Aller au contenu principal
Chine/AsieInteresting Engineering 

Le robot humanoïde à 31 articulations d'un géant chinois de l'automobile électrique pourrait bientôt accueillir les clients en concession

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE
Le robot humanoïde à 31 articulations d'un géant chinois de l'automobile électrique pourrait bientôt accueillir les clients en concession
▶ Voir sur YouTube

BYD a dévoilé le design de son premier robot humanoïde développé en interne, via un brevet publié par l'Administration nationale chinoise de la propriété intellectuelle. Le document décrit une machine capable de marcher, de maintenir son équilibre et d'interagir avec son environnement, avec des applications envisagées dans les services, l'éducation et l'industrie. Le robot arbore un corps noir et blanc, une tête arrondie sans écran et des articulations réparties sur le torse, les bras et les jambes. Il ressemble au concept Xiao Di déjà teasé par le constructeur, dont les caractéristiques rapportées sont une taille d'environ 1,60 m, une masse d'environ 58 kg, 31 degrés de liberté (DOF) et une main dextre avec une répétabilité de positionnement d'environ 1 mm (0,04 pouce). BYD n'a pas confirmé que le brevet représente le modèle de production final.

Ces chiffres relèvent de la fiche technique, pas de la démonstration. Un dépôt de brevet ne dit rien de la fiabilité en conditions réelles, de l'autonomie, du payload ni du temps de cycle, et rien n'indique que les spécifications du concept Xiao Di survivront à l'industrialisation. Aucun calendrier de production, prix ni volume n'a été annoncé. Nous sommes donc au stade de l'annonce indirecte, loin du produit livré ou du déploiement mesuré. L'intérêt tient ailleurs : BYD est un constructeur à grande échelle, capable en théorie d'absorber des humanoïdes dans ses propres usines et de les tester sur un réseau de concessions, sans dépendre d'un client externe pour valider un cas d'usage. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, c'est un signal supplémentaire que l'humanoïde devient une ligne de produit stratégique pour les constructeurs automobiles chinois, mais pas encore la preuve d'un retour sur investissement.

Le projet s'inscrit dans un effort de recherche lancé en 2022, avec la création d'une équipe dédiée au matériel et aux logiciels d'IA incarnée (embodied AI). BYD a investi dans Agibot en août 2023, puis pris une participation dans Percibot en avril 2025. Son usine de Changsha a accueilli le Walker S1 d'Ubtech pour des tâches de manutention et d'identification, un test en conditions de production, mais réalisé avec un robot tiers. Des dirigeants du groupe ont évoqué un déploiement dans le réseau de concessions : accueil des clients, explication des fonctions des véhicules, démonstration des systèmes d'infodivertissement. Ce choix a une logique pratique, car ces tâches de contact client demandent peu d'adaptation des sites. BYD rejoint ainsi une course où Ubtech, Agibot et d'autres acteurs chinois sont déjà plus avancés en démonstrations, tandis que les constructeurs occidentaux et les spécialistes américains avancent sur leurs propres plateformes. La prochaine étape à surveiller est l'annonce d'un calendrier de production et d'un premier pilote chiffré, en usine ou en concession.

Impact France/UE

Pas d\'impact direct sur la France/UE

À lire aussi

Xiaosai : un constructeur automobile chinois dévoile un robot humanoïde pour l'inspection et la production
1Interesting Engineering 

Xiaosai : un constructeur automobile chinois dévoile un robot humanoïde pour l'inspection et la production

