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ANYbotics ouvre la voie aux inspections avec les robots ANYmal
FR/EU ecosystemeThe Robot Report 

ANYbotics ouvre la voie aux inspections avec les robots ANYmal

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Résumé IASource uniqueImpact UE

ANYbotics a annoncé un partenariat avec le fabricant de portes automatiques dormakaba et le spécialiste des identifiants numériques sécurisés LEGIC Identsystems AG pour doter sa flotte de robots quadrupèdes ANYmal d'une capacité de franchissement autonome des portes, verrouillées ou non. Jusqu'ici, les portes fermées constituaient l'obstacle principal empêchant ces robots d'inspection d'atteindre les zones les plus critiques des sites industriels dans l'énergie, la métallurgie, les mines et la chimie. Le système repose sur des opérateurs de porte battante dormakaba ED 100 ou ED 250, installés en rétrofit sur les portes existantes sans modification structurelle : un capteur radar détecte l'approche du robot, déclenche l'ouverture, puis la fermeture après son passage, un dispositif conforme aux normes intérieures, extérieures et coupe-feu. Pour les zones sécurisées, ANYmal embarque un identifiant numérique LEGIC qui l'authentifie auprès du système de contrôle d'accès du site, au même titre qu'un employé autorisé, avec traçabilité complète. Un pilote mené en environnement opérationnel réel a validé le concept ; la fonction est désormais proposée en option sur l'ensemble de la flotte. Basée à Zurich, ANYbotics emploie environ 200 personnes et a levé plus de 150 millions de dollars depuis sa création. Les équipes locales de dormakaba prennent en charge l'étude du site, le chiffrage matériel et l'installation chez les clients.

Pour les intégrateurs et exploitants industriels, cette annonce s'attaque à un verrou opérationnel resté largement ignoré par le marketing habituel de la robotique d'inspection : la capacité à couvrir réellement un site, au-delà des zones ouvertes où se tournent généralement les démonstrations. En intégrant l'accès physique sécurisé à sa pile logicielle plutôt que de contourner la sécurité du site ou de laisser des portes ouvertes en permanence, ANYbotics répond à une objection récurrente des responsables sûreté et exploitation face au déploiement de robots mobiles autonomes en environnement industriel sensible. Selon Péter Fankhauser, cofondateur et PDG d'ANYbotics, les clients n'achètent pas un robot mais une réduction des arrêts non planifiés et de l'exposition humaine aux zones dangereuses, ce qui suppose une couverture complète du site et non les seules zones facilement accessibles. Cette extension des systèmes de contrôle d'accès, conçus pour des personnes ou des objets, aux machines autonomes illustre une tendance de fond que LEGIC qualifie elle-même d'entrée dans l'IA physique.

Fondée en 2016 en essaimage de l'ETH Zurich, ANYbotics conçoit ses quadrupèdes ANYmal pour l'inspection de routine, la télé-opération et la maintenance prédictive d'actifs critiques, avec l'argument de réduire la pénurie de main-d'œuvre qualifiée, les coûts et l'exposition du personnel aux zones à risque. L'entreprise évolue sur un marché de la robotique d'inspection industrielle où figurent d'autres quadrupèdes comme Spot de Boston Dynamics. Une fonction de télé-assistance permet à un opérateur distant de résoudre les exceptions, d'adapter la mission en cours ou de renvoyer le robot à sa station d'accueil en cas de blocage. Le pilote mené avec dormakaba et LEGIC ayant démontré le fonctionnement du système en conditions réelles, ANYbotics prévoit désormais de proposer cette fonction d'accès aux portes comme option standard sur l'ensemble de son parc, sans calendrier précis communiqué pour un déploiement généralisé chez ses clients existants.

Impact France/UE

Le partenariat entre ANYbotics (Suisse), dormakaba (Suisse) et LEGIC (Suisse) illustre la capacité d'acteurs européens a lever un verrou opérationnel clé pour la robotique d'inspection industrielle en Europe.

