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Robot centaure chinois : rapide sur terrain accidenté et capable de soulever des charges
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Robot centaure chinois : rapide sur terrain accidenté et capable de soulever des charges

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Robot centaure chinois : rapide sur terrain accidenté et capable de soulever des charges
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Run Robotics, société basée à Shanghai, a dévoilé lors du WAIC 2026 (World Artificial Intelligence Conference, tenu du 17 au 20 juillet à Shanghai) un robot hybride à roues et jambes que l'entreprise présente comme le premier robot "centaure" au monde. Contrairement aux humanoïdes bipèdes classiques, la machine adopte un corps divisé : un châssis à quatre roues tout-terrain sous un buste humanoïde équipé de bras robotiques. Elle peut porter une charge utile typique de 100 à 120 kg et supporter une charge statique maximale de 210 kg, tout en respectant des normes anti-déflagrantes. Son système de perception maison combine lidar, vision binoculaire et caméras de profondeur pour identifier canalisations, vannes, jauges, obstacles et personnes, planifier des trajectoires et éviter les collisions en autonomie. Run Robotics affirme que plus de 95% des composants du robot sont fabriqués en Chine, et prévoit de finaliser une ligne d'assemblage automatisée au quatrième trimestre 2026 ; l'entreprise dit avoir déjà obtenu des commandes commerciales. La chaîne publique CCTV a classé ce robot parmi les dix exhibits marquants d'un salon qui rassemblait plus de 1 000 entreprises, 3 000 démonstrations et 349 lancements mondiaux.

Le choix d'un châssis roulant plutôt qu'une locomotion bipède est révélateur d'une approche pragmatique côté chinois : plutôt que de viser l'humanoïde généraliste façon Figure ou Optimus, Run Robotics cible directement des marchés industriels à forte contrainte, inspection de sites dangereux, mines, plateformes pétrolières, intervention incendie et secours, où la stabilité et la vitesse sur terrain accidenté comptent plus que la ressemblance avec l'humain. Cette approche évite une bonne partie du problème de contrôle d'équilibre qui freine encore le déploiement à grande échelle des humanoïdes bipèdes, au prix d'une polyvalence moindre en environnement structuré. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal intéressant n'est pas tant le vocabulaire marketing du "premier centaure au monde", à prendre avec prudence puisque des architectures hybrides à roues et bras existent déjà sous d'autres formes, que l'annonce de commandes commerciales fermes et d'une ligne d'assemblage automatisée dès fin 2026, ce qui distinguerait ce projet d'un simple prototype de salon.

Le robot est né dans la Zhangjiang Science City de Shanghai, pôle industriel où Run Robotics dit avoir puisé talents d'ingénierie et soutien réglementaire pour construire sa chaîne d'approvisionnement. La société présente cette machine comme l'aboutissement d'un travail continu pour dépasser les limites classiques de la robotique d'inspection : capacités opérationnelles restreintes, faible adaptabilité aux environnements variés et difficulté à passer à l'échelle industrielle. La plateforme se veut modulaire, avec possibilité d'ajouter bras doubles, mains dextres ou capteurs de force multidimensionnels selon les besoins clients. Aucun calendrier précis de déploiement pilote au-delà de la ligne d'assemblage 2026 n'a été communiqué, et comme souvent lors de ces annonces chinoises très médiatisées au WAIC, l'écart entre démonstration et déploiement industriel réel à grande échelle reste à vérifier dans les prochains mois.