Seres, constructeur automobile chinois connu pour ses SUV électriques sous la marque AITO, a présenté son premier robot humanoïde, baptisé Xiaosai. L'annonce a été faite par Kang Bo, directeur et vice-président du groupe, via une vidéo officielle. Le robot embarque des capacités de reconnaissance visuelle, d'accueil autonome de visiteurs et d'interaction vocale. L'usine Seres intègre déjà deux variantes spécialisées : Xiaosai 01, chargé de l'inspection qualité pour l'assemblage de châssis, et Xiaosai 02, dédié au contrôle de la configuration extérieure des véhicules finis. L'installation est coordonnée par un hub intelligent gérant plus de 1 600 dispositifs connectés, avec plus de 3 000 robots industriels opérant en synchronisation dans un écosystème combinant IoT, big data, jumeaux numériques, 5G et IA. Plusieurs autres robots d'intelligence incarnée sont annoncés pour le second semestre 2025. L'entrée de Seres dans la robotique humanoïde illustre une tendance structurelle : les constructeurs automobiles chinois mobilisent leur maîtrise de la fabrication de masse, des chaînes d'approvisionnement et de l'automatisation pour s'imposer sur le marché de l'IA incarnée. Le déploiement des variantes Xiaosai 01 et 02 en production réelle, et non en phase pilote, constitue un signal du passage du stade démonstrateur à celui de l'intégration opérationnelle. Cela dit, les données techniques du robot humanoïde généraliste restent absentes du communiqué : aucun chiffre de charge utile, de degrés de liberté ou de temps de cycle n'est fourni, ce qui invite à nuancer le niveau de maturité réel du système. La communication de Seres mélange robots spécialisés déjà en service et humanoïde généraliste encore en développement, sans toujours distinguer clairement les deux catégories. Ce virage s'appuie sur un partenariat signé en octobre 2024 avec Volcengine, filiale de ByteDance, portant sur les systèmes de décision, le contrôle de robots et la collaboration homme-machine en mode cloud-edge multimodal. Seres n'est pas seul dans cette course : Xpeng a récemment placé son PDG He Xiaopeng à la tête de la division robotique du groupe pour accélérer la commercialisation ; BYD confirme développer des humanoïdes et envisage leur distribution via son réseau de concessionnaires ; Aimoga, soutenu par Chery, commercialise déjà un humanoïde grand public à 285 800 yuans (environ 42 260 dollars). À l'international, Hyundai a annoncé le déploiement de plus de 25 000 robots Atlas aux États-Unis, visant 30 000 unités annuelles d'ici 2028 avec des composants fabriqués localement. La robotique humanoïde s'impose comme le prochain terrain de compétition des constructeurs automobiles, transformant des industriels établis en nouveaux entrants sur un marché encore en formation.

UELa montée en puissance des constructeurs automobiles chinois (Seres, BYD, Xpeng) dans la robotique humanoïde industrielle intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens de l'automatisation, sans impact direct immédiat sur le marché français ou une réglementation UE.

Chine/AsieOpinion
1 source
Le robot humanoïde chinois Fuxi reproduit les mouvements humains en temps réel pour des missions à haut risque
2Interesting Engineering 

Le robot humanoïde chinois Fuxi reproduit les mouvements humains en temps réel pour des missions à haut risque

