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Le fondateur d'Unitree : GPT-6 d'OpenAI pourrait provoquer une percée en robotique dès l'an prochain
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Le fondateur d'Unitree : GPT-6 d'OpenAI pourrait provoquer une percée en robotique dès l'an prochain

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Wang Xingxing, fondateur et PDG d'Unitree Robotics (Hangzhou), a déclaré lundi que GPT-6, le dernier modèle d'OpenAI, récemment publié, alimente l'espoir d'une percée pour la robotique « d'ici un ou deux ans ». Il juge possible qu'un successeur, par exemple un GPT-7 attendu l'an prochain, ait un effet direct sur le secteur. Aucun chiffre de performance, aucun robot précis et aucun partenariat entre Unitree et OpenAI n'accompagnent ces propos. Il s'agit d'une prévision exprimée par un dirigeant, pas d'une annonce de produit ni d'un déploiement.

Le signal est surtout stratégique. Unitree est l'un des constructeurs chinois les plus visibles du moment, connu pour ses quadrupèdes et ses humanoïdes à prix agressif. Son patron place donc le goulot d'étranglement du côté de l'intelligence logicielle plutôt que du matériel. Cela rejoint la thèse selon laquelle les modèles généralistes de type VLA (vision-langage-action) deviendraient le principal différenciateur. Il faut toutefois rester prudent. Un modèle de langage plus puissant ne règle ni la manipulation fine, ni la fiabilité en cycles longs, ni l'écart entre démonstration et production. Le calendrier de « un à deux ans » reste une conviction, sans preuve publiée à ce stade.

Ces déclarations s'inscrivent dans une course où Figure, Tesla (Optimus), Agility ou les acteurs chinois comme UBTech et AgiBot misent sur des modèles d'IA embarquée, souvent développés en interne. Unitree, de son côté, a surtout bâti son avantage sur le coût et le volume de matériel. Les prochaines étapes à surveiller sont la sortie éventuelle d'un GPT-7, d'éventuelles intégrations de modèles tiers dans les robots d'Unitree et des démonstrations vérifiables hors laboratoire.

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Spirit AI déploie Moz1 sur les lignes de CATL et JD, son fondateur vise une percée du cerveau robotique mi-2027
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Spirit AI déploie Moz1 sur les lignes de CATL et JD, son fondateur vise une percée du cerveau robotique mi-2027

Spirit AI affirme faire tourner plusieurs dizaines d'exemplaires de son robot humanoïde à roues Moz1 sur des lignes de production du fabricant de batteries CATL et du distributeur JD.com. Sur le site CATL de Zhongzhou, le robot insère des connecteurs DCR en fin de chaîne de PACK batteries, une étape flexible et multi-références auparavant tenue par des opérateurs manuels, avec risque d'arc électrique sur les branchements. Piloté par un modèle vision-langage-action de bout en bout, il s'adapterait aux variations de position des pièces, module la force sur des faisceaux souples, revendique plus de 99% de réussite d'insertion à un rythme comparable à un ouvrier qualifié, triple le débit sur des lignes multi-modèles et bascule en patrouille d'inspection entre deux tâches, avec freinage d'urgence automatique en cas d'effort excessif, chiffres non vérifiés indépendamment. Cofondateur et chief scientist de la société, également professeur assistant en robotique à Tsinghua, Gao Yang a dit à Reuters attendre un "moment GPT-3" des cerveaux robotiques à la mi-2027, où un robot convertirait une instruction en langage naturel en une séquence d'actions physiques cohérente. Ce dossier mêle un déploiement industriel vérifiable, plusieurs dizaines d'unités sur deux sites chinois, et un pari personnel de son chief scientist sur un calendrier qu'aucun produit ne date encore. L'argument avancé, l'intelligence logicielle plutôt que les prouesses mécaniques comme le sprint ou le salto arrière mises en avant par certains concurrents serait désormais le principal goulot d'étranglement, traduit un déplacement des vidéos de démonstration vers des indicateurs d'usine, taux de réussite, temps de cycle, débit, non vérifiés ici. Spirit AI dit aussi privilégier la téléopération réelle à la simulation pour entraîner ses modèles sur des objets déformables comme les câbles, un choix qui tranche avec des approches plus simulées comme Nvidia GR00T N2 ou pi-0 de Physical Intelligence. La feuille de route de Gao Yang, fenêtre industrielle sous un à deux ans, services commerciaux deux ans plus tard, robots domestiques utiles à au moins huit ans selon lui, offre aux décideurs un cadre de calibrage plutôt qu'un engagement produit. Spirit AI avait déjà publié des modèles vision-langage-action en poids ouverts avant cette annonce; le déploiement chez CATL et JD.com marque un pas vers la production plutôt que la seule recherche. Le choix d'un humanoïde à roues, plus stable et moins coûteux à contrôler qu'un bipède, distingue Moz1 d'une concurrence chinoise, Unitree, UBTech, et internationale, Figure et son modèle Helix, Tesla avec Optimus Gen 3. Gao Yang juge les risques d'agents autonomes incontrôlés peu urgents tant que les modèles physiques restent immatures, mais estime l'alignement plus critique à mesure que les modèles de fondation gagneront en autonomie. Aucun nouveau pilote ni calendrier au delà de CATL et JD.com n'a été précisé; l'expansion dépendra de la confirmation, ligne par ligne, des performances revendiquées.