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Le chinois Unitree dévoile un robot « gardien » capable de désarmer des agresseurs et de soulever des voitures
1SCMP Tech 

Le chinois Unitree dévoile un robot « gardien » capable de désarmer des agresseurs et de soulever des voitures

Unitree Robotics, le constructeur de Hangzhou, a publié mercredi une vidéo promotionnelle présentant le H2-X, un robot humanoïde « gardien » décliné de sa gamme H2. Le clip enchaîne trois scènes: un intrus armé d'un couteau est neutralisé, une voiture est soulevée pour dégager une victime coincée, et un piéton est tiré de la trajectoire d'un véhicule. Aucune fiche technique (payload, DOF, autonomie), aucun prix ni calendrier de commercialisation ne figurent dans le matériel disponible. Il s'agit donc d'un teaser et non d'un produit livré ou déployé. Le message compte plus que la démonstration. Unitree, connu pour des humanoïdes athlétiques (sauts, arts martiaux, danse) vendus à bas prix, cherche désormais des usages concrets: sécurité, secours, intervention. C'est un signal d'orientation vers des cas d'usage, mais la vidéo ne dit rien de la fiabilité en conditions réelles. Les scènes sont probablement scénarisées et téléopérées ou préprogrammées, et rien n'indique le niveau d'autonomie. Le soulèvement d'un véhicule, en particulier, reste invérifiable sans charge, méthode ni répétabilité. Un robot qui désarme un humain soulève aussi des questions de sécurité, de responsabilité juridique et de certification que les intégrateurs et les décideurs B2B devront trancher avant toute adoption. Ce positionnement s'inscrit dans la course des humanoïdes chinois, où Unitree côtoie UBTech et AgiBot, face à Figure, Tesla (Optimus) et Agility aux États-Unis. Reste à voir si le H2-X fera l'objet de pilotes avec des acteurs de la sécurité privée ou publique, et si des spécifications chiffrées seront publiées.

Chine/AsieActu
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Deep Robotics : le robot humanoïde franchit des marches en béton et un terrain accidenté (vidéo)
2Interesting Engineering 

Deep Robotics : le robot humanoïde franchit des marches en béton et un terrain accidenté (vidéo)

Deep Robotics, entreprise basée à Hangzhou, a diffusé une nouvelle vidéo montrant son robot humanoïde DR02 gravir des escaliers en béton en extérieur, après des démonstrations antérieures le montrant courir sur de l'herbe accidentée, sauter des obstacles et évoluer sur terrain difficile. Le DR02 mesure 175 cm pour 65 kg avec batterie, dispose de 31 degrés de liberté (six par jambe, sept par bras, trois à la taille), d'une vitesse de marche normale de 1,5 m/s et d'une vitesse maximale testée en laboratoire de 4 m/s. Il peut grimper en continu des marches jusqu'à 25 cm de haut et gérer des pentes jusqu'à 20 degrés, avec une charge utile de 10 kg répartie sur ses deux bras. Sa caractéristique distinctive est une certification IP66 sur l'ensemble du corps, garantissant une résistance à la poussière et à l'eau, pour un fonctionnement de -20°C à 55°C. Sa perception combine un LiDAR, trois caméras de profondeur et une caméra grand angle, épaulés par un processeur industriel 64 bits octa-core (16 Go de RAM, 128 Go de stockage) et un processeur IA délivrant jusqu'à 275 TOPS, le tout alimenté par une batterie amovible de 1 440 Wh. Récemment, le robot a aussi été vu transportant un extincteur et opérant à proximité d'infrastructures électriques haute tension. Cette démonstration intervient à un moment charnière pour Deep Robotics, qui a déposé une demande d'introduction en bourse sur le STAR Market de Shanghai visant à lever environ 367,4 millions de dollars, demande récemment acceptée. L'entreprise s'appuie sur un premier bénéfice net enregistré en 2025, d'environ 4,2 millions de dollars. Dans un contexte où les entreprises chinoises de robotique humanoïde se livrent une course à la commercialisation, les investisseurs cherchent des preuves que ces machines peuvent se déplacer de façon fiable en conditions réelles, au-delà des démonstrations scénarisées en studio. Montrer un humanoïde gravir des marches en béton extérieur plutôt qu'un sol plat de laboratoire répond directement à ce doute récurrent sur l'écart entre démo et réalité opérationnelle, un enjeu central pour tout intégrateur industriel évaluant ces plateformes pour l'inspection d'équipements, la réponse d'urgence ou la maintenance d'infrastructures. Deep Robotics, initialement connue pour ses robots quadrupèdes, dont un modèle récemment utilisé pour suivre des antilopes tibétaines à 4 700 mètres d'altitude, étend désormais son savoir-faire en robotique tout-terrain vers la forme humanoïde avec le DR02. Le robot cible explicitement les environnements industriels et dangereux, les usines, l'inspection d'équipements et les zones électriques à haute tension, plutôt que les usages domestiques ou de service privilégiés par certains concurrents. L'entreprise propose également du matériel modulaire à démontage rapide, permettant de remplacer avant-bras, bras complets ou jambes. Aucun calendrier de déploiement commercial ni pilote client n'a été précisé dans cette annonce, qui reste avant tout une démonstration de capacités techniques accompagnant le processus d'introduction en bourse.

