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BusinessThe Robot Report 

RoboBusiness devient Robotics Summit & Expo West

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Arrowfly, groupe de médias B2B éditeur de The Robot Report, a annoncé que RoboBusiness, événement de référence de la robotique commerciale depuis vingt ans, devient Robotics Summit & Expo West. La première édition sous ce nom se tiendra en octobre 2027 à Santa Clara, en Californie. Le programme annoncé associe keynotes, sessions techniques et business, tables rondes et un salon d'exposition « curaté ». Il s'articule autour de quatre axes : le déploiement à grande échelle (intégration, gestion de flotte, supervision à distance, opérations autonomes en environnement peu structuré), la stratégie commerciale (tarification, vente et canaux pour des offres mêlant matériel, logiciel et services), l'exploitation des données de terrain pour alimenter l'itération produit et l'évolution des modèles d'IA, et enfin l'investissement et la croissance. Aucun chiffre de fréquentation, aucune liste d'intervenants ni aucun tarif n'ont été communiqués à ce stade.

Ce changement de nom est d'abord un signal éditorial sur l'état du secteur. Pour l'organisateur, les questions décisives ne sont plus uniquement techniques : elles portent sur la conception pour la fabrication, la mise sur le marché, l'implémentation, la gestion de flottes croissantes, le service et le support, ce dernier étant présenté comme la clé pour démontrer un retour sur investissement. Pour les intégrateurs et les COO industriels, cela confirme que l'écart entre pilote réussi et déploiement multi-sites est devenu le sujet central, plus que la performance brute d'un robot en démonstration. Il faut toutefois relativiser : l'affirmation selon laquelle de nombreuses entreprises livrent de vrais produits en usine et en entrepôt est celle de l'organisateur, sans données à l'appui, et un événement qui se positionne sur ce thème a aussi un intérêt commercial à le mettre en avant, notamment auprès des exposants et sponsors qu'il invite à le contacter.

Sur le plan du contexte, Arrowfly clarifie ainsi son portefeuille en deux rendez-vous complémentaires. Robotics Summit & Expo Boston, prévu les 2 et 3 juin 2027 au John B. Hynes Convention Center, reste le salon phare de la côte Est, centré sur les défis techniques et d'ingénierie de la conception de systèmes robotiques. La version West, implantée dans la Silicon Valley, couvrira la mise à l'échelle du produit et de l'entreprise qui le porte. Steve Crowe, rédacteur en chef exécutif de The Robot Report et président du Robotics Summit, et Amanda Buehner, vice-présidente senior ventes et stratégie, ont résumé cette logique par l'idée que le déploiement ne clôt pas le développement mais change la nature des questions posées. Les deux événements visent à couvrir l'ensemble du cycle, de la conception à la commercialisation, face à d'autres rendez-vous robotiques du secteur. La prochaine étape à surveiller sera l'annonce des intervenants et des conditions d'exposition pour l'édition d'octobre 2027.

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Experts anticipent 20 ans d'évolution de la robotique lors de RoboBusiness
1Robotics Business Review 

Experts anticipent 20 ans d'évolution de la robotique lors de RoboBusiness

Rodney Brooks, cofondateur et directeur technique de Robust AI, Jonathan Hurst, cofondateur et chief robot officer d'Agility Robotics, et Ken Goldberg, titulaire de la chaire William S. Floyd Jr. en ingénierie à UC Berkeley, ouvriront RoboBusiness 2026 les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie, pour une conférence plénière fixée à 9h15 (heure du Pacifique) et modérée par Steve Crowe, rédacteur en chef de The Robot Report. L'événement marque le vingtième anniversaire du salon et la session porte sur les technologies, marchés et défis attendus pour les deux prochaines décennies de robotique commerciale. Brooks, plus de 50 ans de carrière en IA et robotique entre Stanford, le MIT et la direction fondatrice du MIT CSAIL, a vu ses entreprises précédentes livrer des dizaines de millions de robots Roomba dans des foyers, des milliers de robots terrestres PackBot à l'armée américaine en Irak, et des milliers d'humanoïdes à buste articulé dans des usines; sa société actuelle, Robust.AI, déploie des chariots motorisés intelligents dans des centres de fulfillment et des usines. Hurst, professeur et cofondateur du Robotics Institute d'Oregon State University, travaille chez Agility Robotics sur Digit, présenté comme le premier robot humanoïde déployé commercialement en logistique. Goldberg dirige l'AUTOLab et l'initiative CITRIS « People and Robots » à Berkeley, où il préside le département Industrial Engineering and Operations Research. Au-delà de l'agenda promotionnel du salon, cette session vaut surtout par le profil de ses intervenants: trois figures ayant chacune un historique de déploiements industriels réels plutôt que de simples démonstrations, ce qui distingue leur discours des annonces marketing habituelles du secteur humanoïde. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'angle intéressant est le contraste entre le récit de vingt ans de robotique passée de la recherche académique à un outil critique pour la manufacture, la logistique, la santé, l'agriculture et la défense, et les promesses actuelles autour de l'IA physique et des robots généralistes. Le panel ne présente aucun nouveau produit ni chiffre de performance: il s'agit d'une table ronde de réflexion stratégique, pas d'une annonce technique. RoboBusiness se positionne comme le principal rendez-vous des développeurs de robotique commerciale, avec MassRobotics comme partenaire stratégique. L'inscription complète, avant le 31 août, offre une réduction de 200 dollars et donne accès à l'ensemble des keynotes, sessions techniques et événements de réseautage; des tarifs réduits existent pour le monde académique, les associations et les groupes d'entreprises.

