Aller au contenu principal
BusinessThe Robot Report 

TerraFirma lève 115 millions de dollars pour développer des infrastructures robotiques dédiées à la construction

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

TerraFirma a annoncé cette semaine une levée de série A de 115 millions de dollars, menée par Kleiner Perkins, avec la participation de Bain Capital Ventures, Glade Brook Capital Partners, BANNER VC, Saga Ventures, Trust Ventures, Definition, PEAK6, Magnetar Capital et Ravelin Capital, ainsi que des investisseurs providentiels issus de SpaceX, Anduril, Base Power, Shinkei et Hadrian. Fondée en 2024 à Austin, au Texas, par les anciens ingénieurs SpaceX Noah Schochet (CEO) et Noah McGuinness (CTO), l'entreprise développe une pile technologique complète pour automatiser les chantiers de terrassement : logiciels de préconception assistés par IA, centre de commandement à distance, et engins lourds semi-autonomes (excavatrices, bulldozers, chargeuses, rouleaux compresseurs, skid steers) retrofités pour fonctionner sans opérateur dans la cabine. Des opérateurs qualifiés pilotent à distance des flottes entières depuis des écrans, ce qui permettrait, selon TerraFirma, de multiplier par trois l'efficacité de chaque opérateur. L'argent servira à étoffer les équipes d'ingénierie, de fabrication, d'opérations et de construction. Parmi les chantiers récents figurent la préparation de site pour un Starbucks à North Austin, un stade à Spicewood et un poste électrique à New Braunfels, ainsi que des projets d'infrastructure internationaux menés pour le gouvernement américain.

L'intérêt de cette approche tient moins à l'autonomie complète qu'à la téléopération supervisée à grande échelle, un choix que McGuinness revendique explicitement en expliquant que l'automatisation totale des machines n'est pas l'objectif. C'est une nuance importante dans un secteur robotique saturé d'annonces sur l'autonomie totale : TerraFirma mise sur une supervision humaine distribuée plutôt que sur des machines pleinement autonomes, ce qui limite les risques d'échec technique tout en visant des gains de productivité réels. Le chiffre de "300% plus efficace" reste toutefois une estimation interne non vérifiée par un tiers, à prendre avec prudence comme toute métrique d'entreprise en phase de levée de fonds. Le pari s'appuie sur un constat macroéconomique solide cité par TerraFirma : la productivité du travail dans la construction américaine a reculé de 0,6% par an en moyenne depuis 1965 selon le Département du Commerce et Goldman Sachs, contre une croissance de 1,6% par an pour l'économie dans son ensemble, un écart chiffré à environ 1 000 milliards de dollars de perte tous les cinq ans.

Le profil des fondateurs et des investisseurs providentiels, très marqué SpaceX, Anduril et hardware de défense, situe TerraFirma dans la mouvance des startups deep-tech verticalement intégrées qui appliquent au BTP les méthodes d'itération rapide du New Space. L'entreprise se positionne sur les secteurs du logement, de l'énergie, des transports, de l'industrie manufacturière et de l'éducation, et évoque déjà des projets internationaux sensibles avec l'administration américaine, sans en préciser la nature exacte. Aucune échéance commerciale plus large n'a été communiquée à ce stade au-delà de l'expansion des équipes financée par ce tour de table.

À lire aussi

Mind Robotics lève 400 millions de dollars pour déployer ses robots à IA dans l'industrie manufacturière
1Robotics Business Review 

Mind Robotics lève 400 millions de dollars pour déployer ses robots à IA dans l'industrie manufacturière

