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RoboStore lance Robo Inc. pour aider les organisations américaines à déployer des robots
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RoboStore lance Robo Inc. pour aider les organisations américaines à déployer des robots

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RoboStore, distributeur nord-américain historique des robots humanoïdes et quadrupèdes chinois Unitree, a officiellement lancé Robo Inc., une nouvelle entité de fabrication et d'intégration robotique basée aux États-Unis. L'annonce intervient après un an en mode furtif et s'appuie sur l'expérience de RoboStore, qui a vendu et déployé plus de 1 500 robots humanoïdes et quadrupèdes auprès de 4 500 clients nord-américains, dont Harvard, le MIT, Amazon et NVIDIA. Basée à Plainview, dans l'État de New York, RoboStore reste le distributeur principal d'Unitree Robotics, dont le siège est à Hangzhou en Chine et qui a déposé la semaine dernière une demande d'introduction en bourse à Shanghai, visant une valorisation supérieure à 900 millions de dollars. Robo Inc. prévoit d'ouvrir une usine de production de 6 132 mètres carrés sur Long Island, avec une mise en service complète visée pour le premier trimestre 2027. La communauté de développeurs Roboverse, forte de plus de 4 000 membres, continuera d'exister sous l'ombrelle de Robo Inc., tout comme le support, les pièces détachées et les réparations pour le parc déjà installé.

Ce lancement illustre une tendance de fond dans l'industrie robotique : la relocalisation de la production et de l'intégration face aux tensions commerciales croissantes entre les États-Unis et la Chine. À l'image des entreprises occidentales qui ont créé des filiales locales pour pénétrer le marché chinois, Robo Inc. pourrait préfigurer un mouvement inverse, des acteurs étrangers ou liés à des fournisseurs étrangers s'implantant aux États-Unis pour sécuriser leur accès à ce marché malgré les restrictions commerciales et les préoccupations de cybersécurité liées aux équipements chinois. Robo Inc. dit intégrer dès la conception des revues de flux de données, d'accès réseau et de contrôles logiciels pour répondre à ces inquiétudes. Sur le plan commercial, la société affiche une posture volontairement modeste face au discours souvent survendu du secteur humanoïde : elle affirme viser des déploiements concrets et immédiats sur des tâches spécifiques plutôt que la promesse d'un humanoïde généraliste capable de tout faire, et revendique une approche agnostique vis-à-vis du matériel, sélectionnant plateformes et composants selon les besoins de chaque application plutôt que de pousser une seule gamme de robots.

Le positionnement de Robo Inc. répond directement aux retours clients accumulés par RoboStore ces dernières années : selon Teddy Haggerty, fondateur et PDG des deux entités, les acheteurs veulent des solutions déployables maintenant, construites autour d'un poste de travail précis et suivies dans la durée, plutôt que de nouvelles promesses lointaines. L'entreprise combine chaînes d'approvisionnement mondiales et ingénierie, logiciel, intégration, production, tests et support basés aux États-Unis, un modèle qu'elle qualifie de "global-to-local". Le sujet de la relocalisation manufacturière par l'automatisation sera d'ailleurs au centre d'un panel dédié, "Reshoring With Robots", lors de la conférence RoboBusiness 2026 prévue les 20 et 21 octobre à Santa Clara, en Californie, signe que la question dépasse le seul cas de Robo Inc. et touche l'ensemble de la filière robotique américaine.