NORINCO (China North Industries Group Corporation), conglomérat public chinois de l'armement, dévoile cette semaine son robot humanoïde Fuxi au World Robot Conference et World Robot Expo de Pékin, qui se tient du mercredi au dimanche. Développé par l'institut d'innovation de NORINCO avec des technologies présentées comme entièrement domestiques, Fuxi est un humanoïde grandeur nature d'environ 90 kilogrammes destiné à la reconnaissance tous temps, la patrouille intelligente et les opérations en zones dangereuses, avec des fonctions de sentinelle capables d'identifier du personnel et de déclencher des alertes. Son pilotage s'appuie sur un système de téléopération baptisé "external avatar", présenté comme la première solution chinoise de téléopération pleinement maîtrisée pour des humanoïdes de cette masse, retranscrivant en temps réel les mouvements d'un opérateur distant. Plusieurs unités doivent évoluer en formation lors d'une démonstration de patrouille urbaine nocturne. NORINCO anime aussi la zone des entreprises publiques centrales avec 68 produits issus de 18 filiales; le salon réunit plus de 2 000 exposants et plus de 150 produits en première mondiale. Cette approche tranche avec la trajectoire dominante du secteur, portée par des modèles vision-langage-action autonomes comme Figure 03, Optimus Gen 3, Pi-0 ou GR00T N2: NORINCO mise sur la téléopération assistée, qui contourne le problème encore non résolu de la généralisation autonome en gardant un humain dans la boucle, au prix d'une dépendance à la bande passante et à l'opérateur. Le positionnement révèle surtout l'entrée d'un acteur industriel militaire d'État dans la course humanoïde chinoise, aux côtés d'entreprises civiles comme Unitree ou UBTech, avec des usages orientés sécurité et missions à risque plutôt que logistique. Les chiffres avancés (temps réel, 90 kg, "première" solution du genre) proviennent exclusivement du communiqué NORINCO relayé par Global Times, sans démonstration indépendante à ce stade. Le lancement parallèle d'une "Global Robot Application Exploration Initiative", invitant à soumettre des humanoïdes produits en série à des essais réels, confirme que le secteur chinois cherche à combler l'écart entre démonstrations scéniques et déploiements effectifs. NORINCO est l'un des plus grands conglomérats publics d'armement de Chine, habituellement associé aux véhicules blindés plutôt qu'à la robotique de service, ce qui situe Fuxi dans une logique dual-use distincte de la compétition commerciale menée par Tesla, Figure AI, Boston Dynamics ou les start-up chinoises Unitree et Agibot. Son développement s'est concentré sur trois briques technologiques: la détection du mouvement humain, le transfert de mouvement entre plateformes robotiques et le contrôle coordonné du corps entier. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce, circonscrite à l'écosystème public chinois autour de NORINCO et de l'institut Zhiyuan de Hangzhou. Pour l'instant, aucune date de commercialisation ni volume de déploiement n'ont été communiqués: Fuxi en est au stade de démonstration de salon, sa seule échéance confirmée étant sa présentation à Pékin cette semaine.

Chine/AsieOpinion
1 source
BYD développe secrètement un robot humanoïde sous le nom de code "Yao-Shun-Yu" alors que les géants de l'automobile s'élancent vers l'IA incarnée
3Pandaily 

BYD développe secrètement un robot humanoïde sous le nom de code "Yao-Shun-Yu" alors que les géants de l'automobile s'élancent vers l'IA incarnée

BYD, premier constructeur automobile électrique chinois, confirme le développement discret d'un robot humanoïde sous le nom de code "Yao-Shun-Yu". C'est Li Ke, vice-président exécutif du groupe, qui a levé le voile dans une interview récente. Le projet a été lancé en 2022 et est piloté par la 15e unité opérationnelle de BYD, dédiée à l'intégration électronique et à l'intelligence embarquée. L'entreprise dispose d'une équipe de plus de 4 000 ingénieurs spécialisés en conduite autonome et a annoncé un investissement de 100 milliards de yuans dans l'IA et l'intelligence automobile. Tesla, de son côté, a déjà déployé 50 unités de son Optimus Gen 3 dans son usine de Shanghai en production de série. XPeng prévoit de lancer la production de masse de son humanoïde IRON d'ici fin 2026, et Li Auto pilote un projet interne baptisé Nexus. Ce développement illustre un changement structurel dans la course aux humanoïdes : les grands constructeurs automobiles ne se positionnent plus comme observateurs mais comme acteurs à part entière de la robotique généraliste. BYD s'appuie sur des atouts industriels concrets, motorisation, batteries, électronique de puissance, fabrication de précision et semiconducteurs, que peu de pure players robotiques peuvent revendiquer. L'entreprise prévoit d'être son propre premier client, avec des déploiements envisagés dans ses showrooms comme agents d'accueil et sur ses lignes de production comme opérateurs d'atelier. Ce débouché captif résout un problème que la majorité des startups humanoïdes n'ont pas encore résolu : la validation à l'échelle dans un environnement contrôlé et à faible coût de sortie. La stratégie dite du "technology fish pond", qui consiste à préparer en amont un portefeuille technologique large et à l'activer au moment opportun, laisse également envisager une approche plateforme ouverte, avec intégration de composants tiers plutôt qu'une verticalité totale. BYD n'est pas venu à la robotique par hasard. La maîtrise des actionneurs électriques, des systèmes de gestion d'énergie et des architectures de calcul embarqué, accumulée sur des millions de véhicules électriques, constitue une base technologique directement transférable. Li Ke a formulé le diagnostic sectoriel en ces termes : "les robots chinois manquent de cerveau, les robots américains manquent de muscles", BYD visant explicitement l'excellence sur les deux axes. Face à Boston Dynamics (propriété de Hyundai), Agility Robotics (Amazon), Figure AI ou Physical Intelligence côté occidental, et à Unitree, Fourier Intelligence ou UBTECH côté chinois, BYD arrive avec une surface financière et une base industrielle hors norme. Aucune date de présentation publique ni de feuille de route commerciale n'a été communiquée : le projet reste pour l'instant au stade de l'annonce interne, sans prototype démontré publiquement ni métrique de performance vérifiable.

