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HumanoïdesRobotics Business Review 

L'évolution de Digit : le parcours d'Agility Robotics, de Cassie à Digit 5

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Agility Robotics, fondée il y a plus de dix ans dans le sillage du Dynamic Robotics Lab de l'Université d'État de l'Oregon (OSU), vient de sortir la cinquième génération de son robot humanoïde Digit. L'entreprise compte désormais plus de 400 employés répartis sur trois sites aux États-Unis et une usine capable de produire jusqu'à 10 000 robots par an. Avant Digit, Agility avait développé Cassie, un robot bipède aux jambes inspirées de l'autruche, conçu pour la course rapide, dont les premiers pas remontent à 2016 ; en 2022, sur la piste du Whyte Track and Field Center de l'OSU, Cassie a couru 100 mètres sans chute en 24,73 secondes, record du monde Guinness pour un robot bipède. Le premier Digit, lancé en 2017, visait les chercheurs et marquait une phase de preuve de concept. Digit 3, sorti en 2019, a été le premier modèle commercialisé : capable de saisir et empiler des boîtes jusqu'à 18 kg (40 lb), il ciblait la livraison de colis jusqu'au pas de porte et la manutention en entrepôt. La même année, Ford a acheté les deux premiers robots sortis de la chaîne de production pour étudier leur intégration dans des fourgons de livraison autonomes. Digit 4, dévoilé en 2023, dernier modèle à conserver les jambes de type autruche, a été équipé de nouveaux effecteurs pour manipuler bacs et totes et déployé chez Toyota Motor Manufacturing Canada, GXO Logistics, Schaeffler et Amazon.

Cette trajectoire compte car Agility a été l'un des tout premiers acteurs du marché des humanoïdes, dès 2017, à une époque où ce segment est aujourd'hui nettement plus encombré. Contrairement à de nombreuses annonces du secteur qui restent au stade de vidéo démonstrative, Agility peut documenter des déploiements répétés chez de grands comptes industriels et logistiques, une validation commerciale rare pour un robot bipède alors que l'écart entre démonstration et usage réel reste un point de friction majeur pour la filière. La disparition des jambes en forme d'autruche, marque de fabrique d'Agility depuis Cassie, avec Digit 5, signale aussi que l'entreprise revoit ses choix morphologiques à la lumière de l'usage réel en entrepôt plutôt que des contraintes de recherche initiales axées sur la course. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'histoire de Digit illustre une stratégie d'itération cumulative où chaque génération valide un cas d'usage précis avant de passer à la suivante, une approche différente des annonces plus rapides et moins étayées de certains concurrents.

Le parcours part donc du laboratoire universitaire de l'OSU, où Cassie a servi de plateforme de recherche avant qu'Agility ne se structure en société commerciale, avec selon son cofondateur et « Chief Robot Officer » Jonathan Hurst trois phases distinctes : la recherche (Cassie), la preuve de concept (Digit 1 à 4), et désormais une nouvelle étape ouverte par Digit 5, présentée comme conçue pour les réalités du travail chez les clients plutôt que pour la démonstration. Hurst la décrit comme l'aboutissement direct des retours d'expérience accumulés chez Toyota, GXO, Schaeffler et Amazon, sans que l'entreprise n'ait encore détaillé de nouveau calendrier de déploiement au-delà de ce lancement.

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Agility Robotics entre en bourse via une fusion SPAC

