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Flexiv présente à l'IROS 2026 ses robots adaptatifs à commande en force
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Flexiv présente à l'IROS 2026 ses robots adaptatifs à commande en force

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Flexiv, développeur de robotique généraliste, a exposé à l'IROS 2026 (IEEE/RSJ International Conference on Intelligent Robots and Systems), qui s'est achevée hier à Pittsburgh. Le stand 922, au David L. Lawrence Convention Center, proposait des démonstrations en direct où les visiteurs pouvaient interagir avec les robots. L'entreprise met en avant deux briques : un contrôle de force de haute précision et une couche d'intelligence artificielle censée rendre les bras adaptatifs. Le communiqué, dans la version disponible, ne donne ni payload, ni nombre de DOF, ni temps de cycle, ni prix, ni volumes de déploiement. Il ne nomme pas non plus de modèle d'IA ni de client.

Le sujet dépasse la simple présence sur un salon. Le contrôle de force est l'un des points durs des tâches de contact comme l'assemblage, le polissage ou l'insertion, où les approches purement pilotées par la vision et la position restent fragiles. Combiner ce contrôle avec des politiques apprises répond à une question que se posent les intégrateurs : ces politiques tiennent-elles hors des démonstrations ? Une démo sur stand reste cependant un format contrôlé. Sans taux de réussite, durée d'essai ni conditions de variabilité, elle montre une capacité sans prouver sa robustesse industrielle. Il s'agit ici d'une démonstration publique, pas d'un déploiement documenté.

Flexiv, créée en 2016 et active entre la Silicon Valley et la Chine, s'est fait connaître par ses bras à couple articulaire. Elle s'est ensuite positionnée sur la « robotique adaptative » et l'IA incarnée. Elle affronte les cobots établis comme Universal Robots et Kuka, ainsi que des acteurs du contrôle de force comme Franka Robotics, désormais dans le giron d'Agile Robots en Allemagne. Elle est aussi en concurrence avec les plateformes humanoïdes pilotées par modèles VLA (vision-langage-action). L'enjeu des prochains mois sera d'obtenir des chiffres de production et des pilotes clients vérifiables.

Impact France/UE

Pas d\'impact direct sur la France/UE

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Les commandes de robots en Amérique du Nord stagnent en début d'année 2026
1Robotics Business Review 

Les commandes de robots en Amérique du Nord stagnent en début d'année 2026

Au premier trimestre 2026, les entreprises nord-américaines ont commandé 9 055 robots pour une valeur totale de 543 millions de dollars, selon les données publiées par l'Association for Advancing Automation (A3). En comparaison avec le premier trimestre 2025, le volume d'unités commandées reste quasi stable (-0,1 %), mais le chiffre d'affaires associé recule de 6,4 %. Le principal facteur explicatif est la chute brutale des commandes des constructeurs automobiles (OEM) : -35,1 % en unités et -48,2 % en revenus sur un an. Ce secteur, par son poids structurel dans le marché robotique nord-américain, a tiré l'ensemble des indicateurs agrégés vers le bas malgré une dynamique globalement positive dans le reste de l'industrie. La lecture sectorielle révèle en effet une réalité bien plus nuancée que les chiffres globaux ne le laissent paraître. Hors constructeurs automobiles, la demande progresse sur presque tous les segments : les équipementiers automobiles (tier 1 et 2) ont augmenté leurs commandes de 28,1 % en unités, avec un décalage cyclique habituel par rapport aux OEM. Les sciences de la vie, pharmaceutique et biomédical affichent la plus forte croissance en valeur (+70,2 % en revenus, +54,1 % en unités), suivis par les semi-conducteurs et l'électronique (+79,2 % revenus, +31,7 % unités), le plastique et le caoutchouc (+32,6 % revenus, +25,2 % unités) et l'agroalimentaire (+16,3 % revenus, +16,0 % unités). Ces chiffres signalent une diversification structurelle de la demande en automatisation, portée par des pressions convergentes : pénuries de main-d'oeuvre, exigences qualité, résilience des chaînes d'approvisionnement et compétitivité internationale. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, ce rééquilibrage sectoriel représente une opportunité commerciale concrète au-delà du seul marché automobile. Le segment des cobots (robots collaboratifs à force et puissance limitées) constitue le fait marquant de ce trimestre. Avec 1 637 unités commandées pour 69,8 millions de dollars, soit +55,6 % en unités et +78,2 % en revenus sur un an, les cobots représentent désormais 18,1 % de l'ensemble des robots commandés et 12,9 % des revenus totaux. Leur adoption est particulièrement forte en sciences de la vie (60,7 % des commandes robotiques du secteur) et en semi-conducteurs/électronique (45,9 %). Ce dynamisme s'inscrit dans une tendance de fond observée depuis plusieurs trimestres : le marché robotique nord-américain sort progressivement de sa dépendance historique à l'automobile pour s'orienter vers des déploiements plus flexibles, adaptés à des environnements moins standardisés. Les principaux fournisseurs de cobots actifs sur ce marché incluent Universal Robots (filiale de Teradyne), FANUC, KUKA et ABB, avec une concurrence croissante de fabricants asiatiques. L'A3 anticipe que cette diversification continuera de soutenir la santé long terme du marché, même si les prochains trimestres resteront sous l'influence des cycles d'investissement automobile, traditionnellement longs et concentrés.

