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Digit V5 d'Agility vise des journées de travail de 20 heures en usine, sans barrières de sécurité
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Digit V5 d'Agility vise des journées de travail de 20 heures en usine, sans barrières de sécurité

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Digit V5 d'Agility vise des journées de travail de 20 heures en usine, sans barrières de sécurité
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Agility Robotics, entreprise basée dans l'Oregon, prépare le déploiement de son robot humanoïde Digit V5 chez des premiers clients dès décembre 2026, une étape présentée comme décisive vers une collaboration homme-robot sans barrières de sécurité en entrepôt et en usine. Le robot doit fonctionner jusqu'à 20 heures par jour, de quoi couvrir trois équipes de travail avec une seule machine, grâce à son système de batterie repensé. Digit V5 embarque des actionneurs cycloïdaux propriétaires au niveau des hanches et des genoux, censés lui donner la stabilité dynamique nécessaire pour encaisser un déséquilibre sans lâcher sa charge ni tomber. Agility affirme avoir testé cette capacité en retirant brusquement le sol sous le robot, qui a alors corrigé sa posture d'un pas et maintenu sa charge. La plateforme utilise aussi une bride au standard ISO compatible avec un large éventail de pinces et outils terminaux ; Agility a déjà démontré un changement d'outil sur Digit et prévoit à terme de rendre cette opération autonome. Sur le plan financier, Agility Robotics a récemment annoncé son introduction en bourse via une opération SPAC valorisée 2,5 milliards de dollars, destinée à lever plus de 620 millions de dollars pour financer le développement produit, la recherche et l'expansion de l'entreprise.

L'enjeu central de Digit V5 est sa capacité annoncée à opérer à proximité immédiate des humains sans les clôtures de sécurité classiques imposées aux robots industriels, grâce à un dispositif combinant caméras, capteurs et logiciels de détection humaine avec une réponse matérielle rapide aux mouvements imprévus. Si cette promesse se vérifie en conditions réelles, elle changerait la donne économique du déploiement de robots dans des entrepôts déjà denses : les cages dédiées consomment de l'espace au sol, imposent des travaux d'aménagement coûteux et perturbent les flux de circulation existants. Agility prévoit d'utiliser ces premiers déploiements clients pour valider les capacités de sécurité de Digit V5 en conditions réelles avant une production à plus grande échelle, une démarche qui distingue explicitement la phase de validation terrain de la commercialisation de masse. L'entreprise mise sur cette validation pour élargir les usages des humanoïdes au-delà de la logistique et de la fabrication, vers la vente au détail et la pharmacie, deux secteurs où les contraintes opérationnelles ont jusqu'ici freiné l'adoption. Reste que les tests évoqués, comme le retrait du sol pour provoquer un pas correcteur, restent des démonstrations contrôlées par le fabricant et ne remplacent pas un audit de sécurité indépendant en usine.

Agility Robotics développe la lignée Digit depuis plusieurs générations, avec des déploiements antérieurs déjà opérés notamment chez le logisticien GXO. Le marché des humanoïdes industriels s'est nettement densifié ces dernières années, avec des concurrents comme Tesla et son Optimus, Figure AI, Boston Dynamics avec Atlas ou encore Apptronik et son Apollo, tous engagés dans la même course à la démonstration de cas d'usage réels en entrepôt. Le pari d'Agility consiste à différencier Digit V5 par la sécurité de cohabitation plutôt que par la seule performance brute de manipulation. Les prochaines étapes attendues sont les retours des premiers clients pilotes en décembre 2026, qui conditionneront le passage à une production plus large, ainsi que le développement du changement d'outil autonome, pour l'instant démontré mais pas encore déployé en pleine autonomie.

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Les robots humanoïdes de Figure atteignent 200 heures de travail et 250 000 colis traités sans défaillance
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Les robots humanoïdes de Figure atteignent 200 heures de travail et 250 000 colis traités sans défaillance

