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Agile Robots prévoit jusqu'à 2 000 humanoïdes de recherche grâce à un partenariat avec Nvidia
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Agile Robots prévoit jusqu'à 2 000 humanoïdes de recherche grâce à un partenariat avec Nvidia

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Agile Robots, la société robotique basée à Munich, prévoit de produire entre 1 000 et 2 000 humanoïdes compacts l'an prochain grâce à un partenariat avec Nvidia, a déclaré son PDG Zhaopeng Chen à Reuters. La production des modèles Agile ONE S et ONE SN doit démarrer d'ici fin 2026, pour une disponibilité commerciale attendue début 2027. Les cibles sont les universités et les laboratoires de recherche d'entreprises, Stanford et ETH Zurich figurant parmi les clients potentiels cités par Chen. L'Agile ONE SN est livré préconfiguré avec le logiciel robotique Isaac GR00T de Nvidia et s'appuie sur la plateforme de calcul embarqué Jetson Thor, avec des outils de simulation, d'entraînement et de déploiement intégrés. Ni prix, ni charge utile, ni nombre de degrés de liberté n'ont été communiqués.

L'intérêt de l'annonce tient moins à la machine qu'au modèle économique. Agile Robots vise le marché de la recherche, où le principal frein n'est pas le matériel mais le temps passé à intégrer pile logicielle, simulation et contrôle avant de pouvoir tester une capacité. Livrer un humanoïde avec la chaîne GR00T et Jetson Thor déjà assemblée revient à vendre une plateforme de référence, comparable à ce que fut le PR2 ou plus récemment certains quadrupèdes pour les labos. Il faut toutefois rester prudent : il s'agit d'un objectif de production évoqué en entretien, pas de livraisons constatées, et la fourchette du simple au double traduit une visibilité limitée sur la demande. Les volumes restent aussi très inférieurs aux ambitions industrielles affichées par Tesla ou Figure.

Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie de Nvidia, qui cherche à faire de GR00T et de Jetson Thor le standard logiciel et matériel de l'humanoïde, en s'alliant à de nombreux constructeurs plutôt qu'en fabriquant un robot. Agile Robots, issue de l'écosystème allemand de la robotique et connue pour ses mains et ses systèmes de manipulation, y gagne un accès privilégié à cet écosystème face à Unitree, qui domine les plateformes de recherche à bas coût, ou à Booster et Fourier. Les prochains jalons à surveiller sont le démarrage effectif de la production fin 2026, l'annonce des tarifs et les premières livraisons aux laboratoires début 2027.

Impact France/UE

Agile Robots, société basée à Munich, vise les laboratoires de recherche dont l'ETH Zurich avec un humanoïde sur la pile Nvidia, ce qui renforce l'offre européenne de plateformes de recherche humanoïdes.

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Nagel renforce sa stratégie d'automatisation industrielle grâce à un partenariat avec Stäubli Robotics
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Nagel renforce sa stratégie d'automatisation industrielle grâce à un partenariat avec Stäubli Robotics

Nagel Technologies, société d'ingénierie spécialisée dans les solutions industrielles, a officiellement rejoint le réseau des partenaires autorisés de Stäubli Robotics. Ce statut d'"Authorized Partner" confère à Nagel un accès privilégié aux technologies robotiques du fabricant suisse, ainsi qu'un support technique renforcé et une intégration plus étroite dans l'écosystème commercial de Stäubli. Les deux entreprises présentent ce rapprochement comme un levier pour proposer aux industriels des solutions "plus performantes, plus flexibles et pleinement intégrées", sans que des chiffres de déploiement ou des références clients spécifiques ne soient communiqués à ce stade. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de partenariat structuré signifie concrètement un accès prioritaire aux gammes de robots Stäubli (bras à 6 axes, robots SCARA, cobots TX2), à la formation certifiée et aux outils d'ingénierie dédiés. Cela réduit les délais de mise en service et renforce la crédibilité commerciale de Nagel face à des donneurs d'ordres exigeant des garanties sur la chaîne d'intégration. Il s'agit néanmoins d'une annonce de partenariat commercial, pas d'un déploiement de ligne de production documenté. Stäubli Robotics, filiale du groupe suisse Stäubli International fondé en 1892, est présent dans l'automatisation industrielle avec une gamme couvrant l'automobile, l'électronique et l'agroalimentaire. Nagel s'inscrit dans un mouvement plus large de consolidation des réseaux de distribution et d'intégration que les grands fabricants de robots accélèrent face à la demande croissante d'automatisation en Europe. Les prochaines étapes probables incluent des projets pilotes communs et une montée en compétence des équipes Nagel sur les plateformes Stäubli.

