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Robot : la nouvelle main robotique de Foundation attrape une balle de baseball en plein vol avec une précision quasi humaine
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Robot : la nouvelle main robotique de Foundation attrape une balle de baseball en plein vol avec une précision quasi humaine

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Robot : la nouvelle main robotique de Foundation attrape une balle de baseball en plein vol avec une précision quasi humaine
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Foundation Robotics vient de dévoiler une vidéo démontrant la capacité de sa nouvelle main robotique à attraper une balle de baseball en plein vol avec une précision quasi humaine. Basée à San Francisco, l'entreprise a conçu cette main selon une architecture à tendons dont les moteurs sont déportés dans l'avant-bras plutôt que logés dans les doigts, ce qui allège considérablement la structure tout en conservant la force nécessaire aux mouvements rapides. Des tendons de flexion ferment les doigts et des tendons d'extension les rouvrent, reproduisant la coordination des tendons d'une main humaine. Un mécanisme additionnel permet de légers mouvements latéraux des doigts, leur donnant la capacité de former une prise en coupe pour envelopper des objets sphériques comme une balle, ou d'adopter une pince plus fine pour de petits objets. Le système estime la position de chaque doigt en croisant les données de rotation des moteurs avec un modèle géométrique des tendons, sans dépendre uniquement de capteurs physiques ; des capteurs à magnétorésistance tunnel (TMR) viennent ensuite affiner ces estimations avec une précision inférieure au degré, en servant de redondance plutôt que de source principale. Cette main est destinée aux robots humanoïdes Phantom de Foundation, conçus pour l'industrie.

Cette démonstration, même si le lancer était planifié à l'avance, illustre un enjeu central de la robotique humanoïde actuelle : la capacité à manipuler des objets irréguliers avec rapidité et fiabilité, sans recourir à des pinces spécialisées. Contrairement aux mains de type gripper de générations précédentes chez Foundation, ce prototype introduit des doigts actionnés indépendamment, des articulations d'inspiration anatomique et une estimation d'état avancée. Pour les intégrateurs industriels, l'intérêt réside moins dans l'exploit spectaculaire que dans la fiabilité promise en environnement contraint : la redondance capteur/logiciel vise justement les cas où des capteurs tombent en panne ou s'endommagent, un point critique en usine. Cela dit, comme pour beaucoup de démonstrations du secteur, le geste reste chorégraphié et il convient de distinguer cette vitrine technologique d'un déploiement en conditions réelles de production.

Foundation Robotics s'inscrit dans la course grandissante aux mains robotiques dextres, aux côtés d'acteurs comme Figure, Tesla (Optimus) ou des laboratoires travaillant sur des modèles VLA tels que Pi-0 ou GR00T N2, où la manipulation fine reste l'un des goulots d'étranglement majeurs face à la locomotion. L'entreprise mise sur cette architecture à tendons et moteurs déportés pour équiper ses robots Phantom destinés aux environnements industriels, où la variété des outils et composants à manipuler exige une polyvalence que les grippers classiques ne permettent pas. Les prochaines étapes attendues concernent le passage de cette démonstration contrôlée à des déploiements pilotes en conditions réelles, un test que la plupart des acteurs du secteur humanoïde doivent encore franchir pour valider leurs promesses de dextérité à l'échelle industrielle.

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« NEO, le robot humanoïde, reçoit de nouvelles mains à 25 degrés de liberté pour construire des LEGO et attraper des balles »
1Interesting Engineering 

« NEO, le robot humanoïde, reçoit de nouvelles mains à 25 degrés de liberté pour construire des LEGO et attraper des balles »