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Mind Robotics, startup américaine basée à Palo Alto, a annoncé le 13 mai 2026 une levée de fonds de 400 millions de dollars, portant son financement total à plus d'un milliard de dollars depuis sa création. Ce tour a été mené par Kleiner Perkins, avec la participation de nouveaux investisseurs comme Meritech Capital, Redpoint Ventures, SV Angel et Garuda Ventures, aux côtés d'acteurs déjà présents tels qu'Andreessen Horowitz, Accel, Bain Capital Ventures et Greenoaks. La startup, fondée par RJ Scaringe, avait enchaîné un seed de 115 millions de dollars fin 2025 puis une Série A de 500 millions en mars 2026, soit trois tours en moins de six mois. Mind Robotics se positionne comme constructeur d'une "plateforme full-stack" combinant modèles de fondation pour la robotique physique, hardware dédié et infrastructure de déploiement, ciblant l'automatisation de tâches manufacturières dextres et à fort contenu décisionnel. Rivian, le constructeur de véhicules électriques, est à la fois premier client, partenaire stratégique et actionnaire, fournissant un environnement de production à haut volume pour l'entraînement des modèles et alimentant ce que la société appelle un "data flywheel" d'itération continue. À ce stade, Mind Robotics reste une annonce plus qu'un produit déployé : le site de la société ne publie aucune image de robot, aucune fiche technique n'est disponible (payload, degrés de liberté, cadence de cycle), et les démonstrations publiques sont absentes. Ce point mérite d'être noté, car la plupart des levées comparables dans le secteur humanoïde ou manufacturing (Figure, 1X, Apptronik, Agility) s'accompagnent au minimum de vidéos opérationnelles. L'accès à l'usine Rivian comme terrain d'entraînement est un avantage réel pour réduire le sim-to-real gap, mais la promesse de généralisation inter-tâches et inter-domaines reste à valider empiriquement. Pour les décideurs industriels, la question centrale n'est pas le montant levé mais la capacité à démontrer une fiabilité en conditions réelles avant 2027, dans un secteur où le fossé entre démo et déploiement à l'échelle reste le principal obstacle commercial. RJ Scaringe, qui a co-fondé Rivian en 2009 et conduit l'entreprise jusqu'à son introduction en bourse en 2021, a créé Mind Robotics en novembre 2025 en s'appuyant sur l'expertise manufacturière accumulée chez Rivian. La société s'insère dans une vague de financements massifs autour de la "physical AI" : Boston Dynamics, Figure (2,6 milliards levés à date), Physical Intelligence avec Pi-0, ou encore 1X Technologies en Europe. En France et en Europe, des acteurs comme Wandercraft (exosquelettes), Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) avancent sur des segments plus ciblés avec des modèles économiques plus définis. Les prochaines étapes à surveiller pour Mind Robotics : une première démonstration publique de son hardware, l'annonce d'un second client industriel hors Rivian, et la publication de métriques de déploiement concrètes qui permettront de juger si l'ambition "general-purpose" tient face à la réalité de la chaîne de production.

UELa concentration massive de capital américain sur la robotique physique (Mind Robotics dépasse le milliard en 6 mois) accentue l'écart de ressources avec les acteurs européens comme Wandercraft, Enchanted Tools et Pollen Robotics, qui opèrent sur des segments ciblés avec des levées sans commune mesure.

BusinessOpinion
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Lyte lève 165 millions de dollars pour améliorer la perception environnementale des robots

