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Digit 5, robot humanoïde américain, vise des journées de 20 heures grâce à une recharge de 9 minutes

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Agility Robotics a retenu la technologie de batterie de Nyobolt pour Digit 5, son prochain humanoïde, avec l'objectif de dépasser 20 heures de travail productif sur une journée de 24 heures. Le système vise 90 minutes d'autonomie pour une recharge de neuf minutes, soit un ratio course/charge de 10 pour 1, contre 2 pour 1 sur Digit 4. Concrètement, le robot travaillerait dix minutes pour chaque minute passée sur son chargeur. Un accès anticipé aux robots équipés de cette batterie est annoncé pour le premier semestre 2027, auprès d'exploitants de sites industriels, d'entrepôts et de centres de distribution. La disponibilité doit ensuite croître sur six à neuf mois. Le communiqué ne donne ni la capacité de la batterie, ni la durée de vie en cycles, ni le poids du pack. Les valeurs de 90 minutes et de 10:1 sont des objectifs de conception, pas des mesures sur site.

Pour un intégrateur ou un COO logistique, l'enjeu est le taux d'utilisation. Un humanoïde qui passe la moitié de son temps à charger, comme Digit 4 avec son ratio de 2:1, ne rentabilise pas facilement son coût d'achat ou de location. Daniel Diez, directeur commercial d'Agility, présente l'uptime comme l'argument économique central de Digit. Dépasser deux postes complets par jour permettrait d'amortir le robot sur davantage d'heures et de réduire la taille de flotte nécessaire pour un même volume de tâches. Ces chiffres restent des promesses tant qu'ils ne sont pas validés en conditions réelles. Une charge ultra-rapide impose des courants élevés, donc des contraintes thermiques et un vieillissement des cellules que la durée de vie en cycles, non publiée, permettrait seule d'évaluer. Le gain théorique en utilisation peut aussi être grignoté par la gestion de file d'attente aux bornes et par la logistique de charge d'une flotte. L'argument de Nyobolt, plus de puissance dans un pack plus petit et plus léger, vise aussi la sécurité collaborative, car un robot plus léger est plus simple à rendre sûr près des humains.

Agility a récemment présenté Digit 5 comme son premier humanoïde conçu pour un travail coopératif sûr à grande échelle, capable d'opérer à proximité du personnel. L'entreprise, qui fait partie des rares acteurs à avoir déployé des humanoïdes bipèdes en entrepôt, prépare aussi son introduction en bourse via une fusion avec Churchill Capital Corp XI. L'opération doit se conclure au quatrième trimestre 2026, la société combinée conservant le nom Agility Robotics et cotant au Nasdaq sous le symbole « AGLT ». Dans ce contexte, la promesse d'un uptime élevé sert aussi d'argument auprès des investisseurs. Face à elle, Figure, Tesla avec Optimus et d'autres acteurs misent sur des approches différentes, par exemple des batteries plus grosses ou le remplacement du pack, et la bataille se joue autant sur l'autonomie énergétique que sur l'intelligence embarquée. La suite dépendra des premiers retours des clients en accès anticipé en 2027.

