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FR/EU ecosystemeRobotics Business Review 

Igus lance une chaîne porte-câbles avec rotation de 600 degrés pour robots industriels

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Igus GmbH, spécialiste allemand des plastiques pour mouvement basé à Cologne, a annoncé une nouvelle chaîne porte-câbles baptisée twisterchain, conçue pour les robots industriels compacts. Le dispositif autoportant permet une rotation supérieure à 600 degrés tout en assurant une gestion fiable des câbles d'alimentation et de données. Le module rotatif s'installe en boucle autour de la base du robot : à mesure que celui-ci tourne, la chaîne se soulève progressivement par paliers, ce qui permet une rotation complète à 360° sans collision avec la plaque de connexion. Le système ne nécessite que deux points de fixation, sans goulotte de guidage ni alignement complexe. Il s'ouvre sur son rayon intérieur pour faciliter l'insertion des câbles, intègre des séparateurs internes amovibles et une prétension réglable selon le poids des câbles et l'angle de rotation, pour garantir la répétabilité des mouvements. Igus cible deux usages précis : l'axe 1 à la base des petits robots industriels, montable au sol ou sur un socle surélevé, et l'axe 5 des robots de palettisation et de manutention, montable sur le bras ou en bout d'outil.

Cette annonce répond à deux problèmes concrets du secteur. D'un côté, les robots compacts utilisés pour le vissage, le collage, l'assemblage ou le pick-and-place souffrent depuis longtemps d'un manque de solutions fiables pour alimenter leur premier axe, qui tourne rapidement. De l'autre, sur le cinquième axe des robots de palettisation, les tuyaux ondulés mal maîtrisés entrent souvent en collision avec l'outil. En proposant un mouvement défini sur deux niveaux, igus dit permettre aux câbles de suivre des rotations complètes même avec des profils de mouvement très dynamiques. Pour les intégrateurs, l'intérêt tient surtout à la simplicité d'installation, sans goulotte coûteuse, et à la maintenance facilitée grâce à l'accès aux câbles. Reste que les gains annoncés en termes de fiabilité et de durée de vie s'appuient sur les tests internes d'igus, sans validation indépendante encore documentée.

Leader mondial revendiqué des chaînes porte-câbles, câbles flexibles et paliers lisses en polymères tribologiques, igus emploie 4 600 personnes dans 31 pays et a réalisé 1,15 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2022. L'entreprise, dont le siège américain se trouve à Rumford, dans le Rhode Island, propose environ 234 000 références disponibles sur stock et a multiplié ces dernières années les filiales internes, notamment sur les roulements à billes, les actionneurs robotiques, l'impression 3D et la plateforme RBTX dédiée à la robotique low-cost. Elle mène aussi le programme de recyclage « chuck » pour les chaînes usagées et participe à un projet de transformation de déchets plastiques en huile, la twisterchain étant elle-même annoncée comme recyclable en fin de vie.

Impact France/UE

Igus, entreprise allemande basée à Cologne, renforce son offre de composants pour l'industrie robotique européenne, avec un impact direct sur les intégrateurs et fabricants de robots industriels en Europe.

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Comau et OMRON Robotics s'associent pour proposer leurs robots à davantage de secteurs industriels
1Robotics Business Review 

Comau et OMRON Robotics s'associent pour proposer leurs robots à davantage de secteurs industriels

Comau SpA, le spécialiste italien de l'automatisation industrielle basé à Turin, et OMRON Robotics, filiale robotique d'Omron Industrial Automation dont le siège est à Pleasanton (Californie), ont annoncé un partenariat stratégique visant à accélérer conjointement le déploiement de l'automatisation dans l'industrie mondiale. L'accord, annoncé le 11 mai 2026, cible en priorité quatre secteurs à forte croissance : l'électronique, les semi-conducteurs, la fabrication médicale et l'intralogistique industrielle légère. Les deux PDG, Pietro Gorlier pour Comau et Olivier Welker pour OMRON Robotics, ont confirmé l'initiative sans en préciser les modalités financières ni les engagements de chiffre d'affaires commun. Les sociétés prévoient d'intégrer du matériel robotique, des technologies de contrôle avancées et des plateformes logicielles d'automatisation, avec des initiatives conjointes supplémentaires à l'étude. OMRON a par ailleurs élargi le mois dernier les options de configuration mât de son AMR OL-450S, illustrant une dynamique produit active en parallèle du rapprochement. Ce partenariat répond à une tension réelle du marché : les intégrateurs et les industriels cherchent des solutions qui s'insèrent aussi bien dans des lignes de production existantes que dans des environnements de nouvelle génération, sans multiplier les intégrateurs spécialisés. En combinant le portefeuille OMRON, reconnu pour ses robots industriels, collaboratifs et mobiles ainsi que ses environnements de programmation à déploiement rapide, avec la base installée de Comau dans l'automobile, l'e-mobilité, la pharmacie et la logistique, les deux acteurs visent une offre plus large et accessible à l'échelle mondiale. La portée réelle de la collaboration reste à vérifier dans la pratique : l'annonce est, pour l'instant, une déclaration d'intention sans déploiement client documenté ni métriques de performance communes publiées. Comau, présent dans plus de 30 pays et anciennement dans l'orbite de Stellantis, a engagé depuis deux ans une diversification active hors de l'automobile, notamment avec l'acquisition d'Automha SpA (Bergame, Italie), spécialiste de l'intralogistique globale présenté à MODEX en avril. OMRON Robotics s'appuie sur l'écosystème mondial d'Omron, groupe japonais pesant plusieurs milliards de dollars dans l'automatisation industrielle. Sur ce segment de la robotique légère et de la manutention flexible, les deux entreprises se retrouvent en concurrence directe avec des alliances similaires impliquant Universal Robots, Fanuc ou Yaskawa Motoman. Roberto Mendes Cutrupi, directeur de la business unit Amérique du Nord de Comau, prendra la parole lors du Robotics Summit & Expo de Boston le 28 mai 2026, première occasion publique de préciser la feuille de route opérationnelle de cette collaboration.