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2 000 robots humanoïdes déployés dans des usines textiles pour une production plus rapide et efficace
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2 000 robots humanoïdes déployés dans des usines textiles pour une production plus rapide et efficace

Jack Technology, fabricant chinois de machines à coudre industrielles, s'associe à Siemens pour intégrer intelligence artificielle, ingénierie numérique et robotique humanoïde dans la production textile. L'entreprise vise un gain d'efficacité d'au moins 30 % face à des délais de production plus courts, une demande consommateur de plus en plus personnalisée et une pression accrue sur les coûts. Dans ce cadre, Jack Technology a commandé 2 000 robots humanoïdes conçus pour la confection, ce qui en ferait l'un des tout premiers déploiements massifs de ce type dans le secteur textile. En parallèle, un essai a été mené sur le site Siemens d'Erlangen, en Allemagne, avec le robot humanoïde à roues HMND 01 de la startup allemande Neura Robotics, propulsé par la pile logicielle d'IA physique de NVIDIA. Pendant deux semaines, le robot a manipulé des caisses de deux formats différents, les plaçant sur un convoyeur avant de les acheminer vers un poste de reprise humaine, à raison de 60 caisses par heure, plus de huit heures par jour, avec un taux de réussite en préhension et positionnement supérieur à 90 %. Siemens associe aussi à cette offensive le robot quadrupède ANYmal d'ANYbotics, utilisé pour l'inspection de sites chimiques et énergétiques dangereux, capable de cartographier des installations en 3D et de détecter fuites de gaz ou surchauffes via capteurs acoustiques et caméras infrarouges, en s'appuyant sur la plateforme de Roboverse Reply. Cette annonce illustre un test grandeur nature de l'écart habituel entre démonstration marketing et réalité opérationnelle: un cycle de deux semaines avec un taux de succès mesuré au dessus de 90 % pèse davantage qu'une vidéo de présentation isolée, même si l'ampleur exacte de la commande de 2 000 unités reste à confirmer dans son calendrier de livraison réel. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt des humanoïdes tient surtout à leur capacité à s'insérer dans des ateliers existants sans réaménagement lourd, contrairement aux robots industriels fixes classiques. Cela renforce l'hypothèse que la manutention répétitive de charges, plutôt que les tâches fines de couture elles-mêmes, sera le premier terrain d'adoption rentable des humanoïdes dans le textile. Le volet quadrupède, lui, consolide le glissement du secteur vers une maintenance prédictive plutôt que réactive sur les sites à risque. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie plus large de Siemens, qui cherche à fournir l'infrastructure numérique (jumeaux numériques, interfaces robots-automates, gestion de flotte, réseaux industriels) permettant de transformer des robots isolés en composants coordonnés d'une usine connectée. Sur le marché des humanoïdes industriels, Jack Technology et Neura Robotics viennent ainsi se positionner face à des acteurs comme Figure ou Agility Robotics, davantage focalisés sur la logistique et l'entrepôt, tandis qu'ANYbotics affronte la concurrence de Boston Dynamics sur l'inspection quadrupède. Les prochaines étapes attendues concernent le calendrier réel de déploiement des 2 000 unités commandées par Jack Technology et l'extension des pilotes Siemens à d'autres usines du groupe.

UELe pilote mené sur le site Siemens d'Erlangen (Allemagne) avec le robot humanoïde allemand HMND 01 de Neura Robotics illustre une adoption industrielle concrète de l'IA physique en Europe, portée par des acteurs européens (Siemens, Neura Robotics), même si aucune entreprise française n'est impliquée à ce stade.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Générateur bionique dévoile un robot humanoïde à détection tactile intégrale
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Générateur bionique dévoile un robot humanoïde à détection tactile intégrale

Generative Bionics, une entreprise de deep tech spécialisée dans les robots humanoïdes industriels, a dévoilé cette semaine son robot Gene.01 lors de la conférence AMD Advancing AI 2026, marquant ses débuts aux États-Unis. Développé en seulement six mois, Gene.01 combine une peau tactile distribuée sur l'ensemble du corps avec une architecture d'IA que l'entreprise qualifie de "physics-native", conçue pour unifier corps, mécanique et intelligence au sein d'un même système plutôt que de les concevoir séparément. Cette peau tactile détecte le toucher, la température, la proximité et la force, ce qui permet au robot d'anticiper la présence humaine et de réagir avant et pendant un contact physique. Generative Bionics a annoncé un premier cas d'usage industriel via une collaboration avec le chantier naval italien Fincantieri, ciblant des opérations en environnement de construction navale. L'entreprise a aussi choisi d'ouvrir le modèle du robot en open source, en le distribuant sur PyPI, conda-forge et la plateforme officielle de build ROS, permettant une installation via une simple commande pip, conda ou ROS pour l'intégrer aux environnements de simulation ou de robotique existants. Daniele Pucci, PDG de l'entreprise, présente Gene.01 comme une plateforme scalable et personnalisable, et non comme un humanoïde universel. Cette approche répond à un problème concret du secteur: l'apprentissage par démonstration vidéo ne capture pas la force nécessaire pour manipuler un objet, par exemple pour une préhension précise. En intégrant des capteurs de force à l'ensemble du corps, Generative Bionics affirme pouvoir enseigner aux robots non seulement des trajectoires de mouvement mais aussi l'intensité physique requise, un axe que d'autres plateformes VLA comme Pi-0 ou GR00T N2 abordent surtout via la vision. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu est de savoir si cette sensorisation tactile complète permet réellement de dépasser l'écart classique entre démonstration en laboratoire et déploiement en usine, un doute qui reste légitime tant que le partenariat avec Fincantieri n'a pas produit de résultats vérifiables sur le terrain. La stratégie d'ouverture du modèle logiciel, elle, vise à construire un écosystème de développeurs autour du matériel avant même la commercialisation à grande échelle, une tactique différente de celle de Figure ou de Tesla, qui gardent leurs plateformes fermées. Gene.01 est conçu comme la base d'une famille de robots spécialisés par secteur: pour chaque application, Generative Bionics prévoit d'adapter l'IA à la tâche visée, l'apparence extérieure au contexte d'exploitation, et les effecteurs terminaux, mains ou pieds, selon le déploiement. L'objectif affiché est de fabriquer une plateforme unique à grande échelle puis de la décliner commercialement dans plusieurs verticales industrielles, une logique proche de celle poursuivie par Figure avec le Figure 03 ou par Tesla avec Optimus Gen 3. Le marché des humanoïdes industriels reste toutefois dominé par des annonces et des pilotes plus que par des déploiements massifs vérifiés, et la collaboration avec Fincantieri sur les chantiers navals constitue pour l'instant le seul engagement concret cité par l'entreprise, sans calendrier précis de mise en production communiqué à ce stade.