La société norvégienne 1X Technologies a dévoilé une nouvelle génération de mains pour son robot humanoïde NEO, dotées de 25 degrés de liberté (DOF) et d'un système d'entraînement par tendons. Le design comprend 22 articulations actionnées réparties entre doigts et paume, plus trois au poignet, l'ensemble étant entièrement contrôlé en force et rétro-entraînable grâce à des rapports de réduction faibles, entre 5:1 et 15:1, contre des ratios bien plus élevés habituellement utilisés en robotique. Le pouce peut développer un couple de crête de 3,5 Nm, les articulations des doigts jusqu'à 2,6 Nm, avec une force de flexion au bout des doigts atteignant 45 newtons ; le poignet délivre 17,75 Nm de couple. La précision de positionnement est annoncée à ±0,2 mm. Les mains sont étanches IP68, fabriquées en matériaux alimentaires et peuvent être lavées sous l'eau courante ; 1X affirme avoir testé les composants sur plusieurs millions de cycles, et les poignets au-delà de deux millions de cycles sous charge. Des démonstrations vidéo montrent NEO assemblant des LEGO, manipulant vis et pièces de monnaie, utilisant un tournevis, versant du thé, attrapant une balle molle ou branchant un connecteur USB-C. La production de ces nouvelles mains a démarré sur une ligne dédiée à l'usine californienne où 1X a récemment entamé la production en série de NEO. L'enjeu dépasse la simple démonstration technique : en rendant chaque articulation capable de mesurer les forces de contact sans dépendre uniquement de capteurs externes, et en combinant cela à des capteurs tactiles répartis sur les doigts, 1X cherche à déplacer le goulot d'étranglement de la manipulation robotique du matériel vers les données d'entraînement et l'IA. C'est une affirmation structurante pour tout le secteur des humanoïdes, qui peine encore à distinguer les démonstrations soignées des capacités réellement déployables en conditions réelles. Si les chiffres de couple et de précision sont vérifiables sur le papier, les vidéos de démonstration restent, comme souvent dans l'industrie, des séquences sélectionnées, sans garantie de taux de réussite en conditions non contrôlées. Reste que la fiabilité annoncée, testée sur plusieurs millions de cycles, et l'entrée en production de masse constituent des signaux plus concrets que la seule communication marketing. 1X, anciennement Halodi Robotics, positionne NEO comme un robot destiné aux tâches domestiques, un segment que peu d'acteurs humanoïdes ciblent frontalement, la plupart des concurrents comme Figure (Figure 03), Tesla (Optimus) ou Agility Robotics visant d'abord l'industrie et la logistique. Cette annonce s'inscrit dans une escalade générale de la course à la dextérité manuelle, où chaque acteur cherche à prouver que ses robots franchissent le seuil de la manipulation fine utile. La suite dépendra des volumes réels de déploiement en foyers et de la capacité de 1X à alimenter ces mains avec des modèles d'IA suffisamment robustes pour exploiter ce nouveau potentiel matériel.

HumanoïdesActu
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De l'électrique à la robotique : Tesla vise 10 millions d'unités Optimus avec sa nouvelle usine au Texas
2Robotics Business Review 

De l'électrique à la robotique : Tesla vise 10 millions d'unités Optimus avec sa nouvelle usine au Texas

Tesla a annoncé lors de son appel aux résultats du premier trimestre 2026, le 23 avril, le lancement de la production de son robot humanoïde Optimus dès le deuxième trimestre à son usine de Fremont, en Californie. Pour libérer la capacité nécessaire, l'entreprise supprime les lignes de production des Model S et Model X, remplacées par une première usine robotique dimensionnée pour un million d'unités par an. En parallèle, Tesla entame les travaux de terrassement d'une seconde installation au Gigafactory Texas, dont la cible à long terme atteint dix millions de robots par an. Ces annonces s'appuient sur des résultats financiers solides : 3,9 milliards de dollars de flux de trésorerie opérationnel et une marge brute GAAP de 21 % au T1 2026. L'entreprise développe également le processeur d'inférence AI5, conçu spécifiquement pour les charges de calcul des programmes Optimus et Robotaxi, ainsi qu'une couche logicielle baptisée "Digital Optimus", destinée à automatiser des flux de travail numériques en complément du robot physique. Ces chiffres sont spectaculaires sur le papier, mais méritent d'être lus avec nuance. Un million d'unités par an à Fremont représente un objectif de production industrielle que peu d'acteurs de la robotique humanoïde ont jamais approché : Boston Dynamics, après trente ans d'existence, produit quelques milliers d'Atlas et Spot par an. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, la question centrale n'est pas la capacité de fabrication annoncée mais la réalité du déploiement : Tesla n'a pas publié de données sur la fiabilité opérationnelle d'Optimus en dehors de ses propres usines, ni sur le coût unitaire ou les contrats clients tiers. La décision de faire de l'intégration verticale sur les semi-conducteurs (AI5) signale néanmoins une stratégie cohérente : contrôler la stack complète, de la puce au software de planification de mouvement, pour ne pas dépendre de fournisseurs comme NVIDIA dont Tesla s'est éloigné sur d'autres programmes. Optimus a été présenté pour la première fois en septembre 2022 sous forme de prototype très préliminaire, puis démontré dans une version Gen 2 fin 2023, avant d'être déployé dans les usines Tesla courant 2024-2025 pour des tâches de manutention internes. La trajectoire de Tesla croise frontalement celle de Figure AI (Figure 02 déployé chez BMW), Agility Robotics (Digit en production chez Amazon), et Physical Intelligence dont le modèle de fondation Pi-0 alimente plusieurs plateformes. Du côté des acteurs européens, Wandercraft et Enchanted Tools restent positionnés sur des niches spécifiques (rééducation, service) sans rivaliser sur les volumes industriels annoncés. La prochaine étape concrète pour Tesla sera la présentation par Joshua Joseph, ingénieur déploiement AMR chez Tesla, d'une session sur le déploiement d'AMR dans les usines américaines existantes lors du Robotics Summit & Expo de Boston le 28 mai 2026, qui donnera une première lecture des réalités terrain derrière les ambitions affichées.

