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Robot humanoïde Digit 5 : 20 heures d'autonomie pour 9 minutes de charge, fabriqué aux États-Unis
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Robot humanoïde Digit 5 : 20 heures d'autonomie pour 9 minutes de charge, fabriqué aux États-Unis

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Robot humanoïde Digit 5 : 20 heures d'autonomie pour 9 minutes de charge, fabriqué aux États-Unis
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Agility Robotics a dévoilé Digit 5 le 15 septembre 2026, un robot humanoïde de 1,80 mètre pesant 129 kg (284 livres), conçu pour déplacer des charges aux côtés d'employés dans des entrepôts et usines. Développé à Salem, dans l'Oregon, l'appareil peut soulever de façon répétée jusqu'à 23 kg (50 livres) et recharger sa batterie en neuf minutes, pour une autonomie de 90 minutes par cycle, ce qui permettrait en théorie plus de 20 heures de fonctionnement quotidien s'il retourne régulièrement à sa station de charge. Cette cinquième génération abandonne les jambes repliées vers l'arrière façon volatile de Digit 4 au profit d'une articulation plus humaine, actionnée par des vérins cycloïdaux propriétaires, qui augmente la capacité de charge de 40 % et permet au robot de s'agenouiller, de s'accroupir ou de s'asseoir pour couper ses moteurs en présence d'un opérateur. Son allonge passe de 1,68 à 2,20 mètres tout en restant assez compact pour franchir une porte standard. Le robot embarque 30 moteurs pilotés à environ 1 000 Hz, des caméras, capteurs de profondeur et centrales inertielles pour détecter les humains, ainsi que des préhenseurs interchangeables aux normes ISO. Nvidia est le premier partenaire de lancement pour la pile de sécurité, via les plateformes IGX Thor et Halos for Robotics. Agility revendique plus de 300 millions de dollars d'engagements conditionnels au 15 septembre 2026, un accès anticipé prévu au premier semestre 2027 et une disponibilité élargie ensuite, produite dans l'usine RoboFab de 6 500 m², dimensionnée pour 10 000 robots par an.

L'annonce la plus significative pour les intégrateurs n'est pas le gabarit du robot mais sa procédure de certification: Agility affirme que Digit 5 est le premier humanoïde à passer une évaluation terrain selon les normes de sécurité industrielle OSHA, et l'entreprise participe à l'élaboration de standards de sécurité pour humanoïdes aux États-Unis, au Canada et via l'ISO. C'est ce verrou, plus que la puissance brute, qui conditionne le déploiement sans barrières physiques entre robots et travailleurs, condition posée par les clients eux-mêmes après trois ans d'usage réel de Digit 4. Le logiciel Agility Arc, qui orchestre Digit avec convoyeurs et robots mobiles autonomes, vise à faire d'une même machine un outil polyvalent, de la dépalettisation à la palettisation, plutôt qu'un robot à tâche unique. Ces chiffres restent toutefois déclaratifs et non audités indépendamment, et le calendrier annoncé, accès anticipé en 2027, reste une projection commerciale plutôt qu'un déploiement effectif.

Agility Robotics, basée dans l'Oregon et connue pour sa lignée de robots bipèdes Cassie puis Digit, capitalise ici sur un retour d'expérience industriel réel plutôt que sur une simple démonstration en laboratoire, un argument censé la démarquer d'une partie du secteur où subsiste un écart entre vidéos promotionnelles et usage quotidien. Le champ concurrentiel reste dense, entre Figure et son Figure 03, Tesla et Optimus Gen 3, les plateformes Nvidia Isaac GR00T N2 et Apptronik/Helix, ou encore Boston Dynamics et 1X. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce.

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Digit 5, robot humanoïde américain, vise des journées de 20 heures grâce à une recharge de 9 minutes
1Interesting Engineering 