UEComau, acteur industriel italien majeur anciennement dans l'orbite Stellantis, étend son portefeuille hors automobile via ce partenariat, renforçant potentiellement la compétitivité des intégrateurs européens face aux alliances concurrentes portées par Universal Robots, Yaskawa ou Fanuc.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Humanoid s'associe à Bosch et Schaeffler pour industrialiser la production de robots
2Robotics Business Review 

Humanoid s'associe à Bosch et Schaeffler pour industrialiser la production de robots

La startup londonienne Humanoid, fondée en 2024 sous le nom SKL Robotics Ltd., a annoncé en mai 2026 deux partenariats industriels majeurs pour industrialiser son robot HMND 01 sur le marché européen. Le premier accord, conclu avec Robert Bosch GmbH (siège à Gerlingen, Allemagne), fait suite à un proof of concept réalisé en mars 2026 dans un entrepôt intralogistique Bosch à Bühl, en Allemagne : le HMND 01, un manipulateur mobile à roues doté d'un torse humanoïde, d'une tête et de deux bras, a transféré de manière autonome des cartons depuis un convoyeur vers des chariots, en gérant cinq formats de boîtes différents sur plusieurs hauteurs, empreintes au sol et masses. Le second accord, signé la semaine précédente avec Schaeffler Technologies AG, est décrit comme un contrat "contraignant et phasé" visant à intégrer les robots HMND dans des lignes de production réelles en Allemagne d'ici fin 2026. Humanoid qualifie ce déploiement de "l'un des plus importants rollouts de robots humanoïdes annoncés à ce jour", ce qui reste difficile à vérifier indépendamment faute de chiffres de volumes publiés. Ces deux partenariats signalent un changement de phase pour Humanoid : de la validation POC vers la fabrication en série et le déploiement industriel. Bosch endosse le rôle de sous-traitant industriel (contract manufacturer) et apportera son infrastructure de production mondiale, sa chaîne d'approvisionnement et son expertise en DfX (design for excellence), un cadre méthodologique couvrant la fabricabilité, la fiabilité, la maintenabilité et l'optimisation des coûts. L'orchestration des tâches repose sur KinetIQ, le framework IA propriétaire d'Humanoid. Pour un COO ou un directeur industriel, l'intérêt concret est double : un robot conçu pour les espaces humano-centriques (convoyeurs, chariots, manipulation multi-format) testé en conditions réelles, et un partenaire de fabrication capable de passer rapidement du prototype au volume. La mention d'une future intégration de composants Bosch (actionneurs, variateurs, capteurs) dans les prochaines versions du HMND ouvre aussi une trajectoire de co-développement hardware. Humanoid s'est constitué rapidement un réseau de partenaires industriels de premier rang : outre Bosch et Schaeffler, la société avait annoncé le mois précédent un accord avec Siemens. Ce positionnement agressif intervient dans un contexte de consolidation du marché humanoïde industriel, où Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (pi0), NVIDIA (GR00T N2) et 1X Technologies se disputent les premiers déploiements à l'échelle. Humanoid mise sur une stratégie de distribution européenne différenciée, en s'appuyant sur l'écosystème industriel allemand plutôt que sur une intégration verticale américaine. La prochaine étape visible sera la mise en service effective des premiers systèmes chez Schaeffler avant la fin de l'année 2026, date qui permettra de valider si le saut du POC au déploiement réel est aussi rapide que le suggèrent les annonces.