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Robot humanoïde Digit 5 : 20 heures d'autonomie pour 9 minutes de charge, fabriqué aux États-Unis
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Agility Robotics a dévoilé Digit 5 le 15 septembre 2026, un robot humanoïde de 1,80 mètre pesant 129 kg (284 livres), conçu pour déplacer des charges aux côtés d'employés dans des entrepôts et usines. Développé à Salem, dans l'Oregon, l'appareil peut soulever de façon répétée jusqu'à 23 kg (50 livres) et recharger sa batterie en neuf minutes, pour une autonomie de 90 minutes par cycle, ce qui permettrait en théorie plus de 20 heures de fonctionnement quotidien s'il retourne régulièrement à sa station de charge. Cette cinquième génération abandonne les jambes repliées vers l'arrière façon volatile de Digit 4 au profit d'une articulation plus humaine, actionnée par des vérins cycloïdaux propriétaires, qui augmente la capacité de charge de 40 % et permet au robot de s'agenouiller, de s'accroupir ou de s'asseoir pour couper ses moteurs en présence d'un opérateur. Son allonge passe de 1,68 à 2,20 mètres tout en restant assez compact pour franchir une porte standard. Le robot embarque 30 moteurs pilotés à environ 1 000 Hz, des caméras, capteurs de profondeur et centrales inertielles pour détecter les humains, ainsi que des préhenseurs interchangeables aux normes ISO. Nvidia est le premier partenaire de lancement pour la pile de sécurité, via les plateformes IGX Thor et Halos for Robotics. Agility revendique plus de 300 millions de dollars d'engagements conditionnels au 15 septembre 2026, un accès anticipé prévu au premier semestre 2027 et une disponibilité élargie ensuite, produite dans l'usine RoboFab de 6 500 m², dimensionnée pour 10 000 robots par an. L'annonce la plus significative pour les intégrateurs n'est pas le gabarit du robot mais sa procédure de certification: Agility affirme que Digit 5 est le premier humanoïde à passer une évaluation terrain selon les normes de sécurité industrielle OSHA, et l'entreprise participe à l'élaboration de standards de sécurité pour humanoïdes aux États-Unis, au Canada et via l'ISO. C'est ce verrou, plus que la puissance brute, qui conditionne le déploiement sans barrières physiques entre robots et travailleurs, condition posée par les clients eux-mêmes après trois ans d'usage réel de Digit 4. Le logiciel Agility Arc, qui orchestre Digit avec convoyeurs et robots mobiles autonomes, vise à faire d'une même machine un outil polyvalent, de la dépalettisation à la palettisation, plutôt qu'un robot à tâche unique. Ces chiffres restent toutefois déclaratifs et non audités indépendamment, et le calendrier annoncé, accès anticipé en 2027, reste une projection commerciale plutôt qu'un déploiement effectif. Agility Robotics, basée dans l'Oregon et connue pour sa lignée de robots bipèdes Cassie puis Digit, capitalise ici sur un retour d'expérience industriel réel plutôt que sur une simple démonstration en laboratoire, un argument censé la démarquer d'une partie du secteur où subsiste un écart entre vidéos promotionnelles et usage quotidien. Le champ concurrentiel reste dense, entre Figure et son Figure 03, Tesla et Optimus Gen 3, les plateformes Nvidia Isaac GR00T N2 et Apptronik/Helix, ou encore Boston Dynamics et 1X. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce.

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Digit V5 d'Agility vise des journées de travail de 20 heures en usine, sans barrières de sécurité
2Interesting Engineering 

Digit V5 d'Agility vise des journées de travail de 20 heures en usine, sans barrières de sécurité

