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Luxonis boucle une levée de série A pour développer sa couche de perception dédiée à l'IA physique
BusinessRobotics Business Review 

Luxonis boucle une levée de série A pour développer sa couche de perception dédiée à l'IA physique

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Luxonis, société basée à Denver et fondée en 2019, a bouclé une levée de série A de 14 millions de dollars menée par Denali Growth Partners, avec la participation de Taiwania Capital. L'entreprise, qui a démarré via une campagne Kickstarter réussie, revendique aujourd'hui plusieurs milliers de clients, dont plus de 60 entreprises du Fortune 500 et 17 des 30 valeurs du Dow Jones, parmi lesquelles la société agricole FARM-ING. Luxonis produit les caméras OAK, qui combinent plusieurs capteurs de vision et du calcul embarqué dans un seul boîtier, ainsi que le kit logiciel open source DepthAI, dont le SDK a franchi les 6 millions de téléchargements après une mise à jour en avril. Son écosystème de perception cloud OAK4, lancé en décembre 2025, vient d'être complété par la caméra modulaire OAK4-CS, destinée à l'inspection de codes-barres sur lignes de convoyage, à la microscopie et à d'autres usages industriels. Le mois dernier, la société a annoncé la prise en charge officielle de ses caméras dans NVIDIA Isaac Sim, ainsi qu'un déploiement OAK4 possible en USB-C seul ou en PoE+. Le PDG Bradley Dillon a indiqué que ce tour de table, le premier institutionnel de la société après plus de sept ans de développement porté par des proches et des investisseurs individuels, doit accélérer la croissance commerciale et la production.

Cette levée illustre la montée en puissance des fournisseurs de composants pour l'IA physique, un segment charnière entre la robotique et l'automatisation industrielle. Plutôt que de vendre des robots complets, Luxonis se positionne comme fournisseur de la couche de perception, capteurs, calcul embarqué et logiciel, que les intégrateurs assemblent ensuite selon leurs besoins. Pour les décideurs B2B, cette approche modulaire réduit la barrière à l'entrée dans la vision robotique, un domaine encore dominé par des solutions propriétaires coûteuses. La traction commerciale revendiquée, avec une base client s'étendant des particuliers aux grands groupes industriels, suggère que la demande pour une perception visuelle embarquée standardisée dépasse désormais les cas d'usage de niche pour toucher l'automatisation de production à grande échelle.

Les fonds serviront à étendre les capacités de la chaîne d'approvisionnement, développer de nouvelles architectures d'IA en périphérie (edge AI) et renforcer les équipes de R&D, de vente et de support technique. Luxonis prévoit de lancer de nouveaux appareils à prix plus accessibles et dans des formats variés, ciblant l'agriculture, la robotique avancée, la défense, l'automatisation industrielle, les machines lourdes, le medtech et la logistique d'entrepôt. La stratégie affichée par la société mise sur une combinaison entre ingénierie IA d'Europe centrale et orientale, capacités de fabrication à Taïwan et commercialisation aux États-Unis, une répartition géographique que Taiwania Capital a explicitement saluée comme un atout pour répondre aux besoins d'automatisation complexe des entreprises.

Impact France/UE

Luxonis maintient une partie de son ingénierie IA en Europe centrale et orientale, mais aucun déploiement, levée ou implantation commerciale directe en France ou dans l'UE n'est annoncé.

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TerraFirma lève 115 millions de dollars pour développer des infrastructures robotiques dédiées à la construction
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TerraFirma lève 115 millions de dollars pour développer des infrastructures robotiques dédiées à la construction

