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Tencent Robotics X en open source de trois modèles fondation incarnés : le scientifique en chef Zhang Zhengyou explique l'architecture cérébrale à trois couches pour la vitesse de réaction des robots
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Tencent Robotics X en open source de trois modèles fondation incarnés : le scientifique en chef Zhang Zhengyou explique l'architecture cérébrale à trois couches pour la vitesse de réaction des robots

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Tencent Robotics X Laboratory a présenté au salon WAIC 2026 trois modèles fondationnels d'intelligence incarnée, désormais disponibles en open source : Hy-Embodied-VLM-1.0, dédié à la compréhension spatiale et des scènes, Hy-Embodied-RxBrain-1.0, chargé de la planification cognitive, et Hy-Embodied-VLA-0.5, qui traduit des objectifs de haut niveau en commandes motrices continues. Le chercheur en chef Zhang Zhengyou a expliqué que cette architecture à trois couches répond à un problème mal traité par les approches VLA actuelles : le monde physique fonctionne à plusieurs échelles temporelles, et l'intelligence robotique doit donc opérer à des fréquences différentes selon la tâche. Cette conclusion découle d'un échec concret : une tentative de faire tourner des capacités robotiques sur OpenClaw a produit des dizaines de secondes de latence, alors qu'un délai cognitif de seulement 2 à 3 secondes est déjà problématique pour un robot physique. Tencent a précisé que Hy-Embodied-VLA est entré en phase de test en production dans une usine de produits chimiques ménagers, sur des lignes d'assemblage multi-références à petits lots, avec un temps de cycle par pièce inférieur à 6 secondes et une capacité d'adaptation à une nouvelle référence après seulement 8 heures de collecte de données et de réentraînement.

Ce déploiement en usine, avec objets positionnés aléatoirement, éclairage variable et interruptions de production, marque une bascule notable : Tencent affirme viser un taux d'échec quasi nul en conditions réelles plutôt qu'un score de démonstration, Zhang Zhengyou allant jusqu'à qualifier de "valeur quasi nulle" une démo qui obtiendrait 80 à 90 points sans déploiement effectif, une formule qui mérite d'être lue comme une critique implicite de nombreuses vitrines du secteur plutôt qu'un résultat mesuré indépendamment. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'apport le plus concret est ailleurs, dans Hy-Embodied-RxBrain : au lieu de faire communiquer les modules par du texte, comme le faisaient les précédents systèmes Tairos, ce modèle "imagine" un état visuel du monde après chaque sous-tâche, ce qui règle le goulot d'étranglement du langage pour décrire des relations spatiales. Tencent le présente prudemment comme un modèle cognitif incarné plutôt qu'un véritable "world model", le secteur n'ayant pas encore convergé vers une architecture unifiée en la matière.

Cette annonce s'inscrit dans la course mondiale aux modèles vision-langage-action, aux côtés d'acteurs comme Tesla, Figure AI, Physical Intelligence ou NVIDIA, dans un contexte où l'écart entre démonstration et exploitation industrielle reste le principal point de friction. En ouvrant l'ensemble de sa pile Tairos, incluant les trois modèles, Tencent met à disposition des développeurs et industriels une architecture pensée pour la fréquence, issue directement de ses propres échecs et itérations, sans toutefois communiquer de calendrier précis pour un déploiement à plus grande échelle au-delà du site pilote chimique.

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Du chaos à l'ordre : révolution de la fourniture de données et structuration des compétences pour l'IA incarnée
136Kr 

Du chaos à l'ordre : révolution de la fourniture de données et structuration des compétences pour l'IA incarnée

