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Flourish 1 : un robot semi-humanoïde à roues tient 12 heures et soulève plus de 1,4 kg
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Flourish 1 : un robot semi-humanoïde à roues tient 12 heures et soulève plus de 1,4 kg

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La startup californienne Flourish Robots, basée à San Francisco, sort de l'ombre avec Flourish 1, un robot domestique semi-humanoïde présenté le 29 septembre. Les précommandes sont ouvertes pour les 50 premiers exemplaires, à 3 555 dollars pièce, avec des livraisons annoncées à partir de décembre 2026. La machine mesure 1,10 m (3 pieds 7 pouces) pour 20 kg (44 livres), repose sur une base à roues, deux bras et un corps à translation verticale qui lui permet d'atteindre des surfaces en hauteur. Son autonomie atteint 12 heures, mais sa capacité de charge totale plafonne à 1,5 kg (3,3 livres). Les tâches visées sont le ramassage de chaussures, vêtements et jouets, l'essuyage de tables, le transport d'objets et l'arrosage des plantes. L'entreprise évoque aussi le chargement d'un lave-vaisselle et le nettoyage d'une litière pour chat. Le propriétaire enseigne chaque tâche par démonstration physique via une application mobile, sans code, en environ 30 minutes, puis le robot peut la répéter ou la planifier. Le fondateur et CEO Antoine Marcel reconnaît que l'exécution reste lente. Un tour de table pré-seed mené par Families Fund a été levé, sans montant divulgué.

Ce qui retient l'attention n'est pas la performance brute, mais l'arbitrage assumé : un matériel volontairement limité (préhenseurs simples, faible charge utile) pour tenir un prix très inférieur au marché. À titre de comparaison, le NEO de 1X est affiché à 20 000 dollars ou 499 dollars par mois. Sur le plan logiciel, Flourish ne vise pas un modèle généraliste unique de type VLA (vision-langage-action) capable de tout faire dans n'importe quel foyer. Elle affine des modèles pré-entraînés par domicile, par objet et par tâche, et découpe chaque tâche en fonctions distinctes : pour une chaussette, navigation pour la repérer, IA physique pour la saisir, puis navigation vers le panier à linge. Cela réduit la sophistication requise de l'IA de manipulation, au prix d'une généralisation moindre : un robot entraîné dans un logement peut peiner si l'environnement change fortement, même si l'entreprise affirme tolérer des variations de position des objets, d'éclairage et d'encombrement. Pour les intégrateurs et décideurs, c'est un test grandeur nature d'une hypothèse concurrente de la course au généralisme : la valeur domestique pourrait venir de la spécialisation par foyer plutôt que d'un modèle universel.

Il faut toutefois rester prudent : il s'agit d'une annonce avec précommandes, pas d'un produit livré, et aucune vidéo, durée de cycle ni taux de réussite n'est cité pour étayer les 30 minutes d'apprentissage ou la fiabilité des tâches les plus délicates comme le lave-vaisselle. Le robot dit fonctionner en autonomie, sans téléopérateur distant, avec caméras et LiDAR pour surveiller l'environnement, et des bras conçus pour s'arrêter lorsqu'une personne entre dans leur zone d'atteinte. Ce point est notable face à des concurrents domestiques qui s'appuient encore sur de l'assistance humaine à distance. Le marché se segmente entre humanoïdes chers et robots plus modestes, et la tenue des 50 livraisons de décembre servira de premier indicateur : prix tenable, apprentissage reproductible chez des particuliers, et capacité à valider la sécurité en environnement non contrôlé.