Lyte AI Inc., société de Sunnyvale (Californie) fondée en 2021, a annoncé cette semaine une levée de 165 millions de dollars en série C, valorisant l'entreprise à 1,6 milliard de dollars post-money. Le tour a été mené par Maverick Silicon, avec la participation de Fidelity Management & Research Company (qui avait déjà mené la série B), Atreides Management, Key1 Capital, Ora Global (ex-Exor Ventures) et d'autres investisseurs existants et nouveaux. Andrew Homan, managing partner de Maverick Silicon, rejoint le conseil d'administration de Lyte. Depuis sa création, la société a levé 272 millions de dollars au total, ce tour étant le second annoncé cette année après une sortie de stealth en janvier avec 107 millions de dollars cumulés. Lyte conçoit des processeurs, des capteurs multimodaux et le logiciel associé, avec un stack maison développé du transistor jusqu'au bout de la chaîne. Sa plateforme LyteVision fusionne vision 4D cohérente, imagerie haute résolution et capteurs inertiels sur une timeline synchronisée unique, mesurant position et mouvement nativement plutôt qu'en les reconstruisant par logiciel. Récompensée "Best of Innovation in Robotics" au CES 2026, la plateforme est entrée en production et est livrée à des clients dans l'inspection, la logistique et le manufacturing, sans que Lyte ne précise de noms de clients ni de volumes livrés. Le pari de Lyte, porté par son cofondateur et CEO Alexander Shpunt, part d'un constat affiché: l'IA physique aurait un problème de perception avant d'avoir un problème de modèle, un robot ne pouvant agir en sécurité sur des données qui ne décrivent pas fidèlement le monde. Ce positionnement tranche avec le narratif dominant du secteur, focalisé sur les modèles vision-langage-action comme Pi-0, GR00T N2 ou Helix, en suggérant que le goulot d'étranglement se situe en amont, dans la fiabilité du capteur lui-même plutôt que dans l'intelligence du modèle. L'argument commercial de Lyte est la verticalisation totale, du silicium au logiciel, face à une approche courante qui assemble des composants standards au prix de latence, de dérive de calibration et de données peu fiables selon l'entreprise. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela ouvre une brique de perception indépendante des fabricants de robots, mais faute de chiffres publiés sur la précision, la latence ou le taux de fiabilité, l'ampleur réelle du déploiement reste à vérifier au-delà du discours de lancement. Lyte compte utiliser les fonds pour industrialiser la production de son silicium et de la plateforme LyteVision, faire progresser ses capacités d'IA et de perception, et étendre ses déploiements auprès d'entreprises robotiques et de clients industriels. L'entreprise prévoit une croissance substantielle de ses effectifs sur l'année à venir, avec des recrutements dans le silicium, le logiciel, l'optique, la fabrication, les opérations et le commercial, y compris des postes de direction senior. Le chairman Avigdor Willenz avance que la maîtrise complète de la chaîne, du composant à la donnée spatiale produite, distinguerait Lyte des acteurs qui se contentent d'assembler des capteurs existants, une stratégie de fondeur verticalement intégré transposée cette fois à la robotique physique, dans un marché de la perception encore largement dominé par des combinaisons de LiDAR, caméras et radars issus de fournisseurs séparés.

BusinessActu
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Anciens de Boston Dynamics lancent Dynamic Creatures pour donner vie à des personnages grâce à la robotique
3Robotics Business Review 

Anciens de Boston Dynamics lancent Dynamic Creatures pour donner vie à des personnages grâce à la robotique

Marc Theermann, ancien directeur de la stratégie de Boston Dynamics, et Farbod Farshidian, ancien responsable de recherche au Robotics and AI Institute (RAI Institute), ont annoncé début septembre 2026 la création de Dynamic Creatures, une société dédiée aux robots de divertissement. Théermann prend la direction générale, Farshidian la direction technique. Le nom de l'entreprise rend hommage à la fois à Boston Dynamics et au Creature Shop de Jim Henson. Dynamic Creatures devient le partenaire officiel de Boston Dynamics pour les secteurs du divertissement et de l'hôtellerie, avec des applications visées dans les parcs à thème, les casinos, les croisières et l'hôtellerie. La jeune pousse a levé des fonds auprès d'investisseurs américains et européens, dont Eniac Ventures, Kindred Ventures, Heliad, Sunshine Lake et BlueGrass Ventures, ainsi que des business angels stratégiques, notamment Marc Raibert, fondateur de Boston Dynamics et directeur exécutif du RAI Institute, et Lukas Ziegler. La société a aussi présenté SnowJay, une plateforme logicielle d'IA et de robotique conçue comme couche de contrôle commune à ses robots, axée sur deux fonctions: une locomotion naturelle, obtenue par capture de mouvement et par apprentissage par renforcement combiné à des outils NVIDIA, et l'interaction homme-robot. Farshidian, qui a dirigé une partie des travaux de locomotion, avait déjà contribué à la démarche plus naturelle d'Atlas présentée lors du CES 2026. Le positionnement de Dynamic Creatures tranche avec l'orientation dominante du secteur humanoïde, focalisée sur les modèles vision-langage-action et la manipulation dextre comme prochain verrou technique. Théermann revendique au contraire l'interaction homme-robot, jugée négligée, comme condition d'acceptation sociale des robots dans des lieux publics comme les restaurants. Pour Boston Dynamics, l'opération permet de valoriser commercialement son image grand public, construite depuis des années via des vidéos virales de Spot et Atlas dansant, exécutant des figures acrobatiques ou apparaissant lors d'America's Got Talent et de la Coupe du monde de la FIFA, sans dévier son activité principale de robotique industrielle. À ce stade, il s'agit d'une annonce de lancement d'entreprise et d'une plateforme logicielle présentée publiquement, non d'un produit commercialisé ni de déploiements chiffrés: l'article ne fournit ni volumes, ni prix, ni sites clients confirmés, ni données chiffrées de performance des robots. Boston Dynamics, dont Amanda McMaster assure la direction générale par intérim, décrit ce partenariat comme l'ouverture d'une "nouvelle frontière" pour la robotique avancée, une formulation promotionnelle qu'il convient de lire comme un positionnement stratégique plutôt qu'un constat établi. L'implication personnelle de Marc Raibert comme investisseur souligne la continuité avec l'écosystème historique de Boston Dynamics et du RAI Institute. Aucun acteur français ou européen du type Wandercraft, Pollen Robotics ou Enchanted Tools n'est mentionné dans l'article, malgré la présence de fonds européens au tour de table. Aucune date de déploiement pilote ni de calendrier commercial précis n'est communiquée à ce stade.