Chine/AsieActu
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Le prochain champ de bataille robotique à cent milliards de dollars pourrait être la cuisine
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Le prochain champ de bataille robotique à cent milliards de dollars pourrait être la cuisine

Trois annonces coup sur coup illustrent l'accélération d'un marché resté dans l'ombre de l'humanoïde: la robotique culinaire chinoise. Zhigu Tianchu, spécialiste des robots-cuisiniers fondé en 2018, a bouclé un tour stratégique de près de 100 millions de yuans mené par China Merchants Venture Capital. Haier Robotics et Robotera ont dévoilé un partenariat pour développer le CR3, présenté comme le premier robot de cuisine domestique entièrement autonome au monde. Et SoftBank Robotics a signé un accord stratégique avec Busypace, société pékinoise spécialisée dans l'IA culinaire, pour co-développer des plateformes de "food-physical-AI". Zhigu Tianchu affiche déjà un chiffre d'affaires supérieur à 100 millions de yuans avec une rentabilité positive, une rareté dans le secteur, et vise une croissance de 300% en 2026. Ses clients couvrent la restauration collective, les maisons de retraite, les cantines scolaires, la restauration rapide, le commerce de produits frais et l'hôtellerie. Selon les données NCBD, le marché chinois des robots de cuisine pesait 3,81 milliards de yuans en 2025, avec une projection dépassant 12,5 milliards de yuans d'ici 2030, et un scénario optimiste évalue le seul segment commercial à 109,6 milliards de yuans à la même échéance. Cette convergence tient à trois facteurs. D'abord une pénurie de main-d'œuvre: le ministère chinois des Ressources humaines et de la Sécurité sociale classe les cuisiniers parmi les métiers les plus en tension du pays pour la troisième année consécutive, poussant les chaînes de restauration vers la standardisation. Ensuite un seuil économique clé: dès que le retour sur investissement d'un robot-cuisinier passe sous les douze mois, les enseignes basculent du test à l'achat systématique. Enfin, des progrès techniques qui permettent enfin aux robots de gérer un environnement non structuré comme la cuisine, avec des ingrédients variables et des tâches dynamiques, un vrai test de généralisation pour l'IA embarquée. Pour le secteur de l'IA physique au sens large, la cuisine offre justement ce qui lui manquait: un scénario à haute fréquence d'usage et suffisamment incontournable pour justifier un déploiement à grande échelle, plutôt qu'une simple démonstration. Le segment commercial (restauration, collectivités) tire le marché, mais le vrai enjeu se déplace vers le foyer. L'alliance Haier-Robotera cible directement les ménages urbains qui veulent des repas réguliers et sains sans savoir-faire culinaire. Côté SoftBank, l'accord avec Busypace donne à cette dernière un accès immédiat à un réseau commercial mondial couvrant plus de 100 pays et de grands comptes professionnels, pendant que SoftBank récupère une brique logicielle "cerveau culinaire" native IA. Zhigu Tianchu prépare de son côté un changement de nom en Qianyi Intelligence pour accompagner son expansion internationale. La bataille se jouera désormais sur deux critères: la profondeur de la base de données de recettes accumulée par chaque acteur, et sa capacité à s'imposer comme référence hors de Chine.

Chine/AsieOpinion
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L'entreprise Ant Group robotique Lingbo adopte une nouvelle approche pour construire les cerveaux des robots
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L'entreprise Ant Group robotique Lingbo adopte une nouvelle approche pour construire les cerveaux des robots