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Agility Robotics a retenu la technologie de batterie de Nyobolt pour Digit 5, son prochain humanoïde, avec l'objectif de dépasser 20 heures de travail productif sur une journée de 24 heures. Le système vise 90 minutes d'autonomie pour une recharge de neuf minutes, soit un ratio course/charge de 10 pour 1, contre 2 pour 1 sur Digit 4. Concrètement, le robot travaillerait dix minutes pour chaque minute passée sur son chargeur. Un accès anticipé aux robots équipés de cette batterie est annoncé pour le premier semestre 2027, auprès d'exploitants de sites industriels, d'entrepôts et de centres de distribution. La disponibilité doit ensuite croître sur six à neuf mois. Le communiqué ne donne ni la capacité de la batterie, ni la durée de vie en cycles, ni le poids du pack. Les valeurs de 90 minutes et de 10:1 sont des objectifs de conception, pas des mesures sur site. Pour un intégrateur ou un COO logistique, l'enjeu est le taux d'utilisation. Un humanoïde qui passe la moitié de son temps à charger, comme Digit 4 avec son ratio de 2:1, ne rentabilise pas facilement son coût d'achat ou de location. Daniel Diez, directeur commercial d'Agility, présente l'uptime comme l'argument économique central de Digit. Dépasser deux postes complets par jour permettrait d'amortir le robot sur davantage d'heures et de réduire la taille de flotte nécessaire pour un même volume de tâches. Ces chiffres restent des promesses tant qu'ils ne sont pas validés en conditions réelles. Une charge ultra-rapide impose des courants élevés, donc des contraintes thermiques et un vieillissement des cellules que la durée de vie en cycles, non publiée, permettrait seule d'évaluer. Le gain théorique en utilisation peut aussi être grignoté par la gestion de file d'attente aux bornes et par la logistique de charge d'une flotte. L'argument de Nyobolt, plus de puissance dans un pack plus petit et plus léger, vise aussi la sécurité collaborative, car un robot plus léger est plus simple à rendre sûr près des humains. Agility a récemment présenté Digit 5 comme son premier humanoïde conçu pour un travail coopératif sûr à grande échelle, capable d'opérer à proximité du personnel. L'entreprise, qui fait partie des rares acteurs à avoir déployé des humanoïdes bipèdes en entrepôt, prépare aussi son introduction en bourse via une fusion avec Churchill Capital Corp XI. L'opération doit se conclure au quatrième trimestre 2026, la société combinée conservant le nom Agility Robotics et cotant au Nasdaq sous le symbole « AGLT ». Dans ce contexte, la promesse d'un uptime élevé sert aussi d'argument auprès des investisseurs. Face à elle, Figure, Tesla avec Optimus et d'autres acteurs misent sur des approches différentes, par exemple des batteries plus grosses ou le remplacement du pack, et la bataille se joue autant sur l'autonomie énergétique que sur l'intelligence embarquée. La suite dépendra des premiers retours des clients en accès anticipé en 2027.

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Digit 5, le premier robot humanoïde vraiment sûr pour travailler ?
2IEEE Spectrum Robotics 

Digit 5, le premier robot humanoïde vraiment sûr pour travailler ?