Mind Robotics, startup américaine basée à Palo Alto, a annoncé le 13 mai 2026 une levée de fonds de 400 millions de dollars, portant son financement total à plus d'un milliard de dollars depuis sa création. Ce tour a été mené par Kleiner Perkins, avec la participation de nouveaux investisseurs comme Meritech Capital, Redpoint Ventures, SV Angel et Garuda Ventures, aux côtés d'acteurs déjà présents tels qu'Andreessen Horowitz, Accel, Bain Capital Ventures et Greenoaks. La startup, fondée par RJ Scaringe, avait enchaîné un seed de 115 millions de dollars fin 2025 puis une Série A de 500 millions en mars 2026, soit trois tours en moins de six mois. Mind Robotics se positionne comme constructeur d'une "plateforme full-stack" combinant modèles de fondation pour la robotique physique, hardware dédié et infrastructure de déploiement, ciblant l'automatisation de tâches manufacturières dextres et à fort contenu décisionnel. Rivian, le constructeur de véhicules électriques, est à la fois premier client, partenaire stratégique et actionnaire, fournissant un environnement de production à haut volume pour l'entraînement des modèles et alimentant ce que la société appelle un "data flywheel" d'itération continue. À ce stade, Mind Robotics reste une annonce plus qu'un produit déployé : le site de la société ne publie aucune image de robot, aucune fiche technique n'est disponible (payload, degrés de liberté, cadence de cycle), et les démonstrations publiques sont absentes. Ce point mérite d'être noté, car la plupart des levées comparables dans le secteur humanoïde ou manufacturing (Figure, 1X, Apptronik, Agility) s'accompagnent au minimum de vidéos opérationnelles. L'accès à l'usine Rivian comme terrain d'entraînement est un avantage réel pour réduire le sim-to-real gap, mais la promesse de généralisation inter-tâches et inter-domaines reste à valider empiriquement. Pour les décideurs industriels, la question centrale n'est pas le montant levé mais la capacité à démontrer une fiabilité en conditions réelles avant 2027, dans un secteur où le fossé entre démo et déploiement à l'échelle reste le principal obstacle commercial. RJ Scaringe, qui a co-fondé Rivian en 2009 et conduit l'entreprise jusqu'à son introduction en bourse en 2021, a créé Mind Robotics en novembre 2025 en s'appuyant sur l'expertise manufacturière accumulée chez Rivian. La société s'insère dans une vague de financements massifs autour de la "physical AI" : Boston Dynamics, Figure (2,6 milliards levés à date), Physical Intelligence avec Pi-0, ou encore 1X Technologies en Europe. En France et en Europe, des acteurs comme Wandercraft (exosquelettes), Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) avancent sur des segments plus ciblés avec des modèles économiques plus définis. Les prochaines étapes à surveiller pour Mind Robotics : une première démonstration publique de son hardware, l'annonce d'un second client industriel hors Rivian, et la publication de métriques de déploiement concrètes qui permettront de juger si l'ambition "general-purpose" tient face à la réalité de la chaîne de production.

UELa concentration massive de capital américain sur la robotique physique (Mind Robotics dépasse le milliard en 6 mois) accentue l'écart de ressources avec les acteurs européens comme Wandercraft, Enchanted Tools et Pollen Robotics, qui opèrent sur des segments ciblés avec des levées sans commune mesure.

BusinessOpinion
1 source
Faraday Future lève 25 millions de dollars pour livrer 1 500 robots d'ici la fin de l'année
2Robotics Business Review 

Faraday Future lève 25 millions de dollars pour livrer 1 500 robots d'ici la fin de l'année