Agility Robotics, entreprise basée dans l'Oregon, prépare le déploiement de son robot humanoïde Digit V5 chez des premiers clients dès décembre 2026, une étape présentée comme décisive vers une collaboration homme-robot sans barrières de sécurité en entrepôt et en usine. Le robot doit fonctionner jusqu'à 20 heures par jour, de quoi couvrir trois équipes de travail avec une seule machine, grâce à son système de batterie repensé. Digit V5 embarque des actionneurs cycloïdaux propriétaires au niveau des hanches et des genoux, censés lui donner la stabilité dynamique nécessaire pour encaisser un déséquilibre sans lâcher sa charge ni tomber. Agility affirme avoir testé cette capacité en retirant brusquement le sol sous le robot, qui a alors corrigé sa posture d'un pas et maintenu sa charge. La plateforme utilise aussi une bride au standard ISO compatible avec un large éventail de pinces et outils terminaux ; Agility a déjà démontré un changement d'outil sur Digit et prévoit à terme de rendre cette opération autonome. Sur le plan financier, Agility Robotics a récemment annoncé son introduction en bourse via une opération SPAC valorisée 2,5 milliards de dollars, destinée à lever plus de 620 millions de dollars pour financer le développement produit, la recherche et l'expansion de l'entreprise. L'enjeu central de Digit V5 est sa capacité annoncée à opérer à proximité immédiate des humains sans les clôtures de sécurité classiques imposées aux robots industriels, grâce à un dispositif combinant caméras, capteurs et logiciels de détection humaine avec une réponse matérielle rapide aux mouvements imprévus. Si cette promesse se vérifie en conditions réelles, elle changerait la donne économique du déploiement de robots dans des entrepôts déjà denses : les cages dédiées consomment de l'espace au sol, imposent des travaux d'aménagement coûteux et perturbent les flux de circulation existants. Agility prévoit d'utiliser ces premiers déploiements clients pour valider les capacités de sécurité de Digit V5 en conditions réelles avant une production à plus grande échelle, une démarche qui distingue explicitement la phase de validation terrain de la commercialisation de masse. L'entreprise mise sur cette validation pour élargir les usages des humanoïdes au-delà de la logistique et de la fabrication, vers la vente au détail et la pharmacie, deux secteurs où les contraintes opérationnelles ont jusqu'ici freiné l'adoption. Reste que les tests évoqués, comme le retrait du sol pour provoquer un pas correcteur, restent des démonstrations contrôlées par le fabricant et ne remplacent pas un audit de sécurité indépendant en usine. Agility Robotics développe la lignée Digit depuis plusieurs générations, avec des déploiements antérieurs déjà opérés notamment chez le logisticien GXO. Le marché des humanoïdes industriels s'est nettement densifié ces dernières années, avec des concurrents comme Tesla et son Optimus, Figure AI, Boston Dynamics avec Atlas ou encore Apptronik et son Apollo, tous engagés dans la même course à la démonstration de cas d'usage réels en entrepôt. Le pari d'Agility consiste à différencier Digit V5 par la sécurité de cohabitation plutôt que par la seule performance brute de manipulation. Les prochaines étapes attendues sont les retours des premiers clients pilotes en décembre 2026, qui conditionneront le passage à une production plus large, ainsi que le développement du changement d'outil autonome, pour l'instant démontré mais pas encore déployé en pleine autonomie.

HumanoïdesActu
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Un robot humanoïde américain reçoit une main à quatre doigts et 13 degrés de liberté (DOF) pour les tâches difficiles
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Un robot humanoïde américain reçoit une main à quatre doigts et 13 degrés de liberté (DOF) pour les tâches difficiles

Boston Dynamics a dévoilé une nouvelle main pour son humanoïde Atlas : quatre doigts et 13 degrés de liberté (DOF), contre sept pour la version précédente. Le pouce, opposable, en compte quatre, et chacun des trois autres doigts en compte trois, ce qui permet d'écarter les doigts et de piloter chaque bout de doigt individuellement. Les articulations sont à actionnement direct, avec un seul type d'actionneur, encapsulé, sans câbles traversant les joints. La main a la taille d'une grande main humaine, pour rester compatible avec l'outillage conçu pour les opérateurs. Selon l'entreprise, elle porte un mini-réfrigérateur chargé de plus de 45 kg (100 lb). L'Atlas de production est donné pour une charge utile instantanée de 110 lb (environ 50 kg) et de 66 lb (environ 30 kg) en continu. Ces chiffres viennent du constructeur et aucun test indépendant n'est cité. Le texte ne précise ni prix, ni volumes, ni calendrier de livraison. Le choix le plus parlant est l'absence d'auriculaire. Boston Dynamics explique que l'ajouter aurait été simple, mais que les tests ont montré qu'il était inutile pour les tâches visées. Quatre doigts suffisent, selon l'entreprise, pour réorienter un objet dans la main, rattraper une prise qui glisse et manipuler un outil en actionnant sa gâchette. Un cinquième doigt aurait ajouté trois actionneurs, donc du coût, de l'encombrement et des points de défaillance. C'est un arbitrage d'ingénierie assumé en faveur de la fiabilité en exploitation répétée plutôt que de la fidélité anatomique, ce qui tranche avec les démonstrations de dextérité de laboratoire. La conception est aussi pensée pour l'apprentissage : transmissions rétroactionnables (backdrivable), proprioception et capteurs tactiles de pression denses sur la pulpe des doigts et la paume. Ces choix permettent de modéliser la main avec une grande fidélité dynamique et d'entraîner par renforcement en simulation des politiques de contrôle (frottements, géométries d'objets, perturbations variés) avant de les transférer sur le robot réel. Le point à surveiller est la performance de ce transfert sim-to-real, que l'entreprise décrit comme un objectif de conception, sans publier de taux de réussite ni de temps de cycle. Cette main s'inscrit dans la course à la dextérité qui oppose désormais les humanoïdes industriels : la main est devenue le principal verrou entre la démonstration et le travail utile, bien avant la locomotion. Boston Dynamics, qui a fait évoluer Atlas d'un robot hydraulique de recherche vers un produit électrique de production, l'oppose à une pince industrielle classique, très efficace quand objets, orientations et environnement sont strictement contrôlés. Ses concurrents, Tesla avec Optimus, Figure avec son modèle Figure 03 ou Agility Robotics, suivent des voies différentes sur le nombre de doigts et d'actionneurs. Le texte ne détaille pas les prochaines étapes. Il faudra surtout des déploiements mesurés, avec des taux de succès et une durabilité publiés, pour passer de l'annonce de conception à une preuve en conditions réelles.