TerraFirma a annoncé cette semaine une levée de série A de 115 millions de dollars, menée par Kleiner Perkins, avec la participation de Bain Capital Ventures, Glade Brook Capital Partners, BANNER VC, Saga Ventures, Trust Ventures, Definition, PEAK6, Magnetar Capital et Ravelin Capital, ainsi que des investisseurs providentiels issus de SpaceX, Anduril, Base Power, Shinkei et Hadrian. Fondée en 2024 à Austin, au Texas, par les anciens ingénieurs SpaceX Noah Schochet (CEO) et Noah McGuinness (CTO), l'entreprise développe une pile technologique complète pour automatiser les chantiers de terrassement : logiciels de préconception assistés par IA, centre de commandement à distance, et engins lourds semi-autonomes (excavatrices, bulldozers, chargeuses, rouleaux compresseurs, skid steers) retrofités pour fonctionner sans opérateur dans la cabine. Des opérateurs qualifiés pilotent à distance des flottes entières depuis des écrans, ce qui permettrait, selon TerraFirma, de multiplier par trois l'efficacité de chaque opérateur. L'argent servira à étoffer les équipes d'ingénierie, de fabrication, d'opérations et de construction. Parmi les chantiers récents figurent la préparation de site pour un Starbucks à North Austin, un stade à Spicewood et un poste électrique à New Braunfels, ainsi que des projets d'infrastructure internationaux menés pour le gouvernement américain. L'intérêt de cette approche tient moins à l'autonomie complète qu'à la téléopération supervisée à grande échelle, un choix que McGuinness revendique explicitement en expliquant que l'automatisation totale des machines n'est pas l'objectif. C'est une nuance importante dans un secteur robotique saturé d'annonces sur l'autonomie totale : TerraFirma mise sur une supervision humaine distribuée plutôt que sur des machines pleinement autonomes, ce qui limite les risques d'échec technique tout en visant des gains de productivité réels. Le chiffre de "300% plus efficace" reste toutefois une estimation interne non vérifiée par un tiers, à prendre avec prudence comme toute métrique d'entreprise en phase de levée de fonds. Le pari s'appuie sur un constat macroéconomique solide cité par TerraFirma : la productivité du travail dans la construction américaine a reculé de 0,6% par an en moyenne depuis 1965 selon le Département du Commerce et Goldman Sachs, contre une croissance de 1,6% par an pour l'économie dans son ensemble, un écart chiffré à environ 1 000 milliards de dollars de perte tous les cinq ans. Le profil des fondateurs et des investisseurs providentiels, très marqué SpaceX, Anduril et hardware de défense, situe TerraFirma dans la mouvance des startups deep-tech verticalement intégrées qui appliquent au BTP les méthodes d'itération rapide du New Space. L'entreprise se positionne sur les secteurs du logement, de l'énergie, des transports, de l'industrie manufacturière et de l'éducation, et évoque déjà des projets internationaux sensibles avec l'administration américaine, sans en préciser la nature exacte. Aucune échéance commerciale plus large n'a été communiquée à ce stade au-delà de l'expansion des équipes financée par ce tour de table.

BusinessOpinion
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Pegasus Tech Ventures lance un fonds de 60 millions de dollars pour les startups d'IA physique
2The Robot Report 

Pegasus Tech Ventures lance un fonds de 60 millions de dollars pour les startups d'IA physique

Pegasus Tech Ventures, société de capital-risque basée à San Jose (Californie), a annoncé le lancement d'un fonds de capital-risque corporatif (CVC) de 10 milliards de yens, soit environ 60 millions de dollars, en partenariat avec CYBERDYNE Inc., entreprise japonaise fondée en 2004 et établie à Tsukuba. Pegasus en assure la gestion en tant que general partner, tandis que CYBERDYNE en est l'unique limited partner. Le fonds ciblera des startups développant des technologies dans les domaines de la robotique, de l'IA physique (physical AI), de la santé, de l'automatisation et des systèmes intelligents, avec une priorité pour les projets alignés sur la vision HCPS (human-cyber-physical space) défendue par CYBERDYNE, soit la fusion entre biologie humaine, intelligence artificielle, robotique et systèmes d'information. Pegasus, qui gère plus de 40 fonds et plus de 2 milliards de dollars d'actifs, a déjà investi dans plus de 300 startups, dont SpaceX, OpenAI, Anthropic, Airbnb et Coinbase. Ce fonds positionne CYBERDYNE comme un acteur offensif dans la course à l'IA incarnée, un segment qui attire des capitaux massifs depuis 2024. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal est clair : les fabricants de dispositifs d'assistance humaine misent désormais sur des écosystèmes de startups pour accélérer leur R&D, plutôt que de la conduire entièrement en interne. Le véhicule VCaaS (venture capital-as-a-service) de Pegasus donne à CYBERDYNE un accès structuré à Silicon Valley et aux écosystèmes d'innovation mondiaux, sans avoir à constituer une équipe d'investissement dédiée. Pour le secteur de la robotique de service et des exosquelettes, cela ouvre la porte à des co-développements entre un acteur cliniquement validé sur le marché médical japonais et des startups deeptech encore en phase early-stage. CYBERDYNE est surtout connue pour son exosquelette HAL (Hybrid Assistive Limb), un dispositif qui détecte les signaux bioélectriques de surface pour assister ou rééduquer les mouvements du porteur, déployé dans les secteurs médical, de la rééducation, du soutien au travail et de la réponse aux catastrophes. L'entreprise cherche à élargir son périmètre face aux défis démographiques japonais, notamment le vieillissement de la population et la pénurie de main-d'oeuvre. Sur le plan concurrentiel, CYBERDYNE évolue dans un espace où se positionnent également des acteurs comme Ekso Bionics, ReWalk ou Ottobock pour les exosquelettes médicaux, et où les grands noms de la robotique humanoïde (Figure, 1X, Agility Robotics, Boston Dynamics) empiètent progressivement sur les cas d'usage industriels et de soin. Le fonds ne précise pas de calendrier de déploiement ni de nombre de participations visées, ce qui limite pour l'instant la portée concrète de l'annonce.

