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Galbot lance le robot humanoïde bipède ET1 à partir de 79 000 yuans, avec apprentissage par observation sur les gammes supérieures
Chine/AsiePandaily 

Galbot lance le robot humanoïde bipède ET1 à partir de 79 000 yuans, avec apprentissage par observation sur les gammes supérieures

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Galbot, jeune pousse pékinoise de l'IA embarquée, a fixé les prix de l'ET1, son premier humanoïde bipède, selon le média chinois QbitAI daté du 2 octobre. Trois versions sont proposées : Standard à 79 000 yuans (environ 11 100 dollars), Pro à 139 000 yuans (environ 19 600 dollars) et Flagship à 179 000 yuans (environ 25 200 dollars). Une fiche JD.com est désormais liée depuis la page produit. Le robot avait été présenté au World Robot Conference de Pékin en août, où il dansait aux côtés d'un performeur humain. Les précommandes ont ouvert début septembre, avec plus de 200 réservations en 24 heures d'après Galbot, dont plus de 100 via JD.com. L'ET1 mesure 1,25 m pour 32 kg batterie comprise. La version Standard compte 26 degrés de liberté (DOF), des caméras stéréo, un contrôleur principal basé sur les puces RK3588 et RDK X5, et gère des routines de danse et de spectacle ainsi que la conversation en langage naturel. La Pro ajoute un module Orin Nano de 40 TOPS, qui débloque l'apprentissage actif et le raisonnement et la planification dynamiques. Pro et Flagship acceptent des mains dextres (12 DOF supplémentaires). La Flagship embarque un module NX de 100 TOPS et ouvre davantage de développement secondaire pour chercheurs, développeurs et entreprises.

L'intérêt tient à la fonction « watch-and-learn », qui permet au robot d'imiter un mouvement observé sans capture de mouvement. Elle repose sur AstraBrain-WBC, un modèle de fondation de mouvement pour humanoïdes, et sur le modèle AstraBrain pour la perception, la planification et la décision. Galbot évoque un modèle Transformer d'environ 100 millions de paramètres et, selon QbitAI, une base de données de mouvements humains de l'ordre d'un million d'heures, mêlant capture haute précision et mouvements reciblés depuis des vidéos web. Les démonstrations, où le robot reprend les figures d'un danseur, y compris des mouvements au sol sur les mains, restent des vitrines choisies : aucune mesure de taux de réussite, de robustesse ou de généralisation hors scène n'est fournie. Il s'agit en outre de reproduction de mouvement, non de manipulation utile. Le positionnement tarifaire est le véritable signal : QbitAI situe le modèle Standard entre les robots compagnons grand public (20 000 à 30 000 yuans) et les humanoïdes professionnels (120 000 à 200 000 yuans), ce qui rapproche un bipède complet du budget d'un équipement de démonstration pour un lieu commercial.

Galbot cible les parcs à thème, l'accueil en boutique, la présentation de produits, la danse de scène et le spectacle comique, pas le domicile. Dans une démo, l'ET1 a donné par instruction vocale l'ordre à un robot à roues Galbot G1 d'aller chercher des boissons en commerce. Le robot est développé conjointement avec Unitree, dont il reprend la motorisation, ce qui laisse à Galbot le soin de se concentrer sur les modèles d'IA. Il s'inscrit dans une offensive chinoise sur les humanoïdes abordables, aux côtés du G1+ d'Unitree annoncé près de 95 000 yuans et des livraisons en série de l'UWorld U1 d'UBTECH. Galbot a aussi lancé le modèle monde-action LDA-1B. Aucun volume de livraison réel ni client nommé n'a été communiqué : les 200 réservations sont des intentions d'achat, pas des déploiements. En Europe, des acteurs comme Wandercraft ou Enchanted Tools visent d'autres segments, à des prix très supérieurs. La suite se jouera sur les premières livraisons et les retours des lieux commerciaux.

