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Unitree dévoile l'humanoïde G1+ avec six améliorations, à près de 95 000 RMB
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Unitree dévoile l'humanoïde G1+ avec six améliorations, à près de 95 000 RMB

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Unitree a dévoilé G1+, une évolution de son humanoïde G1 articulée autour de six mises à niveau matérielles, affichée à environ 95 000 yuans toutes taxes comprises pour la version standard, la variante recherche G1+ EDU restant sans prix public et vendue sur demande commerciale. Le cou gagne deux degrés de liberté (tangage d'environ -25° à 36°, lacet ±110°), et les moteurs de l'épaule, de la taille et des bras voient leur couple crête grimper jusqu'à 110% avec une chauffe réduite jusqu'à 72% à couple égal. La perception associe une paire stéréo 60 mm/2 mégapixels à un champ d'environ 110°x80°, une caméra grand angle 1920x1080, un lidar 3D et cinq points tactiles sur la tête, complétés par six microphones directionnels et deux haut-parleurs de 10 W. Un port d'alimentation externe 54,6 V/5,7 A complète la batterie interchangeable de 9000 mAh, créditée d'environ deux heures d'autonomie. Debout, le robot mesure 1340x450x200 mm pour 35 kg ; la version standard compte 25 moteurs articulaires et 3 kg de charge aux bras, contre un kit 25+45 degrés de liberté, des mains à sept degrés de liberté et 4 kg de charge pour l'EDU, garantie 18 mois contre huit mois.

Cette mise à jour illustre la stratégie d'Unitree : itérer vite sur le matériel et le prix plutôt que d'annoncer un bond technologique, alors que le marché chinois des humanoïdes se banalise et tire les coûts vers le bas pour les intégrateurs. Le communiqué distingue bien ce rafraîchissement de carrosserie et de capteurs des modèles langage-action-monde UnifoLM d'Unitree, un rappel utile que l'intelligence embarquée et le châssis évoluent sur des calendriers séparés. Les gains de couple et de dissipation thermique annoncés restent des chiffres constructeur non audités, et aucun score indépendant de durabilité en laboratoire ni d'autonomie en extérieur n'accompagne le lancement, ce qui invite à la prudence avant de les comparer aux performances réelles sur le terrain.

G1+ s'inscrit dans la lignée du G1, lancé par Unitree en 2024 comme alternative low-cost aux humanoïdes occidentaux et concurrents chinois plus chers, la firme de Hangzhou ayant bâti sa réputation sur ses robots quadrupèdes avant de se diversifier vers la bipédie. Le repositionnement intervient alors que la course humanoïde s'intensifie face à des rivaux comme Figure (Figure 03), Tesla (Optimus), ou d'autres acteurs chinois tels Fourier et AgiBot, chacun jouant sur des curseurs différents de prix, de charge utile et de degrés de liberté. Aucun calendrier de déploiement pilote n'est communiqué ; la disponibilité de l'EDU passe uniquement par une prise de contact commerciale, signe qu'Unitree traite encore ce segment recherche au cas par cas plutôt qu'en catalogue ouvert.

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Unitree Robotics a publié le 23 avril une vidéo montrant son robot humanoïde G1 exécuter des figures sur rollers et patins à glace : virages à 360 degrés, rotations sur une jambe, et frontflips, le tout en maintenant l'équilibre via un contrôle coordonné des roues et des membres articulés. La plateforme G1 est un hybride roues-jambes lancé en novembre 2025 sous la désignation G1-D, disponible en deux versions. La version Standard, stationnaire, embarque 17 degrés de liberté ; la version Flagship, motorisée par une base à entraînement différentiel capable de 1,5 m/s, monte à 19 DOF. Les deux variantes mesurent entre 126 et 168 cm pour un poids maximal de 80 kg. Chaque bras offre 7 DOF et supporte une charge utile de 3 kg. L'articulation de taille permet 155° de rotation sur l'axe Z et une plage de -2,5° à 135° sur l'axe Y, couvrant une enveloppe de travail verticale de 2 mètres. La perception repose sur une caméra binoculaire en tête et des caméras poignet pour la vision rapprochée. La version Flagship tourne sur un module Nvidia Jetson Orin NX délivrant jusqu'à 100 TOPS, avec une autonomie annoncée de six heures. Cette démonstration illustre une tendance de fond : la mobilité humanoïde sort du strict bipédisme pour intégrer la locomotion hybride. L'association roues et jambes avait été largement laissée de côté au profit du seul marcheur anthropomorphe, considéré comme la voie vers les environnements humains. Unitree repose la question en montrant qu'un humanoïde peut gagner en efficacité énergétique et en polyvalence terrain sans sacrifier l'adaptabilité des membres. Sur le fond, la vidéo reste une démonstration contrôlée, pas un déploiement industriel, et les conditions de tournage ne sont pas précisées. Ce type de footage sélectif est courant dans le secteur et ne documente pas les taux d'échec ni les conditions réelles d'opération. Ce qui est lisible, néanmoins, c'est la maturité des algorithmes de contrôle temps réel et l'apport de l'entraînement en simulation pour des mouvements dynamiques complexes. Unitree, fondée en Chine et connue pour ses quadrupèdes Go1 et B2, a accéléré son virage humanoïde avec le G1 commercialisé à partir de 16 000 dollars en 2024, un prix agressif qui le positionne directement contre les plateformes de recherche d'Agility Robotics (Digit), Figure (Figure 02) et Boston Dynamics (Atlas). Le G1-D intègre un stack logiciel complet couvrant l'annotation de données, la simulation et l'entraînement distribué, ce qui signale une ambition au-delà du hardware : se positionner comme plateforme de développement de modèles d'action (VLA). La prochaine étape attendue du secteur est le passage de ces démos en conditions contrôlées à des déploiements industriels répétables, un saut que ni Unitree ni ses concurrents n'ont encore documenté publiquement à grande échelle.

