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Robots : +34 % dans le nettoyage, +91 % dans le médical
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Robots : +34 % dans le nettoyage, +91 % dans le médical

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Près de 200 000 robots de service professionnels ont été vendus dans le monde en 2024, selon le rapport World Robotics 2025 consacré aux robots de service, publié fin 2025 par l'International Federation of Robotics (IFR), soit une hausse de 9 % sur un an. Derrière cette moyenne, les écarts sont marqués : les robots de nettoyage professionnel progressent de 34 %, avec plus de 25 000 unités écoulées, tirés par le nettoyage de sols dans les centres commerciaux, aéroports, hôpitaux, entrepôts, usines et gares. La robotique médicale affiche la plus forte progression du secteur, avec environ 16 700 unités vendues, soit +91 % en un an. La logistique reste le plus gros contributeur en volume, avec plus de 100 000 robots vendus, tandis que les robots destinés à l'hôtellerie reculent. Ces chiffres constituent la dernière photographie consolidée du marché disponible en 2026.

Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cette photographie confirme que la robotique de service quitte le stade de la démonstration pour s'installer dans des applications au retour sur investissement mesurable. Le nettoyage professionnel illustre ce basculement : tâches répétitives, parcours structurés, fonctionnement possible en dehors des heures d'activité et intervention humaine limitée, autant de critères qui rendent le calcul économique simple à établir pour un COO. La progression de la robotique médicale traduit, elle, une maturation plus large de l'automatisation en environnement hospitalier, un secteur longtemps freiné par les contraintes réglementaires et de sécurité. Ensemble, ces courbes contredisent l'idée que la robotique avancerait avant tout via les plateformes généralistes ou humanoïdes les plus médiatisées : ce sont ici des machines à tâche unique, dans des environnements contraints, qui portent la croissance réelle et rentable du marché.

Cette édition doit néanmoins être lue avec la précaution méthodologique que l'IFR indique elle-même. L'organisation dit avoir identifié 944 fabricants de robots de service dans le monde, mais ses statistiques 2025 reposent sur un échantillon de 293 producteurs seulement, dont la composition varie d'une année à l'autre ; contrairement au recensement quasi exhaustif dont bénéficie la robotique industrielle, les 199 000 unités constituent donc un indicateur de tendance plutôt qu'un décompte complet du marché mondial. Cette limite n'enlève rien au signal envoyé par le nettoyage et la santé, deux segments où l'adoption semble désormais autoportée par l'économie d'usage plutôt que par des subventions ou des pilotes expérimentaux isolés. La prochaine édition du World Robotics, attendue fin 2026, portera sur les volumes 2025 et permettra de vérifier si cette accélération se confirme, en particulier pour la robotique médicale, dont la base installée reste encore modeste comparée à celle de la logistique.

Impact France/UE

Ces tendances mondiales de la robotique de service (nettoyage, medical, logistique) concernent aussi le marche europeen de la robotique professionnelle, mais l'article ne cite aucune entreprise ou donnee specifique a la France ou l'UE.

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RoboStore, distributeur nord-américain historique des robots humanoïdes et quadrupèdes chinois Unitree, a officiellement lancé Robo Inc., une nouvelle entité de fabrication et d'intégration robotique basée aux États-Unis. L'annonce intervient après un an en mode furtif et s'appuie sur l'expérience de RoboStore, qui a vendu et déployé plus de 1 500 robots humanoïdes et quadrupèdes auprès de 4 500 clients nord-américains, dont Harvard, le MIT, Amazon et NVIDIA. Basée à Plainview, dans l'État de New York, RoboStore reste le distributeur principal d'Unitree Robotics, dont le siège est à Hangzhou en Chine et qui a déposé la semaine dernière une demande d'introduction en bourse à Shanghai, visant une valorisation supérieure à 900 millions de dollars. Robo Inc. prévoit d'ouvrir une usine de production de 6 132 mètres carrés sur Long Island, avec une mise en service complète visée pour le premier trimestre 2027. La communauté de développeurs Roboverse, forte de plus de 4 000 membres, continuera d'exister sous l'ombrelle de Robo Inc., tout comme le support, les pièces détachées et les réparations pour le parc déjà installé. Ce lancement illustre une tendance de fond dans l'industrie robotique : la relocalisation de la production et de l'intégration face aux tensions commerciales croissantes entre les États-Unis et la Chine. À l'image des entreprises occidentales qui ont créé des filiales locales pour pénétrer le marché chinois, Robo Inc. pourrait préfigurer un mouvement inverse, des acteurs étrangers ou liés à des fournisseurs étrangers s'implantant aux États-Unis pour sécuriser leur accès à ce marché malgré les restrictions commerciales et les préoccupations de cybersécurité liées aux équipements chinois. Robo Inc. dit intégrer dès la conception des revues de flux de données, d'accès réseau et de contrôles logiciels pour répondre à ces inquiétudes. Sur le plan commercial, la société affiche une posture volontairement modeste face au discours souvent survendu du secteur humanoïde : elle affirme viser des déploiements concrets et immédiats sur des tâches spécifiques plutôt que la promesse d'un humanoïde généraliste capable de tout faire, et revendique une approche agnostique vis-à-vis du matériel, sélectionnant plateformes et composants selon les besoins de chaque application plutôt que de pousser une seule gamme de robots. Le positionnement de Robo Inc. répond directement aux retours clients accumulés par RoboStore ces dernières années : selon Teddy Haggerty, fondateur et PDG des deux entités, les acheteurs veulent des solutions déployables maintenant, construites autour d'un poste de travail précis et suivies dans la durée, plutôt que de nouvelles promesses lointaines. L'entreprise combine chaînes d'approvisionnement mondiales et ingénierie, logiciel, intégration, production, tests et support basés aux États-Unis, un modèle qu'elle qualifie de "global-to-local". Le sujet de la relocalisation manufacturière par l'automatisation sera d'ailleurs au centre d'un panel dédié, "Reshoring With Robots", lors de la conférence RoboBusiness 2026 prévue les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie, signe que la question dépasse le seul cas de Robo Inc. et touche l'ensemble de la filière robotique américaine.