BusinessActu
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Après les usines, les robots entrent dans les spas
2Robot Magazine FR 

Après les usines, les robots entrent dans les spas

Aux États-Unis, la société Aescape a dépassé les 100 installations de son robot masseur dans des spas, hôtels et clubs de sport, avec des séances facturées environ 89 dollars l'heure, à des tarifs dégressifs pour les formats plus courts. Le système repose sur une table équipée de deux bras robotisés qui reproduisent les gestes d'un praticien, pendant que l'utilisateur ajuste en temps réel la pression exercée et les zones du corps à privilégier. En France, la start-up Capsix Robotics développe une approche comparable avec son robot iYU, destiné aux mêmes professionnels du bien-être. Ces machines n'imitent pas l'expérience haut de gamme d'un massage traditionnel, mais automatisent un protocole standardisé de plusieurs dizaines de minutes, avec un objectif de disponibilité plutôt que de prestige. Un calcul simple illustre l'argument économique avancé par le secteur : un robot assurant six séances d'une heure par jour, facturées en moyenne 60 euros, génère un potentiel de 360 euros de chiffre d'affaires quotidien, soit plus de 9 000 euros par mois sur 26 jours d'exploitation ; à huit séances par jour, ce total dépasse 12 000 euros, avant déduction du financement de la machine, de sa maintenance, de l'énergie et de l'espace occupé. Cette arithmétique cible une contrainte structurelle du secteur du bien-être : un praticien humain ne peut masser que quelques heures par jour compte tenu des pauses, des horaires et des congés, et le recrutement reste difficile dans de nombreuses régions. En automatisant une partie du protocole, ces robots permettent aux exploitants de spas, hôtels et salles de sport d'ouvrir des créneaux supplémentaires, y compris sur des plages horaires coûteuses à couvrir avec une équipe complète. Pour les décideurs du secteur, la question centrale devient financière : coût d'acquisition ou de location, nombre de séances réalisables par jour, et délai d'amortissement. Ce déploiement illustre aussi une tendance plus large de la robotique de service, qui sort des usines et des entrepôts pour investir des espaces grand public, où l'acceptabilité du client compte autant que la performance technique. Le massage automatisé n'est pas une nouveauté, les fauteuils massants existant depuis des décennies dans les aéroports, mais la génération actuelle de robots vise une précision et une personnalisation nettement supérieures, grâce à des capteurs et des bras articulés plutôt qu'à des mécanismes fixes. Aescape s'est imposée comme l'acteur le plus visible de ce segment outre-Atlantique, tandis que Capsix Robotics tente d'occuper une position équivalente en Europe avec iYU. Le scénario le plus probable pour l'industrie n'est pas un remplacement des praticiens, mais une coexistence : le massage humain conservant sa valeur pour l'expertise et la relation client, le robot occupant un créneau de séances courtes, de récupération sportive ou de disponibilité immédiate. Les prochaines étapes attendues par le secteur concernent l'élargissement du nombre d'installations et la validation, sur la durée, des taux d'utilisation nécessaires pour rentabiliser l'investissement.

UELa start-up française Capsix Robotics développe un robot masseur comparable (iYU) pour spas et hôtels, positionnant la France sur ce segment naissant de la robotique de bien-être.

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RoboBusiness 2026 lance un appel à conférenciers
3Robotics Business Review 