Agility Robotics a dévoilé Digit 5, la dernière génération de son robot humanoïde industriel, en misant sur un compromis inédit entre puissance, sécurité et autonomie énergétique. L'engin mesure 1,8 mètre pour 129 kg, peut soulever une charge de 23 kg jusqu'à 2,1 mètres de hauteur, et fonctionne plus de 20 heures par jour sans immobilisation prolongée pour recharge. Sa principale nouveauté tient à sa gestion de la sécurité : au lieu de s'appuyer sur des barrières physiques comme la quasi-totalité des humanoïdes commerciaux actuels, Digit 5 est conçu pour ne jamais pouvoir tomber sur quelqu'un. Quand un humain s'approche, le robot dépose ce qu'il transporte puis s'assoit au sol de façon stable si nécessaire, selon le communiqué d'Agility. Le robot abandonne aussi les jambes inversées, en forme de patte d'oiseau, qui caractérisaient Cassie puis les précédentes générations de Digit et qu'avait théorisées le cofondateur Jonathan Hurst dans un article de 2019 pour IEEE Spectrum : ces jambes optimisées pour la locomotion dynamique se prêtaient mal au levage et à la position accroupie, d'où le passage à une configuration plus proche de la jambe humaine. D'après le dossier déposé par Agility auprès de la SEC en juin, en vue d'une entrée en Bourse prévue avant fin 2026, le coût des composants (BOM) de Digit 5 devrait se situer entre 150 000 et 200 000 dollars au lancement, avec un objectif de moins de 50 000 dollars à un volume de 10 000 unités par an. Le service en formule robot-as-a-service serait facturé autour de 8 500 dollars par mois, une estimation qu'Agility qualifie elle-même de purement illustrative. Cette approche répond à une question que la plupart des fabricants de humanoïdes évitent : que se passe-t-il si un robot bipède intrinsèquement instable tombe sur un employé, un enfant ou un animal ? En rendant cette chute impossible par construction plutôt que par promesse marketing, Agility propose une réponse vérifiable là où la concurrence reste largement silencieuse sur le sujet, ce qui pourrait débloquer des déploiements en usine sans cages de sécurité, un frein connu à l'adoption industrielle des humanoïdes. Sur le plan économique, en croisant les 20 heures d'activité quotidienne annoncées avec un coût horaire de main-d'œuvre estimé à 30,50 dollars, Agility avance une économie potentielle de 100 000 dollars par an et par robot pour ses clients, un chiffre présenté comme purement indicatif et donc à prendre avec prudence, comme toute projection émanant du fabricant avant commercialisation à grande échelle. Si ces ordres de grandeur se confirment en conditions réelles, ils constitueraient l'un des premiers cas concrets où l'équation coûts/bénéfices d'un humanoïde tiendrait la route face au scepticisme sur l'écart entre démonstrations spectaculaires et utilité économique réelle en production. Agility Robotics construit sur l'héritage de Cassie, son premier robot bipède, puis des générations précédentes de Digit, dont les jambes inversées avaient été conçues par Jonathan Hurst comme une optimisation biomécanique de la locomotion dynamique plutôt que par souci esthétique, ainsi qu'il l'expliquait déjà en 2019. Le passage à une architecture de jambes plus proche de l'humain marque une bascule assumée vers l'utilité au sol, levage et position accroupie, au détriment de l'agilité dynamique. La société a par ailleurs confirmé, via son dépôt SEC de juin, viser une introduction en Bourse d'ici fin 2026, ce qui explique la précision inhabituelle des chiffres de coûts et de rentabilité rendus publics avant même la commercialisation effective de Digit 5. Le robot arrive dans un paysage humanoïde de plus en plus encombré, où de nombreux concurrents continuent de communiquer surtout par vidéos de démonstration ; l'insistance d'Agility sur un mécanisme de sécurité vérifiable et sur des données de coûts de production réelles, plutôt que sur des projections marketing, tranche avec cette tendance. Les prochaines étapes attendues sont les premiers retours de déploiements clients à grande échelle, qui permettront de vérifier si les promesses de 20 heures de fonctionnement quotidien et d'économies annuelles de 100 000 dollars par robot se confirment sur le terrain, à mesure qu'Agility se rapproche de l'échéance boursière visée pour fin 2026.

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BMW intègre le robot humanoïde Figure 03 dans son usine intelligente aux États-Unis pour la logistique avancée
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BMW intègre le robot humanoïde Figure 03 dans son usine intelligente aux États-Unis pour la logistique avancée

BMW a déployé le robot humanoïde Figure 03 de Figure AI dans son usine de Spartanburg, en Caroline du Sud, pour automatiser des tâches de séquençage logistique complexes. Ce déploiement fait suite à un pilote de onze mois avec le Figure 02, qui avait contribué à la production de plus de 30 000 BMW X3 en insérant des composants en tôle dans des gabarits de soudure avec haute précision et cadence soutenue. Le Figure 03 prend en charge l'organisation de composants non triés dans des chariots de séquençage avant leur acheminement vers les postes d'assemblage par des systèmes de transport autonomes, selon un mode de fabrication "just-in-sequence" garantissant que les opérateurs reçoivent les bons composants au bon moment. La nouvelle génération introduit plusieurs améliorations matérielles : revêtement extérieur souple pour la sécurité en milieu partagé, charge sans fil pour maximiser le temps de fonctionnement, communication vocale bidirectionnelle, et mains repensées équipées de capteurs tactiles et de caméras palmaires intégrées. En parallèle, BMW expérimente depuis mars 2026 le robot humanoïde AEON de Hexagon dans son usine de Leipzig pour l'assemblage de batteries haute tension et de composants de carrosserie. Le passage du Figure 02 au Figure 03, et surtout l'extension du périmètre d'application de la carrosserie vers la logistique, représente un signal sectoriel significatif : les robots humanoïdes ne sont plus cantonnés aux tâches de soudure répétitives à faible variabilité, mais commencent à opérer dans des environnements moins structurés, où la dextérité fine et la reconnaissance d'objets variés sont requises. Les capteurs tactiles et caméras palmaires du Figure 03 sont directement conçus pour réduire ce gap de manipulation. La durée du déploiement initial, onze mois sous conditions de production réelles avec une contribution mesurable à la sortie de 30 000 véhicules, constitue une donnée plus robuste que les démonstrations en laboratoire qui dominent encore les annonces du secteur. Cela dit, BMW ne communique pas de métriques de cadence ni de taux de disponibilité comparés aux postes humains, ce qui rend l'évaluation économique difficile depuis l'extérieur. BMW positionne explicitement Spartanburg comme son principal site de développement pour l'intégration de la robotique humanoïde, dans le cadre d'une stratégie dite "Physical AI" qui vise à compléter l'automatisation classique plutôt qu'à la remplacer. Figure AI, fondée par Brett Adcock, concurrence sur ce segment Tesla (Optimus), Boston Dynamics (Atlas), Agility Robotics (Digit) et 1X Technologies. L'extension à Leipzig avec AEON de Hexagon, un acteur moins médiatisé que ses concurrents américains, suggère que BMW maintient une stratégie multi-fournisseurs plutôt que de s'engager en exclusivité avec un seul partenaire robotique. Les prochaines étapes annoncées incluent l'évaluation de la polyvalence d'AEON sur plusieurs processus de fabrication à Leipzig, notamment en production de modules énergétiques et d'éléments de carrosserie extérieure, sans calendrier précis communiqué pour un déploiement à grande échelle.