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Holiday Robotics, société basée à Séoul, a levé 105 millions de dollars en série A ce mois-ci pour développer FRIDAY, un semi-humanoïde à base roulante destiné aux tâches industrielles répétitives. Contrairement aux humanoïdes bipèdes, FRIDAY repose sur une base mobile à roues et un buste dédié à la manipulation fine, avec des batteries interchangeables à chaud permettant de tenir une journée complète de production. L'entreprise revendique 64 degrés de liberté, dont 40 concentrés dans les mains, articulations totalement rétro-entraînables au niveau des bras et des mains, et une perception à 360 degrés combinant caméras et lidar pour supprimer les angles morts. Les mains intègrent des capteurs tactiles et un contrôle sensible à la force, censés permettre au robot de sentir le contact et de s'adapter aux variations de friction, de poids ou d'alignement des pièces. Aucun chiffre de prix, de charge utile en kilogrammes ou de temps de cycle n'est communiqué à ce stade, seule la répartition des degrés de liberté étant précisée par l'entreprise elle-même. Cette annonce illustre un repositionnement du discours dans la course aux humanoïdes industriels: après une vague de démonstrations centrées sur la marche et l'interaction, Holiday Robotics choisit de mettre en avant la dextérité manuelle comme véritable goulot d'étranglement de l'automatisation. L'argument rejoint un constat déjà partagé par plusieurs acteurs du secteur, à savoir que la préhension, le contact et la répétabilité fine restent plus difficiles à industrialiser que la locomotion. Sur le plan technique, l'entreprise revendique une approche vision-language-skill (VLS) plutôt qu'un modèle vision-langage-action (VLA) de bout en bout: chaque compétence élémentaire est entraînée et validée séparément, puis orchestrée pour composer des tâches complexes, ce qui faciliterait le diagnostic des échecs et la réutilisation des compétences sur de nouvelles tâches. Reste que ces affirmations proviennent uniquement du communiqué de l'entreprise, sans démonstration indépendante ni client nommé, et qu'aucun déploiement en usine réelle n'est encore documenté avec des métriques vérifiables. Holiday Robotics développe l'ensemble de sa pile en interne: Holiday Sim pour tester et durcir les comportements en simulation avant déploiement, Holiday Lab pour transformer démonstrations et échecs réels en compétences réutilisables, et OASys, encore en développement, pour faciliter le déploiement sur le terrain tout en réinjectant l'expérience opérationnelle dans le système. L'entreprise dit privilégier une stratégie de terrain d'abord, en ciblant des tâches répétitives à forte valeur mesurable plutôt que des démonstrations spectaculaires, une approche qui rappelle les discours prudents d'acteurs comme Figure ou Apptronik sur la nécessité de prouver la fiabilité avant la généralisation. La levée de fonds positionne Holiday parmi les prétendants sérieux du segment coréen de la robotique humanoïde industrielle, sans qu'aucun calendrier de déploiement commercial concret n'ait encore été précisé.

HumanoïdesOpinion
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Le robot humanoïde Digit, développé par Agility Robotics (Oregon, États-Unis), vient de réaliser un soulevé de terre de 29 kilogrammes (65 livres) dans un environnement de laboratoire contrôlé. La démonstration met en évidence une coordination corpo-entière, bras, jambes et torse s'ajustent dynamiquement en temps réel pour maintenir l'équilibre sous charge. Selon l'entreprise, l'exercice a été conçu pour tester les limites des actionneurs, la durabilité des articulations et les systèmes de contrôle en temps réel. La politique de contrôle a été entraînée en simulation : un objet virtuel est introduit dans un environnement numérique, permettant au modèle d'apprendre la distribution de charge, les forces de préhension et les déplacements du centre de masse. Des milliers d'essais simulés affinent ensuite la stabilité de prise et le contrôle postural avant transfert sur le robot physique. La version actuelle de Digit embarque également une autonomie batterie de quatre heures, un système d'auto-recharge par docking autonome, des membres renforcés, des effecteurs terminaux avancés, et des protocoles de sécurité industrielle incluant un arrêt de catégorie 1, des PLCs de sécurité et le protocole FailSafe over EtherCAT. Ce que révèle cette démonstration va au-delà du simple exercice de force : elle illustre le passage des trajectoires articulaires programmées manuellement vers des politiques adaptatives apprises, un changement de paradigme significatif pour les intégrateurs industriels. Le sim-to-real, longtemps considéré comme un verrou majeur de la robotique humanoïde, semble ici suffisamment mature pour gérer des tâches de manipulation lourde avec consistance et sans réinitialisation. Pour un COO industriel, la promesse concrète est un robot capable d'empiler des bacs, charger des chariots et manutentionner des matériaux variés de façon autonome et répétable, en complément de robots mobiles autonomes (AMR) qui assurent le transport. La durabilité sous charge soutenue reste toutefois à valider en conditions réelles de production : la vidéo présentée est un test laboratoire, pas un déploiement opérationnel. Agility Robotics a été fondée en 2015 à partir des travaux de l'Oregon State University sur la locomotion bipède. L'entreprise a signé un partenariat stratégique avec Amazon, qui a piloté Digit dans ses entrepôts en 2023-2024. Elle se positionne directement face à Figure AI (Figure 02, partenariat BMW), Boston Dynamics (Atlas), Tesla (Optimus) et 1X Technologies sur le segment de l'humanoïde industriel. Contrairement à Figure ou Tesla qui communiquent davantage sur des capacités de manipulation généraliste, Agility mise sur une intégration logistique ciblée, en couplant Digit aux flottes AMR existantes. Les prochaines étapes annoncées incluent une accélération de la cadence de production et un déploiement élargi dans des environnements entrepôt multi-unités, sans date précise communiquée à ce stade.

