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SoftBank rachète le Robotics and AI Institute
BusinessRobotics Business Review 

SoftBank rachète le Robotics and AI Institute

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Résumé IASource uniqueImpact UE

SoftBank Group Corp. a conclu un accord pour racheter le Robotics and AI Institute (RAI) auprès de Hyundai Motor Group, selon plusieurs sources concordantes. Les termes financiers restent inconnus, et l'opération, évoquée depuis plusieurs mois, est désormais examinée par le Committee on Foreign Investment in the United States (CFIUS), l'organe interagences pilote par le Department of the Treasury qui évalué l'impact des investissements étrangers sur la sécurité nationale américaine; on ignore a quel stade en est cet examen. Le RAI, base a Cambridge (Massachusetts), a été fonde en 2022 dans le cadre du rachat de Boston Dynamics par Hyundai, avec un investissement initial du constructeur coréen de plus de 400 millions de dollars, un financement aujourd'hui épuise selon plusieurs sources. L'institut travaille sur le contrôle robotique, la perception, la manipulation, la navigation et l'IA appliquée a des taches physiques complexes; il a notamment développe le cadre d'apprentissage "whole-body" a l'origine des mouvements acrobatiques du nouvel Atlas de Boston Dynamics. Sollicites par The Robot Report, le RAI Institute et SoftBank n'ont livre aucune précision sur la transaction.

Cette acquisition intervient alors que SoftBank finalise par ailleurs le rachat de la division robotique d'ABB pour 5,3 milliards de dollars, opération censée se conclure mi ou fin 2026. La combinaison des deux dossiers dessine une stratégie de consolidation: adosser la base installée et le savoir-faire industriel d'ABB en automatisation aux compétences de recherche en IA du RAI. Il s'agit d'une opération de fusion-acquisition, pas d'un lancement produit: aucune nouvelle capacité robotique n'est démontrée ici, et le passage devant le CFIUS rappelle la sensibilité géopolitique croissante des rachats de technologies robotiques et d'IA américaines, même par un groupe allie comme le Japon. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal est celui d'une bataille qui se joue désormais autant sur la propriété de la recherche fondamentale que sur les déploiements commerciaux, SoftBank cherchant a reconstituer un portefeuille robotique complet après avoir cède Boston Dynamics.

L'histoire des trois entités est étroitement imbriquée. Marc Raibert fonde Boston Dynamics en 1992 après des travaux pionniers sur la robotique a pattes dynamique a Carnegie Mellon et au MIT, avant de développer BigDog, Atlas et Spot. Google racheté l'entreprise en 2013 puis la revend a SoftBank en 2017 pour environ 100 millions de dollars. En 2021, Hyundai prend une participation majoritaire auprès de SoftBank, valorisant Boston Dynamics a 1,1 milliard de dollars; SoftBank conserve alors 20%, avant d'exercer récemment une option de vente sur sa participation résiduelle de 9,65%, que les actionnaires de Hyundai ont accepte de racheter en juillet 2026 pour renforcer leur stratégie d'IA physique. Raibert avait quitte la direction de Boston Dynamics en janvier 2020, peu après ses 70 ans, avant de fonder le RAI en 2022; son rôle futur chez SoftBank, si l'accord aboutit, reste inconnu.

Impact France/UE

La consolidation robotique de SoftBank touche indirectement l'UE via la cession en cours de la division robotique du groupe européen ABB, mais le rachat du RAI Institute lui-même n'implique aucun acteur français ou européen.

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Locus Robotics rachète Nexera Robotics
1Robotics & Automation News 

Locus Robotics rachète Nexera Robotics

Locus Robotics, spécialiste américain de l'automatisation logistique d'entrepôt, a annoncé l'acquisition de Nexera Robotics, startup canadienne basée à Vancouver spécialisée dans la préhension robotique avancée. L'opération intègre la technologie propriétaire NeuraGrasp de Nexera, un end-effector conçu pour la saisie d'objets variés, directement dans la plateforme "physical AI" de Locus. Cet ajout élargit les capacités de la suite Locus Array, qui couvrait jusqu'ici principalement le transport autonome de charges (AMR), vers la manipulation bout en bout dans les entrepôts. Les conditions financières de la transaction n'ont pas été divulguées. Cette acquisition marque un pivot stratégique pour Locus Robotics : passer de la navigation AMR à la manipulation complète, autrement dit le "dernier mètre" longtemps considéré comme le verrou technologique de l'automatisation logistique. La capacité à saisir, orienter et déposer des références variables sans reprogrammation est le différenciateur clé que les intégrateurs et COO logistiques attendent pour justifier un déploiement à grande échelle. En intégrant NeuraGrasp nativement, Locus évite la dépendance aux end-effectors tiers et peut proposer une offre AMR plus manipulation sous une seule architecture logicielle, simplifiant les cycles d'intégration. Fondée en 2014 à partir du spin-off de Quiet Logistics, Locus Robotics a traversé une période difficile en 2023 avec des restructurations et des recherches de financement, rendant cette acquisition d'autant plus significative comme signal de repositionnement. Le marché de la logistique robotisée est en pleine consolidation, avec des acteurs comme Exotec (France, système Skypod), Geek+ et 6 River Systems (Shopify) qui renforcent eux aussi leurs offres en manipulation. Nexera avait développé NeuraGrasp autour de la dextérité multi-références. L'intégration dans le portfolio Locus Array est annoncée sans calendrier de déploiement précisé à ce stade.

