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Epson dévoile le cobot AX6, au design compact et à la programmation sans code
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Epson dévoile le cobot AX6, au design compact et à la programmation sans code

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Epson Robots, filiale robotique du groupe japonais basée à Suwa, a lancé cette semaine l'AX6, un bras collaboratif à six axes à limitation de puissance et de force, conçu pour fonctionner près d'opérateurs sans barrières physiques sous réserve d'une évaluation des risques. Il affiche une portée de 900 mm, une charge utile maximale de 6 kg, un contrôleur RC-A1010 compatible 100-240 V AC ou 48 V DC, une structure légère en fibre de carbone, un environnement Python personnalisable, un port Ethernet et des connexions pneumatiques en bout de bras, cinq boutons multifonctions, un anneau LED de statut et un simulateur 3D. Piloté sans code via le logiciel AX Portal et accessible depuis un navigateur web sur tablette industrielle, il respecte aussi la norme de salle blanche ISO Classe 5 (ISO 14644-1), utile selon James Shimano, chef de produit chez Epson Robots, pour des applications de sciences de la vie où un capteur doit balayer librement une zone. Basé aux Etats-Unis à Los Alamitos, en Californie, Epson revendique la place de leader mondial des robots SCARA après quarante ans d'activité, avec plus de 250 000 unités vendues dans le monde à fin avril 2026.

L'AX6 complète le portefeuille sécuritaire d'Epson, qui couvre désormais robots industriels rapides, cobots dédiés à l'interaction humaine et solutions hybrides intermédiaires, selon Rick Brookshire, directeur du développement produit et robotique chez Epson. Pour les intégrateurs, l'argument central reste la programmation sans code et une interface accessible à des opérateurs peu qualifiés, qui abaisse la barrière à l'entrée sans sacrifier un mode Python pour les cas complexes. La conformité ISO Classe 5 vise spécifiquement un créneau de niche en sciences de la vie, à forte valeur ajoutée. Interrogé sur une intégration future avec des robots mobiles autonomes pour de la manipulation mobile, Shimano a évoqué un intérêt d'Epson pour cette piste sans confirmer de produit ni de calendrier, ce qui relève pour l'instant de l'intention plutôt que de l'offre commerciale.

Le lancement s'inscrit dans l'histoire d'Epson, longtemps centré sur les robots SCARA pour l'assemblage de précision et la manutention dans l'aérospatiale, l'automobile, la biotechnologie, l'électronique, l'agroalimentaire, le médical, la pharmacie et la plasturgie, avant d'étoffer sa gamme six axes AX. L'entreprise s'installe ainsi plus franchement sur le marché des cobots, déjà occupé par des acteurs comme Universal Robots, Techman Robot ou la gamme CRX de Fanuc, où simplicité de programmation et coût total de possession priment sur la pure performance. Aucun prix n'a été communiqué pour l'AX6, et Epson n'a précisé ni calendrier de disponibilité commerciale au-delà de cette semaine, ni déploiements pilotes ou clients confirmés à ce stade.

Impact France/UE

Aucun impact direct annonce, mais l'AX6 vient concurrencer indirectement les fabricants de cobots européens comme Universal Robots sur le segment de la programmation sans code.

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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile
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Collaborative Robotics (Cobot), basée à Santa Clara en Californie, a dévoilé la deuxième génération de son robot mobile Proxie lors de l'Automate 2026. Ce Proxie Gen 2 embarque une capacité de traction de carts jusqu'à 680 kg, un système de levage vertical pouvant soulever 100 kg, des batteries auto-interchangeables, et une option de manipulation bimanuell, deux bras articulés montés sur la colonne vertébrale du robot. La plateforme compte 40 % de pièces en moins que la génération précédente, avec un gabarit réduit pour naviguer dans des couloirs étroits et des ascenseurs. Cobot annonce également une fonctionnalité d'"autotasking" : le robot identifie et génère ses propres tâches sans intégration avec un WMS ni intervention humaine. Chez le client Maersk, 95 % des déplacements de carts auraient été initiés de façon autonome sur la période mesurée, le robot lisant des inscriptions sur des tableaux blancs fixés aux chariots grâce à un modèle multimodal embarqué. Ces chiffres sont présentés par Cobot sans audit tiers, ce qui mérite d'être noté. L'enjeu principal est la réduction de la barrière à l'intégration, longtemps le goulot d'étranglement des déploiements de robots mobiles manipulateurs (MMR) en environnements non structurés. Si l'autotasking tient ses promesses à l'échelle, il invaliderait le modèle dominant, des mois de développement logiciel pour connecter le robot aux systèmes ERP, WMS et MES existants. Pour un COO industriel ou un responsable logistique hospitalier, cela signifie potentiellement un déploiement en semaines plutôt qu'en trimestres. La capacité de Proxie à lire des informations non structurées (tableaux blancs, étiquettes ad hoc) représente une forme de robustesse opérationnelle réelle, à condition que les taux de reconnaissance soient validés dans des conditions dégradées, ce que la démo ne précise pas. La manipulation bimanuell ouvre par ailleurs l'accès à des tâches jusqu'ici réservées aux manipulateurs fixes, comme le déchargement de cartons ou l'alimentation de lignes. Cobot a été fondée par Brad Porter, ancien VP Engineering robotics chez Amazon Robotics, et a levé des fonds auprès d'investisseurs industriels. La société a délibérément maintenu un profil bas depuis 2022, accumulant 13 000 heures d'exploitation sur 28 robots dans des environnements réels, hôpitaux dont la Mayo Clinic, logistique et industrie, avant de communiquer publiquement. Ses concurrents directs incluent Boston Dynamics avec Spot et Stretch, Vecna Robotics, et des acteurs comme Apptronik ou 1X qui misent sur l'humanoïde. En Europe, des entreprises comme Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) ciblent des segments adjacents mais restent en phase pré-déploiement à grande échelle. Cobot ne publie pas de tarif public ; les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension des déploiements en santé et en logistique, avec la certification de sécurité comme prochaine étape technique critique pour le Gen 2.