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Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique
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Des entreprises américaines et chinoises visent une réduction de plus de 30 % du poids des articulations des robots humanoïdes grâce au plastique

Celanese Corporation, groupe américain de matériaux hautes performances, et Vigor Precision, fabricant chinois spécialisé dans le moulage plastique de précision, ont annoncé un partenariat visant à développer des articulations en plastique technique pour robots humanoïdes. L'objectif affiché est de réduire le poids de ces composants de plus de 30% par rapport aux conceptions métalliques traditionnelles. Selon l'accord, Celanese fournira des formulations de matériaux sur mesure répondant aux exigences techniques de Vigor, avec un cahier des charges centré sur la résistance mécanique, la tenue aux températures élevées, la précision de transmission, l'autolubrification et la stabilité dimensionnelle. Ces articulations doivent en effet supporter des démarrages et arrêts rapides, des mouvements alternatifs à haute fréquence et des charges complexes, tout en conservant une précision de mouvement sur la durée. Todd Elliott, vice-président senior chez Celanese Engineered Materials, et Hoi-sang Chan, PDG de Vigor, ont tous deux confirmé l'accord dans un communiqué conjoint. Par ailleurs, des chercheurs de Harvard ont récemment publié un cadre mathématique destiné à optimiser les articulations à contact roulant, une piste qui pourrait bénéficier à la conception de préhenseurs plus performants et de robots aux mouvements plus proches de ceux des animaux. Le poids des articulations est un facteur déterminant pour l'autonomie énergétique, la réactivité dynamique et la mobilité globale des robots humanoïdes, ce qui explique l'intérêt croissant des fabricants pour les matériaux composites en remplacement du métal. Le recours à des plastiques autolubrifiants pourrait aussi réduire les besoins de maintenance en limitant l'usure par friction sur des cycles de mouvement répétitifs, un enjeu concret pour les intégrateurs qui devront faire fonctionner ces machines en continu. Il faut toutefois noter qu'il s'agit à ce stade d'un partenariat de développement matériaux, sans robot commercialisé ni date de mise sur le marché précisée: aucun chiffre de volume de production, de prix ou de calendrier de déploiement n'est communiqué. L'annonce illustre néanmoins un déplacement de la compétition humanoïde vers la couche matérielle et mécanique, longtemps éclipsée par les annonces centrées sur l'intelligence artificielle et les modèles vision-langage-action. Celanese s'appuie sur son expertise reconnue en science des matériaux polymères techniques, tandis que Vigor Precision apporte son savoir-faire en conception d'engrenages et moulage plastique de précision, une complémentarité présentée par les deux entreprises comme nécessaire pour industrialiser ces solutions à grande échelle. Le communiqué évoque une collaboration qui ira au-delà du choix des matériaux, avec un accompagnement de Celanese sur la validation du cycle de vie et la constance des performances en production de masse. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans cette annonce, qui reste centrée sur un axe de coopération industrielle sino-américaine dans la chaîne d'approvisionnement des composants robotiques.

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