Impact France/UE

Pas d\'impact direct sur la France/UE

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Les prix des robots humanoïdes s'effondrent sous 10 000 RMB avec l'adoption massive
1Pandaily 

Les prix des robots humanoïdes s'effondrent sous 10 000 RMB avec l'adoption massive

En mai 2026, le secteur de la robotique humanoïde a franchi un seuil que personne n'anticipait un an plus tôt : l'effondrement des prix à grande échelle sur le marché chinois. La start-up Bumi a lancé son robot éponyme à 9 998 RMB (environ 1 250 euros), soit moins de dix mille yuans. Dans le même élan, Unitree Robotics a ramené son modèle R1 à 29 900 RMB et son G1 à 85 000 RMB. Xingchen Intelligence propose son T1 à 89 900 RMB, tandis qu'Ubtech a commercialisé son U1 grand public à 128 000 RMB et écoulé près de 4 000 unités en dix jours de préventes. La rupture de prix est vertigineuse : il y a tout juste un an, l'Unitree H1 en version recherche s'achetait entre 300 000 et 800 000 RMB avec liste d'attente. Sur le marché secondaire, les prototypes d'ingénierie de 2025 s'échangent désormais entre 30 000 et 60 000 RMB, parfois en palettes à 50 000 RMB l'unité, et les tarifs de location journalière ont chuté d'un pic de 10 000 RMB en 2025 à 800 à 1 500 RMB aujourd'hui. Trois mécanismes expliquent cette compression tarifaire. Le premier est l'intégration supply chain : le teardown du G1 d'Unitree révèle que ses actionneurs rotatifs utilisent des moteurs synchrones à aimants permanents issus de la même filière que les véhicules électriques, des réducteurs à base de composants industriels standard, des caméras de profondeur Intel, un lidar DJI et des puces Rockchip. Le bill of materials total atteint 41 600 RMB (dont 27 500 RMB pour les seuls joints), ce qui laisse une marge brute supérieure à 40 % à 85 000 RMB. Le deuxième facteur est la substitution domestique : réducteurs, servosystèmes et contrôleurs, qui représentent plus de 70 % du coût d'un humanoïde, sont désormais produits à 75 à 90 % en Chine. L'Optimus de Tesla, construit sur la chaîne d'approvisionnement américaine, affiche un BOM de 131 000 dollars ; basculer vers des fournisseurs chinois fait tomber ce chiffre à 46 000 dollars, soit un avantage de coût de 3x. Le troisième levier est le déclassement délibéré des spécifications : les modèles sous 100 000 RMB sacrifient la robustesse industrielle extrême, limitent le payload bras unique à environ 2 kg et offrent une autonomie de 1 à 2 heures seulement, ce qui les exclut des lignes en production continue 24/7. Ces compromis sont assumés. L'objectif réel de cette stratégie de prix n'est pas la rentabilité immédiate, mais la constitution d'un pipeline de données d'entraînement à grande échelle. Le principal goulot d'étranglement de l'industrie humanoïde est aujourd'hui le volume de données réelles de haute qualité : seulement environ 500 000 heures sont disponibles au niveau mondial. En inondant le marché de terminaux à bas coût, les constructeurs chinois cherchent à accélérer massivement la collecte nécessaire à l'entraînement de leurs modèles de contrôle, là où leurs concurrents occidentaux comme Boston Dynamics, 1X ou Agility Robotics misent sur des robots industriels à haute spécification et des déploiements plus ciblés. La prochaine étape probable est le développement d'offres de leasing B2B vers les intégrateurs et les entrepôts logistiques, avec partage de données en contrepartie, transformant chaque robot vendu en noeud d'un réseau d'acquisition continu.

UEL'effondrement des prix des humanoïdes chinois (jusqu'à 1 250 € pour le Bumi) crée une pression concurrentielle structurelle sur les fabricants européens et remet en question la viabilité des stratégies haute-spécification adoptées par les acteurs EU face à un avantage coût de 3x sur le BOM.

Chine/AsieOpinion
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Blue Insect Embodied lance le robot humanoïde modulaire Mantis Standard à partir de 9 800 RMB
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Blue Insect Embodied lance le robot humanoïde modulaire Mantis Standard à partir de 9 800 RMB