Agility Robotics, rebaptisée simplement "Agility" en mars 2026, a annoncé une fusion avec le SPAC Churchill Capital Corp qui valoriserait l'entreprise à 2,5 milliards de dollars en pré-money, avec plus de 620 millions de dollars de produits bruts attendus. La société basée à Salem, Oregon, commercialise le robot humanoïde Digit, dont la cinquième génération peut soulever jusqu'à 18 kg (40 lb), opérer environ 16 heures par charge et atteindre 1,67 mètre de hauteur. La PDG Peggy Johnson a revendiqué, lors d'un briefing investisseurs, qu'Agility serait post-introduction "la seule société américaine cotée en bourse et pure-play dans l'humanoïde avec des déploiements commerciaux actifs et prouvés", Digit étant actuellement en service chez plusieurs clients industriels, principalement sur des tâches de picking de bacs et de totes en entrepôt. Google DeepMind et NVIDIA figurent parmi les partenaires technologiques déclarés, ce dernier ayant choisi Agility comme partenaire de lancement pour un programme non encore détaillé dans l'annonce. L'enjeu central est la crédibilité commerciale dans un secteur encore dominé par les démonstrations. Agility avance des déploiements réels chez des clients industriels, même si le communiqué alterne entre "commercial trials" et "active commercial deployments" sans préciser le périmètre exact, ce qui constituera un point de due diligence pour les investisseurs. La thèse de l'entreprise repose sur le concept de "cooperative safety", soit la capacité du robot à opérer sans cage ni zone d'exclusion aux côtés de travailleurs humains, présenté comme le verrou à résoudre pour une adoption à grande échelle. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, la cotation en bourse d'un acteur humanoïde avec des déploiements réels est un signal structurant: elle introduit des obligations de transparence sur les métriques opérationnelles (temps de cycle, taux de panne, coût par cycle) que les concurrents non cotés n'ont pas à divulguer, ce qui pourrait redéfinir les référentiels de benchmarking sectoriel. Fondée en 2015 par Jonathan Hurst et Damion Shelton, issus du Dynamic Robotics Laboratory de l'Oregon State University, la société a d'abord développé Cassie, une plateforme bipède de recherche, avant de pivoter vers la commercialisation de Digit. Le picking de bacs en entrepôt a été choisi délibérément comme segment d'entrée avant une expansion vers d'autres verticales industrielles, dans un marché adressable estimé par l'entreprise à 1 000 milliards de dollars aux États-Unis. Face à Figure (en cours de déploiement chez BMW), Boston Dynamics (Atlas chez Hyundai), Tesla (Optimus Gen 3, non encore commercialisé) et 1X (NEO), Agility mise sur son avance en déploiements réels et sur l'accès aux capitaux publics pour accélérer. En Europe, aucun acteur du segment logistique humanoïde n'est positionné à ce niveau; Wandercraft (France) reste centré sur la rééducation médicale. La finalisation de la transaction SPAC reste conditionnée à l'approbation des actionnaires de Churchill Capital Corp.

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Le Digit 5 d'Agility gagne de nouvelles jambes, batteries et améliorations de sécurité
2Robotics Business Review 

Le Digit 5 d'Agility gagne de nouvelles jambes, batteries et améliorations de sécurité

Agility Robotics a dévoilé le 15 septembre 2026 la cinquième génération de son robot humanoïde Digit, dotée de nouvelles jambes, de batteries améliorées et d'une architecture de sécurité repensée permettant, selon l'entreprise, de travailler à proximité immédiate d'humains sans barrières physiques. L'annonce intervient alors qu'Agility prépare son entrée en bourse via une fusion SPAC avec Churchill Capital Corp. XI, qui valorise l'entreprise à 2,5 milliards de dollars. Selon des documents déposés auprès de la SEC, Agility n'a généré que 1,8 million de dollars de ventes nettes en 2025, un chiffre à mettre en regard des plus de 300 millions de dollars de commandes pluriannuelles revendiquées par la PDG Peggy Johnson. Côté matériel, Digit 5 embarque un chargeur autonome plus rapide : 90 minutes d'autonomie pour seulement neuf minutes de charge complète, soit un ratio fonctionnement/charge de 10 pour 1, contre 2 pour 1 sur Digit 4, permettant au robot de travailler plus de 20 heures sur 24. L'accès anticipé est prévu pour le premier semestre 2027, avec une disponibilité générale pour les opérateurs de fabrication, d'entreposage et de distribution fin 2027. Agility compte aussi déployer Digit 5 hors d'Amérique du Nord pour la première fois, en commençant par l'Union européenne et le Royaume-Uni, avec un marquage CE visé pour l'accès à ces marchés. Cette mise à jour illustre un basculement du discours humanoïde, de la démonstration technologique vers l'ingénierie industrielle concrète. Jonathan Hurst, cofondateur et chief robot officer d'Agility, explique que les premières versions de Digit relevaient d'une phase de preuve de concept, avant que l'équipe ne se heurte aux exigences réelles de mise à l'échelle : certifications FCC, UL, ISO, largeur des allées, emplacement des chargeurs, organisation des flux. Ce sont ces centaines de contraintes d'ingénierie, issues de trois ans de déploiement de Digit 4 chez des clients comme Amazon, qui ont façonné Digit 5. L'écart entre 1,8 million de dollars de revenus réels et une valorisation de 2,5 milliards mérite d'être noté avec prudence par les décideurs B2B suivant le dossier. Agility fait partie des rares fournisseurs de robots humanoïdes réellement en activité sur des sites de production, de logistique et de distribution, aux côtés d'acteurs comme Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) ou des modèles fondation comme Pi-0 de Physical Intelligence et GR00T N2 de NVIDIA. Son expansion vers l'Europe la placera aussi en concurrence directe avec des acteurs locaux du secteur, comme le français Wandercraft sur l'exosquelette et l'humanoïde, ou Pollen Robotics. La cotation via SPAC, voie inhabituelle en robotique, ajoute une dimension financière à surveiller d'ici 2027.