UELa démonstration Unitree G1-D accentue la pression concurrentielle sur les acteurs européens du secteur humanoïde, en confirmant la capacité des fabricants chinois à proposer des plateformes polyvalentes à prix agressif sans déploiement industriel documenté à ce stade.

HumanoïdesOpinion
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UBTECH a dévoilé mardi à Shenzhen son premier robot humanoïde grand public, le U1 Series, sous une toute nouvelle marque destinée aux particuliers baptisée UWorld. Plus de 50 déclinaisons de gabarits ont été présentées, avec des tailles allant de 1,60 à 1,85 mètre. Selon Zhou Jian, fondateur de UBTECH, plus de 11 000 commandes ont été enregistrées sur l'ensemble des canaux de vente depuis l'ouverture des précommandes sur JD.com le 2 juin. Le U1 embarque 88 articulations à haut degré de liberté et un modèle d'IA émotionnelle censé soutenir une interaction prolongée avec l'utilisateur. UBTECH précise que les données d'interaction sont chiffrées et stockées localement par défaut, sans envoi obligatoire vers le cloud. La gamme se décline en trois versions, Lite, Pro et Ultra, facturées entre 119 800 et 990 000 yuans (17 600 à 145 000 dollars). Les premières livraisons sont annoncées pour le 16 septembre. Cette annonce marque un tournant pour UBTECH, qui bascule d'un positionnement industriel et commercial vers le marché domestique, un segment jusque-là resté largement théorique pour l'ensemble du secteur des humanoïdes. Le chiffre de 11 000 commandes doit toutefois être relativisé: il s'agit de précommandes, pas de ventes fermes, et rien n'indique le taux de conversion réel ni les modalités d'acompte. L'échelonnement des prix, du grand public jusqu'au segment premium, illustre une stratégie de segmentation inédite pour un humanoïde domestique, et l'accent mis sur le traitement local des données répond directement aux craintes de confidentialité qui freinent l'adoption de robots compagnons connectés dans les foyers. UBTECH, coté à la Bourse de Hong Kong, s'est fait connaître avec sa gamme Walker, déployée dans des usines comme celles de NIO ou Zeekr. Le lancement d'UWorld s'inscrit dans une course chinoise au robot domestique où se positionnent aussi Unitree, Xiaomi ou Fourier Intelligence, tandis qu'à l'international Tesla (Optimus), Figure et 1X visent également le foyer. La prochaine échéance à surveiller sera la capacité réelle d'UBTECH à honorer ses livraisons dès le 16 septembre.