Chine/AsieActu
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Un robot-chien chinois affronte -30 °C, traverse rivières et terrains accidentés en démonstration
3Interesting Engineering 

Un robot-chien chinois affronte -30 °C, traverse rivières et terrains accidentés en démonstration

DEEP Robotics a publié une vidéo de démonstration de son robot hybride roues-pattes Lynx M20S, successeur du M20, capable de traverser des rivières glacées jusqu'à 80 cm de profondeur, de fonctionner à -30°C et d'évoluer à une altitude de 5 177 mètres. La plateforme pèse 35 kg, accepte une charge utile de 15 kg (charge maximale 50 kg) et franchit des obstacles jusqu'à 80 cm de hauteur dans des couloirs aussi étroits que 50 cm, avec des pentes jusqu'à 45 degrés. Son autonomie atteint 3 heures et 15 km à vide par charge, réduite à 2,5 heures et 12 km avec 15 kg de payload, grâce à une double batterie hot-swappable et une endurance améliorée de 17 à 67% par rapport au modèle précédent. La vitesse de pointe en laboratoire est de 5 m/s, la vitesse opérationnelle de 2 m/s. Pour la perception, la plateforme intègre deux LiDAR à 96 lignes en configuration 360° x 90°, des caméras grand-angle et un évitement d'obstacles omnidirectionnel. La certification IP66 lui permet d'opérer entre -20°C et +55°C, avec mises à jour OTA et expansion modulaire. Cette démonstration cible un créneau précis : les environnements où les AMR à roues classiques sont bloqués et où les drones ne peuvent pas porter de charge utile significative, soit l'inspection de lignes haute tension en montagne, la réponse d'urgence post-catastrophe ou l'exploration en zone difficile d'accès. La combinaison roues-pattes est ici un compromis technique cohérent, la propulsion à roues assurant vitesse et efficacité énergétique sur terrain stable, les pattes prenant le relais sur obstacles. Les specs annoncées (80 cm d'eau, -30°C, 45° de pente) dépassent sur le papier celles du Spot de Boston Dynamics en contexte outdoor extrême. Il convient cependant de noter que les séquences présentées sont sélectionnées par l'équipe marketing et que les performances en déploiement industriel continu restent à valider par des clients opérationnels. Une charge utile de 15 kg reste suffisante pour des capteurs LiDAR embarqués, de la thermographie ou des kits d'urgence légers, ce qui ouvre des cas d'usage concrets pour les intégrateurs. DEEP Robotics est un acteur chinois positionné face à Unitree Robotics (B2, Go2) sur le segment robots à pattes compétitifs-prix, et face à ANYbotics (ANYmal, Suisse) sur le segment inspection industrielle premium. Le M20S est une évolution incrémentale du M20 original, dont les points forts principaux sont l'endurance améliorée et la double batterie interchangeable à chaud, plutôt qu'une refonte de l'architecture mécanique. Parallèlement, DEEP développe un humanoïde DR02 pour environnements industriels et dangereux, confirmant la tendance des constructeurs de robots spécialisés à élargir leur catalogue vers les plateformes anthropomorphes. Aucune date de disponibilité commerciale ni tarif n'ont été communiqués pour le M20S : la vidéo reste pour l'instant au stade de la démonstration d'enveloppe de performances, pas d'une annonce de produit livrable.