Figure AI, startup californienne valorisée 39 milliards de dollars, a mené à son terme un test d'endurance de 200 heures consécutives avec trois de ses robots humanoïdes Figure 03, pilotés par son système d'IA Helix-02. Lancée le 14 mai 2026 depuis le siège de Sunnyvale en Californie, l'opération a permis de trier 249 560 colis sur des tapis roulants, sans défaillance matérielle majeure constatée sur aucune des trois unités, baptisées Bob, Jim et Rose par les spectateurs du livestream. Le test avait été initié en réponse à un défi de 8 heures formulé par le Dr Scott Walter, vétéran de l'automatisation industrielle, avant d'être prolongé sans limite préétablie. Les robots utilisaient des caméras embarquées et un raisonnement IA pour détecter les codes-barres, saisir les colis et les déposer face code-barres vers le bas sur les convoyeurs. La cadence atteinte approche les trois secondes par colis, soit la parité estimée avec un opérateur humain. La rotation de flotte était entièrement autonome : lorsque la batterie d'un robot (autonomie d'environ quatre heures) atteignait un seuil critique, une unité de relève prenait automatiquement sa place pendant que le robot déchargé rejoignait une station de recharge sans fil intégrée à la plante de ses pieds. Des erreurs de manipulation ont néanmoins été observées, colis tombés ou mal orientés, que Figure AI distingue explicitement des pannes système. Ce test de 200 heures constitue un signal concret pour les intégrateurs et les décideurs industriels : une flotte d'humanoïdes peut enchaîner plusieurs jours d'opération continue sans intervention humaine corrective, à condition de disposer d'un système de rotation et de remplacement automatisé. La capacité d'auto-éviction est particulièrement notable : si un robot détecte une anomalie matérielle ou logicielle, il navigue de façon autonome vers une zone de service pendant qu'un autre prend le relais sans interruption du flux. Helix-02 est décrit par Figure AI comme un réseau de neurones unifié intégrant vision, toucher, proprioception et contrôle du corps entier dans un seul modèle, à l'opposé des architectures modulaires classiques qui séparent locomotion et manipulation. Ce choix d'architecture VLA (Vision-Language-Action) montre des résultats à l'échelle des 200 heures, mais le test s'est déroulé dans les locaux contrôlés de Figure AI et non chez un client en production, ce qui atténue la portée des conclusions. Figure AI avait déjà conduit des validations en environnement industriel réel, notamment dans les usines BMW de Caroline du Sud. La société concourt directement face à Tesla (Optimus), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon) et Apptronik (Apollo, partenaire de NASA et Mercedes-Benz), tous engagés dans la commercialisation d'humanoïdes pour la logistique et la production manufacturière. En Europe, des acteurs comme Enchanted Tools (Mirokaï) et Wandercraft restent positionnés sur des segments différents, retail hospitalier et rééducation médicale, loin des volumes logistiques visés par les acteurs américains. La prochaine étape structurante pour Figure AI sera de reproduire ces métriques hors de ses propres installations, dans des environnements clients réels, seul véritable test du passage de la démonstration au déploiement industriel.

UELa démonstration amplifie l'écart technologique entre les acteurs américains et les acteurs européens sur le segment logistique humanoïde, sans impact opérationnel direct sur la France ou l'UE à court terme.

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Helix-02 assure désormais des quarts de 8 heures en usine sans intervention humaine
2Interesting Engineering 

Helix-02 assure désormais des quarts de 8 heures en usine sans intervention humaine

Figure AI a annoncé le 13 mai 2026 que ses robots humanoïdes sont désormais capables d'assurer des postes de travail complets de huit heures de façon entièrement autonome, grâce à son système d'IA Helix-02. La startup californienne a publié une vidéo sur X montrant une équipe de robots opérant "à des niveaux de performance humaine" sans intervention humaine. Helix-02 est un réseau de neurones unifié qui fusionne la vision (caméras en tête et dans les paumes), le toucher (capteurs tactiles au bout des doigts), la proprioception et le contrôle du corps entier en un seul système d'apprentissage, remplaçant les architectures traditionnelles qui séparent contrôleurs de mouvement et de manipulation. La société a également présenté "System 0", un contrôleur neuronal corporel entraîné sur plus de 1 000 heures de données de mouvement humain, qui remplace plus de 109 000 lignes de code C++ artisanal. Les robots ont démontré des tâches à motricité fine incluant le dévissage de bouchons, l'extraction de médicaments depuis des organiseurs, le dosage précis de seringues et le tri de pièces métalliques dans des bacs encombrés. En mode multi-robots, deux humanoïdes ont réinitialisé une chambre entière en moins de deux minutes, sans contrôleur centralisé. Si les affirmations de continuité opérationnelle se confirment à l'échelle, ce passage de démonstrations de quelques minutes à des postes de huit heures représente un seuil industriel significatif pour les intégrateurs et les décideurs B2B. La fusion vision-toucher-proprioception dans un seul modèle neuronal constitue une architecture distincte des AMR actuels et adresse directement le "sim-to-real gap" que la plupart des VLA peinent encore à combler dans des environnements non contrôlés. La capacité de coordination inter-robots sans orchestrateur central est également notable pour les scénarios d'entrepôt et de montage à forte densité humaine. Il convient toutefois de souligner que les vidéos publiées sont sélectionnées par l'entreprise, et qu'aucune donnée indépendante sur les taux d'erreur, les interruptions non filmées ou la variabilité des tâches n'est disponible à ce stade. Figure AI s'appuie sur un déploiement réel déjà documenté chez BMW Group Plant Spartanburg, en Caroline du Sud, où ses robots Figure 02 (70 kg, 170 cm, charge utile 20 kg) auraient accompli des postes de 10 heures, contribué au déplacement de plus de 90 000 pièces et soutenu la production d'environ 30 000 véhicules. La société se positionne directement face à Tesla (Optimus), Agility Robotics (Digit) et Apptronik (Apollo), tous engagés dans une course à la commercialisation de robots humanoïdes polyvalents pour l'industrie. La prochaine étape pour Figure AI sera d'étendre ces déploiements au-delà du secteur automobile et de fournir des métriques vérifiables par des tiers, condition sine qua non pour convaincre les intégrateurs industriels d'aller au-delà du pilote.