UELa dynamique de diversification sectorielle observée en Amérique du Nord (cobots, sciences de la vie, semi-conducteurs) reflète des tendances structurelles similaires en Europe, où KUKA et ABB, acteurs européens majeurs cités, sont directement positionnés sur ces segments en croissance.

IndustrielActu
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ForceN présente un cours accéléré sur la détection de force et de couple pour les humanoïdes à RoboBusiness
2Robotics Business Review 

ForceN présente un cours accéléré sur la détection de force et de couple pour les humanoïdes à RoboBusiness

Robert Brooks, fondateur et PDG de ForceN, donnera une conférence intitulée « A Crash Course in Force & Torque Sensing for Humanoids » lors de RoboBusiness 2026, à Santa Clara (Californie). L'événement se tient les 20 et 21 octobre, et l'intervention est programmée le premier jour à 14h15 (heure du Pacifique). ForceN conçoit des capteurs de force et de couple destinés aux poignets et autres articulations de robots. L'entreprise dit avoir équipé des robots chirurgicaux, logistiques et humanoïdes, et travaille aussi pour la robotique spatiale, nucléaire et agricole. Brooks doit y résumer trois ans de collaboration avec « plusieurs des principaux constructeurs d'humanoïdes ». Il y ajoutera les enseignements tirés de la chirurgie, de la logistique et de la robotique de terrain, avec deux axes : les usages possibles de ces capteurs sur un humanoïde et les moyens de ne pas les endommager. Il s'agit d'une annonce de présentation, sans nouveau produit, sans chiffre de performance ni nom de client. Les « top humanoid companies » ne sont pas identifiées. Le sujet dépasse la promotion d'un fournisseur. À mesure que les humanoïdes visent des tâches industrielles, ils doivent manipuler aussi bien des charges lourdes que des objets fragiles. Sans mesure d'effort au poignet ou à la cheville, le robot ignore la pression qu'il applique. Les démonstrations actuelles reposent surtout sur la vision et la proprioception des actionneurs, ce qui masque une partie de l'écart entre démo et déploiement réel. Le fait qu'un fournisseur de composants consacre une session à la fragilité de ces capteurs (surcharges, chocs, chutes) suggère que la fiabilité mécanique de l'instrumentation reste un point dur pour passer du prototype à la série. Pour les intégrateurs et les responsables d'exploitation, la question est de savoir où placer ces capteurs, et à quel coût de robustesse et de calibration. ForceN est issue des travaux de doctorat de Brooks à l'Université de Toronto et à l'hôpital SickKids, sur la détection et l'actionnement de nouvelle génération pour la robotique chirurgicale. Brooks y a ajouté une expérience préalable dans le nucléaire, la fabrication lourde et la robotique médicale. Le marché est déjà occupé par des acteurs établis, comme ATI Industrial Automation, OnRobot et Robotiq, ainsi que par Bota Systems, société suisse qui vise elle aussi la robotique collaborative et mobile. La capacité de ForceN à se faire une place dans la chaîne d'approvisionnement des humanoïdes dépendra de volumes de production qui restent, pour l'instant, non publiés. Aucun pilote ni calendrier n'est annoncé. La conférence sera surtout l'occasion de recueillir des retours de terrain, à défaut de données vérifiables sur les performances.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

IndustrielActu
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Comau développe un système robotisé de préparation de commandes pour l'e-commerce de Decathlon
3Robotics & Automation News 

Comau développe un système robotisé de préparation de commandes pour l'e-commerce de Decathlon