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LG et NVIDIA ont signé un protocole d'accord le 13 août à Santa Clara, en Californie, pour approfondir leur collaboration sur les robots humanoïdes, les usines IA et la conduite autonome. Les deux groupes prévoient de dévoiler un robot humanoïde bipède au premier trimestre 2027, alimenté par la puce embarquée NVIDIA Jetson Thor, construit sur le modèle de fondation Isaac GR00T et le système de sécurité Halos. LG Electronics, LG Innotek et LG Energy Solution fourniront actionneurs, capteurs et batteries. LG doit aussi établir un premier site de référence d'usine IA basé sur la plateforme de calcul NVIDIA Vera Rubin au premier semestre 2027, avant la mise en service d'une installation de 80 mégawatts à Cheonan, en Corée du Sud, prévue pour le premier semestre 2028. Par ailleurs, LG déploiera ses robots à roues CLOiD dans une usine de machines à laver au Tennessee avant fin 2026, pour collecter des données de production servant à améliorer leurs performances avant extension à d'autres sites. Pour l'instant, l'annonce reste un protocole d'accord et une feuille de route, pas un produit livré : aucune démonstration du robot bipède n'existe encore, et sa présentation publique n'est prévue que dans un an et demi. Elle confirme néanmoins la stratégie de NVIDIA visant à s'imposer comme fournisseur d'infrastructure incontournable de la robotique humanoïde, en associant puce embarquée, modèle de fondation et couche de sécurité à des industriels qui apportent la mécanique et l'intégration, un schéma déjà utilisé avec d'autres partenaires du secteur. Pour LG, qui exploite déjà des robots à roues en usine, ce partenariat marque une montée en gamme vers la bipédie et l'ambition de revendre des infrastructures d'usine IA clé en main à des clients technologiques mondiaux une fois le modèle validé à Cheonan. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal le plus concret reste l'usine IA de 80 MW et le pipeline de données associé, plus tangibles à court terme que le robot lui-même. Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie de NVIDIA autour de l'IA physique, combinant son architecture d'usine IA DSX à l'expertise de LG en alimentation, refroidissement et conception de datacenters. Le futur humanoïde rejoindra un marché déjà disputé par Tesla avec Optimus, Figure avec ses modèles Figure 02 et 03, ou Agility Robotics, dans une course où NVIDIA fournit une pile matérielle et logicielle commune à plusieurs constructeurs. LG développera aussi, via la plateforme PhysicalWorks de sa filiale LG CNS, une usine de données robotiques collectant en continu des données d'exploitation et générant des jeux de données synthétiques pour l'entraînement et la validation des robots. Côté automobile, les deux groupes construiront une plateforme de calcul haute performance pour véhicules définis par logiciel, fondée sur NVIDIA DRIVE Hyperion et associée aux logiciels d'info-divertissement de LG. Un groupe de travail technique et commercial conjoint supervisera recherche, validation en usine et commercialisation sur ces trois volets, sans calendrier détaillé au-delà des jalons de 2027 et 2028 déjà fixés.

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JAKA Robotics dévoile JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 m pour l'éducation et les services
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JAKA Robotics dévoile JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 m pour l'éducation et les services

JAKA Robotics, fabricant shanghaïen de robots collaboratifs industriels basé dans le district de Minhang, a présenté le JAKA Pi, un robot humanoïde compact de 1,22 mètre pour 42 kilogrammes. Le système embarque 27 degrés de liberté, avec des modules articulaires 15 à 27 % plus petits en diamètre que la génération précédente. L'articulation du genou délivre 120 Nm de couple pour assurer une locomotion stable, et chaque bras supporte une charge utile de 3 kg pour des tâches de manipulation légère. L'encombrement global est contenu à 1 220 x 420 x 220 mm. L'architecture de contrôle, baptisée "fusion brain" par l'entreprise, repose sur la plateforme de calcul hétérogène Intel et sépare deux domaines distincts : un "cerveau" supérieur dédié au raisonnement IA, aux algorithmes de vision et aux modèles de langage, et un "cervelet" gérant le contrôle moteur temps réel via bus EtherCAT à latence milliseconde. Le produit est présenté comme disponible, mais aucun chiffre de déploiement ni de prix public n'a été communiqué lors de ce lancement. La transition d'un spécialiste des cobots industriels vers un humanoïde de service constitue un signal stratégique notable, même si le positionnement retenu, axé sur l'éducation, la recherche universitaire, l'animation d'expositions et l'accompagnement des personnes âgées, reste dans un segment à faible exigence de fiabilité opérationnelle comparé aux applications logistiques ou manufacturières. La séparation architecturale entre couche IA et couche temps réel via EtherCAT est une approche déjà adoptée par d'autres acteurs du secteur pour résoudre la tension entre latence de l'inférence LLM et déterminisme du contrôle moteur, et représente une décision d'ingénierie sensée plutôt qu'une rupture. La valeur du JAKA Pi pour les intégrateurs et les équipes R&D réside davantage dans sa compacité et dans sa plateforme de développement secondaire ouverte que dans des performances mécaniques exceptionnelles, son payload de 3 kg par bras le plaçant dans une catégorie intermédiaire entre les démonstrateurs de laboratoire et les solutions industrielles. JAKA Robotics a officiellement repositionné sa marque en 2025, abandonnant l'étiquette de fabricant de robots collaboratifs pour celle de société de "robotique intelligente généraliste", et a formalisé un partenariat avec l'Université Jiao Tong de Shanghai pour un centre de recherche conjoint sur l'intelligence incarnée et les systèmes de perception avancée. Le marché des humanoïdes compacts pour l'éducation et le service voit coexister des acteurs très différents : Unitree (H1, G1), Agility Robotics (Digit), Boston Dynamics (Atlas), ainsi que des startups chinoises comme Fourier Intelligence ou Agibot, sans oublier Figure et 1X en Occident. À ce stade, le JAKA Pi s'inscrit davantage comme une annonce de positionnement stratégique que comme un produit à déploiement industriel imminent, en l'absence de données de terrain ou de pilotes clients confirmés.

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