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Bear Robotics acquiert Kinisi Robotics pour renforcer ses capacités d'IA physique
3Robotics Business Review 

Bear Robotics acquiert Kinisi Robotics pour renforcer ses capacités d'IA physique

Bear Robotics a annoncé la signature d'un accord définitif pour acquérir Kinisi Robotics, une startup basée à Bristol, au Royaume-Uni. La clôture est attendue dans les prochains jours. L'opération transfère à Bear l'équipe d'ingénierie britannique de Kinisi, son robot humanoïde à roues KR1, ainsi que ses modèles d'IA propriétaires : un modèle vision-langage-action (VLA) et un modèle fondation pour la robotique (RFM). Ces systèmes combinent apprentissage par imitation, renforcement, contrôle agentique de tâches et vision par ordinateur pour la détection, la localisation et la segmentation d'objets. Le KR1 est un humanoïde sur base roulante, conçu pour la préhension, le tri et le déplacement d'objets dans des environnements industriels, logistiques et hôteliers. Fondée en 2017 par John Ha, Bear a déployé plus de 16 000 robots de service dans le monde, opérant déjà comme une flotte coordonnée via une orchestration multi-robots agentique sur une plateforme cloud unifiée. L'acquisition répond à un verrou technique persistant dans la robotique de service : les robots mobiles autonomes (AMR) naviguent efficacement, mais peinent dès qu'il s'agit de saisir, trier ou manipuler des objets physiques. En intégrant Kinisi, Bear franchit cette frontière entre navigation pure et manipulation physique, que la majorité des acteurs du secteur tentent encore de résoudre séparément. Ce qui donne du crédit à l'opération plutôt que d'en faire une annonce spéculative, c'est que Kinisi utilisait déjà le stack de navigation de production de Bear depuis ses débuts : les équipes se connaissent, le code tourne en conditions réelles, et Bear dispose d'une visibilité concrète sur la maturité de l'ingénierie de Kinisi. La synergie sur les données d'entraînement est également tangible : la flotte de 16 000 robots génère en continu des données issues de milliers de sites, tandis que les outils de capture de Kinisi permettent d'ajouter des exemples de manipulation à faible coût. C'est un avantage que des pure-players de l'humanoïde comme Figure AI (Figure 03), Physical Intelligence (pi-0), Agility Robotics (Digit) ou encore Boston Dynamics (Atlas) n'ont pas encore à cette échelle de déploiement commercial réel. Bear Robotics s'est fait connaître à partir de 2017 avec ses robots de livraison pour la restauration (Servi, Laboni), avant de s'étendre au nettoyage industriel, en construisant une chaîne de fabrication et une base de clients enterprise. Kinisi a été co-fondée par Brennand Pierce, lui-même co-fondateur originel de Bear, ce qui explique la proximité technique et culturelle des deux entités : Pierce rejoindra Bear à la clôture de la transaction. Aucun calendrier public de déploiement commercial du KR1 n'est encore annoncé, ni de prix ni de volume cible. La prochaine étape logique est l'intégration du KR1 dans la flotte existante pour des tâches de picking en environnement hospitality ou logistique, les données d'entraînement étant alimentées directement par la flotte en production. Côté Europe, aucun acteur comparable en termes de flotte déployée n'est positionné sur ce segment : Wandercraft (exosquelette médical) et Enchanted Tools (Miroka, hospitality) opèrent sur des verticales plus étroites.