UELa consolidation AMR+manipulation opérée par Locus intensifie la pression concurrentielle sur Exotec (France/Skypod), qui devra démontrer une réponse crédible sur le segment manipulation de références variables pour défendre sa position dans les entrepôts européens.

BusinessOpinion
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GMEX Robotics va racheter MediaMeta.ai pour son intelligence sociale
2Robotics Business Review 

GMEX Robotics va racheter MediaMeta.ai pour son intelligence sociale

GMEX Robotics Corp., basé à Taren Point en Australie et anciennement connu sous le nom de Fitell Corp., a annoncé la signature d'un accord définitif d'achat d'actions avec Alpha Meta AI Pte. Ltd., MetaGen AI Ltd. et d'autres parties liées à MediaMeta.ai, société singapourienne spécialisée dans la modélisation comportementale humaine par IA. Selon les termes de l'accord, GMEX acquerra dans un premier temps 30% du capital entièrement dilué de l'entité, avec une option lui permettant d'obtenir à terme une participation majoritaire. La contrepartie combine numéraire et actions ordinaires GMEX, selon des modalités encore à finaliser. L'accord prévoit des clauses de complément de prix liées à un objectif de revenus de plus de 52,6 millions de dollars sur les cinq années suivant la clôture, avec un mécanisme d'ajustement ou de remboursement partiel si MediaMeta n'atteint pas cette cible. GMEX et ses filiales obtiennent en outre une licence technologique perpétuelle, exclusive et libre de redevances sur la propriété intellectuelle, les logiciels, les modèles d'IA et les données robotiques concernés. L'opération reste soumise à sa clôture effective ainsi qu'à des travaux ultérieurs d'intégration, de tests et de commercialisation. Cette acquisition illustre une tendance de fond dans la robotique de service: l'ajout d'une couche de "compréhension sociale" aux systèmes déjà capables physiquement, jugée nécessaire pour des déploiements crédibles dans l'hôtellerie, la santé, l'aide à la personne, l'éducation ou le commerce de détail, marchés visés par GMEX pour ses robots. MediaMeta affirme construire des modèles du monde social capables d'interpréter contexte culturel, signaux comportementaux et environnementaux pour permettre à un système de mieux anticiper les réactions humaines. Les formulations employées par les deux entreprises, qui parlent de "prochaine génération de machines intelligentes" ou de couche "manquante" entre IA et interaction humaine réelle, restent à ce stade des éléments de communication: aucun produit intégré n'est encore livré, et la portée réelle de cette "intelligence sociale" appliquée à des robots physiques reste à démontrer une fois l'intégration technique effectuée. GMEX, fournisseur d'équipements de fitness à l'origine sous le nom Fitell, s'est repositionné ces dernières années vers les robots de service et sociaux, avec l'ambition affichée de bâtir une plateforme baptisée "Terminal + Intelligence", décrite par le PDG Sam Lu comme l'axe central de 2026 pour l'entreprise. MediaMeta, de son côté, a développé un écosystème allant de la création de contenu au marketing intelligent pour des besoins d'entreprise, avant de réorienter sa technologie vers la modélisation sociale appliquée à l'IA. L'opération s'inscrit dans un mouvement plus large de consolidation où des fabricants de robots cherchent à intégrer, par acquisition plutôt que développement interne, des briques logicielles jugées différenciantes, une dynamique déjà observée chez plusieurs acteurs du secteur des robots humanoïdes et de service.

BusinessActu
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Les coulisses du rachat de Kinisi par Bear Robotics
3The Robot Report 