Faraday Future, constructeur automobile électrique basé à Los Angeles fondé en 2014, a annoncé la semaine dernière une levée de 25 millions de dollars via l'émission de billets à ordre convertibles auprès d'investisseurs privés. Cumulée au financement de 45 millions de dollars obtenu en avril 2026, la société totalise désormais 70 millions de dollars levés en deux mois. Sur les 25 millions, 12,5 millions sont débloqués immédiatement sur le compte opérationnel de l'entreprise, les 12,5 millions restants étant conditionnels à des critères de performance définis contractuellement. L'objectif affiché est de livrer 1 500 robots d'ici fin 2026, après n'en avoir expédié que 68 depuis le lancement commercial en février 2026 et 200 unités visées pour le seul deuxième trimestre. La gamme comprend trois modèles à pattes -- FF Futurist, FF Master et FX Aegis -- avec un quatrième robot annoncé pour juin 2026. Un accord de mémorandum d'entente a également été signé avec RobotShop, plateforme e-commerce nord-américaine spécialisée en robotique, qui distribuera les produits Faraday Future à l'international. Le chiffre d'affaires du premier trimestre 2026 s'élève à 512 000 dollars, en hausse de 62 % par rapport aux 316 000 dollars du T1 2025, et représente déjà 95 % du revenu annuel total 2025 (536 000 dollars) -- dont 26 % proviennent de licences logicielles et de packs de compétences (SKILLS). Ces chiffres illustrent à la fois la dynamique et les limites d'une stratégie de pivot vers la robotique. 68 unités livrées face à une cible annuelle de 1 500 représente un ratio d'exécution de 4,5 %, ce qui rend l'objectif difficile à tenir sans accélération industrielle significative. La structure de financement -- billets convertibles non immédiatement négociables, avec la moitié des fonds séquestrés -- traduit une prudence des investisseurs plus qu'un vote de confiance inconditionnel. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal réel est la présence sur RobotShop : Faraday Future mise sur un canal de distribution à volume plutôt que sur des déploiements industriels profonds, ce qui positionne ses robots davantage comme des produits grand public ou PME que comme des solutions d'automatisation enterprise. Faraday Future s'est construit une réputation difficile dans l'automobile électrique -- la FF 91 n'a jamais atteint une production significative, et l'entreprise a traversé plusieurs crises financières depuis 2021. Son repositionnement dans la robotique incarnée (EAI, Embodied AI) suit une logique de survie plus que de stratégie organique. Dans un secteur dominé par Figure AI (Figure 03), Boston Dynamics, Agility Robotics (Digit), 1X Technologies et le Tesla Optimus Gen 3, Faraday Future aborde le marché avec des robots à pattes non humanoïdes, un segment moins concurrentiel mais aussi moins structuré commercialement. Aucun acteur européen ou français n'est directement impliqué dans ce dossier. Les prochaines étapes à surveiller : le lancement effectif du robot de juin 2026, le rythme réel de livraison au T2, et la conversion des 1 200 pré-commandes non contraignantes en commandes fermes.

BusinessOpinion
1 source
Linkhou lève des dizaines de millions de dollars pour développer sa production de composants robotiques
3Pandaily 

Linkhou lève des dizaines de millions de dollars pour développer sa production de composants robotiques

Linkhou, fabricant chinois de composants pour la robotique avancée, a annoncé fin avril 2026 la clôture d'un tour de financement Series B+, d'un montant de plusieurs centaines de millions de yuans (soit plusieurs dizaines de millions de dollars), mené par le China Internet Investment Fund avec la participation de plusieurs investisseurs historiques. Fondée en 2015 à Suzhou par Dong Hao, ancien de Bozhon Precision, la société produit des briques matérielles critiques pour la robotique incarnée : modules de vision, châssis mobiles et bras robotiques humanoïdes. Linkhou revendique avoir soutenu des déploiements de robots incarnés à l'échelle de 10 000 unités, un seuil rarement atteint dans le secteur. Son outil industriel comprend deux bases de production à Suzhou et Jiaxing, dont un site principal ayant mobilisé 1 milliard de yuans (environ 140 millions de dollars) d'investissement total, dimensionné pour produire annuellement 850 000 modules de vision, 450 000 unités de contrôle du mouvement et 80 000 robots complets. Les fonds levés seront alloués à la R&D, à l'extension des capacités de production et au développement international. Ce financement illustre un pivot stratégique dans la course humanoïde chinoise : plutôt que de financer un nouveau constructeur de robots complets, le marché capitalise sur les équipementiers de niveau 2, ceux qui fournissent les sous-systèmes sensoriels et mécaniques à l'ensemble de l'écosystème. Pour un intégrateur ou un COO industriel, c'est un signal que la chaîne d'approvisionnement en composants robotiques à haute cadence commence à se structurer en Chine, réduisant la dépendance aux importations japonaises ou européennes pour les actionneurs et capteurs. L'affirmation d'un déploiement à 10 000 unités mérite toutefois d'être nuancée : le communiqué ne précise ni les clients, ni les environnements de déploiement, ni si ce chiffre correspond à des unités en opération réelle ou livrées sur stock. Linkhou s'inscrit dans une vague de spécialistes de composants embarqués qui émergent en Chine aux côtés des constructeurs humanoïdes comme Unitree, Agibot ou UBTECH. Son positionnement en fournisseur multi-client de modules de vision et de contrôle du mouvement le place en concurrence indirecte avec des acteurs comme Hikrobot pour la vision industrielle et Leaderdrive pour les actionneurs. Le soutien du China Internet Investment Fund, fonds d'État rattaché à la Cyberspace Administration of China, donne à ce tour une dimension stratégique au-delà du pur rendement financier, dans un contexte où Pékin pousse activement à l'industrialisation de la robotique incarnée comme axe de compétitivité nationale. Les prochaines étapes annoncées incluent une expansion sur les marchés internationaux, sans précision de calendrier ni de géographies cibles.