UEImpact indirect : BMW Group (constructeur européen) est déjà partenaire de déploiement aux États-Unis, mais une extension aux usines européennes de BMW (Leipzig, Regensburg) constituerait le prochain seuil à surveiller pour les intégrateurs industriels FR/UE.

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Humanoïdes en usine : pas de passage à l'échelle sans baisse des coûts
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Humanoïdes en usine : pas de passage à l'échelle sans baisse des coûts

BMW a annoncé le déploiement de l'humanoïde Figure 03 dans son usine de Spartanburg, en Caroline du Sud, après un pilote jugé concluant avec le modèle précédent, Figure 02. Cette annonce illustre un constat plus large du secteur : le principal obstacle à l'adoption des robots humanoïdes en usine n'est plus tant l'intelligence artificielle que la rentabilité économique. Les systèmes de vision ont mûri, les modèles de fondation progressent et le matériel s'est nettement amélioré, actionneurs plus puissants, mobilité accrue, effecteurs plus fiables, y compris les mains, longtemps le point faible du domaine. Plusieurs acteurs affichent déjà des résultats concrets : Generalist réalise des tâches de manipulation précises, Agility Robotics revendique des résultats prouvés en entrepôt, et Alt-Bionics développe des mains robotiques qui améliorent à la fois la dextérité des humanoïdes et l'état de l'art des prothèses. Mais sur le terrain du tri de colis, les meilleures démonstrations humanoïdes plafonnent autour de 1 000 prises à l'heure en conditions contrôlées, contre 1 300 à près de 3 000 prises à l'heure pour des robots spécialisés. Un développeur humanoïde de premier plan chiffre le coût d'un robot à plusieurs centaines de milliers de dollars, un montant qui n'est amorti que si la machine tourne en continu, sur plusieurs équipes. Ce basculement du débat, de "les robots peuvent-ils faire le travail" à "peut-on justifier le coût", change la donne pour les intégrateurs et les décideurs industriels. Il remet en cause l'idée reçue selon laquelle la polyvalence des humanoïdes suffirait à les imposer face à l'automatisation spécialisée : en production à haut volume, un système dédié, optimisé de bout en bout pour une tâche unique, reste plus rentable qu'une machine généraliste, même compétente. Le modèle de supervision évolue aussi : la téléopération, où un opérateur contrôle le robot en continu, limite mécaniquement le passage à l'échelle puisqu'elle mobilise presque toute l'attention humaine par machine. Le modèle qui se dessine est plutôt celui d'une supervision de haut niveau, où une personne peut surveiller une cinquantaine de robots ou plus et n'intervient qu'en cas d'imprévu, chaque intervention servant ensuite à réentraîner l'IA. Cette part d'intervention humaine devrait diminuer avec le temps, mais elle ne devrait jamais totalement disparaître, ce qui tempère les promesses d'autonomie totale. Le déploiement chez BMW s'inscrit dans la continuité du pilote Figure 02 lancé sur le même site de Spartanburg, déjà identifié comme terrain d'essai pour l'automatisation humanoïde chez le constructeur allemand. Il reste toutefois une annonce de déploiement faisant suite à un pilote jugé réussi, et non la preuve d'une adoption validée à grande échelle sur la durée. Le paysage concurrentiel reste ouvert entre plusieurs approches complémentaires, la manipulation fine chez Generalist, la logistique d'entrepôt chez Agility Robotics, la dextérité manuelle chez Alt-Bionics, sans qu'aucun acteur n'ait encore démontré une rentabilité robuste à grande échelle. La suite dépendra largement de la baisse des coûts unitaires : plusieurs développeurs travaillent sur des humanoïdes moins chers, une évolution qui pourrait faire basculer le calcul économique dans un nombre croissant d'applications industrielles au cours des prochaines années.