RoboBusiness 2026 lance un appel à conférenciers

RoboBusiness 2026 ouvrira ses portes les 19 et 21 octobre au Santa Clara Convention Center, en Californie, et l'appel à communications vient d'être lancé avec une date limite fixée au 8 juillet 2026. Six thématiques structureront le programme : Physical AI (apprentissage à partir de données capteurs, adaptation situationnelle), technologies habilitantes (contrôle du mouvement, vision machine, logiciels embarqués), humanoïdes (conception et déploiement industriel), robotique de terrain (agriculture, construction, applications outdoor), développement (simulation, CAD/CAM, méthodologies d'ingénierie) et Business & Deployment (stratégies go-to-market, financement, scaling de startups). Les conférenciers retenus bénéficient d'une accréditation complète à l'événement et de deux passes invités supplémentaires. La manifestation inclut également le Pitchfire Robotics Startup Competition, compétition de pitch ouverte aux startups en recherche de visibilité auprès d'investisseurs. La programmation 2026 reflète les inflexions majeures du secteur. La thématique humanoïdes acquiert une place centrale, cohérente avec l'accélération des annonces industrielles de Figure, Agility Robotics, Boston Dynamics ou 1X ces dix-huit derniers mois. L'intégration du Physical AI comme thématique à part entière -- soit les architectures combinant perception, raisonnement et action, dont les modèles VLA (vision-language-action) -- signale que la question n'est plus théorique : les industriels veulent comprendre comment ces systèmes se comportent hors laboratoire, en conditions réelles, et pas seulement dans des vidéos soigneusement sélectionnées. L'ajout d'une thématique dédiée au Business & Deployment traduit également une maturité du marché : la robotique commerciale sort du cycle démo-pilote pour entrer dans celui de la scalabilité et du ROI mesurable. RoboBusiness existe depuis vingt ans et est organisé par WTWH Media, groupe éditorial qui publie The Robot Report et Automated Warehouse, et co-produit le Robotics Summit & Expo. Parmi les intervenants récurrents figurent Jeff Burnstein, président de l'Association for Advancing Automation (A3), Ken Goldberg, titulaire de la chaire William S. Floyd Jr. Distinguished en ingénierie à l'UC Berkeley, et Deepu Talla, vice-président robotique et edge AI chez NVIDIA. Sur un marché des événements robotique de plus en plus concurrencé -- ICRA côté recherche académique, MODEX et ProMat côté intralogistique, AUTOMATE pour l'automatisation industrielle -- RoboBusiness maintient un positionnement délibérément orienté commercialisation et go-to-market, ciblant intégrateurs, décideurs et investisseurs plutôt que chercheurs. Les propositions de conférence sont à soumettre via formulaire en ligne avant le 8 juillet ; le contact programme est Steve Crowe (scrowe@wtwhmedia.com).

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Compte rendu du Robotics Summit & Expo 2026
4Robotics Business Review 

Compte rendu du Robotics Summit & Expo 2026

Le Robotics Summit & Expo 2026 s'est tenu à Boston fin mai, rassemblant les acteurs clés de l'industrie robotique autour de trois keynotes majeures. L'équipe éditoriale du Robot Report, composée de Steve Crowe, Eugene Demaitre, Brianna Wessling et Mike Oitzman, en a livré un compte-rendu podcast structuré autour des interventions de Brian Gerkey, Mikell Taylor, et Noland Arbaugh, premier patient humain de Neuralink. Ce dernier a marqué les esprits en jouant une partie d'échecs en direct sur scène avec Chris Matthieu de RealSense, démontrant le contrôle d'un logiciel par la pensée via son interface cerveau-ordinateur implantée début 2024. Les thèmes dominants de l'édition 2026 révèlent un secteur en transition entre expérimentation et déploiement réel. Brian Gerkey a défendu le rôle de l'open source comme infrastructure critique à l'ère de l'IA embarquée dans les systèmes robotiques, un sujet particulièrement chargé alors que ROS 2 devient le standard de facto pour les plateformes mobiles et les manipulateurs. Mikell Taylor a quant à elle proposé un cadre pratique pour qualifier les robots comme "dignes de déploiement" (notion de "worthy robots"), ce qui signale une préoccupation croissante des intégrateurs B2B : comment évaluer la fiabilité systémique au-delà des métriques de démonstration, notamment face au fossé persistant entre performances en lab et en environnement opérationnel réel. L'apparition de Neuralink dans une conférence robotique industrielle n'est pas anodine non plus : elle marque l'entrée des interfaces cerveau-ordinateur dans la conversation mainstream du secteur, au-delà du cadre médical strict. Le Robotics Summit est l'un des principaux rendez-vous annuels du secteur aux États-Unis, organisé par le Robot Report et WTWH Media. Brian Gerkey est une figure historique de l'écosystème ROS, ayant co-fondé Open Robotics avant sa fusion avec Intrinsic (filiale d'Alphabet) en 2023. Noland Arbaugh, tétraplégique depuis un accident de plongée en 2016, a reçu son implant Neuralink en janvier 2024 et est devenu depuis un ambassadeur de la technologie BCI grand public. Du côté des sponsors présents, maxon présentait son portfolio High Efficiency Joint (HEJ), des joints robotiques intégrés combinant moteur, réducteur, électronique et capteurs en un module compact, ciblant explicitement les robots mobiles, quadrupèdes et humanoïdes soumis à des charges cycliques et des impacts. Yamaha Robotics Group mettait en avant ses modules de convoyage linéaire pour l'automatisation industrielle. La prochaine édition du sommet devrait confirmer si les cadres de déploiement défendus cette année se traduisent en contrats fermes pour les intégrateurs présents.

IndustrielActu
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