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Le projet Asimov v1 est un robot humanoïde open source en kit, proposé à un prix cible de 15 000 dollars, avec la nomenclature complète publiée sur GitHub pour permettre aux équipes de sourcer leurs propres composants. Doté de 25 degrés de liberté au total, il embarque un calculateur basé sur un Raspberry Pi 5 et un module Radxa CM5, deux références grand public faciles à approvisionner. Les performances physiques déclarées restent modestes : 5 kg en squat et 18 kg en tirage unilatéral à un bras, ce qui le positionne clairement dans la catégorie expérimentale. Tout le code est libre, laissant aux développeurs la latitude d'implémenter leurs propres couches de contrôle. À 15 000 dollars avec du matériel sur étagère, Asimov v1 représente une rupture de prix notable dans un secteur longtemps réservé aux géants industriels. Les démonstrations emblématiques de Honda (Asimo, programme lancé dans les années 1980) et les investissements massifs de Tesla pour Optimus ont durablement ancré l'image d'un marché inaccessible aux laboratoires ou aux startups. L'open source change la donne : une équipe universitaire ou un intégrateur peut désormais disposer d'une base matérielle documentée pour tester des modèles de contrôle visuomoteur ou des politiques d'apprentissage par renforcement sans dépendre d'un fournisseur propriétaire. Il convient toutefois de rester prudent sur les métriques publiées, présentées sans protocole de test standardisé et sans vidéo en conditions réelles. Asimov v1 s'inscrit dans une tendance de démocratisation du hardware robotique comparable à ce que l'open source a réalisé dans les drones avec ArduPilot ou PX4 dans les années 2010. Sur le segment accessible, il se distingue du Unitree G1 (environ 16 000 dollars, non open source) par sa transparence architecturale complète. Il reste très éloigné des plateformes industrielles comme Figure 03, Agility Robotics Digit ou Apptronik Apollo, qui ciblent la logistique avec des financements de plusieurs centaines de millions de dollars et des déploiements confirmés chez des partenaires industriels. Fédérer une communauté active de contributeurs sera la prochaine étape critique pour faire progresser les performances mécaniques et logicielles du projet.

UELes laboratoires universitaires et startups robotique français et européens disposent d'une base matérielle open source documentée à 15 000 $ pour prototyper des algorithmes de contrôle visuomoteur sans dépendre d'un fournisseur propriétaire.

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Le 14 mai 2026, la startup américaine Gatsby a envoyé un robot humanoïde autonome effectuer un nettoyage résidentiel complet chez un particulier à San Francisco, une première déclarée aux États-Unis pour ce type de service à domicile livré à un consommateur final. Le client a été sélectionné aléatoirement sur une liste d'attente, et la réservation s'est faite via l'application iOS de l'entreprise. Le service est facturé 150 dollars par intervention, quel que soit la superficie du logement, ce qui le positionne dans la fourchette basse du marché local où les prestations humaines oscillent entre 150 et 300 dollars selon la taille de l'appartement. La vidéo de l'intervention n'a pas été publiée en détail, et Gatsby n'a pas divulgué le modèle de robot utilisé ni les métriques opérationnelles (temps de cycle, taux de complétion, surfaces traitées), ce qui rend difficile toute évaluation technique indépendante de la performance réelle. Ce que Gatsby tente de prouver n'est pas tant la supériorité d'un hardware spécifique que la viabilité d'un modèle de distribution à la demande pour la robotique humanoïde à usage domestique. Là où Tesla, 1X et d'autres misent sur la vente directe de plateformes à plus de 20 000 dollars l'unité, Gatsby positionne une couche logicielle hardware-agnostique : navigation, interface utilisateur, orchestration de service. Le pari est que le goulot d'étranglement n'est pas le robot lui-même, mais la distribution et l'expérience utilisateur. Si ce modèle tient à l'échelle, il représente un vecteur de commercialisation radicalement différent de celui que suivent les grandes équipes humanoïdes actuelles, et pourrait intéresser des intégrateurs cherchant à déployer des flottes sans s'engager sur un seul fournisseur hardware. C'est aussi une hypothèse implicite sur le sim-to-real : que les tâches ménagères standardisées sont désormais suffisamment maîtrisées pour sortir du laboratoire vers des environnements non contrôlés. Gatsby a été fondée en janvier 2026 par Aron Frishberg, ancien étudiant de l'Université de Chicago, sous la société mère West Egg Labs. La startup est soutenue par NVIDIA Inception et le programme d'accélération Entrepreneurs First. Le choix du nettoyage comme marché d'entrée est délibéré : secteur à forte dépense consommateur, peu innovant depuis des décennies, et socialement universel. L'entreprise se présente comme un Uber de la robotique humanoïde, agnostique au matériel, capable de substituer un robot par un autre selon les évolutions du marché hardware. La demande affichée sur liste d'attente couvre la Bay Area et s'étend au reste du pays, selon la communication de l'entreprise, mais aucun chiffre précis n'a été communiqué. La prochaine étape logique serait une montée en volume de déploiements documentés, avec des métriques de performance publiées, pour confirmer que ce premier service n'était pas un événement isolé à forte valeur médiatique.

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