UELes partenariats avec Bosch (contract manufacturer mondial) et Schaeffler (déploiement en ligne de production d'ici fin 2026 en Allemagne) constituent le premier ancrage industriel sérieux d'un robot humanoïde dans l'écosystème manufacturier européen, avec une trajectoire de co-développement hardware qui pourrait servir de modèle différencié face à l'intégration verticale américaine.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Festo présente une pince robotique à base d'IA pour la manipulation de produits variés
3Robotics & Automation News 

Festo présente une pince robotique à base d'IA pour la manipulation de produits variés

Festo, l'équipementier allemand spécialisé en automatisation industrielle, a annoncé le lancement de GripperAI, un logiciel universel basé sur l'intelligence artificielle destiné à piloter des préhenseurs robotiques dans des environnements multi-produits. La solution cible un problème récurrent sur les lignes de production mixtes : lorsqu'une cellule robotisée doit saisir des produits de formes et de tailles variables, l'approche traditionnelle impose une reprogrammation manuelle, une intégration applicative spécifique et le recours à des systèmes de vision 3D coûteux. GripperAI se positionne comme une couche logicielle capable d'absorber cette variabilité sans redéveloppement à chaque référence. L'enjeu industriel est direct : le coût et la durée d'intégration sont aujourd'hui l'un des principaux freins au déploiement de cellules robotisées dans les environnements à forte diversité de SKU, logistique, agroalimentaire, manufacturier léger. Si GripperAI tient sa promesse de réduire la dépendance aux caméras 3D dédiées et à la programmation cas par cas, il pourrait abaisser significativement le seuil d'entrée pour les intégrateurs. Il convient de noter que Festo ne publie pas encore de métriques de cycle ou de taux de succès de préhension dans le communiqué disponible, ce qui rend toute évaluation de performance prématurée à ce stade. Festo est historiquement connu pour ses actionneurs pneumatiques et ses solutions bioinspirées (BionicCobot, Bionic Flying Fox), mais s'oriente depuis plusieurs années vers des briques logicielles pour robot-as-a-service. Sur ce segment des préhenseurs universels pilotés par IA, la concurrence est déjà positionnée : Robai, Righthand Robotics (racheté par BD), ainsi que des solutions vision-first comme Osaro ou CapSen Robotics. La prochaine étape pour Festo sera de démontrer GripperAI sur des configurations réelles en production, avec des données de performance publiées et des références clients vérifiables.

UEFesto étant un équipementier européen (allemand) très présent sur les lignes françaises et européennes, GripperAI pourrait réduire les coûts d'intégration pour les intégrateurs et industriels EU opérant en environnements multi-SKU, sous réserve de métriques de performance vérifiables.

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ABB et des chercheurs de Salzbourg déposent un brevet pour un système d'IA réduisant la consommation énergétique des robots industriels
4Robotics & Automation News 

ABB et des chercheurs de Salzbourg déposent un brevet pour un système d'IA réduisant la consommation énergétique des robots industriels

ABB, via sa division d'automatisation machine B&R, et la Haute École des Sciences Appliquées de Salzbourg ont déposé conjointement un brevet portant sur un système d'intelligence artificielle destiné à réduire la consommation énergétique des robots industriels. Ce travail est conduit dans le cadre du Josef Ressel Center for Intelligent and Secure Industrial Automation (JRZ ISIA), un centre de recherche appliquée autrichien dont la mission est de transposer des avancées académiques en solutions concrètes pour les systèmes d'entraînement industriels. Aucun chiffre précis de gain énergétique ni de calendrier de commercialisation n'est communiqué à ce stade. Ce type de brevet marque un glissement du discours "IA pour la robotique" vers des applications mesurables sur les chaînes de production : si la technologie tient ses promesses, les intégrateurs pourraient réduire le coût d'exploitation de parcs de robots existants sans changement matériel. Pour les décideurs industriels, l'enjeu est double - conformité aux objectifs ESG et compétitivité sur le coût du cycle de vie. Cela dit, un brevet seul ne constitue pas une solution déployée : la distance entre la publication d'une propriété intellectuelle et un produit en production reste significative. ABB est l'un des quatre grands fournisseurs mondiaux de robots industriels aux côtés de FANUC, KUKA et Yaskawa, et B&R constitue son bras d'automatisation pour les machines de production depuis son acquisition en 2017. Sur le terrain de l'efficacité énergétique par IA, des acteurs comme Siemens et Rockwell Automation investissent des trajectoires comparables. La prochaine étape à surveiller : un passage en pilote industriel chez un client B&R, qui permettrait de quantifier les économies réelles hors conditions de laboratoire.

UEB&R Automation (filiale autrichienne d'ABB) et l'Université des Sciences Appliquées de Salzbourg développent conjointement une technologie IA d'efficacité énergétique qui, si elle aboutit à un produit commercialisé, offrirait aux industriels européens un levier pour réduire les coûts d'exploitation de leurs parcs de robots existants et progresser vers leurs objectifs ESG sans renouvellement matériel.

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