UEAgility Robotics prévoit d'étendre le déploiement de Digit 5 à l'Union européenne et au Royaume-Uni avec un marquage CE visé, se plaçant en concurrence directe avec des acteurs français comme Wandercraft et Pollen Robotics.

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Agility, fabricant du robot Digit, vise 620 millions via une cotation SPAC historique
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Agility, fabricant du robot Digit, vise 620 millions via une cotation SPAC historique

Agility Robotics s'apprête à entrer en bourse via une fusion SPAC valorisant l'entreprise à 2,5 milliards de dollars, une opération qui devrait lui apporter plus de 620 millions de dollars de financement frais destinés au développement produit, à la recherche et à l'expansion commerciale. Il s'agit de la première introduction en bourse d'une entreprise 100 % dédiée à la robotique humanoïde aux États-Unis, ce qui en fait également le premier benchmark financier audité disponible pour un secteur jusqu'ici opaque. Parallèlement à cette cotation, Agility prépare le lancement commercial de son Digit v5, présenté comme le premier humanoïde "coopérativement sûr" du marché. Digit est déjà déployé dans neuf sites industriels chez des clients majeurs dont Schaeffler, GXO Logistics, Toyota Motor Manufacturing Canada et Mercado Libre, avec plus de 65 000 heures d'opération cumulées à ce jour. L'entreprise annonce par ailleurs plus de 300 millions de dollars de commandes pluriannuelles signées et un pipeline de plus de 30 clients potentiels. Sur le plan technique, Digit v5 intégrera la plateforme de calcul industriel NVIDIA IGX Thor et le logiciel de sécurité Halos Core, et sera évalué dans le cadre du Halos AI Systems Inspection Lab de NVIDIA pour sa conformité aux standards de sécurité industrielle. L'entrée en bourse d'Agility a une portée symbolique et structurelle pour l'ensemble du secteur humanoïde : elle contraint l'entreprise à une transparence financière inédite, permettant aux intégrateurs et décideurs B2B de disposer d'un référentiel réel de coûts, de marges et de rythme de déploiement. Les 65 000 heures opérationnelles revendiquées constituent un argument tangible contre le "demo gap" qui gangrène la crédibilité du secteur, même si Agility ne communique pas de métriques de performance détaillées (cadences de cycle, taux de disponibilité, taux d'erreur) qui permettraient une évaluation indépendante. La stratégie de "data flywheel" -- chaque déploiement générant des données propriétaires qui améliorent perception, mobilité et exécution de tâches -- est le pari central de l'entreprise : transformer l'avance opérationnelle en avantage IA durable, une logique analogue à ce que Tesla a tenté avec Optimus à travers son parc de véhicules. Fondée en 2015 à l'Université de l'Oregon et initialement connue pour ses recherches en locomotion bipède, Agility a opéré un pivot commercial décisif après son rachat partiel par Amazon en 2023, qui lui a fourni un accès aux entrepôts logistiques comme terrain d'expérimentation à grande échelle. La plateforme cloud Agility Arc, qui gère le déploiement, l'orchestration de flotte et la supervision de performance, constitue la couche logicielle différenciante que l'entreprise positionne face à ses concurrents directs : Figure AI (Figure 02, partenariat BMW), Boston Dynamics (Atlas), Tesla (Optimus Gen 2), 1X Technologies et Apptronik. Le marché adressable cible -- manufacturing, distribution et logistique aux États-Unis -- est estimé par Agility elle-même à environ 1 000 milliards de dollars, une projection managériale à prendre avec réserve. Les prochaines étapes seront la finalisation de la cotation SPAC, le lancement commercial de Digit v5 et l'extension du Customer Acceleration Program qui permet aux entreprises de qualifier le robot avant engagement à grande échelle.

UESchaeffler (groupe industriel allemand) figure parmi les premiers clients en déploiement réel de Digit, ce qui donne aux décideurs industriels européens un premier référentiel financier audité pour évaluer l'économie concrète d'un déploiement d'humanoïde en production.