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ExRobotics lance un robot d'inspection certifié UL pour environnements dangereux
1Robotics Business Review 

ExRobotics lance un robot d'inspection certifié UL pour environnements dangereux

ExRobotics B.V., société néerlandaise fondée en 2017 et basée à Delft, a lancé officiellement son robot d'inspection autonome ExR-2.5 sur le marché nord-américain lors de l'Energy Drone & Robotics Summit à Houston. L'appareil a obtenu la certification UL 6260, norme américaine spécifique aux équipements électriques déployés en atmosphères potentiellement explosives (zones ATEX équivalentes). Le robot embarque un ensemble de capteurs orientés sécurité industrielle : imagerie acoustique haute fréquence pour détecter les fuites de gaz et les défauts mécaniques avant qu'ils ne deviennent visibles, caméras haute résolution pour l'inspection visuelle de vannes, jauges et structures, caméra thermique pour identifier les anomalies de température, et capteurs environnementaux adaptés aux zones dangereuses. Une fois ses missions autonomes accomplies, l'ExR-2.5 retourne automatiquement à sa station de charge pour se préparer au cycle suivant. ExRobotics revendique plusieurs milliers de missions robotiques complétées pour des opérateurs majeurs incluant Shell, Repsol et BP. La certification UL constitue le signal le plus concret que ce lancement n'est pas un teaser : elle conditionne légalement le déploiement en environnements classifiés aux États-Unis, et son obtention marque un franchissement de la barrière réglementaire qui bloquait beaucoup de robotique d'inspection au stade pilote. Le contexte de marché renforce l'argument commercial : selon des analystes cités par ExRobotics, l'industrie énergétique mondiale accusera un déficit de 40 000 travailleurs qualifiés cette année, tandis que 62 % des générations Z et millennials considèrent les carrières pétrolières et gazières comme peu attractives. Le coût de l'indisponibilité non planifiée est chiffré par Siemens à 11 % du chiffre d'affaires total des grandes industrielles, et 3,5 jours d'arrêt suffisent à générer plus de 5 millions de dollars de pertes pour une installation de taille intermédiaire. Dans ce contexte, un robot capable d'effectuer des rondes d'inspection à fréquence constante, sans exposition humaine et sans dépendre d'experts de plus en plus rares, répond à un besoin opérationnel documenté, pas simplement à une aspiration d'automatisation. ExRobotics opère depuis 2017 sur un créneau volontairement étroit : les robots d'inspection pour environnements dangereux, sans diversification vers d'autres verticales. Ce positionnement de spécialiste le distingue de concurrents comme Boston Dynamics (Spot, usage généraliste) ou ANYbotics (ANYmal C, présent aussi sur les sites industriels) qui adressent un spectre plus large. Sur le segment oil & gas spécifiquement, l'entreprise est en concurrence directe avec Gecko Robotics pour l'inspection de réservoirs et de structures, et avec des intégrateurs locaux nord-américains qui déploient du matériel non ATEX dans des zones moins contraintes. L'absence de prix publics et le fait que l'article repose largement sur des déclarations de l'entreprise elle-même invitent à une lecture prudente sur les volumes réels déployés. Les prochaines étapes annoncées concernent l'expansion nord-américaine, mais ExRobotics n'a pas communiqué de jalons contractuels précis ni de pipeline client chiffré pour 2026.

UEExRobotics, PME néerlandaise fondée à Delft, franchit la barrière réglementaire américaine UL 6260, validant la capacité de l'écosystème deep tech robotique européen à conquérir des marchés industriels classifiés hors UE.

FR/EU ecosystemeActu
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Robot industriel : des inspections dangereuses dans une usine de gaz aux Émirats confiées à un humanoïde
2Interesting Engineering 

Robot industriel : des inspections dangereuses dans une usine de gaz aux Émirats confiées à un humanoïde

ADNOC a déployé le robot d'inspection Taurob Inspector à la centrale de compression de gaz de Taweelah, opérée par ADNOC Gas dans l'émirat d'Abou Dhabi. Ce robot terrestre, conçu par la société autrichienne Taurob, patrouille de manière autonome les zones classées à risque d'explosion pour surveiller en continu l'état des installations. Il embarque un scanner LiDAR 3D, des caméras thermiques et un système d'imagerie ultra-haute définition offrant une couverture 360 degrés. Un bras articulé à quatre joints lui permet d'accéder à des points d'inspection initialement dimensionnés pour des opérateurs humains, et le robot peut gravir des escaliers industriels inclinés jusqu'à 45 degrés pour couvrir plusieurs niveaux d'une même installation. Certifié ATEX et intrinsèquement sûr, il opère dans une plage de températures allant de -20°C à +60°C, avec des missions en continu pouvant durer jusqu'à quatre heures grâce à une station de recharge et de pressurisation certifiée ATEX. En parallèle, ADNOC a annoncé le co-développement d'un second système, décrit comme le premier robot "opérateur" lourd du secteur énergétique, capable d'interagir physiquement avec les équipements : soulever des outils lourds, manoeuvrer des vannes, relever des jauges, avec une mise en service prévue fin 2026. Ce déploiement illustre un glissement de fond dans l'industrie énergétique : les opérateurs remplacent progressivement les rondes humaines en zones ATEX par des systèmes autonomes capables de détection précoce de fuites de gaz, de signatures thermiques anormales et d'alertes avant défaillance. L'aspect significatif ici est que le déploiement est décrit comme opérationnel sur une installation en production, et non comme un pilote en conditions contrôlées, ce qui représente un seuil de maturité différent de nombreuses annonces du secteur où la frontière entre démo et réalité terrain reste floue. La prochaine étape annoncée, le robot "opérateur" à manipulation physique, marquerait un passage des systèmes d'inspection passifs vers des robots capables d'intervention directe sur les équipements, un segment encore largement émergent dont les performances réelles à l'échelle industrielle restent à démontrer. Taurob, fondée à Vienne, s'est spécialisée sur les robots terrestres pour environnements industriels dangereux, avec une gamme ciblant explicitement les certifications ATEX requises dans le pétrole, le gaz et la chimie. Sur ce segment, la concurrence la plus visible est ANYbotics, la spin-off ETH Zurich dont le quadrupède Anymal patrouille depuis début 2025 l'installation de capture de CO2 Northern Lights d'Equinor en Norvège occidentale, dans des conditions climatiques également sévères. Boston Dynamics avec Spot est aussi présent sur ce marché. Le déploiement à Taweelah s'inscrit dans la stratégie nationale d'ADNOC alignée sur l'UAE AI Strategy 2031 et l'agenda Robotics & Automation des Émirats, cadre institutionnel qui suggère que d'autres déploiements similaires seront annoncés à court terme dans la région.