Blue Insect Embodied, société de valorisation technologique issue de l'université Xi'an Jiaotong, a lancé son robot humanoïde modulaire Mantis Standard, surnommé "Xiaobai", à un prix de départ de 9 800 yuans, soit environ 1 250 euros. Le châssis, les bras, la taille et la tête reposent sur des modules standardisés reliés par des interfaces à installation rapide, permettant remplacement et personnalisation facilités. La machine compte 22 degrés de liberté, une charge utile de 7 kilogrammes par bras, une envergure de bras de 663 millimètres et une latence de téléopération annoncée sous les 10 millisecondes. Sa taille dispose d'une course de levage de 550 millimètres, et sa base omnidirectionnelle à trois degrés de liberté atteint 3 mètres par seconde en marche avant, pour une autonomie de trois heures. L'information provient du média chinois Phoenix. Ce tarif place Mantis Standard nettement sous les robots humanoïdes commerciaux existants, dont plusieurs modèles chinois dépassent déjà les 10 000 à 16 000 dollars, et intensifie la guerre des prix engagée sur ce segment en Chine. L'approche modulaire vise à réduire les coûts de fabrication et de maintenance tout en facilitant la production à grande échelle, une stratégie qui privilégie la diffusion matérielle au détriment, pour l'instant, de démonstrations de tâches complexes ou de déploiements documentés. Aucune donnée indépendante ne vient confirmer les chiffres de latence ou de performance communiqués par le fabricant, et l'article ne mentionne ni volumes de commandes ni site de déploiement réel : il s'agit d'un lancement commercial, pas encore d'un déploiement industriel vérifié. Blue Insect Embodied s'inscrit dans la vague d'essaimages universitaires chinois vers la robotique humanoïde, aux côtés d'acteurs comme Unitree, Fourier Intelligence, UBTech ou AgiBot, qui rivalisent sur le rapport prix-performance plus que sur l'intelligence embarquée. En misant sur un matériel low-cost et interchangeable, la société parie sur une adoption élargie côté recherche, éducation et intégrateurs, la couche logicielle et les modèles de contrôle restant à démontrer séparément.

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Le fondateur, docteur de l'UCLA, lance une startup de modèles fondation pour robots humanoïdes, lève près de 500 millions de yuans en amorçage
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Le fondateur, docteur de l'UCLA, lance une startup de modèles fondation pour robots humanoïdes, lève près de 500 millions de yuans en amorçage

Près de 500 millions de yuans levés en tour d'amorçage "angel++", sixième tour de financement en seulement six mois d'existence pour la jeune pousse chinoise Delta Intelligence (德塔智能), fondée en janvier 2026 à Pékin. L'entreprise développe des modèles de fondation pour robots humanoïdes (Humanoid Foundation Models, HFMs), visant une manipulation locomotrice généraliste corps entier plutôt qu'une simple démonstration de marche. Le tour réunit des groupes industriels cotés en bourse, des fonds financiers de premier plan (Hillhouse Ventures/GL Ventures, Yuanhe Holdings, Fosun RZ Capital, Huaying Capital, Lenovo Capital) et, fait notable, plusieurs constructeurs de robots humanoïdes eux-mêmes: Zhiyuan Robotics (AgiBot), Leju Robotics, Galbot et Unitree. Les trois cofondateurs, dont le CEO Ma Xiaojian, sont tous docteurs de l'UCLA, formés à Tsinghua et Peking University, et sont passés par Google Robotics, NVIDIA Research, DeepMind, Meta ainsi que l'Institut de recherche en intelligence artificielle générale de Pékin, avec une expérience sur des projets DARPA, ONR et NSF. Techniquement, Delta Intelligence mise sur un moteur de monde 3D natif traitant nuages de points et gaussian splatting plutôt que des représentations visuelles 2D, couplé à un dispositif de capture propriétaire purement visuel qui enregistre en une seule prise les mouvements corps entier (mains, pieds, bassin, épaules) et reconstruit la scène 3D en temps réel, en mode téléopération ou sans robot physique. Le contrôle repose sur une architecture à trois couches: un "cerveau" pour la perception et la planification longue durée, un "cervelet" entraîné par renforcement en simulation massive pour le pilotage moteur fin à des fréquences de dizaines à centaines de hertz, et une couche hybride force-position pour la fluidité du geste. L'argument central de Delta Intelligence répond à une limite documentée du secteur: la plupart des modèles d'IA incarnée raisonnent encore sur des représentations 2D, insuffisantes pour juger la profondeur ou la géométrie nécessaires pour ouvrir une porte ou grimper un escalier, ce qui accumule des erreurs sur les tâches longues en conditions réelles. En entraînant le "cerveau" uniquement sur données réelles (la simulation ne modélisant pas fidèlement les contacts multiples de préhension et d'appui) et le "cervelet" surtout en simulation, l'entreprise illustre une fragmentation croissante du secteur entre fournisseurs de modèles de fondation et constructeurs de robots. Son partenariat direct avec Zhiyuan, Leju, Galbot et Unitree, via un pipeline standardisé de retargeting inter-plateformes, en fait un fournisseur de socle logiciel transférable d'un robot à l'autre sans réentraînement complet, un enjeu central pour l'industrialisation du secteur. Ce rythme de levées reflète l'appétit du capital chinois pour les modèles de fondation robotique, où les constructeurs de robots préfèrent désormais investir chez leurs futurs fournisseurs logiciels plutôt que tout développer en interne. Delta Intelligence se positionne face à des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2), en misant sur un moteur 3D natif et un dispositif de capture censé lever le goulot d'étranglement des données corps entier, souvent limitées aux mains chez les concurrents. Les fonds serviront à industrialiser ce dispositif de capture, construire la boucle de données associée et étoffer l'équipe de recherche, sans calendrier précis de déploiement client communiqué à ce stade.

