintenance prédictive d'actifs critiques, avec l'argument de réduire la pénurie de main-d'œuvre qualifiée, les coûts et l'exposition du personnel aux zones à risque. L'entreprise évolue sur un marché de la robotique d'inspection industrielle où figurent d'autres quadrupèdes comme Spot de Boston Dynamics. Une fonction de télé-assistance permet à un opérateur distant de résoudre les exceptions, d'adapter la mission en cours ou de renvoyer le robot à sa station d'accueil en cas de blocage. Le pilote mené avec dormakaba et LEGIC ayant démontré le fonctionnement du système en conditions réelles, ANYbotics prévoit désormais de proposer cette fonction d'accès aux portes comme option standard sur l'ensemble de son parc, sans calendrier précis communiqué pour un déploiement généralisé chez ses clients existants.

UELe partenariat entre ANYbotics (Suisse), dormakaba (Suisse) et LEGIC (Suisse) illustre la capacité d'acteurs européens a lever un verrou opérationnel clé pour la robotique d'inspection industrielle en Europe.

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Le projet européen TALOS démontre des robots autonomes pour la maintenance de centrales solaires
3Robotics & Automation News 

Le projet européen TALOS démontre des robots autonomes pour la maintenance de centrales solaires

Le projet européen TALOS a achevé trois années d'essais de robots autonomes et d'IA appliqués à la maintenance de centrales solaires. La technologie a été démontrée sur des sites en Espagne, au Portugal et aux Pays-Bas. Financé par Horizon Europe, le programme de recherche de l'UE, TALOS a développé un système qui surveille les centrales, repère les problèmes de performance, détermine quelles interventions de maintenance sont rentables et formule des recommandations. L'extrait disponible ne donne ni le nombre de robots, ni les gains de production mesurés, ni les coûts, ni le niveau de maturité industrielle. Il s'agit donc d'une démonstration de projet de recherche, pas d'un produit commercialisé ni d'un déploiement à l'échelle. Le point notable est la couche de décision économique. Beaucoup de solutions de robotique solaire (nettoyage, inspection par drone) se limitent à détecter ou à exécuter une tâche. Ici, le système arbitre entre les interventions selon leur rentabilité, ce qui répond directement à la préoccupation d'un exploitant, dont les marges sont serrées. Pour les intégrateurs et les gestionnaires d'actifs, la question est de savoir si cet arbitrage tient hors des sites pilotes. Sans chiffres comparés à une maintenance humaine classique, il faut rester prudent sur la portée réelle. Le projet s'inscrit dans la montée en puissance du parc solaire européen, où la maintenance pèse sur le coût de l'énergie produite. Il se place face à des acteurs commerciaux déjà actifs sur le nettoyage robotisé ou l'inspection aérienne. Les prochaines étapes dépendront de la publication de résultats chiffrés et d'un éventuel transfert vers des partenaires industriels. Aucun pilote commercial n'est mentionné à ce stade.

UEProjet de recherche financé par Horizon Europe, testé en Espagne, au Portugal et aux Pays-Bas, qui illustre la robotique de maintenance solaire européenne sans pilote commercial annoncé.

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Contrôle des robots humanoïdes avec conscience de la force pour les mains multidoigts
4arXiv cs.RO 

Contrôle des robots humanoïdes avec conscience de la force pour les mains multidoigts

Des chercheurs de l'Istituto Italiano di Tecnologia (IIT, Gênes) ont publié sur arXiv (2603.08142v2) un framework de contrôle force-aware pour mains multi-doigts sur robots humanoïdes. Le système exploite cinq capteurs magnétiques Xela pour estimer les forces de contact en temps réel, sans recourir aux signaux tactiles bruts. Un dataset de signaux tactiles couplés à des mesures de force ground-truth a été constitué via des interactions avec des indenters calibrés, puis utilisé pour entraîner des estimateurs de force. Le contrôleur résultant coordonne simultanément le torse, le bras, le poignet et les doigts pour redistribuer les forces de contact et maintenir une prise stable sur des objets à distribution de masse variable. Sur une tâche d'équilibrage impliquant cinq objets distincts, le framework atteint 82,7 % de taux de succès, et 80 % de précision dans des scénarios multi-objets. L'approche est notable car elle s'appuie sur des forces estimées plutôt que sur des signaux capteurs spécifiques, ce qui la rend théoriquement transférable à tout capteur capable de produire une estimation de force, sans recalibration du contrôleur. Le noeud technique central est la minimisation de la distance entre le Centre de Pression (CoP) et le centroïde du polygone de contact des doigts, un critère classique de stabilité de prise en mécanique du contact. Ce choix de critère explicite, couplé à un schéma de contrôle model-based, contraste avec les approches purement apprentissage (VLA, imitation learning) dominantes dans les humanoïdes commerciaux actuels, où l'interprétabilité de la commande reste limitée. Pour les intégrateurs industriels, c'est un signal que le sim-to-real pour la manipulation dextre peut passer par des architectures hybrides capteur-modèle plutôt que par du bout-en-bout. L'IIT est l'un des laboratoires européens les plus actifs en robotique humanoïde, connu notamment pour le robot iCub et ses travaux fondateurs sur la manipulation dextre et la peau artificielle. Ce travail s'inscrit dans la lignée de recherches sur le contrôle de contact multi-doigts, un domaine où des acteurs comme Shadow Robot (UK), Sanctuary AI (Canada) ou Agility Robotics (USA) progressent également, mais via des stacks propriétaires moins publiés. Le code et les données sont disponibles en open source sur GitHub (hsp-iit/multifingered-force-aware-control), ce qui facilite la reproduction et l'adaptation. Les prochaines étapes naturelles seraient une validation sur des scénarios d'assemblage réels et une intégration avec des politiques de plus haut niveau pour la planification de saisie.

UEL'IIT (Gênes) publie en open source un framework de contrôle dextre pour humanoïdes avec métriques concrètes, offrant aux laboratoires et industriels européens un outil directement reproductible pour la manipulation multi-doigts sans dépendance à des capteurs propriétaires.

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