UESi Cobot étend ses déploiements en Europe, cela accentue la pression concurrentielle sur Enchanted Tools et Pollen Robotics, encore en phase pré-commerciale, tout en offrant aux industriels et hôpitaux européens une option de manipulation mobile sans intégration WMS.

IndustrielActu
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Hirebotics lance un cobot résistant aux explosions sans programmation pour la peinture industrielle
2Robotics & Automation News 

Hirebotics lance un cobot résistant aux explosions sans programmation pour la peinture industrielle

Hirebotics, spécialiste américain des solutions de robots collaboratifs pour la fabrication métallique, a annoncé la disponibilité immédiate du Cobot Painter, présenté comme la première solution cobot antidéflagrante (explosion-proof) reposant sur une plateforme sans code. Le produit combine le logiciel Beacon, développé en interne par Hirebotics, avec le bras Fanuc CRX-10iA/L Paint, une variante du CRX-10iA certifiée pour les environnements pulvérulents et inflammables. La cible déclarée est la production haute variété, faibles volumes (high-mix, low-volume) dans les ateliers de peinture industrielle sur métal, un segment traditionnellement laissé entre la peinture manuelle et les lignes automatisées complexes. Aucun chiffre de payload ou de temps de cycle n'a été communiqué dans l'annonce. L'intérêt pour les intégrateurs et les décideurs industriels réside dans la combinaison de deux contraintes rarement résolues simultanément : la certification antidéflagrante, obligatoire dans les cabines de peinture selon les normes ATEX/NEC, et l'absence de programmation traditionnelle. Le no-code Beacon réduit le temps de mise en service et permet aux opérateurs sans expertise robotique de reprogrammer les trajectoires entre deux séries, ce qui est le noeud dur du high-mix. Si la promesse tient à l'usage réel, cela élargit l'accès aux cobots de peinture aux PME industrielles qui ne peuvent pas se permettre un intégrateur dédié. Hirebotics, basé au Tennessee, a construit son modèle commercial autour du robot-as-a-service (RaaS) pour la soudure cobot avant de s'étendre à la peinture. Sur ce segment, les alternatives incluent les solutions de Doosan Robotics, Universal Robots via des intégrateurs tiers, et des systèmes dédiés d'ABB et Graco, tous nécessitant généralement une expertise de programmation ou une intégration sur mesure. Hirebotics se positionne donc sur le prix d'entrée et la simplicité de déploiement plutôt que sur les performances brutes. L'annonce n'indique pas de pilotes clients nommés ni de volumes de déploiement prévus.

UELes ateliers de peinture industrielle en Europe pourraient évaluer cette solution dont la certification antidéflagrante est compatible avec la norme ATEX (EU), mais aucun distributeur ni déploiement européen n'est annoncé.