Chine/AsieActu
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BYD confirme son offensive robotique humanoïde avec le projet de septième génération Yao-Shun-Yu, ciblant particulièrement les concessionnaires et les foyers
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BYD confirme son offensive robotique humanoïde avec le projet de septième génération Yao-Shun-Yu, ciblant particulièrement les concessionnaires et les foyers

Li Ke, vice-président exécutif de BYD, a détaillé dans une interview récente la stratégie robotique humanoïde du constructeur, développée en interne sous le nom de code "Yao-Shun-Yu". Le projet en est à sa septième génération d'itération, signe d'un cycle de développement soutenu. Les premiers déploiements visent les concessions automobiles 4S à l'international, les réseaux européens étant cités parmi les sites prioritaires. Les robots y assureront accueil client, démonstrations produits et support commercial standardisé en plusieurs langues simultanément, répondant à un problème opérationnel concret : recrutement difficile et coûts élevés dans les marchés étrangers. À plus long terme, BYD envisage un second débouché, le domicile, avec des fonctions de ménage, préparation des repas et compagnie sociale. Aucun chiffre de production, de spécifications techniques ou de calendrier de livraison précis n'a été communiqué ; il s'agit d'une annonce de stratégie, pas d'un produit expédié. L'entrée de BYD dans la robotique humanoïde est structurellement significative pour deux raisons. D'abord, le groupe dispose d'une chaîne d'approvisionnement verticalement intégrée : l'expertise en systèmes logiciels embarqués et en fabrication de précision acquise dans l'automobile électrique se transpose directement à la robotique, où la maîtrise mécanique et le contrôle temps réel sont aussi critiques que l'intelligence artificielle. Ensuite, Li Ke a formulé un diagnostic précis sur l'état du secteur : les humanoïdes chinois présentent généralement un hardware solide mais un "cerveau" IA insuffisant, tandis que les concurrents américains affichent l'inverse. BYD se positionne explicitement comme intégrateur des deux capacités dans une plateforme unique. Si cette convergence se concrétise à l'échelle, elle modifierait les rapports de force dans la commercialisation des humanoïdes industriels, où aucun acteur n'a encore démontré de production de masse rentable. BYD est devenu en 2023 le premier constructeur mondial de véhicules électriques par le volume, précisément sur la base de cette intégration verticale, supplantant Tesla dans plusieurs segments. Le groupe s'inscrit dans une vague plus large de groupes industriels chinois investissant la robotique humanoïde : UBTECH, Unitree et Fourier Intelligence sont déjà actifs sur ce terrain. Côté américain, les références restent Figure Robotics (Figure 02 en déploiement chez Amazon), Boston Dynamics (Atlas), Tesla (Optimus Gen 2) et 1X Technologies. BYD se distingue en se déclarant lui-même acheteur initial à grande échelle dans ses propres usines chinoises, un levier de dérisquage commercial que très peu de roboticiens peuvent activer de façon crédible. Les prochaines étapes annoncées portent sur des pilotes en concessions européennes, sans calendrier précis confirmé à ce jour.

UEBYD cible explicitement les réseaux de concessions automobiles européens comme sites de déploiement prioritaires, ce qui pourrait introduire un acteur chinois à intégration verticale sur le marché européen de la robotique de service B2B.

Chine/AsieActu
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