Guide du deuxième jour de RoboBusiness 2026
La deuxième et dernière journée de RoboBusiness 2026, qui marque les 20 ans du salon, s'ouvre à 9h30 (heure du Pacifique) avec le panel « State of Humanoids », dans le théâtre du deuxième étage. Il réunit Pras Velagapudi (CTO d'Agility Robotics), Parker Conroy (responsable produit chez Apptronik), Michael Patrick Perry (stratégie commerciale chez Persona AI) et Aadeel Akhtar (fondateur et CEO de PSYONIC, spécialiste des mains robotiques). Mike Oitzman, rédacteur en chef de The Robot Report, modère. L'Exhibitor Hall, avec ses démonstrations et sa Startup Alley, ouvre de 10h à 15h. À 15h, Morgan Pope, directeur de la « companionship » chez Familiar Machines & Magic, clôt le salon en présentant la façon dont sa start-up conçoit des personnages robotiques. Les sessions parallèles de 10h45 couvrent l'apprentissage égocentrique (Ted Larson, OLogic), l'écosystème chinois de l'IA physique vu comme concurrent, fournisseur et référence (Georg Stieler, Stieler Technology), les robots pour lignes électriques haute tension sans hélicoptère ni coupure (Trevor Anderson, FulcrumAir) et l'actionnement des humanoïdes (Jordan Grotz, Allegro MicroSystems). Un panel intitulé « Why Physical AI Fails in the Real World » réunit GrayMatter Robotics, Geisel Software & Symage et un ingénieur vision de Tesla. À 11h45, Arm traite de l'IA physique qui passe à l'échelle, et un panel sur la relocalisation industrielle par la robotique, avec notamment Google et UC San Diego, aborde les politiques publiques.
Il s'agit d'un programme et non d'une annonce produit : aucun chiffre de payload, de déploiement ou de prix n'y figure. L'intérêt tient à la sélection des thèmes, qui reflète les questions du secteur. Le panel humanoïde met face à face des acteurs qui revendiquent des premières implantations industrielles, et son intitulé, centré sur les « défis restants » et les « leçons des premiers déploiements », suggère un discours plus mesuré que celui des démonstrations vidéo. La session sur les échecs de l'IA physique, avec un représentant de Tesla, va dans le même sens. Elle confirme que la fiabilité hors laboratoire (perception, décision, manipulation) reste le goulot d'étranglement, bien plus que la capacité à produire une démo. L'apprentissage à partir de l'expérience humaine en vue égocentrique et la place de la Chine comme référence concurrentielle montrent où se déplace la discussion : vers la donnée et la chaîne d'approvisionnement.
RoboBusiness fête ses 20 ans, et l'édition 2025 avait été ouverte par Deepu Talla, vice-président robotique et edge AI de NVIDIA, signe du poids pris par l'IA physique dans l'événement. Agility Robotics (Digit) et Apptronik (Apollo) sont des concurrents directs sur l'humanoïde logistique et industriel, rejoints par Persona AI, plus récent. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans le programme connu. Seule la partie visible de l'agenda de l'après-midi est détaillée, et la suite du panel sur la relocalisation n'est pas connue. Les enseignements opérationnels des panels seront à suivre dans les comptes rendus de la presse spécialisée.
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