Chine/AsieOpinion
1 source
BYD confirme son offensive robotique humanoïde avec le projet de septième génération Yao-Shun-Yu, ciblant particulièrement les concessionnaires et les foyers
4Pandaily 

BYD confirme son offensive robotique humanoïde avec le projet de septième génération Yao-Shun-Yu, ciblant particulièrement les concessionnaires et les foyers

Li Ke, vice-président exécutif de BYD, a détaillé dans une interview récente la stratégie robotique humanoïde du constructeur, développée en interne sous le nom de code "Yao-Shun-Yu". Le projet en est à sa septième génération d'itération, signe d'un cycle de développement soutenu. Les premiers déploiements visent les concessions automobiles 4S à l'international, les réseaux européens étant cités parmi les sites prioritaires. Les robots y assureront accueil client, démonstrations produits et support commercial standardisé en plusieurs langues simultanément, répondant à un problème opérationnel concret : recrutement difficile et coûts élevés dans les marchés étrangers. À plus long terme, BYD envisage un second débouché, le domicile, avec des fonctions de ménage, préparation des repas et compagnie sociale. Aucun chiffre de production, de spécifications techniques ou de calendrier de livraison précis n'a été communiqué ; il s'agit d'une annonce de stratégie, pas d'un produit expédié. L'entrée de BYD dans la robotique humanoïde est structurellement significative pour deux raisons. D'abord, le groupe dispose d'une chaîne d'approvisionnement verticalement intégrée : l'expertise en systèmes logiciels embarqués et en fabrication de précision acquise dans l'automobile électrique se transpose directement à la robotique, où la maîtrise mécanique et le contrôle temps réel sont aussi critiques que l'intelligence artificielle. Ensuite, Li Ke a formulé un diagnostic précis sur l'état du secteur : les humanoïdes chinois présentent généralement un hardware solide mais un "cerveau" IA insuffisant, tandis que les concurrents américains affichent l'inverse. BYD se positionne explicitement comme intégrateur des deux capacités dans une plateforme unique. Si cette convergence se concrétise à l'échelle, elle modifierait les rapports de force dans la commercialisation des humanoïdes industriels, où aucun acteur n'a encore démontré de production de masse rentable. BYD est devenu en 2023 le premier constructeur mondial de véhicules électriques par le volume, précisément sur la base de cette intégration verticale, supplantant Tesla dans plusieurs segments. Le groupe s'inscrit dans une vague plus large de groupes industriels chinois investissant la robotique humanoïde : UBTECH, Unitree et Fourier Intelligence sont déjà actifs sur ce terrain. Côté américain, les références restent Figure Robotics (Figure 02 en déploiement chez Amazon), Boston Dynamics (Atlas), Tesla (Optimus Gen 2) et 1X Technologies. BYD se distingue en se déclarant lui-même acheteur initial à grande échelle dans ses propres usines chinoises, un levier de dérisquage commercial que très peu de roboticiens peuvent activer de façon crédible. Les prochaines étapes annoncées portent sur des pilotes en concessions européennes, sans calendrier précis confirmé à ce jour.

UEBYD cible explicitement les réseaux de concessions automobiles européens comme sites de déploiement prioritaires, ce qui pourrait introduire un acteur chinois à intégration verticale sur le marché européen de la robotique de service B2B.

Chine/AsieActu
1 source