Les coulisses du rachat de Kinisi par Bear Robotics

Bear Robotics, fabricant américain de robots de service connu pour son robot de restauration Servi, a annoncé l'acquisition de Kinisi Robotics, startup britannique spécialisée dans l'automatisation industrielle par apprentissage par renforcement. Les modalités financières de la transaction n'ont pas été divulguées. Kinisi, basée à Bristol (Royaume-Uni), développe le KR1, un prototype conçu pour automatiser des tâches industrielles répétitives et pénibles en collaboration avec des opérateurs humains, sans recourir à l'automatisation hardcodée traditionnelle. La société est fondée par Bren Pierce, titulaire d'un doctorat en robotique humanoïde de la Technische Universität München (TUM) et fort d'une décennie de recherche internationale. À son actif au fil de ses ventures précédentes : plus de 180 millions de dollars levés et plus de 10 000 robots déployés à l'échelle mondiale. L'acquisition illustre une dynamique de consolidation qui s'accélère dans le secteur, où les acteurs établis cherchent à intégrer des capacités d'IA physique plutôt que de les développer en interne. Bear Robotics, historiquement ancré dans la robotique de service en restauration, élargit son portefeuille vers l'industrie grâce à la technologie de Kinisi, qui substitue au pipeline de règles figées des politiques motrices apprises par reinforcement learning (RL). Cette approche permet une adaptation aux variations d'environnement sans reprogrammation manuelle, un avantage décisif pour les tâches non structurées ou insalubres que rejettent les systèmes classiques. L'annonce intervient dans la même semaine qu'une autre nouvelle structurante : Agility Robotics, fabricant du robot humanoïde Digit déployé chez Amazon, a confirmé son entrée en bourse via une fusion SPAC, signal supplémentaire d'une industrie qui cherche des voies de financement à grande échelle. Bear Robotics a été fondée en 2017 à Redwood City, en Californie, avec des investisseurs comme SoftBank Vision Fund, LG Electronics et Naver. Son robot Servi est déployé dans des centaines de restaurants aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon. Kinisi est une startup plus récente, mais portée par le profil éprouvé de Pierce. La course aux capacités d'IA physique mobilise aujourd'hui Figure AI, 1X Technologies, Apptronik ou encore Enchanted Tools en Europe, tous en train de lever des centaines de millions pour accélérer le passage du prototype au déploiement industriel réel. C'est précisément ce sim-to-real gap que Kinisi prétend adresser avec le KR1, mais les détails de performance publiés restent pour l'instant limités aux annonces d'acquisition : la démonstration à l'échelle, en conditions industrielles réelles, reste le critère que le marché attendra avant de valider la thèse.

UELe rachat d'une startup britannique en RL industriel par un acteur américain illustre la pression d'acquisition qui s'exerce sur les startups européennes de robotique, renforçant l'urgence d'une stratégie de consolidation autonome au sein de l'écosystème EU face aux capitaux extra-européens.

BusinessOpinion
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Appel aux startups de robotique : candidatez dès maintenant pour le Robotics Startup Radar 2026
4Robotics Business Review 

Appel aux startups de robotique : candidatez dès maintenant pour le Robotics Startup Radar 2026

The Robot Report a rouvert les candidatures pour son classement annuel Robotics Startup Radar, avec une deadline fixée au mardi 6 octobre 2026. L'appel cible les startups robotiques de cinq ans d'âge maximum, développant des systèmes complets inédits, des technologies habilitantes ou des modèles économiques novateurs, sans restriction de secteur d'application. Le formulaire de candidature demande des informations précises : année de fondation, nom des fondateurs, taille d'équipe (de 1-10 à plus de 500 salariés), montant total levé, stade du dernier tour de financement (pré-seed à Series C), marchés ciblés parmi une dizaine de catégories comme la logistique, la santé, l'énergie ou la défense, ainsi que l'existence de clients ou pilotes déjà signés. L'édition est sponsorisée par Maxon Precision Motors et PTC, deux acteurs établis de la motion control et du PLM industriel. Les questions relatives à l'édition 2025 sont redirigées vers Brianna Wessling, journaliste de la publication, et les demandes de sponsoring vers Jami Brownlee. Pour les jeunes pousses robotiques, ce classement fonctionne comme une vitrine éditoriale plutôt qu'un benchmark technique : il ne garantit aucune sélection automatique, le comité éditorial de The Robot Report évaluant chaque dossier après clôture des candidatures. L'intérêt pour les fondateurs tient surtout à l'exposition générée auprès d'investisseurs, d'ingénieurs expérimentés et d'autres entrepreneurs du secteur, dans un marché où la visibilité média pèse de plus en plus dans les levées de fonds et les partenariats industriels. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, la liste sert avant tout d'outil de veille pour repérer tôt des technologies émergentes avant qu'elles n'atteignent une maturité commerciale, sans que la présence dans le classement constitue une validation technique ou une preuve de déploiement réel. Cette initiative s'inscrit dans la continuité d'un exercice récurrent de The Robot Report, dont l'édition précédente avait recensé 100 startups jugées prometteuses, couvrant un spectre allant de la mobilité autonome et des robots humanoïdes à l'automatisation industrielle. Le retour du Startup Radar pour 2026 confirme la volonté du média de maintenir cet inventaire annuel comme repère du secteur, alors que le nombre de startups robotiques continue de croître rapidement selon la publication. Les prochaines étapes sont simples : clôture des soumissions le 6 octobre 2026, puis examen éditorial avant publication d'une liste finale, sans calendrier de publication précisé à ce stade.

BusinessActu
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