Comau, groupe italien d'automatisation industrielle, a conçu et validé un système de préparation de commandes testé dans les opérations logistiques e-commerce de Decathlon. Les essais s'inscrivent dans MASTERLY, une initiative européenne qui vise à faire passer l'industrie de la production de masse classique à des systèmes flexibles et personnalisés. La solution repose sur le cobot MyCo de Comau, piloté par une architecture logicielle ROS2, et associe des capteurs intelligents à une couche de perception. Le communiqué disponible ne donne ni cadence, ni taux de prise réussie, ni nombre de références manipulées, ni durée ou site précis du test. Il s'agit donc d'un pilote validé en conditions d'essai, pas d'un déploiement commercial annoncé. L'intérêt est moins technologique que démonstratif. La préparation de commandes e-commerce, avec ses milliers de références hétérogènes et ses pics saisonniers, reste l'un des derniers maillons peu automatisés de l'entrepôt. Un cobot standard sur une pile logicielle ouverte ROS2 laisse espérer un coût d'intégration plus faible que des cellules propriétaires, un point à surveiller pour les intégrateurs. Sans métriques publiées, la question de l'écart entre démonstration et exploitation reste entière. Côté contexte, Comau s'appuie sur sa gamme de cobots et sur des programmes européens pour valider des cas d'usage hors de l'automobile. Decathlon, enseigne française, fournit un terrain logistique réel. Le segment du picking robotisé est déjà occupé par des acteurs comme Exotec (France, systèmes goods-to-person), RightHand Robotics ou Dexterity. La suite dépendra d'éventuels résultats chiffrés et d'un passage à l'échelle sur plusieurs sites, aucun n'étant annoncé à ce stade.

UEUn pilote logistique e-commerce chez Decathlon, enseigne française, dans le cadre du programme européen MASTERLY, illustre l'usage de cobots sur pile ROS2 ouverte pour le picking en Europe.

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FANUC renforce l'intégration de ses robots avec NVIDIA Isaac Sim
4Robotics Business Review 

FANUC renforce l'intégration de ses robots avec NVIDIA Isaac Sim

FANUC a annoncé début mai 2026 un renforcement de l'intégration entre son logiciel de simulation ROBOGUIDE et le framework NVIDIA Isaac Sim, articulé autour de deux modes d'opération complémentaires. Dans le premier, Isaac Sim pilote l'interface utilisateur tandis que ROBOGUIDE tourne en arrière-plan pour garantir la fidélité des trajectoires : les opérateurs manipulent le robot en temps réel via un pupitre virtuel ou physique connecté à ROBOGUIDE, comme sur une machine réelle, avec possibilité d'enseigner des programmes et de vérifier les résultats directement dans l'environnement simulé. Le second mode intègre le moteur physique NVIDIA PhysX dans ROBOGUIDE, permettant de simuler des scénarios de bin picking avec des pièces en vrac modélisées par physique procédurale, associées au système de vision 3D de ROBOGUIDE pour les opérations pick-and-place. En parallèle, FANUC a présenté ce mois-ci un démonstrateur de pliage de T-shirts basé sur le modèle fondation GR00T N de NVIDIA, exécuté sur la plateforme embarquée Jetson Thor via apprentissage par imitation. La collaboration avait été démontrée pour la première fois à l'IREX de Tokyo en décembre 2025. L'enjeu industriel est double. La promesse d'éliminer le "sim-to-real gap" (l'écart de comportement entre robot simulé et robot réel) repose sur l'utilisation des mêmes algorithmes de contrôle dans les deux environnements ; si elle tient en production, cela réduirait significativement le temps de mise en service virtuelle (virtual commissioning), poste de coût majeur pour les intégrateurs industriels. La simulation de bin picking avec PhysX répond par ailleurs à un besoin concret : ce type de cellule nécessitait jusqu'ici de longs essais physiques avec de vraies pièces. Une réserve s'impose cependant : les vidéos de démonstration sont sélectionnées pour leur succès et ne permettent pas de conclure sur la robustesse à l'échelle avec des géométries complexes ou des conditions d'éclairage variables. L'intégration d'Isaac Lab pour l'apprentissage par renforcement et par imitation ouvre également la voie à la génération de politiques de contrôle sans programmation explicite, un gain de temps réel pour les petites séries. FANUC, fondé en 1972 à Oshino au Japon et premier fournisseur mondial de commandes numériques et de robots industriels avec plus de 900 000 unités installées, consolide ici un partenariat avec NVIDIA initié autour des plateformes Jetson et Omniverse. La concurrence directe est significative : ABB propose RobotStudio, KUKA son environnement KUKA.Sim, Universal Robots URSim, mais aucun n'affiche encore une intégration bi-directionnelle aussi étroite avec l'écosystème NVIDIA. Du côté des constructeurs d'humanoïdes (Figure, 1X, Agility Robotics), la simulation haute-fidélité est aussi un levier clé pour l'entraînement des modèles VLA (vision-language-action), segment que FANUC ne cible pas mais dont l'outillage converge vers les mêmes briques technologiques. Les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension du support aux composants flexibles (câbles, textiles) et le déploiement commercial de la cellule de pliage basée sur GR00T N, dont les timelines n'ont pas encore été précisées.

UEL'intégration FANUC-NVIDIA accentue la pression concurrentielle sur ABB et KUKA pour proposer des capacités équivalentes, et pourrait réduire les coûts de mise en service virtuelle pour les intégrateurs industriels européens équipés de robots FANUC.

IndustrielOpinion
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