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Inspire Robots lance la RH37D1, une main à trois doigts à entraînement direct capable de soulever jusqu'à 43 kg
Chine/AsiePandaily 

Inspire Robots lance la RH37D1, une main à trois doigts à entraînement direct capable de soulever jusqu'à 43 kg

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Inspire Robots, fabricant pékinois de mains dextres et de micro-actionneurs, a présenté la série RH37D1 au China International Industry Fair 2026 de Shanghai. Il s'agit d'une main à trois doigts conçue pour la préhension industrielle lourde, et non pour imiter la main humaine. Elle repose sur une architecture entièrement à entraînement direct (direct-drive) et compte sept degrés de liberté (DOF) actifs. Sa charge de traction maximale atteint 43 kg, pour une force au bout des doigts de 40 N. Selon le constructeur, elle associe un contrôle en compliance et plusieurs modes de préhension, pour l'automatisation industrielle et la fabrication intelligente. Ni la taille, ni le poids, ni le prix ne sont publiés. Environ deux semaines plus tôt, l'entreprise avait dévoilé à l'IROS 2026 de Pittsburgh la RH5MK1, produit de nature opposée : une main à l'échelle humaine, également en direct-drive, avec 22 DOF actifs, cinq doigts indépendants, une fréquence d'ouverture-fermeture de 5 Hz et des capteurs tactiles 6D au bout des doigts, d'une résolution de force de 0,005 N. À Shanghai, Inspire a aussi exposé ses séries E2, F1, G2, H1, J1 et K1, qui diffèrent par les DOF, le mode d'entraînement et la détection. S'y ajoutaient la RH56E2 industrielle (30 N en bout de doigt, 15 kg de charge pour la main entière) et une gamme de micro-vérins électriques à servomoteur, qui intègrent dans un seul bloc un moteur sans noyau, un réducteur planétaire, une vis à rouleaux et des capteurs. Les démonstrations en direct comprenaient la préhension bras-main, la reconnaissance de gestes avec suivi visuel et la manœuvre d'une vanne.

L'intérêt tient au positionnement. Entre la pince à deux doigts omniprésente en usine et la main humanoïde à cinq doigts, la solution à trois doigts permet encore le pincement par opposition tout en couvrant davantage de formes, avec moins de moteurs et de capteurs. Cela réduit coût et complexité, un arbitrage que beaucoup d'utilisateurs industriels privilégient face à la dextérité anthropomorphe. La capacité de 43 kg est notable pour une main compacte, mais elle correspond à une charge de traction statique : elle ne dit rien de la charge utile en manipulation dynamique, de la tenue en cycles répétés ni de la fiabilité. Ces chiffres viennent du constructeur et sans masse ni prix, impossible de juger le rapport charge/poids ou le coût par cellule robotisée. Les intégrateurs retiendront surtout l'élargissement de l'offre : une même entreprise propose désormais des mains de 7 à 22 DOF, ce qui permet d'adapter la complexité à l'application plutôt que d'imposer une main généraliste.

Inspire Robots fait partie du peloton chinois des mains dextres, un segment très disputé qui nourrit à la fois les humanoïdes et la robotique industrielle. Le concurrent le plus visible est Unitree, qui vient de lancer la Dex5-S, une main de 22 DOF à taille humaine, directement comparable à la RH5MK1. Le choix du direct-drive, qui supprime une partie des transmissions, vise une meilleure compliance et une meilleure rétro-pilotabilité, mais au prix d'un compromis entre couple et encombrement. Rien n'indique à ce stade de clients, de volumes de production ou de calendrier de livraison pour la RH37D1 : il s'agit d'un lancement présenté en salon, accompagné de démonstrations, sans déploiement client documenté. Les prochaines étapes à surveiller sont la publication des fiches techniques complètes (poids, dimensions, prix) et d'éventuels pilotes en usine, seuls capables de confirmer si cette approche à trois doigts tient ses promesses hors du stand.

