
AgiBot déploie YuanSheng dans plus de 20 universités, avec plus de 1 000 robots
AgiBot a lancé le déploiement de son programme d'écosystème YuanSheng dans les universités chinoises. Un premier groupe de plus de 20 établissements, dont Peking University, Tsinghua, Zhejiang, Shanghai Jiao Tong, Xi'an Jiaotong, Southeast University, Sun Yat-sen et South China University of Technology, co-construira des plateformes d'enseignement et de recherche en IA incarnée. Le constructeur prévoit d'installer plus de 1 000 robots réels sur les campus: unités à roues Genie, humanoïdes compacts Lingxi, humanoïdes grand format Expedition et quadrupèdes de la gamme AgiQuad. Les universités reçoivent aussi la pile logicielle AIMA, qui comprend LinkSoul pour les applications d'agents, LinkCraft pour la création de comportements robotiques et Genie Studio pour les flux de tâches de bout en bout. L'ensemble, machines et droits d'usage logiciels, est valorisé à environ 200 millions de yuans selon la comptabilité interne d'AgiBot, et non comme un tour de financement externe.
Ce programme est avant tout une opération de formation et de captation de talents, pas un lancement produit. En fournissant simultanément matériel, licences logicielles et supports de cours, AgiBot cherche à lever le goulot d'étranglement des laboratoires, qui manquent de robots physiques pour entraîner des modèles, déboguer des algorithmes et tester des tâches hors simulation. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, l'enjeu est indirect mais réel: les étudiants formés sur la pile AIMA arriveront sur le marché du travail avec des réflexes liés à cet écosystème, ce qui crée un effet de verrouillage durable. Le chiffre de 200 millions de yuans reste toutefois une valeur catalogue calculée par l'entreprise, qui ne reflète ni un coût de revient ni un décaissement. Il n'existe pas non plus de calendrier précis de livraison, de répartition des 1 000 unités par modèle ou de résultats de recherche attendus: il s'agit d'un engagement annoncé, pas d'un déploiement constaté.
YuanSheng avait été présenté plus tôt cette année comme un effort d'écosystème pluriannuel. AgiBot affirme avoir déjà connecté 237 institutions de recherche et plus de 500 partenaires, avec plus de 10 000 développeurs d'applications et plus de 70 000 développeurs inscrits, des chiffres déclaratifs sans définition d'activité. La stratégie rappelle celle d'Unitree, dont les plateformes sont très répandues dans les laboratoires, et d'acteurs comme NVIDIA, qui diffusent leurs outils de simulation et leurs modèles auprès des chercheurs. AgiBot avait aussi dévoilé la plateforme de simulation open source Genie Sim 3.0 au CES 2026, complétant cette approche par le logiciel. La suite dépendra de la livraison effective des robots et de la capacité des universités à produire des travaux publiés ou des applications exploitables sur cette plateforme.
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