UEL'acquisition de Kinisi (Bristol, UK) par Bear Robotics intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens de robotique de service en hospitality et logistique, notamment Enchanted Tools, sans déploiement commercial annoncé en Europe à ce stade.

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Built Robotics et Penn xLAB s'associent pour développer une IA physique dédiée à la construction
4Robotics Business Review 

Built Robotics et Penn xLAB s'associent pour développer une IA physique dédiée à la construction

Built Robotics, spécialiste américain de l'automatisation des engins de chantier fondé en 2016, s'associe au Safe Autonomous Systems Lab (xLAB) de l'Université de Pennsylvanie pour développer des modèles d'IA physiques adaptés aux environnements de construction. Le partenariat repose sur le déploiement de petits robots mobiles équipés de suites de capteurs, chargés de collecter des données sur des chantiers actifs : postures corporelles atypiques, occultations, conditions d'éclairage dégradées, comportements humains imprévus. Ces cas limites viennent enrichir un jeu de données déjà conséquent : Built revendique plus de 50 000 heures d'opérations terrain, l'installation de plus de 3 gigawatts de panneaux solaires et une présence sur plus de 40 sites. Depuis son entrée sur le marché du solaire à grande échelle en 2023 avec le RPD 35 (Robotic Pile Driver, son robot de battage de pieux autonome), la société a accumulé des volumes de données opérationnelles dans certains des environnements industriels les plus contraignants du secteur. L'objectif déclaré est de construire un "world foundation model" pour la coexistence sûre entre machines autonomes et opérateurs humains sur site. L'enjeu est structurant pour l'industrie de la construction, l'un des secteurs les plus accidentogènes au monde et l'un des derniers à amorcer sa transition vers l'autonomie robotique à grande échelle. Le partenariat cible explicitement le "sim-to-real gap" : l'écart entre la performance validée en environnement contrôlé et la robustesse réelle sur chantier, avec des centaines d'ouvriers sur des sites pouvant s'étendre sur plusieurs milliers d'acres. Le modèle edge AI de détection de personnes développé en interne par Built sera affiné à partir de ces données d'edge cases, avec l'ambition d'atteindre une perception dite "surhumaine", capable de détecter des dangers transitoires qu'un opérateur humain pourrait manquer. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, ce travail représente un pas vers une certifiabilité effective des systèmes autonomes outdoor, domaine où les standards de sécurité restent embryonnaires. Built est par ailleurs membre de l'Association of Equipment Manufacturers (AEM) et siège au Futures Council de l'organisation, dont Erol Ahmed, VP communications de Built, assure la présidence. Built Robotics a été fondé par Noah Ready-Campbell, diplômé de Penn, ce qui explique en partie la fluidité du rapprochement avec xLAB, dirigé par Rahul Mangharam, professeur en ingénierie électrique et des systèmes. Sur le plan concurrentiel, le segment des robots de construction autonomes voit émerger plusieurs acteurs : Caterpillar et Komatsu investissent dans l'autonomie de leurs engins lourds, tandis que des startups comme Dusty Robotics (traçage au sol) ou Trimble (géolocalisation de chantier) avancent sur des niches complémentaires. En Europe, des initiatives restent plus discrètes sur ce front spécifique. La phase initiale du pilote de recherche porte sur le déploiement du modèle edge AI de Built sur des chantiers actifs avec cartographie haute fidélité, avant une montée en puissance vers un modèle de fondation plus généraliste dont les contours et la timeline publique n'ont pas encore été précisés.

UEL'émergence d'un standard de perception 'surhumaine' et de certifiabilité pour robots autonomes outdoor pourrait servir de référence aux acteurs européens de la construction, encore en retrait sur ce segment spécifique.

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