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NeodraDynamics Robotics, société chinoise issue de l'écosystème de l'université Tsinghua, a dévoilé Neo1, un humanoïde hydraulique-électrique hybride d'environ quatre mètres, présenté avec JD Industrial au China International Industry Fair (CIIF) 2026. Le robot compte 41 degrés de liberté actifs : 39 articulations sont animées par des micro-actionneurs hydrauliques numériques conçus par l'entreprise, chacun pesant environ un kilogramme, et seuls deux axes de rotation des avant-bras sont électriques. NeodraDynamics annonce une charge utile cumulée de 500 kg pour les deux bras (1 102 livres) et une précision de répétabilité de ±0,005 mm (±0,0002 pouce), avec une poussée continue qui se mesure en tonnes. Aucun prix, volume de production ni calendrier de livraison n'a été communiqué. L'intérêt tient au choix d'architecture. La quasi-totalité des humanoïdes actuels, de Figure 03 à Optimus Gen 3, repose sur des moteurs électriques, précis mais limités en force brute dès qu'il s'agit de manipuler des charges très lourdes. En visant un humanoïde capable de soulever une demi-tonne tout en revendiquant une précision micrométrique, NeodraDynamics cherche à ouvrir un segment que les robots électriques n'adressent pas : assemblage de composants lourds, manutention portuaire, maintenance nucléaire avec modules hydrauliques résistants aux radiations, interventions sous-marines ou travaux de démolition en mine et en zone sinistrée. L'hydraulique impose toutefois sa dette technique : gestion de la pression, étanchéité, dissipation thermique et complexité de commande, autant de points qui ont freiné ce type de machines sur la durée. Les chiffres cités sont des spécifications constructeur, sans protocole de mesure ni vidéo de test indépendante : la précision annoncée est difficile à concilier avec la compliance d'un fluide hydraulique sur un robot de cette taille, et la charge ne dit rien de l'endurance en service. Les usages décrits relèvent d'intentions, pas de déploiements, et les applications nucléaires ou sous-marines supposeraient des validations propres à chaque site. Sur le plan concurrentiel, le positionnement rappelle l'héritage hydraulique d'Atlas chez Boston Dynamics, qui a justement basculé vers l'électrique pour sa version commerciale, signe que l'industrie a majoritairement tranché pour la simplicité et la maintenabilité. NeodraDynamics parie à l'inverse sur la différenciation par la puissance, avec une approche verticale qui associe composants hydrauliques numériques et plateforme complète. Son fondateur, Yang Tao, affirme vouloir dépasser les capacités physiques humaines plutôt que les imiter. La suite dépendra de la présence de JD Industrial comme canal de distribution et de la capacité à produire des essais en conditions réelles, hors démonstration contrôlée, avec des données de fiabilité, de fuites et de maintenance. Tant que ces éléments manquent, Neo1 relève de l'annonce de prototype et non d'un produit livré.

Chine/AsieActu
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Run Robotics, société basée à Shanghai, a dévoilé lors du WAIC 2026 (World Artificial Intelligence Conference, tenu du 17 au 20 juillet à Shanghai) un robot hybride à roues et jambes que l'entreprise présente comme le premier robot "centaure" au monde. Contrairement aux humanoïdes bipèdes classiques, la machine adopte un corps divisé : un châssis à quatre roues tout-terrain sous un buste humanoïde équipé de bras robotiques. Elle peut porter une charge utile typique de 100 à 120 kg et supporter une charge statique maximale de 210 kg, tout en respectant des normes anti-déflagrantes. Son système de perception maison combine lidar, vision binoculaire et caméras de profondeur pour identifier canalisations, vannes, jauges, obstacles et personnes, planifier des trajectoires et éviter les collisions en autonomie. Run Robotics affirme que plus de 95% des composants du robot sont fabriqués en Chine, et prévoit de finaliser une ligne d'assemblage automatisée au quatrième trimestre 2026 ; l'entreprise dit avoir déjà obtenu des commandes commerciales. La chaîne publique CCTV a classé ce robot parmi les dix exhibits marquants d'un salon qui rassemblait plus de 1 000 entreprises, 3 000 démonstrations et 349 lancements mondiaux. Le choix d'un châssis roulant plutôt qu'une locomotion bipède est révélateur d'une approche pragmatique côté chinois : plutôt que de viser l'humanoïde généraliste façon Figure ou Optimus, Run Robotics cible directement des marchés industriels à forte contrainte, inspection de sites dangereux, mines, plateformes pétrolières, intervention incendie et secours, où la stabilité et la vitesse sur terrain accidenté comptent plus que la ressemblance avec l'humain. Cette approche évite une bonne partie du problème de contrôle d'équilibre qui freine encore le déploiement à grande échelle des humanoïdes bipèdes, au prix d'une polyvalence moindre en environnement structuré. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal intéressant n'est pas tant le vocabulaire marketing du "premier centaure au monde", à prendre avec prudence puisque des architectures hybrides à roues et bras existent déjà sous d'autres formes, que l'annonce de commandes commerciales fermes et d'une ligne d'assemblage automatisée dès fin 2026, ce qui distinguerait ce projet d'un simple prototype de salon. Le robot est né dans la Zhangjiang Science City de Shanghai, pôle industriel où Run Robotics dit avoir puisé talents d'ingénierie et soutien réglementaire pour construire sa chaîne d'approvisionnement. La société présente cette machine comme l'aboutissement d'un travail continu pour dépasser les limites classiques de la robotique d'inspection : capacités opérationnelles restreintes, faible adaptabilité aux environnements variés et difficulté à passer à l'échelle industrielle. La plateforme se veut modulaire, avec possibilité d'ajouter bras doubles, mains dextres ou capteurs de force multidimensionnels selon les besoins clients. Aucun calendrier précis de déploiement pilote au-delà de la ligne d'assemblage 2026 n'a été communiqué, et comme souvent lors de ces annonces chinoises très médiatisées au WAIC, l'écart entre démonstration et déploiement industriel réel à grande échelle reste à vérifier dans les prochains mois.