BusinessActu
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Faraday Future lève 25 millions de dollars pour livrer 1 500 robots d'ici la fin de l'année
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Faraday Future lève 25 millions de dollars pour livrer 1 500 robots d'ici la fin de l'année

Faraday Future, constructeur automobile électrique basé à Los Angeles fondé en 2014, a annoncé la semaine dernière une levée de 25 millions de dollars via l'émission de billets à ordre convertibles auprès d'investisseurs privés. Cumulée au financement de 45 millions de dollars obtenu en avril 2026, la société totalise désormais 70 millions de dollars levés en deux mois. Sur les 25 millions, 12,5 millions sont débloqués immédiatement sur le compte opérationnel de l'entreprise, les 12,5 millions restants étant conditionnels à des critères de performance définis contractuellement. L'objectif affiché est de livrer 1 500 robots d'ici fin 2026, après n'en avoir expédié que 68 depuis le lancement commercial en février 2026 et 200 unités visées pour le seul deuxième trimestre. La gamme comprend trois modèles à pattes -- FF Futurist, FF Master et FX Aegis -- avec un quatrième robot annoncé pour juin 2026. Un accord de mémorandum d'entente a également été signé avec RobotShop, plateforme e-commerce nord-américaine spécialisée en robotique, qui distribuera les produits Faraday Future à l'international. Le chiffre d'affaires du premier trimestre 2026 s'élève à 512 000 dollars, en hausse de 62 % par rapport aux 316 000 dollars du T1 2025, et représente déjà 95 % du revenu annuel total 2025 (536 000 dollars) -- dont 26 % proviennent de licences logicielles et de packs de compétences (SKILLS). Ces chiffres illustrent à la fois la dynamique et les limites d'une stratégie de pivot vers la robotique. 68 unités livrées face à une cible annuelle de 1 500 représente un ratio d'exécution de 4,5 %, ce qui rend l'objectif difficile à tenir sans accélération industrielle significative. La structure de financement -- billets convertibles non immédiatement négociables, avec la moitié des fonds séquestrés -- traduit une prudence des investisseurs plus qu'un vote de confiance inconditionnel. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le signal réel est la présence sur RobotShop : Faraday Future mise sur un canal de distribution à volume plutôt que sur des déploiements industriels profonds, ce qui positionne ses robots davantage comme des produits grand public ou PME que comme des solutions d'automatisation enterprise. Faraday Future s'est construit une réputation difficile dans l'automobile électrique -- la FF 91 n'a jamais atteint une production significative, et l'entreprise a traversé plusieurs crises financières depuis 2021. Son repositionnement dans la robotique incarnée (EAI, Embodied AI) suit une logique de survie plus que de stratégie organique. Dans un secteur dominé par Figure AI (Figure 03), Boston Dynamics, Agility Robotics (Digit), 1X Technologies et le Tesla Optimus Gen 3, Faraday Future aborde le marché avec des robots à pattes non humanoïdes, un segment moins concurrentiel mais aussi moins structuré commercialement. Aucun acteur européen ou français n'est directement impliqué dans ce dossier. Les prochaines étapes à surveiller : le lancement effectif du robot de juin 2026, le rythme réel de livraison au T2, et la conversion des 1 200 pré-commandes non contraignantes en commandes fermes.

BusinessOpinion
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Mind Robotics lève 400 millions de dollars pour déployer ses robots à IA dans l'industrie manufacturière
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Mind Robotics lève 400 millions de dollars pour déployer ses robots à IA dans l'industrie manufacturière