UELe déploiement opérationnel de Taurob (Autriche) à Taweelah et le déploiement concurrent d'ANYbotics (ETH Zurich, Suisse) en Norvège confirment la compétitivité des acteurs européens sur le marché mondial de la robotique d'inspection ATEX en environnements énergétiques dangereux.

FR/EU ecosystemeActu
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Comment l'intégration de cobots compacts améliore les applications de robots mobiles autonomes (AMR)
3Robotics Business Review 

Comment l'intégration de cobots compacts améliore les applications de robots mobiles autonomes (AMR)

L'usage des cobots dans les entrepôts et les ateliers de production a été multiplié par dix entre 2018 et 2025, selon les données du secteur, porté par les pénuries de main-d'oeuvre et la pression sur la productivité. Kassow Robots, fabricant danois de bras collaboratifs, met en avant l'intégration de ses modèles à 7 axes sur des AMR (robots mobiles autonomes) pour créer des manipulateurs mobiles capables de pick-and-place, palettisation, machine-tending, vissage, étiquetage et soudage à l'échelle d'une installation entière. L'innovation technique centrale revendiquée par l'entreprise : le contrôleur du cobot, jusqu'ici imposé en armoire externe à proximité du poste fixe, est désormais intégré dans la base compacte du bras lui-même. Ces manipulateurs mobiles fonctionnent en outre sur la batterie embarquée de l'AMR, supprimant toute dépendance à une infrastructure d'alimentation fixe. L'article ne communique pas de métriques précises (temps de cycle, payload, volumes de déploiement, tarifs) au-delà des affirmations générales d'efficacité. L'intégration du contrôleur dans le bras est le verrou technique qui bloquait depuis des années la mobilisation des cobots : une solution sur AMR nécessitait auparavant de tracter l'armoire de commande ou de gérer un câblage complexe, rendant l'ensemble peu praticable. Pour les intégrateurs industriels, supprimer ce cabinet simplifie l'installation et réduit l'empreinte au sol. Les bras à 7 axes offrent par ailleurs un avantage fonctionnel sur les 6 axes classiques : ils accèdent à des zones difficiles autour de leur propre base, angle mort structurel des architectures à 6 degrés de liberté, et multiplient les orientations de travail possibles. Côté sécurité, les cobots à limitation de force et de puissance (power- and force-limited) autorisent une collaboration directe avec les opérateurs sans les procédures lourdes imposées par les robots industriels haute vitesse, ce qui réduit les frictions opérationnelles au sol. Ces gains restent à relativiser : l'article s'appuie essentiellement sur les argumentaires de Kassow, sans données comparatives tierces ni retours de déploiements à grande échelle. Kassow Robots est un acteur européen positionné sur le segment niche des cobots 7 axes, face à Universal Robots (UR, groupe Teradyne) qui domine le marché des cobots standards. Dans les solutions de manipulateurs mobiles, les configurations concurrentes les plus répandues couplent des bras UR avec des AMR de MiR (également Teradyne), ou des plateformes d'Omron et de Fetch Robotics (Zebra Technologies). En Europe, des acteurs comme Exotec opèrent sur des architectures différentes -- AMR de stockage sans cobot monté -- ciblant des segments adjacents. Les AMR actuels s'appuient sur le lidar embarqué pour naviguer sans guidage physique, en rupture avec les AGV de première génération qui requéraient bandes magnétiques et capteurs additionnels. Le marché des manipulateurs mobiles reste en phase d'émergence commerciale : les premières installations pilotes se multiplient, mais les déploiements à grande échelle dans la logistique et l'industrie n'en sont qu'à leurs débuts.