Chine/AsieOpinion
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AGILINK, spin-off de l'entreprise chinoise AgiBot, a publié une vidéo où sa main dexterous OmniHand 3 Ultra réalise des gestes de broderie Suzhou sur fil de soie. La démonstration enchaîne la séparation d'un fil en 16 brins plus fins, l'enfilage d'une aiguille, la tension du tissu sur un tambour, la torsion du fil et les premiers points. La maître brodeuse Fu Xianghong a guidé l'apprentissage. Un doigt isole les brins pendant que les autres maintiennent la tension, et les bouts de doigts restent en contact avec la soie tout en laissant le fil tourner. Sur la tâche finale, le fil retombe à une position différente à chaque essai, ce qui oblige le robot à s'adapter plutôt qu'à rejouer une séquence fixe. L'entraînement combine données de téléopération et apprentissage par renforcement. La main, de la taille d'une main humaine, pèse 630 g, utilise une transmission directe (moteurs couplés aux articulations, sans tendons) et offre 21 degrés de liberté actifs. AGILINK annonce 3 kg en maintien, 8 kg en levage, une ouverture-fermeture en environ 0,3 s et une répétabilité de 0,2 mm. Chaque bout de doigt embarque un capteur visuo-tactile mesurant la force en trois dimensions et des déformations de 0,08 mm, et la paume compte un capteur de contact de 300 points. Pour l'industrie, la soie est un cas d'école difficile : le matériau n'a pas de forme propre, et c'est la force des doigts qui la détermine. Réussir ce type de tâche suppose un couplage serré entre matériel, retour tactile et contrôle, ce qui sert de banc d'essai pour la manipulation d'objets déformables (câbles, fils, textiles, nappes de connectique), un point de blocage connu de l'assemblage électronique et de la confection. Il faut toutefois rester prudent. Il s'agit d'une vidéo de démonstration publiée par le fabricant, sans taux de réussite, sans durée de cycle, sans nombre d'essais ni indication sur la part de téléopération. Les « premiers points » ne constituent pas une broderie achevée, et rien n'indique une fiabilité sur des milliers de cycles. Il s'agit d'une démonstration de capacité, pas d'un produit validé en production ni d'un déploiement client. Côté contexte, la main dexterous est devenue l'un des enjeux majeurs de la course humanoïde, car elle limite la valeur utile des robots bien plus que la locomotion. Les approches divergent. LinkerBot propose sa Linker Hand L30 Pro, à cinq doigts à tendons, pensée pour la vitesse et la répétabilité. Boston Dynamics a retenu pour son dernier Atlas une main à quatre doigts, orientée vers des usages industriels comme la manipulation d'outils. AGILINK mise sur l'entraînement direct et un toucher intégré à chaque doigt, au prix d'un coût et d'une robustesse qui restent à démontrer. Aucun prix, calendrier de commercialisation ni pilote industriel n'a été annoncé dans les éléments disponibles. La suite logique serait des tests sur des tâches industrielles mesurables, avec des indicateurs publiés, pour confirmer que la dextérité observée en démonstration survit hors du cadre contrôlé du laboratoire.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

Chine/AsieActu
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Des chercheurs chinois d'Ace Robotics, une start-up soutenue par une société d'intelligence artificielle cotée à Hong Kong, ont présenté Kairos-HomeWorld, un framework capable de générer des environnements domestiques simulés à partir de simples prompts textuels. L'objectif affiché est de pallier le manque chronique de données d'entraînement pour les robots domestiques : contrairement aux environnements industriels, les intérieurs résidentiels varient infiniment en layout, éclairage, mobilier et désordre, ce qui rend la collecte de données réelles coûteuse et peu généralisable. Kairos-HomeWorld prétend produire des scènes cohérentes, précises géométriquement et directement exploitables dans des simulateurs physiques. Si les résultats se confirment à l'échelle, l'enjeu est considérable pour l'ensemble de la filière robotique domestique. La génération synthétique d'environnements de training est l'un des verrous majeurs du sim-to-real gap : entraîner un robot sur des données trop homogènes ou trop irréalistes produit des comportements fragiles hors simulateur. Un framework capable de diversifier automatiquement et massivement les scènes d'entraînement pourrait accélérer le déploiement d'assistants domestiques en réduisant le besoin de démonstrations humaines ou de téléopération. Les termes "world's first" utilisés dans la communication officielle appellent toutefois à la prudence, aucune comparaison indépendante n'étant disponible à ce stade. La course à la donnée synthétique pour la robotique s'intensifie : Nvidia propose Isaac Sim et Isaac Lab, Google DeepMind travaille sur des pipelines de génération de scènes pour ses robots, et Physical Intelligence (Pi) utilise des environnements simulés pour entraîner ses VLA (vision-language-action models). Ace Robotics entre sur ce terrain avec une approche centrée sur le résidentiel, segment encore peu adressé par les grandes plateformes américaines. Les prochaines étapes à surveiller : publication d'un benchmark de transfert sim-to-real, ouverture du framework à des partenaires intégrateurs, et résultats sur du matériel robotique réel.

Chine/AsiePaper
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