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Digit 5, le premier robot humanoïde vraiment sûr pour travailler ?
4IEEE Spectrum Robotics 

Digit 5, le premier robot humanoïde vraiment sûr pour travailler ?

Agility Robotics a dévoilé Digit 5, la dernière génération de son robot humanoïde industriel, en misant sur un compromis inédit entre puissance, sécurité et autonomie énergétique. L'engin mesure 1,8 mètre pour 129 kg, peut soulever une charge de 23 kg jusqu'à 2,1 mètres de hauteur, et fonctionne plus de 20 heures par jour sans immobilisation prolongée pour recharge. Sa principale nouveauté tient à sa gestion de la sécurité : au lieu de s'appuyer sur des barrières physiques comme la quasi-totalité des humanoïdes commerciaux actuels, Digit 5 est conçu pour ne jamais pouvoir tomber sur quelqu'un. Quand un humain s'approche, le robot dépose ce qu'il transporte puis s'assoit au sol de façon stable si nécessaire, selon le communiqué d'Agility. Le robot abandonne aussi les jambes inversées, en forme de patte d'oiseau, qui caractérisaient Cassie puis les précédentes générations de Digit et qu'avait théorisées le cofondateur Jonathan Hurst dans un article de 2019 pour IEEE Spectrum : ces jambes optimisées pour la locomotion dynamique se prêtaient mal au levage et à la position accroupie, d'où le passage à une configuration plus proche de la jambe humaine. D'après le dossier déposé par Agility auprès de la SEC en juin, en vue d'une entrée en Bourse prévue avant fin 2026, le coût des composants (BOM) de Digit 5 devrait se situer entre 150 000 et 200 000 dollars au lancement, avec un objectif de moins de 50 000 dollars à un volume de 10 000 unités par an. Le service en formule robot-as-a-service serait facturé autour de 8 500 dollars par mois, une estimation qu'Agility qualifie elle-même de purement illustrative. Cette approche répond à une question que la plupart des fabricants de humanoïdes évitent : que se passe-t-il si un robot bipède intrinsèquement instable tombe sur un employé, un enfant ou un animal ? En rendant cette chute impossible par construction plutôt que par promesse marketing, Agility propose une réponse vérifiable là où la concurrence reste largement silencieuse sur le sujet, ce qui pourrait débloquer des déploiements en usine sans cages de sécurité, un frein connu à l'adoption industrielle des humanoïdes. Sur le plan économique, en croisant les 20 heures d'activité quotidienne annoncées avec un coût horaire de main-d'œuvre estimé à 30,50 dollars, Agility avance une économie potentielle de 100 000 dollars par an et par robot pour ses clients, un chiffre présenté comme purement indicatif et donc à prendre avec prudence, comme toute projection émanant du fabricant avant commercialisation à grande échelle. Si ces ordres de grandeur se confirment en conditions réelles, ils constitueraient l'un des premiers cas concrets où l'équation coûts/bénéfices d'un humanoïde tiendrait la route face au scepticisme sur l'écart entre démonstrations spectaculaires et utilité économique réelle en production. Agility Robotics construit sur l'héritage de Cassie, son premier robot bipède, puis des générations précédentes de Digit, dont les jambes inversées avaient été conçues par Jonathan Hurst comme une optimisation biomécanique de la locomotion dynamique plutôt que par souci esthétique, ainsi qu'il l'expliquait déjà en 2019. Le passage à une architecture de jambes plus proche de l'humain marque une bascule assumée vers l'utilité au sol, levage et position accroupie, au détriment de l'agilité dynamique. La société a par ailleurs confirmé, via son dépôt SEC de juin, viser une introduction en Bourse d'ici fin 2026, ce qui explique la précision inhabituelle des chiffres de coûts et de rentabilité rendus publics avant même la commercialisation effective de Digit 5. Le robot arrive dans un paysage humanoïde de plus en plus encombré, où de nombreux concurrents continuent de communiquer surtout par vidéos de démonstration ; l'insistance d'Agility sur un mécanisme de sécurité vérifiable et sur des données de coûts de production réelles, plutôt que sur des projections marketing, tranche avec cette tendance. Les prochaines étapes attendues sont les premiers retours de déploiements clients à grande échelle, qui permettront de vérifier si les promesses de 20 heures de fonctionnement quotidien et d'économies annuelles de 100 000 dollars par robot se confirment sur le terrain, à mesure qu'Agility se rapproche de l'échéance boursière visée pour fin 2026.

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