Lors de la conférence AI+ Industry 2026 de Beijing Yizhuang, Xu Liangwei, CTO et cofondateur de Zhiyu Jishi (智域基石), a exposé un pipeline de compilation de données en cinq couches destiné à l'intelligence incarnée (embodied AI). Son argument central: la loi de mise à l'échelle (Scaling Law) qui sous-tend les grands modèles de langage ne se transfère pas aux robots. Un LLM peut absorber des textes hétérogènes en masse, mais un robot opérant dans le monde physique nécessite des données multimodales couplées dans le temps et dans l'espace, où qualité et traçabilité priment sur le volume brut. Le pipeline de Zhiyu Jishi comprend cinq étapes séquentielles: contrôle qualité des données brutes, alignement spatio-temporel, extraction sémantique et causale (séquence contexte-action-conséquence), traitement à grande échelle avec indexation multi-dimensionnelle, et livraison aux équipes de modèles. Xu Liangwei précise que ce pipeline s'applique indifféremment aux architectures VLA (Vision-Language-Action, apprentissage par imitation) et aux world models, les deux paradigmes convergeant vers le même besoin: des données physiques structurées et tracées. L'enjeu concret pour les intégrateurs et les équipes de modèles est la traçabilité des défaillances terrain. En 2026, certains robots commencent à passer de pilotes laboratoire à des déploiements industriels en petit lot, et les équipes peinent à relier un comportement anormal à un sample d'entraînement défaillant. Xu Liangwei précise que les modèles fixent le plafond de capacité d'un robot, mais que la qualité des données dans les cas d'échec, de reprise et de retry conditionne la fiabilité en environnement dégradé. Sans cette traçabilité bout en bout, la boucle fermée données-modèle-terrain-données ne peut pas converger à l'échelle industrielle, rendant impossible le passage du petit lot à la production réelle. Zhiyu Jishi se positionne dans une niche émergente, les "data foundry" pour l'embodied AI, distincte des services de labeling classiques par la dimension temporelle et multimodale des données robotiques. Le discours de Xu Liangwei s'oppose implicitement au modèle fragmenté actuel, où fabricants de plateformes matérielles, développeurs de modèles et intégrateurs industriels produisent chacun leurs données en silo. Sa proposition est de structurer un écosystème à trois acteurs avec une séparation claire des responsabilités, comparable à une couche d'infrastructure partagée. La présentation ne comporte aucun chiffre de déploiement vérifiable ni de client cité, ce qui la positionne davantage comme une communication de positionnement stratégique que comme un bilan d'exécution. La suite annoncée est l'ouverture de ce pipeline à l'ensemble de l'écosystème robotique chinois, sans calendrier précis communiqué.

Chine/AsieOpinion
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Alibaba et Tencent mènent le virage de l'IA incarnée pour la robotique
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Alibaba et Tencent mènent le virage de l'IA incarnée pour la robotique

Alibaba et Tencent ont annoncé un virage stratégique majeur : déployer leurs modèles d'IA générative dans des systèmes robotiques physiques, plutôt que de rester cantonnés aux interfaces conversationnelles. Alibaba a lancé la semaine dernière le modèle Qwen3.7-Max, doté de capacités dites de "tool-calling" qui lui permettent de fonctionner comme cerveau numérique d'un robot, en orchestrant des composants logiciels et matériels externes. Concrètement, le modèle peut déclencher des séquences d'actions physiques comme la navigation autonome, le bras articulé ou la prise d'objet, sans reprogrammation manuelle à chaque tâche. Ce positionnement signale un déplacement du front concurrentiel de l'IA en Chine : la différenciation ne se joue plus sur les benchmarks de raisonnement textuel, mais sur la capacité des VLA (Vision-Language-Action models) à passer du simulateur à l'environnement réel. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, cela implique que des briques d'IA disponibles en open ou semi-open source pourraient bientôt remplacer des stacks robotiques propriétaires coûteux, accélérant les cycles de déploiement tout en abaissant les barrières à l'entrée. Alibaba avait déjà positionné la famille Qwen comme alternative aux modèles occidentaux, avec des versions multimodales compétitives face à GPT-4o et Gemini. Tencent suit une trajectoire similaire avec ses propres initiatives robotiques encore peu documentées publiquement. Les deux groupes se retrouvent en concurrence directe avec Figure AI, Physical Intelligence (pi0), Boston Dynamics et Unitree, ainsi qu'avec les efforts de Nvidia (GR00T N2) pour standardiser les pipelines d'entraînement robotique. Les prochaines étapes annoncées restent pour l'instant au stade de la démonstration technique, sans déploiement industriel confirmé.

UEL'émergence de briques VLA open/semi-open source chinoises (Qwen3.7-Max) pourrait abaisser les coûts d'intégration pour les industriels européens, tout en intensifiant la pression concurrentielle sur les acteurs EU face aux géants technologiques chinois.

