
Meituan mène le tour de table de série D du fabricant de cobots FAIRINO
Le fabricant chinois de robots collaboratifs FAIRINO a bouclé un tour de série D mené par Meituan, après une série C+ pilotée par Long-Z, le bras d'investissement du même groupe. L'entreprise a communiqué sur cette levée en octobre. Cumulés, les deux tours représentent près d'un milliard de yuans (RMB 1 milliard). Yongxin Capital et Suzhou Capital Group figurent parmi les nouveaux investisseurs, et plusieurs actionnaires existants ont augmenté leur mise. FAIRINO n'a pas publié le montant propre à la série D. Les fonds iront à l'extension des capacités de production de composants clés et de produits, notamment les bras robotisés industriels à contrôle de force de la gamme ART et la plateforme d'intelligence incarnée AIRLab. Ils financeront aussi la R&D et le développement international.
Le signal tient moins au montant, flou, qu'à l'identité du chef de file. Meituan, groupe de livraison et de services locaux, renforce sa présence dans la robotique via Long-Z, ce qui suggère un intérêt stratégique pour des briques matérielles utilisables bien au-delà des cobots classiques. L'accent mis sur le contrôle de force, indispensable pour l'assemblage, le polissage ou toute tâche de contact, et sur une plateforme d'embodied AI va dans le sens d'un marché qui cherche à relier bras industriels et modèles d'IA. Il s'agit en revanche d'une annonce de financement et d'un plan d'investissement. Aucune donnée sur les volumes livrés, le chiffre d'affaires, les prix ou les déploiements clients n'est fournie, et l'état de maturité d'AIRLab reste à établir.
Sur le marché des cobots, FAIRINO s'inscrit face à Universal Robots, pionnier du segment, et à plusieurs acteurs chinois comme JAKA, AUBO, Elite ou Dobot, qui se disputent la clientèle par les prix et la montée en gamme. La concurrence se joue de plus en plus sur la capacité à produire en volume ses propres composants, ce que vise explicitement cette levée. Reste à suivre la mise en service de ces capacités, la part réelle des ventes à l'export et d'éventuels partenariats autour d'AIRLab. Ces éléments permettront de juger si le tour de table se traduit en parts de marché.
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