Mind Robotics, startup américaine basée à Palo Alto, a annoncé le 13 mai 2026 une levée de fonds de 400 millions de dollars, portant son financement total à plus d'un milliard de dollars depuis sa création. Ce tour a été mené par Kleiner Perkins, avec la participation de nouveaux investisseurs comme Meritech Capital, Redpoint Ventures, SV Angel et Garuda Ventures, aux côtés d'acteurs déjà présents tels qu'Andreessen Horowitz, Accel, Bain Capital Ventures et Greenoaks. La startup, fondée par RJ Scaringe, avait enchaîné un seed de 115 millions de dollars fin 2025 puis une Série A de 500 millions en mars 2026, soit trois tours en moins de six mois. Mind Robotics se positionne comme constructeur d'une "plateforme full-stack" combinant modèles de fondation pour la robotique physique, hardware dédié et infrastructure de déploiement, ciblant l'automatisation de tâches manufacturières dextres et à fort contenu décisionnel. Rivian, le constructeur de véhicules électriques, est à la fois premier client, partenaire stratégique et actionnaire, fournissant un environnement de production à haut volume pour l'entraînement des modèles et alimentant ce que la société appelle un "data flywheel" d'itération continue. À ce stade, Mind Robotics reste une annonce plus qu'un produit déployé : le site de la société ne publie aucune image de robot, aucune fiche technique n'est disponible (payload, degrés de liberté, cadence de cycle), et les démonstrations publiques sont absentes. Ce point mérite d'être noté, car la plupart des levées comparables dans le secteur humanoïde ou manufacturing (Figure, 1X, Apptronik, Agility) s'accompagnent au minimum de vidéos opérationnelles. L'accès à l'usine Rivian comme terrain d'entraînement est un avantage réel pour réduire le sim-to-real gap, mais la promesse de généralisation inter-tâches et inter-domaines reste à valider empiriquement. Pour les décideurs industriels, la question centrale n'est pas le montant levé mais la capacité à démontrer une fiabilité en conditions réelles avant 2027, dans un secteur où le fossé entre démo et déploiement à l'échelle reste le principal obstacle commercial. RJ Scaringe, qui a co-fondé Rivian en 2009 et conduit l'entreprise jusqu'à son introduction en bourse en 2021, a créé Mind Robotics en novembre 2025 en s'appuyant sur l'expertise manufacturière accumulée chez Rivian. La société s'insère dans une vague de financements massifs autour de la "physical AI" : Boston Dynamics, Figure (2,6 milliards levés à date), Physical Intelligence avec Pi-0, ou encore 1X Technologies en Europe. En France et en Europe, des acteurs comme Wandercraft (exosquelettes), Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) avancent sur des segments plus ciblés avec des modèles économiques plus définis. Les prochaines étapes à surveiller pour Mind Robotics : une première démonstration publique de son hardware, l'annonce d'un second client industriel hors Rivian, et la publication de métriques de déploiement concrètes qui permettront de juger si l'ambition "general-purpose" tient face à la réalité de la chaîne de production.

UELa concentration massive de capital américain sur la robotique physique (Mind Robotics dépasse le milliard en 6 mois) accentue l'écart de ressources avec les acteurs européens comme Wandercraft, Enchanted Tools et Pollen Robotics, qui opèrent sur des segments ciblés avec des levées sans commune mesure.

BusinessOpinion
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Locus Robotics rachète Nexera Robotics
4Robotics & Automation News 

Locus Robotics rachète Nexera Robotics

Locus Robotics, spécialiste américain de l'automatisation logistique d'entrepôt, a annoncé l'acquisition de Nexera Robotics, startup canadienne basée à Vancouver spécialisée dans la préhension robotique avancée. L'opération intègre la technologie propriétaire NeuraGrasp de Nexera, un end-effector conçu pour la saisie d'objets variés, directement dans la plateforme "physical AI" de Locus. Cet ajout élargit les capacités de la suite Locus Array, qui couvrait jusqu'ici principalement le transport autonome de charges (AMR), vers la manipulation bout en bout dans les entrepôts. Les conditions financières de la transaction n'ont pas été divulguées. Cette acquisition marque un pivot stratégique pour Locus Robotics : passer de la navigation AMR à la manipulation complète, autrement dit le "dernier mètre" longtemps considéré comme le verrou technologique de l'automatisation logistique. La capacité à saisir, orienter et déposer des références variables sans reprogrammation est le différenciateur clé que les intégrateurs et COO logistiques attendent pour justifier un déploiement à grande échelle. En intégrant NeuraGrasp nativement, Locus évite la dépendance aux end-effectors tiers et peut proposer une offre AMR plus manipulation sous une seule architecture logicielle, simplifiant les cycles d'intégration. Fondée en 2014 à partir du spin-off de Quiet Logistics, Locus Robotics a traversé une période difficile en 2023 avec des restructurations et des recherches de financement, rendant cette acquisition d'autant plus significative comme signal de repositionnement. Le marché de la logistique robotisée est en pleine consolidation, avec des acteurs comme Exotec (France, système Skypod), Geek+ et 6 River Systems (Shopify) qui renforcent eux aussi leurs offres en manipulation. Nexera avait développé NeuraGrasp autour de la dextérité multi-références. L'intégration dans le portfolio Locus Array est annoncée sans calendrier de déploiement précisé à ce stade.

UELa consolidation AMR+manipulation opérée par Locus intensifie la pression concurrentielle sur Exotec (France/Skypod), qui devra démontrer une réponse crédible sur le segment manipulation de références variables pour défendre sa position dans les entrepôts européens.

BusinessOpinion
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