UELa montée en puissance annoncée par Tesla sur Optimus renforce la pression concurrentielle sur les acteurs européens comme Wandercraft et Enchanted Tools, qui restent cantonnés à des niches (rééducation, service) sans pouvoir rivaliser sur les volumes industriels visés.

HumanoïdesOpinion
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Atlas, le robot humanoïde de Boston Dynamics, vole la vedette pendant la mi-temps d'un match de la Coupe du monde de la FIFA avec un show de football
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Atlas, le robot humanoïde de Boston Dynamics, vole la vedette pendant la mi-temps d'un match de la Coupe du monde de la FIFA avec un show de football

Le robot humanoïde Atlas de Boston Dynamics a fait une apparition remarquée lors de la mi-temps du match des huitièmes de finale entre la Norvège et le Brésil à la Coupe du Monde FIFA 2026, disputé au stade de New York/New Jersey. Sorti du tunnel des joueurs devant un stade comble et une audience télévisée mondiale, le robot a exécuté une chorégraphie recréant plusieurs célébrations de buts emblématiques, dont celles de Harry Kane, Erling Haaland, Matheus Cunha et Son Heung-min. Il a ensuite récupéré le ballon officiel du match et l'a porté jusqu'à l'arbitre pour signaler le début de la seconde période. Il s'agit de la première apparition d'un robot humanoïde lors d'un match de Coupe du Monde FIFA, et surtout de la première démonstration publique de la version de production d'Atlas, dévoilée plus tôt cette année au CES 2026. En amont de l'événement, Hyundai Motor, maison mère de Boston Dynamics, avait diffusé une vidéo montrant Atlas étudiant des séquences de football avant de reproduire des mouvements de joueurs, y compris le contrôle et la passe du ballon lors d'une séance d'entraînement, dans le cadre de sa campagne School of Football. Cette démonstration a une portée qui dépasse le simple coup marketing sportif. Selon Hyundai, l'intégralité de la séquence s'est déroulée en direct pendant un match officiel, ce qui, si les conditions réelles de tournage sont confirmées, prouverait qu'une version de série d'un humanoïde peut opérer de façon fiable dans un environnement bondé, imprévisible et chronométré, tout en exécutant des mouvements coordonnés du corps entier avec précision et stabilité. C'est un signal important pour l'industrie robotique et les décideurs B2B: la frontière entre démonstration contrôlée en laboratoire et déploiement en conditions réelles reste le principal point de friction du secteur humanoïde, et Boston Dynamics cherche ici à démontrer que ce fossé se réduit. Il faut toutefois noter la prudence habituelle qui s'impose face à ce type de communication d'entreprise très maîtrisée: la marge d'erreur tolérée dans une chorégraphie sportive de mi-temps n'est pas comparable aux exigences de fiabilité d'une ligne de production industrielle, même si Hyundai établit explicitement ce parallèle. L'architecture technique repose sur trois briques mises en avant par Boston Dynamics: le retargeting, qui traduit des mouvements humains de football en trajectoires adaptées à la morphologie du robot, l'apprentissage par renforcement, entraîné sur des millions d'heures de simulation GPU en faisant varier poids des objets, force de préhension, friction du sol et positionnement, et le contrôle corps entier (whole-body control), qui assure l'équilibre et la fluidité du mouvement grâce à la proprioception, soit la perception interne de la position, de l'équilibre et des forces appliquées. Les comportements validés en simulation sont ensuite transférés au robot physique, une approche classique de sim-to-real dans la robotique humanoïde actuelle. Cette performance s'inscrit dans la campagne plus large de Hyundai baptisée Next Starts Now, qui mêle football, robotique et intelligence artificielle, et prolonge la série School of Football lancée en amont du tournoi. Elle intervient alors que la concurrence sur le segment humanoïde s'intensifie, avec des acteurs comme Figure, Tesla (Optimus) ou Agility Robotics qui multiplient également les démonstrations publiques pour asseoir la crédibilité commerciale de leurs plateformes.