UEGenerative Bionics, entreprise deep tech européenne, annonce un premier cas d'usage industriel via un partenariat avec le chantier naval italien Fincantieri, ce qui constitue un déploiement concret pour l'écosystème robotique européen.

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Schaeffler prévoit la production en série de réducteurs pour robots humanoïdes en 2027
4Robotics Business Review 

Schaeffler prévoit la production en série de réducteurs pour robots humanoïdes en 2027

Schaeffler Technologies AG, groupe industriel allemand basé à Herzogenaurach (avec un siège américain à Fort Mill, en Caroline du Sud), a annoncé avoir achevé les tests de validation de ses réducteurs à onde de déformation "formés" (formed strain wave gearboxes), conçus spécifiquement pour les actuateurs de robots humanoïdes. L'entreprise prévoit de démarrer la production en série en 2027, d'abord en Allemagne, puis dans d'autres régions du monde. Contrairement à l'usinage de précision classique, qui façonne la géométrie des dents par enlèvement de matière et prend plusieurs minutes, Schaeffler utilise un procédé de formage qui obtient la forme voulue en quelques secondes grâce à des forces de pressage élevées. Le fabricant affirme obtenir des couples et rendements comparables à ceux des réducteurs usinés classiquement, avec une réduction des coûts de fabrication de plus de 25% et une baisse de la consommation de matière de plus de 75%. Schaeffler indique avoir déjà livré plus de deux millions de ces réducteurs formés à l'industrie automobile mondiale au cours des dix dernières années, une expertise qu'elle entend transposer à la robotique humanoïde. David Kehr, président de la division robotique humanoïde du groupe, a porté l'annonce. Les réducteurs à onde de déformation sont des composants centraux des actuateurs, qui représentent à eux seuls environ la moitié du coût total de fabrication d'un robot humanoïde. En identifiant l'usinage de précision comme un goulot d'étranglement potentiel pour la montée en volume du secteur, Schaeffler se positionne non pas comme constructeur de robots, mais comme fournisseur de composants critiques, un rôle "pelles et pioches" qui pourrait peser lourd dans la baisse du coût total des humanoïdes si les intégrateurs et les fabricants de robots adoptent cette technologie. Pour les décideurs industriels, l'enjeu dépasse la démonstration technologique: il s'agit de savoir si la chaîne d'approvisionnement des actuateurs peut suivre le rythme des annonces de déploiement des humanoïdes, un point sur lequel le secteur reste encore largement en phase de préproduction plutôt que de fabrication de masse effective, l'échéance 2027 avancée par Schaeffler restant à confirmer. Schaeffler s'appuie sur son expérience automobile et sa maîtrise industrielle du réducteur à onde de déformation, un composant qu'elle produit depuis des décennies pour d'autres applications, pour légitimer son entrée sur ce marché. Le groupe précise qu'il déploie déjà des robots humanoïdes au sein de sa propre chaîne de valeur mondiale, ce qui lui donne, selon Kehr, une connaissance directe des exigences de cette technologie avant même de vendre le composant à des tiers. Ce positionnement l'oppose à des fournisseurs spécialisés existants dans les réducteurs harmoniques et cycloïdaux, tandis que le secteur des humanoïdes, porté par des acteurs comme Figure, Tesla ou Boston Dynamics, cherche justement à réduire drastiquement le coût de ses actuateurs pour espérer une commercialisation à grande échelle.

UESchaeffler, groupe industriel allemand, ancre en Allemagne la production de reducteurs critiques pour humanoides, renforçant potentiellement la chaine d'approvisionnement europeenne du secteur.

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