UELe déploiement à Spartanburg sert de banc d'essai pour les usines BMW en Europe, notamment à Leipzig où l'AEON de Hexagon est en test depuis mars 2026, signalant une accélération potentielle de l'intégration humanoïde dans la supply chain automobile européenne.

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Figure 03, un humanoïde, gravit une échelle de façon autonome, une première pour la robotique
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Figure 03, un humanoïde, gravit une échelle de façon autonome, une première pour la robotique

Figure, la startup californienne de robotique humanoïde, a diffusé le 1er août 2026 une vidéo montrant son robot Figure 03 grimper à une échelle de façon entièrement autonome, sans télécommande ni assistance humaine visible. Les images ont été publiées sur X par le fondateur de l'entreprise, Brett Adcock, qui présente la démonstration comme une nouvelle étape dans la mobilité et l'équilibre des robots humanoïdes. Figure 03 est le robot généraliste de l'entreprise, conçu pour évoluer à terme dans des environnements domestiques et professionnels grâce à son modèle d'IA Helix. L'annonce intervient alors que Figure a récemment porté sa cadence de production d'une unité par jour à une unité par heure, avec plus de 350 robots livrés à ce jour. Aucun détail technique sur le système sous-jacent n'a été communiqué, et la démonstration n'a pas été vérifiée de façon indépendante, ce qui invite à la prudence sur la portée réelle de l'exploit. Grimper à une échelle compte parmi les tâches les plus exigeantes pour un robot humanoïde: elle demande une coordination fine des bras et des jambes, des ajustements d'équilibre continus et une perception précise de l'environnement en temps réel. Une réussite de ce type, si elle se confirme au-delà d'une vidéo soigneusement sélectionnée, suggérerait des progrès concrets sur le contrôle corporel global et la prise de décision embarquée, deux points faibles historiques des humanoïdes face aux démonstrations scénarisées de la concurrence. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu dépasse l'anecdote: il s'agit de savoir si les robots à jambes peuvent réellement remplacer les solutions à roues dans des environnements pensés pour l'humain, entrepôts, usines, bureaux. Adcock a d'ailleurs qualifié les robots à roues d'« impasse totale », réaffirmant le pari stratégique de Figure sur la locomotion bipède. Cette capacité s'appuie sur une refonte récente du modèle Helix System 0, qui combine désormais perception visuelle et contrôle moteur global. Auparavant limité à la proprioception, c'est-à-dire la seule conscience de la position de ses articulations, le système intègre désormais les flux stéréo des caméras embarquées pour construire une représentation tridimensionnelle du terrain en temps réel. Entraîné par apprentissage par renforcement sur des terrains simulés variés, ce modèle transférerait, selon Figure, ses comportements directement vers le monde réel sans calibration supplémentaire, un enjeu de transfert simulation-vers-réel qui reste un défi majeur du secteur. Face à des concurrents comme Tesla (Optimus) ou les développeurs de modèles VLA tels que Pi-0 ou GR00T N2, Figure mise sur cette architecture perceptive pour élargir progressivement l'autonomie de ses robots vers des environnements réels non contrôlés.

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