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Melody : un robot humanoïde maîtrise 39 degrés de liberté pour une présence quasi humaine
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Melody : un robot humanoïde maîtrise 39 degrés de liberté pour une présence quasi humaine

Realbotix, entreprise canadienne spécialisée dans la robotique humanoïde, déploie son robot Melody dans un rôle d'accueil lors de la conférence Bitcoin 2026 au Venetian Resort de Las Vegas, du 27 au 29 avril 2026. Melody appartient à la gamme M-Series, une plateforme modulaire à corps entier dotée de 39 degrés de liberté concentrés dans la partie supérieure du corps, la partie inférieure restant fixe. Le robot est disponible en configurations masculine, féminine ou sur-mesure, et peut être installé en position assise, debout ou de bureau. Alimenté par prise électrique standard sans contrainte de batterie, il tourne en continu sur une journée complète. Sur site, Melody accueille les participants, les aide à localiser les stands et répond aux questions générales grâce à un système d'IA conversationnelle propriétaire développé par Realbotix. La plateforme est proposée à partir de 95 000 dollars, ce qui la positionne clairement dans le segment haut de gamme des interfaces physiques d'accueil. Ce qui est notable ici n'est pas tant la prouesse technique brute que le positionnement commercial : Realbotix cible explicitement les environnements à fort trafic humain où les bornes interactives classiques montrent leurs limites en termes d'engagement. Avec 39 DDL en partie supérieure, Melody peut produire des expressions faciales, des gestes et un contact visuel suffisamment fluides pour réduire l'effet "vallée dérangeante" qui a longtemps freiné l'adoption des robots humanoïdes en contexte public. La modularité des visages et panneaux de carrosserie ouvre la voie à des déploiements multi-marques ou multi-contextes sans changer de plateforme matérielle. Pour un intégrateur ou un décideur B2B, le modèle économique est celui d'un remplacement de kiosque à ROI mesurable sur la qualité d'interaction, non sur la productivité opérationnelle. Il faut cependant noter que cette présentation à Las Vegas reste une démonstration publique contrôlée, pas un déploiement commercial à grande échelle, et qu'aucune donnée de performance terrain n'a été publiée à ce stade. Realbotix opère dans un segment en pleine ébullition, celui des humanoïdes orientés "présence" plutôt que manipulation industrielle. La startup chinoise AheadForm pousse des concepts similaires avec ses séries Origin F1 et Elf, combinant IA auto-supervisée et mouvements bioniques avec synchronisation labiale précise. Ces acteurs se distinguent des approches Boston Dynamics ou Figure AI, qui visent la manutention et la logistique. Andrew Kiguel, PDG de Realbotix, positionne explicitement la M-Series comme une "interface physique pour l'IA" dans les secteurs de service, une thèse que plusieurs grandes chaînes hôtelières et aéroports testent discrètement depuis 2024. La suite logique serait des pilotes dans des environnements comme les hôtels, les banques ou les aéroports, mais Realbotix n'a pas annoncé de partenariats commerciaux formels au-delà de cette démonstration.

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