IndustrielActu
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Comment Intrinsic élimine la programmation manuelle des robots
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Intrinsic, filiale d'Alphabet spécialisée en robotique industrielle, a présenté à l'Automate 2026 une cellule robotique modulaire baptisée "Intrinsic Intelligence Cell", reposant sur son système d'exploitation maison IntrinsicOS. La démonstration met en scène un bras FANUC réalisant de l'assemblage électronique sans aucune programmation robot traditionnelle : l'opérateur configure les tâches par glisser-déposer, tandis que la plateforme gère automatiquement la perception, la planification de mouvement et les opérations de préhension et d'insertion de pièces. Intrinsic collabore avec deux intégrateurs CNC, Trinity Automation et MartinSystems, pour embarquer ces capacités dans leurs offres de prochaine génération. La présentation intervient quelques mois avant le lancement d'un pilote industriel d'envergure avec Foxconn, dont la date exacte n'a pas été précisée au-delà de "fin 2025". Par ailleurs, dans le cadre de son "AI for Industry Challenge" co-organisé avec Open Robotics, la société a réuni plus de 5 000 inscrits répartis en 1 600 équipes issues de 115 pays, avec une enveloppe de prix de 180 000 dollars. Le défi cible l'un des problèmes les plus résistants de l'assemblage électronique : la manipulation dextre de câbles et de connecteurs. Huit équipes ont jusqu'ici atteint des scores quasi-parfaits lors de la phase de simulation (Gazebo, MuJoCo de Google DeepMind, NVIDIA Isaac Sim). L'approche d'Intrinsic s'attaque à un verrou structurel du marché : la programmation robot reste aujourd'hui un frein majeur à l'adoption dans les ateliers à production variable ("high mix, low volume"), où reprogrammer un bras pour chaque référence représente un coût prohibitif. En proposant une reconfiguration instantanée des outils et des process via des "skills" basés sur l'IA, la plateforme ouvre potentiellement l'automatisation aux sous-traitants de taille moyenne et aux ateliers d'usinage qui ne disposent pas d'équipes de roboticiens. La composition du challenge est également révélatrice : seulement 14 % des participants viennent du secteur robotique, tandis que 93 % sont développeurs Python et 47 % travaillent en IA/ML. Cela signale un afflux de compétences logicielles vers la robotique industrielle, et valide l'hypothèse selon laquelle les prochaines avancées en manipulation viendront davantage du software que du hardware. Intrinsic a été fondée en 2021 à partir de ressources internes d'Alphabet, absorbant notamment des équipes issues de X Development. La société a mis plusieurs années à structurer sa pile logicielle autour de ROS 2 avant de la commercialiser. Sur ce segment des cellules robotiques modulaires pilotées par IA, elle se positionne face à des acteurs comme Covariant (rachetée par Amazon), Machina Labs ou Viam, ainsi que face aux offres propriétaires des grands intégrateurs (KUKA, ABB, FANUC lui-même). Le pilote Foxconn constituera le premier test à l'échelle réelle d'IntrinsicOS dans un environnement de production de masse, et ses résultats conditionneront probablement la crédibilité commerciale de la plateforme au-delà des démonstrations salon.

UELa démocratisation de la configuration robot par glisser-déposer pourrait réduire le coût d'entrée à l'automatisation pour les PME industrielles européennes en production variable, mais aucun partenariat ni déploiement européen n'est annoncé à ce stade.

IndustrielOpinion
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Ency Software et Stäubli Robotics signent un accord mondial pour « simplifier la programmation des robots
4Robotics & Automation News 

Ency Software et Stäubli Robotics signent un accord mondial pour « simplifier la programmation des robots

Ency Software et Stäubli Robotics ont annoncé un accord de collaboration mondial destiné à rendre la programmation des robots industriels "plus intuitive, plus rapide et plus accessible". Le partenariat associe les robots industriels haute performance de Stäubli, fabricant suisse connu pour ses bras SCARA et ses robots six axes, à Ency Robot, la solution logicielle CAD/CAM d'Ency Software dédiée à la programmation hors ligne, la simulation et la génération automatique de trajectoires. Le communiqué original ne précise ni montant, ni durée contractuelle, ni date de mise en œuvre concrète : à ce stade, il s'agit d'une annonce de partenariat commercial et technique, sans chiffres de déploiement, de gain de temps de cycle ou de sites pilotes identifiés. Cette annonce touche un point de friction bien identifié dans l'automatisation industrielle : la programmation manuelle des robots reste coûteuse en temps d'ingénieur et freine l'adoption de la robotique chez les intégrateurs traitant de petites séries ou des lignes reconfigurables. Une programmation hors ligne pilotée depuis un modèle CAO permet en théorie de générer des trajectoires sans immobiliser la cellule robotisée physique, réduisant les arrêts de production. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'accord illustre surtout une tendance de fond : les fabricants de robots misent de plus en plus sur des partenariats avec des éditeurs logiciels tiers plutôt que sur des suites propriétaires fermées, au risque toutefois de renforcer la dépendance à des écosystèmes logiciels externes. Stäubli Robotics, division du groupe industriel suisse Stäubli International, est un acteur historique de la robotique industrielle présent dans l'électronique, l'agroalimentaire et l'automobile. Ency Software évolue sur le marché plus étroit de la programmation robotique hors ligne (OLP), où coexistent des outils propriétaires comme RobotStudio d'ABB ou Process Simulate de Siemens, et des solutions tierces telles que RoboDK. L'accord annoncé ne mentionne aucun calendrier de déploiement ni projet pilote concret ; ses effets réels sur le terrain, chez des intégrateurs ou des usines clientes, restent donc à documenter dans les prochains mois.

UELe partenariat renforce l'offre logicielle de programmation hors ligne accessible aux intégrateurs robotique européens via Stäubli, acteur suisse historiquement implante dans l'industrie européenne, mais sans site pilote ni chiffres de déploiement annonces a ce stade.

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