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Un robot-chien chinois affronte -30 °C, traverse rivières et terrains accidentés en démonstration
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Un robot-chien chinois affronte -30 °C, traverse rivières et terrains accidentés en démonstration

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Un robot-chien chinois affronte -30 °C, traverse rivières et terrains accidentés en démonstration
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DEEP Robotics a publié une vidéo de démonstration de son robot hybride roues-pattes Lynx M20S, successeur du M20, capable de traverser des rivières glacées jusqu'à 80 cm de profondeur, de fonctionner à -30°C et d'évoluer à une altitude de 5 177 mètres. La plateforme pèse 35 kg, accepte une charge utile de 15 kg (charge maximale 50 kg) et franchit des obstacles jusqu'à 80 cm de hauteur dans des couloirs aussi étroits que 50 cm, avec des pentes jusqu'à 45 degrés. Son autonomie atteint 3 heures et 15 km à vide par charge, réduite à 2,5 heures et 12 km avec 15 kg de payload, grâce à une double batterie hot-swappable et une endurance améliorée de 17 à 67% par rapport au modèle précédent. La vitesse de pointe en laboratoire est de 5 m/s, la vitesse opérationnelle de 2 m/s. Pour la perception, la plateforme intègre deux LiDAR à 96 lignes en configuration 360° x 90°, des caméras grand-angle et un évitement d'obstacles omnidirectionnel. La certification IP66 lui permet d'opérer entre -20°C et +55°C, avec mises à jour OTA et expansion modulaire.

Cette démonstration cible un créneau précis : les environnements où les AMR à roues classiques sont bloqués et où les drones ne peuvent pas porter de charge utile significative, soit l'inspection de lignes haute tension en montagne, la réponse d'urgence post-catastrophe ou l'exploration en zone difficile d'accès. La combinaison roues-pattes est ici un compromis technique cohérent, la propulsion à roues assurant vitesse et efficacité énergétique sur terrain stable, les pattes prenant le relais sur obstacles. Les specs annoncées (80 cm d'eau, -30°C, 45° de pente) dépassent sur le papier celles du Spot de Boston Dynamics en contexte outdoor extrême. Il convient cependant de noter que les séquences présentées sont sélectionnées par l'équipe marketing et que les performances en déploiement industriel continu restent à valider par des clients opérationnels. Une charge utile de 15 kg reste suffisante pour des capteurs LiDAR embarqués, de la thermographie ou des kits d'urgence légers, ce qui ouvre des cas d'usage concrets pour les intégrateurs.

DEEP Robotics est un acteur chinois positionné face à Unitree Robotics (B2, Go2) sur le segment robots à pattes compétitifs-prix, et face à ANYbotics (ANYmal, Suisse) sur le segment inspection industrielle premium. Le M20S est une évolution incrémentale du M20 original, dont les points forts principaux sont l'endurance améliorée et la double batterie interchangeable à chaud, plutôt qu'une refonte de l'architecture mécanique. Parallèlement, DEEP développe un humanoïde DR02 pour environnements industriels et dangereux, confirmant la tendance des constructeurs de robots spécialisés à élargir leur catalogue vers les plateformes anthropomorphes. Aucune date de disponibilité commerciale ni tarif n'ont été communiqués pour le M20S : la vidéo reste pour l'instant au stade de la démonstration d'enveloppe de performances, pas d'une annonce de produit livrable.

Impact France/UE

Impact indirect sur ANYbotics (Suisse) dont le segment inspection industrielle premium se retrouve concurrencé par des specs annoncées supérieures à coût potentiellement inférieur, mais sans disponibilité commerciale confirmée.

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Robot humanoïde : démonstration de compétences de lutte contre l'incendie en terrain difficile
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Robot humanoïde : démonstration de compétences de lutte contre l'incendie en terrain difficile