UEKassow Robots (fabricant danois) représente un acteur européen positionné sur le segment des cobots 7 axes pour manipulateurs mobiles, offrant une alternative européenne aux configurations américaines dominantes (UR/MiR/Teradyne) pour les intégrateurs industriels de l'UE.

FR/EU ecosystemeActu
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Les petits robots de NVIDIA volent la vedette avec des saltos, des faux pas et des chutes amusantes
4Interesting Engineering 

Les petits robots de NVIDIA volent la vedette avec des saltos, des faux pas et des chutes amusantes

Quatre petits robots bipèdes d'environ 25 cm de haut, chacun pesant moins d'un kilo, sont entrés sur la scène du GTC Berlin de Nvidia mercredi soir. Baptisés Microduck et développés par la société française Pollen Robotics, ils ont marché, pris place assis, tenté des roulades et plusieurs fois chuté devant le public. Jensen Huang, PDG de Nvidia, leur a donné des ordres en direct. La commande « faire une sieste » a fait basculer trois robots au sol, le quatrième continuant à marcher avant de tomber sur le côté. Deux unités ont réussi leur roulade, les autres sont restées immobiles ou ont eu besoin d'encouragements. L'un d'eux s'est éloigné, a trébuché, s'est relevé, puis Huang l'a rappelé : « Pay attention. Stay focused. Come hère. » Chaque Microduck embarque 15 moteurs répartis entre jambes, cou et tête, une caméra frontale, un capteur de profondeur et deux petites centrales inertielles. Son bec articulé permet de saisir des objets légers au sol, et des roues optionnelles le transforment en patineur à roulettes. Selon Huang, les robots ont été entraînés dans le cloud sur de gros systèmes Nvidia, puis leurs mouvements ont été affinés dans un jumeau numérique Omniverse tournant sur une machine RTX Spark. L'intérêt de la séquence tient moins à la performance qu'à ce qu'elle montre du pipeline. Une démonstration en direct avec quatre unités physiques, des échecs visibles et des récupérations après chute est plus informative qu'une vidéo montée : la politique de locomotion apprise en simulation survit au transfert vers le réel sur un robot bon marché, y compris le relevé autonome, point historiquement délicat pour les bipèdes. Il faut toutefois rester prudent : aucune métrique de fiabilité (taux de réussite des roulades, taux de chute, autonomie) n'a été publiée, et les ordres vocaux ont visiblement été exécutés de façon inégale, sans que l'on sache quelle part relève de l'autonomie ou d'un pilotage assisté. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le Microduck n'est pas un outil industriel. C'est une plateforme d'entrée de gamme, utile pour la recherche, l'éducation et l'expérimentation sur l'apprentissage par renforcement, et surtout une vitrine de la chaîne logicielle de Nvidia (cloud d'entraînement, Omniverse, calcul embarqué). Côté commercial, le Microduck a été proposé à 399 dollars hors taxes et livraison. La fenêtre d'achat est déjà fermée, le lot initial étant épuisé, avec des premières livraisons attendues d'ici Noël en Amérique du Nord et en Europe, en quatre coloris (Cream, Graphite, Lavender, Sky). Il s'agit donc d'un produit en précommande, pas encore livré : aucun déploiement réel n'existe à ce stade, et le volume du lot n'a pas été communiqué. Pour Pollen Robotics, entreprise française connue pour le robot de recherche Reachy, cette mise en scène devant des milliers de professionnels offre une visibilité européenne rare, que Huang a d'ailleurs rattachée à la tradition d'ingénierie de précision du continent. Elle illustre aussi la stratégie de Nvidia, qui s'appuie sur des partenaires européens pour ancrer son écosystème de robotique physique, face à des acteurs comme Unitree, qui occupe déjà le segment des robots abordables, ou à d'autres plateformes ouvertes de bipèdes compacts. Reste à observer la qualité des livraisons de fin d'année et la rapidité avec laquelle une communauté de développeurs s'emparera de la machine.

UEPollen Robotics, société française, gagne une visibilité européenne majeure grâce à la présentation de son robot Microduck sur la scène du GTC Berlin de Nvidia, avec des livraisons prévues en Europe d'ici Noël.

FR/EU ecosystemeActu
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