UEImpact indirect sur ANYbotics (Suisse) dont le segment inspection industrielle premium se retrouve concurrencé par des specs annoncées supérieures à coût potentiellement inférieur, mais sans disponibilité commerciale confirmée.

Chine/AsieOpinion
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La Chine dévoile un robot titan de 4 mètres à 39 actionneurs hydrauliques, capable de soulever plus de 500 kg
4Interesting Engineering 

La Chine dévoile un robot titan de 4 mètres à 39 actionneurs hydrauliques, capable de soulever plus de 500 kg

NeodraDynamics Robotics, société chinoise issue de l'écosystème de l'université Tsinghua, a dévoilé Neo1, un humanoïde hydraulique-électrique hybride d'environ quatre mètres, présenté avec JD Industrial au China International Industry Fair (CIIF) 2026. Le robot compte 41 degrés de liberté actifs : 39 articulations sont animées par des micro-actionneurs hydrauliques numériques conçus par l'entreprise, chacun pesant environ un kilogramme, et seuls deux axes de rotation des avant-bras sont électriques. NeodraDynamics annonce une charge utile cumulée de 500 kg pour les deux bras (1 102 livres) et une précision de répétabilité de ±0,005 mm (±0,0002 pouce), avec une poussée continue qui se mesure en tonnes. Aucun prix, volume de production ni calendrier de livraison n'a été communiqué. L'intérêt tient au choix d'architecture. La quasi-totalité des humanoïdes actuels, de Figure 03 à Optimus Gen 3, repose sur des moteurs électriques, précis mais limités en force brute dès qu'il s'agit de manipuler des charges très lourdes. En visant un humanoïde capable de soulever une demi-tonne tout en revendiquant une précision micrométrique, NeodraDynamics cherche à ouvrir un segment que les robots électriques n'adressent pas : assemblage de composants lourds, manutention portuaire, maintenance nucléaire avec modules hydrauliques résistants aux radiations, interventions sous-marines ou travaux de démolition en mine et en zone sinistrée. L'hydraulique impose toutefois sa dette technique : gestion de la pression, étanchéité, dissipation thermique et complexité de commande, autant de points qui ont freiné ce type de machines sur la durée. Les chiffres cités sont des spécifications constructeur, sans protocole de mesure ni vidéo de test indépendante : la précision annoncée est difficile à concilier avec la compliance d'un fluide hydraulique sur un robot de cette taille, et la charge ne dit rien de l'endurance en service. Les usages décrits relèvent d'intentions, pas de déploiements, et les applications nucléaires ou sous-marines supposeraient des validations propres à chaque site. Sur le plan concurrentiel, le positionnement rappelle l'héritage hydraulique d'Atlas chez Boston Dynamics, qui a justement basculé vers l'électrique pour sa version commerciale, signe que l'industrie a majoritairement tranché pour la simplicité et la maintenabilité. NeodraDynamics parie à l'inverse sur la différenciation par la puissance, avec une approche verticale qui associe composants hydrauliques numériques et plateforme complète. Son fondateur, Yang Tao, affirme vouloir dépasser les capacités physiques humaines plutôt que les imiter. La suite dépendra de la présence de JD Industrial comme canal de distribution et de la capacité à produire des essais en conditions réelles, hors démonstration contrôlée, avec des données de fiabilité, de fuites et de maintenance. Tant que ces éléments manquent, Neo1 relève de l'annonce de prototype et non d'un produit livré.

Chine/AsieActu
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