UEBMW, constructeur allemand, valide sa strategie humanoide sur son site americain de Spartanburg ; cela peut influencer ses choix d'automatisation dans ses usines europeennes, mais aucun deploiement en France ou en UE n'est annonce a ce stade.

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Agility, fabricant du robot Digit, vise 620 millions via une cotation SPAC historique
4Interesting Engineering 

Agility, fabricant du robot Digit, vise 620 millions via une cotation SPAC historique

Agility Robotics s'apprête à entrer en bourse via une fusion SPAC valorisant l'entreprise à 2,5 milliards de dollars, une opération qui devrait lui apporter plus de 620 millions de dollars de financement frais destinés au développement produit, à la recherche et à l'expansion commerciale. Il s'agit de la première introduction en bourse d'une entreprise 100 % dédiée à la robotique humanoïde aux États-Unis, ce qui en fait également le premier benchmark financier audité disponible pour un secteur jusqu'ici opaque. Parallèlement à cette cotation, Agility prépare le lancement commercial de son Digit v5, présenté comme le premier humanoïde "coopérativement sûr" du marché. Digit est déjà déployé dans neuf sites industriels chez des clients majeurs dont Schaeffler, GXO Logistics, Toyota Motor Manufacturing Canada et Mercado Libre, avec plus de 65 000 heures d'opération cumulées à ce jour. L'entreprise annonce par ailleurs plus de 300 millions de dollars de commandes pluriannuelles signées et un pipeline de plus de 30 clients potentiels. Sur le plan technique, Digit v5 intégrera la plateforme de calcul industriel NVIDIA IGX Thor et le logiciel de sécurité Halos Core, et sera évalué dans le cadre du Halos AI Systems Inspection Lab de NVIDIA pour sa conformité aux standards de sécurité industrielle. L'entrée en bourse d'Agility a une portée symbolique et structurelle pour l'ensemble du secteur humanoïde : elle contraint l'entreprise à une transparence financière inédite, permettant aux intégrateurs et décideurs B2B de disposer d'un référentiel réel de coûts, de marges et de rythme de déploiement. Les 65 000 heures opérationnelles revendiquées constituent un argument tangible contre le "demo gap" qui gangrène la crédibilité du secteur, même si Agility ne communique pas de métriques de performance détaillées (cadences de cycle, taux de disponibilité, taux d'erreur) qui permettraient une évaluation indépendante. La stratégie de "data flywheel" -- chaque déploiement générant des données propriétaires qui améliorent perception, mobilité et exécution de tâches -- est le pari central de l'entreprise : transformer l'avance opérationnelle en avantage IA durable, une logique analogue à ce que Tesla a tenté avec Optimus à travers son parc de véhicules. Fondée en 2015 à l'Université de l'Oregon et initialement connue pour ses recherches en locomotion bipède, Agility a opéré un pivot commercial décisif après son rachat partiel par Amazon en 2023, qui lui a fourni un accès aux entrepôts logistiques comme terrain d'expérimentation à grande échelle. La plateforme cloud Agility Arc, qui gère le déploiement, l'orchestration de flotte et la supervision de performance, constitue la couche logicielle différenciante que l'entreprise positionne face à ses concurrents directs : Figure AI (Figure 02, partenariat BMW), Boston Dynamics (Atlas), Tesla (Optimus Gen 2), 1X Technologies et Apptronik. Le marché adressable cible -- manufacturing, distribution et logistique aux États-Unis -- est estimé par Agility elle-même à environ 1 000 milliards de dollars, une projection managériale à prendre avec réserve. Les prochaines étapes seront la finalisation de la cotation SPAC, le lancement commercial de Digit v5 et l'extension du Customer Acceleration Program qui permet aux entreprises de qualifier le robot avant engagement à grande échelle.

UESchaeffler (groupe industriel allemand) figure parmi les premiers clients en déploiement réel de Digit, ce qui donne aux décideurs industriels européens un premier référentiel financier audité pour évaluer l'économie concrète d'un déploiement d'humanoïde en production.

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