Deep Robotics, entreprise chinoise spécialisée en robotique, a publié début juin 2026 une nouvelle vidéo de démonstration de son robot humanoïde DR02, montrant l'engin courir sur un terrain herbeux irrégulier, franchir des obstacles, gravir des escaliers en béton et naviguer en extérieur. Deux séquences retiennent particulièrement l'attention : le robot portant un extincteur fixé dans son dos, et évoluant à proximité d'infrastructures électriques haute tension. L'entreprise indique que la plateforme bénéficie désormais d'une capacité de charge et d'une franchissabilité améliorées, sans toutefois publier de spécifications techniques mises à jour. Pour rappel, lors de sa présentation en octobre 2025, le DR02 affichait une taille de 1,73 mètre, une certification IP66 (résistance à la poussière et à l'eau), une plage de fonctionnement de -20°C à 55°C et une charge utile de 20 kilogrammes. La vidéo actuelle constitue une annonce de progression de la plateforme, non un déploiement commercial confirmé. Ce que cette démonstration signale avant tout, c'est une stratégie cohérente de positionnement sur les environnements industriels difficiles et les missions à risque, plutôt que sur les démonstrations grand public. Pour un intégrateur ou un COO industriel, le signal pertinent n'est pas la prouesse locomotrice en elle-même, mais l'orientation résolument terrain : inspection, maintenance, réponse d'urgence. Deep Robotics avait déjà déployé des robots quadrupèdes dans des environnements dangereux, et présenté en mars 2026 un robot-cheval capable de transporter 50 kilogrammes sur terrains non carrossables, destiné à la logistique et à l'exploration industrielle. La récurrence du motif "extincteur + haute tension" suggère que l'entreprise cible activement les opérateurs d'infrastructure énergétique et les services de sécurité industrielle. Il reste que les vidéos sélectionnées ne permettent pas d'évaluer les taux de succès réels ni les conditions de test, un biais classique dans ce type de communication. Deep Robotics arrive à ce stade de communication dans un contexte financier et concurrentiel tendu. L'entreprise a récemment déposé un dossier d'introduction en bourse sur le STAR Market de Shanghai, visant à lever environ 2,5 milliards de yuans (367 millions de dollars) pour financer le développement de systèmes d'IA embarquée, de nouvelles plateformes humanoïdes et des capacités de production. Son concurrent direct Unitree Robotics a simultanément avancé ses propres plans d'IPO, illustrant la course à la capitalisation qui structure désormais le secteur humanoïde chinois. Le véritable enjeu pour les mois à venir ne sera pas la mobilité physique, déjà largement démontrée par plusieurs acteurs (Figure, Boston Dynamics, Agility Robotics côté occidental), mais la capacité à prouver une autonomie réelle dans des environnements non structurés et imprévisibles, condition sine qua non d'un déploiement industriel crédible.

UELa montée en puissance de Deep Robotics et Unitree sur le créneau des environnements industriels difficiles accentue la pression concurrentielle sur les intégrateurs et équipementiers européens qui ciblent les mêmes segments (inspection, maintenance, sécurité industrielle).

Chine/AsieOpinion
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Première mondiale : un chien robot quadrupède traverse des plaques de glace arctiques traîtresses
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Première mondiale : un chien robot quadrupède traverse des plaques de glace arctiques traîtresses

Un quadrupède de moins de 20 kilogrammes vient de traverser les banquises de l'océan Arctique en navigation autonome, une première revendiquée pour un robot à pattes commercialement disponible. Le Lynx S10, développé par la société chinoise DEEP Robotics (spin-off de l'université de Zhejiang fondé en 2018), a été engagé lors d'une expédition polaire en conditions réelles, naviguant sur des plaques de glace flottantes parsemées de zones d'eau libre. La plateforme standard embarque 16 articulations de précision, quatre caméras ultra grand-angle à haute plage dynamique et des capteurs LiDAR avant/arrière pour la cartographie 3D en temps réel. Elle opère entre -20°C et +55°C, plafonne à 8 m/s sur sol plat, franchit des obstacles de 50 cm de hauteur et supporte une charge utile supérieure à 8 kg. Pour l'Arctique, DEEP Robotics a modifié la machine : les roues standards ont cédé la place à des pattes biomimétiques inspirées du pied de l'ours polaire (surface élargie pour répartir le poids, crampons anti-glisse intégrés), l'indice d'étanchéité est passé de l'IP66 à l'IP67, et les membres ont été redessinés pour fonctionner comme des pagaies dans les zones de gadoue mêlant glace et eau. L'enjeu ne se résume pas à la résistance au froid, que plusieurs plateformes industrielles atteignent déjà. Ce qui est nouveau, c'est la capacité à planifier des trajectoires et éviter des obstacles en autonomie sur un terrain non structuré, instable et potentiellement mortel. Les banquises arctiques cumulent les cas limites qui font échouer les algorithmes classiques : surface déformable, obstacles dissimulés sous la neige, zones d'eau affleurante sans marquage visuel net. La réussite du Lynx S10 valide simultanément plusieurs hypothèses : la fusion LiDAR-caméra HDR est suffisamment robuste pour distinguer neige sèche, glace vive et slush ; le contrôle de gait s'adapte en temps réel à des frictions variables ; la morphologie biomimétique des pattes apporte un gain mesurable là où roues et chenilles peinent. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, la portabilité par une seule personne sans logistique lourde ouvre des cas d'usage concrets en milieu polaire, offshore et post-catastrophe. DEEP Robotics occupe un segment intermédiaire dans un marché quadrupède dominé par Boston Dynamics (Spot), Unitree (Go2, B2) et ANYbotics (ANYmal), ce dernier déjà qualifié pour les inspections offshore et les environnements ATEX. Cette expédition arctique s'inscrit dans une stratégie de validation terrain agressive, comparable aux démonstrations industrielles d'Unitree. Aucun concurrent n'a publié de données équivalentes sur des déploiements polaires réels, même si Boston Dynamics a documenté des tests hivernaux avec Spot. En Europe, des acteurs comme Enchanted Tools et Pollen Robotics restent positionnés sur des niches distinctes. DEEP Robotics n'a communiqué ni calendrier de commercialisation ni tarification pour la variante arctique du Lynx S10 : l'expédition demeure à ce stade une preuve de concept documentée, pas un produit commercialisé.