Ant Group, la maison mère d'Alipay, développe via sa filiale Lingbo une approche inhabituelle pour concevoir des cerveaux de robots, en s'appuyant sur l'immense infrastructure de données et d'intelligence artificielle issue de son écosystème de paiement. Plutôt que de partir du matériel comme la plupart des startups d'IA incarnée, Lingbo privilégie d'abord la couche cognitive. L'entreprise mobilise l'expertise d'Ant Group en traitement transactionnel à haute fréquence, en prise de décision en temps réel dans l'incertitude et en inférence distribuée à grande échelle, des compétences accumulées sur plusieurs années à traiter des milliards de transactions quotidiennes via Alipay (détection de fraude, évaluation de risque, recommandation personnalisée). Lingbo entend transposer cette infrastructure vers la robotique pour bâtir un cerveau robotique capable de gérer la complexité et l'incertitude du monde physique avec la même fiabilité que le traitement financier. L'unité bénéficie d'une autonomie importante au sein d'Ant Group et attire des talents issus à la fois de la recherche en IA et de l'industrie robotique. Aucun produit concret ni calendrier commercial n'a été rendu public à ce stade. Cette stratégie illustre un mouvement plus large : des acteurs de la tech et de la finance entrent dans la course à l'IA incarnée en misant sur leurs atouts logiciels et data plutôt que sur la fabrication de matériel. Pour Lingbo, la partie la plus valorisable de la chaîne robotique ne serait pas la mécanique mais la couche d'intelligence, un pari qui, s'il se confirme, redistribuerait les cartes face aux spécialistes du hardware comme les fabricants d'humanoïdes. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce positionnement pose une question stratégique : la donnée comportementale et transactionnelle à l'échelle d'Alipay, plusieurs centaines de millions d'utilisateurs, peut-elle vraiment se transférer à la compréhension d'un environnement physique et à la décision robotique ? Rien dans les éléments communiqués ne le démontre encore, et l'annonce reste à ce stade programmatique plutôt que prouvée par un produit déployé. Elle mérite néanmoins d'être suivie car elle traduit un changement de doctrine : dans un paysage chinois où les plateformes matérielles se banalisent, l'avantage compétitif se déplacerait vers le logiciel, la donnée et l'infrastructure de déploiement. Ant Group a construit ses capacités d'IA sur plusieurs années, d'abord pour la détection de fraude et la gestion des risques sur Alipay, avant d'intégrer des assistants IA à l'échelle de son écosystème, utilisés par des centaines de millions de personnes. Lingbo s'inscrit dans le prolongement naturel de cette expansion technologique vers le monde physique, dans un contexte où la Chine voit fleurir de multiples acteurs robotiques, qu'il s'agisse de fabricants d'humanoïdes ou de laboratoires développant des modèles généralistes de type VLA (vision-language-action), comparables aux Pi-0 ou GR00T N2 développés aux États-Unis. Contrairement à des concurrents qui présentent déjà des démonstrateurs matériels, Lingbo n'a pour l'instant communiqué ni prototype ni partenariat industriel identifié, ce qui place la démarche au stade de la déclaration d'intention stratégique. Les prochaines étapes à surveiller seront la première présentation publique d'un système intégré, d'éventuels partenariats avec des fabricants de plateformes robotiques, et la manière dont Ant Group articulera cette activité avec ses autres investissements en IA générative.

Chine/AsieOpinion
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Au-delà de la mobilité : le GD01 d'Unitree marque une nouvelle phase de la bataille robotique chinoise
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Au-delà de la mobilité : le GD01 d'Unitree marque une nouvelle phase de la bataille robotique chinoise

Après une première période dominée par les démonstrations de mobilité, Unitree Robotics a mis en scène en 2026 son robot GD01, apparu en couverture du magazine TIME aux côtés de son fondateur et PDG Wang Xingxing, sous le titre "The Big Robot Moment". La machine, haute d'environ 2,7 mètres et pesant près de 500 kilogrammes, se pilote depuis un cockpit intégré dans son torse et peut alterner entre une locomotion bipède et quadrupède. Ses deux poings sont présentés comme assez puissants pour défoncer un mur, et ses pieds sont reliés à une coque de protection en fibre de carbone via des charnières mécaniques renforcées. Unitree qualifie le GD01 de premier mécha habité produit en série au monde, une affirmation qui reste pour l'instant non étayée par des chiffres vérifiables: ni degrés de liberté, ni temps de cycle, ni prix, ni volumes de production ou calendrier de livraison n'ont été communiqués. Il s'agit donc à ce stade d'une vitrine technologique plutôt que d'un produit commercialisé ou déployé sur le terrain. L'intérêt du GD01 dépasse son aspect spectaculaire de robot de science-fiction. Il signale un basculement dans la compétition robotique chinoise: après des années où la mobilité seule (courir, sauter, danser) suffisait à démontrer un avantage technique, la bataille se déplace désormais vers la capacité réelle des machines à accomplir des tâches utiles dans des environnements non structurés. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce positionnement mixte, ni robot industriel classique ni produit grand public, illustre la difficulté persistante à faire sortir la robotique humanoïde et quadrupède des démonstrations contrôlées pour l'amener vers des cas d'usage concrets comme les interventions en zone dangereuse, le secours d'urgence, l'inspection ou le transport. Le GD01 doit encore prouver qu'il peut opérer hors du cadre scénarisé d'une couverture de magazine. Ce lancement s'inscrit dans la trajectoire d'Unitree, connue jusqu'ici pour sa gamme de robots-chiens grand public Go, puis pour ses humanoïdes G1 et de la série H, construits sur une expertise reconnue en contrôle moteur. Il intervient alors que l'industrie chinoise de la robotique, après une première phase de croissance rapide marquée par des records de mobilité, voit affluer de nouveaux acteurs dans la course à l'intelligence incarnée, poussant chaque entreprise à démontrer non plus seulement des prouesses physiques mais une utilité opérationnelle en logistique, en fabrication ou en inspection. Aucun pilote commercial, partenaire industriel ni calendrier de déploiement n'a pour l'instant été annoncé pour le GD01, dont l'avenir dépendra de sa capacité à passer du statut de plateforme exploratoire à celui d'outil réellement opérationnel.

UEAucun impact direct sur la France/UE, mais ce virage chinois vers l'utilite operationnelle est un signal concurrentiel a suivre pour les acteurs europeens de la robotique humanoide.

Chine/AsieOpinion
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