UELa structuration rapide de la chaîne d'approvisionnement chinoise en composants robotiques haute cadence (modules de vision, actionneurs) accroît la pression concurrentielle sur les équipementiers européens et japonais, potentiellement au détriment de leurs parts de marché dans l'écosystème robotique mondial.

Chine/AsieOpinion
1 source
Pegasus Tech Ventures lance un fonds de 60 millions de dollars pour les startups d'IA physique
4The Robot Report 

Pegasus Tech Ventures lance un fonds de 60 millions de dollars pour les startups d'IA physique

Pegasus Tech Ventures, société de capital-risque basée à San Jose (Californie), a annoncé le lancement d'un fonds de capital-risque corporatif (CVC) de 10 milliards de yens, soit environ 60 millions de dollars, en partenariat avec CYBERDYNE Inc., entreprise japonaise fondée en 2004 et établie à Tsukuba. Pegasus en assure la gestion en tant que general partner, tandis que CYBERDYNE en est l'unique limited partner. Le fonds ciblera des startups développant des technologies dans les domaines de la robotique, de l'IA physique (physical AI), de la santé, de l'automatisation et des systèmes intelligents, avec une priorité pour les projets alignés sur la vision HCPS (human-cyber-physical space) défendue par CYBERDYNE, soit la fusion entre biologie humaine, intelligence artificielle, robotique et systèmes d'information. Pegasus, qui gère plus de 40 fonds et plus de 2 milliards de dollars d'actifs, a déjà investi dans plus de 300 startups, dont SpaceX, OpenAI, Anthropic, Airbnb et Coinbase. Ce fonds positionne CYBERDYNE comme un acteur offensif dans la course à l'IA incarnée, un segment qui attire des capitaux massifs depuis 2024. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal est clair : les fabricants de dispositifs d'assistance humaine misent désormais sur des écosystèmes de startups pour accélérer leur R&D, plutôt que de la conduire entièrement en interne. Le véhicule VCaaS (venture capital-as-a-service) de Pegasus donne à CYBERDYNE un accès structuré à Silicon Valley et aux écosystèmes d'innovation mondiaux, sans avoir à constituer une équipe d'investissement dédiée. Pour le secteur de la robotique de service et des exosquelettes, cela ouvre la porte à des co-développements entre un acteur cliniquement validé sur le marché médical japonais et des startups deeptech encore en phase early-stage. CYBERDYNE est surtout connue pour son exosquelette HAL (Hybrid Assistive Limb), un dispositif qui détecte les signaux bioélectriques de surface pour assister ou rééduquer les mouvements du porteur, déployé dans les secteurs médical, de la rééducation, du soutien au travail et de la réponse aux catastrophes. L'entreprise cherche à élargir son périmètre face aux défis démographiques japonais, notamment le vieillissement de la population et la pénurie de main-d'oeuvre. Sur le plan concurrentiel, CYBERDYNE évolue dans un espace où se positionnent également des acteurs comme Ekso Bionics, ReWalk ou Ottobock pour les exosquelettes médicaux, et où les grands noms de la robotique humanoïde (Figure, 1X, Agility Robotics, Boston Dynamics) empiètent progressivement sur les cas d'usage industriels et de soin. Le fonds ne précise pas de calendrier de déploiement ni de nombre de participations visées, ce qui limite pour l'instant la portée concrète de l'annonce.

BusinessOpinion
1 source