Chine/AsieOpinion
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Xiaosai : un constructeur automobile chinois dévoile un robot humanoïde pour l'inspection et la production
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Xiaosai : un constructeur automobile chinois dévoile un robot humanoïde pour l'inspection et la production

Seres, constructeur automobile chinois connu pour ses SUV électriques sous la marque AITO, a présenté son premier robot humanoïde, baptisé Xiaosai. L'annonce a été faite par Kang Bo, directeur et vice-président du groupe, via une vidéo officielle. Le robot embarque des capacités de reconnaissance visuelle, d'accueil autonome de visiteurs et d'interaction vocale. L'usine Seres intègre déjà deux variantes spécialisées : Xiaosai 01, chargé de l'inspection qualité pour l'assemblage de châssis, et Xiaosai 02, dédié au contrôle de la configuration extérieure des véhicules finis. L'installation est coordonnée par un hub intelligent gérant plus de 1 600 dispositifs connectés, avec plus de 3 000 robots industriels opérant en synchronisation dans un écosystème combinant IoT, big data, jumeaux numériques, 5G et IA. Plusieurs autres robots d'intelligence incarnée sont annoncés pour le second semestre 2025. L'entrée de Seres dans la robotique humanoïde illustre une tendance structurelle : les constructeurs automobiles chinois mobilisent leur maîtrise de la fabrication de masse, des chaînes d'approvisionnement et de l'automatisation pour s'imposer sur le marché de l'IA incarnée. Le déploiement des variantes Xiaosai 01 et 02 en production réelle, et non en phase pilote, constitue un signal du passage du stade démonstrateur à celui de l'intégration opérationnelle. Cela dit, les données techniques du robot humanoïde généraliste restent absentes du communiqué : aucun chiffre de charge utile, de degrés de liberté ou de temps de cycle n'est fourni, ce qui invite à nuancer le niveau de maturité réel du système. La communication de Seres mélange robots spécialisés déjà en service et humanoïde généraliste encore en développement, sans toujours distinguer clairement les deux catégories. Ce virage s'appuie sur un partenariat signé en octobre 2024 avec Volcengine, filiale de ByteDance, portant sur les systèmes de décision, le contrôle de robots et la collaboration homme-machine en mode cloud-edge multimodal. Seres n'est pas seul dans cette course : Xpeng a récemment placé son PDG He Xiaopeng à la tête de la division robotique du groupe pour accélérer la commercialisation ; BYD confirme développer des humanoïdes et envisage leur distribution via son réseau de concessionnaires ; Aimoga, soutenu par Chery, commercialise déjà un humanoïde grand public à 285 800 yuans (environ 42 260 dollars). À l'international, Hyundai a annoncé le déploiement de plus de 25 000 robots Atlas aux États-Unis, visant 30 000 unités annuelles d'ici 2028 avec des composants fabriqués localement. La robotique humanoïde s'impose comme le prochain terrain de compétition des constructeurs automobiles, transformant des industriels établis en nouveaux entrants sur un marché encore en formation.

UELa montée en puissance des constructeurs automobiles chinois (Seres, BYD, Xpeng) dans la robotique humanoïde industrielle intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens de l'automatisation, sans impact direct immédiat sur le marché français ou une réglementation UE.

Chine/AsieOpinion
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Les géants technologiques chinois accélèrent dans la robotique, un secteur en pleine expansion
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Les géants technologiques chinois accélèrent dans la robotique, un secteur en pleine expansion

Honor, filiale autonome de Huawei depuis 2020 et jusqu'ici positionnée sur les smartphones et wearables, a décroché la médaille d'or au deuxième semi-marathon humanoides de Pékin avec son robot baptisé Lightning, devançant des acteurs spécialisés comme Unitree et X-Humanoid. L'événement, organisé dimanche dernier, réunissait les principaux constructeurs de robots humanoïdes chinois dans une course d'endurance conçue pour évaluer locomotion et robustesse en conditions réelles. Alibaba figure également parmi les grands groupes technologiques qui accélèrent leurs investissements dans le secteur, dans un contexte où Pékin pousse activement à la montée en puissance de la robotique nationale. La victoire d'Honor est significative car elle illustre un phénomène nouveau: les Big Tech généralistes chinois rattrapent en moins de deux ans des spécialistes de la robotique humanoïde qui disposent de plusieurs années d'avance en R&D. Cela suggère que les barrières à l'entrée s'abaissent rapidement, portées par la disponibilité de fondations logicielles communes et d'une chaîne d'approvisionnement matérielle dense en Chine. Pour les intégrateurs industriels, cela annonce une intensification de la concurrence et potentiellement une compression des prix sur les plateformes humanoïdes dans les 18 à 24 prochains mois. Honor n'a lancé sa division robotique qu'en 2025, ce qui rend sa performance d'autant plus notable. La Chine compte désormais plusieurs dizaines de startups humanoïdes, dont Unitree et Fourier Intelligence, mais l'entrée des grandes plateformes tech recompose le paysage compétitif. Côté occidental, Boston Dynamics, Figure AI et Agility Robotics suivront de près cette évolution, notamment pour évaluer si les performances en course se traduisent en fiabilité opérationnelle industrielle.

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