UEDes fonds européens (Heliad, BlueGrass Ventures) participent au financement mais aucun acteur robotique français ou européen n'est implique et aucun déploiement en Europe n'est annonce.

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Walden Robotics se lance avec une valorisation de 1,1 milliard de dollars pour des robots polyvalents
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Walden Robotics se lance avec une valorisation de 1,1 milliard de dollars pour des robots polyvalents

Walden Robotics est sorti de son mode furtif ce jour avec 300 millions de dollars de financement et une valorisation de 1,1 milliard de dollars. La startup, basée à Cambridge dans le Massachusetts, a été fondée par Russ Tedrake, professeur au MIT et ancien vice-président senior en charge des large behavior models chez Toyota Research Institute (TRI), qui a essaimé Walden en janvier dernier. Ses cofondateurs viennent de Stanford et d'Amazon. Le robot combine un torse humanoïde à deux bras avec une base à roues plutôt que des jambes, un choix que Tedrake justifie par une certification de sécurité plus simple en environnement industriel. La technologie s'appuie sur dix ans de recherche autour de la diffusion policy, de l'Universal Manipulation Interface (UMI), des large behavior models, d'OpenVLA et du simulateur open-source Drake, complétés par de l'apprentissage par imitation, de la simulation et de la téléopération. Depuis février, ces robots travaillent dans une usine Toyota en Amérique du Nord, où ils sont passés du premier pilote à des tâches de production et de logistique en moins de deux mois, sur des opérations comme le machine tending, le changement d'outils, le kitting de pièces et l'assemblage. Cette annonce s'inscrit dans la course à la robotique généraliste où l'accent se déplace des démonstrations vers le déploiement réel en usine, un point sur lequel Walden insiste explicitement en opposant sa stratégie à celle d'acteurs misant sur des briques technologiques prêtes à l'emploi. Le choix d'une base roulante plutôt que bipède, et d'une approche full-stack intégrant matériel, logiciel, IA et couche applicative, tranche avec les paris plus spectaculaires sur l'humanoïde bipède pur et souligne combien le passage à l'échelle industrielle reste conditionné par des contraintes pratiques de sécurité et de fiabilité plutôt que par la seule sophistication du modèle. Walden capitalise sur l'écosystème de recherche construit par Tedrake au MIT et sur les relations nouées avec Toyota pendant son passage chez TRI, qui reste investisseur via Toyota Motor Corp. et Toyota Ventures. La startup revendique des partenariats stratégiques dans l'automobile, l'aérospatiale, les semi-conducteurs, l'électronique et les sciences de la vie, dans un paysage où elle se positionne face aux autres poids lourds de la robotique physique et de l'IA générale sans toutefois donner de détails supplémentaires sur ses prochaines étapes, promettant seulement d'en dire plus lors d'événements comme RoboBusiness 2026.

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