Chine/AsieOpinion
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74 yuans pour 3 heures : des robots à IA incarnée entrent dans les foyers chinois pour les tâches ménagères
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74 yuans pour 3 heures : des robots à IA incarnée entrent dans les foyers chinois pour les tâches ménagères

En Chine, les robots à intelligence artificielle incarnée sortent des usines pour entrer dans les foyers, sous forme de location à l'heure pour des tâches ménagères. Plusieurs plateformes à la demande proposent désormais des robots humanoïdes ou à roues capables de nettoyer les sols, essuyer les surfaces, récupérer des objets ou effectuer de petites tâches de rangement, pour un tarif de départ de 74 yuans les trois heures, soit environ 25 yuans de l'heure (un peu plus de 3 euros). Ces machines s'appuient sur des modèles vision-langage-action pour naviguer de façon autonome dans un environnement domestique, éviter les obstacles, reconnaître des objets et répondre à des commandes vocales simples. C'est l'un des premiers déploiements commerciaux réels de l'IA incarnée en dehors du cadre industriel, après des investissements en R&D chiffrés en milliards de yuans. Ce tarif rend la main-d'œuvre robotique moins chère que le personnel de ménage humain dans les grandes villes chinoises, mais l'écart de capacités reste net : les retours d'utilisateurs montrent que ces robots gèrent correctement les tâches de nettoyage simples, tout en peinant face aux objets de forme irrégulière, aux instructions à plusieurs étapes et aux espaces exigus typiques des appartements chinois. Le compromis est assumé, fonctionnalités limitées contre accessibilité tarifaire, et il interroge la trajectoire des investissements massifs consacrés à l'IA incarnée en Chine. Des entreprises comme Unitree, AgiBot, Star Dynasty ou X Square Robot ont levé des fonds considérables pour des robots humanoïdes généralistes, alors que le premier vrai marché de masse concerne des robots de service bien plus spécialisés et modestes. Les défenseurs de l'approche avancent toutefois que ce déploiement réel, même limité, génère des données précieuses pour entraîner les modèles de nouvelle génération, des données que la simulation en laboratoire ne peut reproduire : agencements imprévus, objets variés, comportements d'utilisateurs divers. Cette stratégie rappelle celle des entreprises chinoises de conduite autonome, qui ont déployé des fonctions de conduite partiellement automatisée des années avant d'atteindre une autonomie complète, misant sur l'accumulation de données réelles plutôt que sur l'attente d'une technologie parfaite. Les analystes du secteur anticipent une expansion rapide du marché de la location de robots domestiques à mesure que les coûts baissent et que les capacités progressent, plusieurs acteurs chinois développant déjà des modèles de nouvelle génération optimisés pour l'environnement du foyer, avec une meilleure dextérité pour manipuler de petits objets et une compréhension plus fine des instructions complexes. Reste une question ouverte : ce modèle de facturation à la tâche, encore marginal, pourra-t-il générer des revenus suffisants pour justifier l'ampleur des investissements déjà engagés dans l'infrastructure de l'IA incarnée.

Chine/AsieActu
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Ant Group dévoile sa stratégie duale VLA et modèles d'action du monde pour l'IA physique, écosystème open source et défi des données
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Ant Group dévoile sa stratégie duale VLA et modèles d'action du monde pour l'IA physique, écosystème open source et défi des données

Ant Group a fondé en décembre 2024 Ant LingBot, filiale à 100 % basée à Shanghai et bras armé du groupe dans l'IA physique, où plus de 90 % des effectifs sont titulaires d'un master ou d'un doctorat. Dirigée par le PDG Zhu Xing et le scientifique en chef Shen Yujun, l'entreprise a présenté six modèles d'IA incarnée en open source lors du WAIC 2026, couvrant vision, vidéo, perception spatiale, manipulation, modèles du monde et modèles d'action du monde. Sa stratégie technologique repose sur deux voies parallèles. La première, VLA (vision language action), incarnée par LingBot-VLA 2.0, suit l'architecture dominante du secteur, celle qu'utilisent aussi Figure ou la série RT de Google DeepMind. La seconde, portée par LingBot-VA 2.0, prédit l'évolution du monde avant de générer une action ; présenté comme le premier modèle d'action du monde nativement incarné du secteur, il est entraîné from scratch sur une architecture autorégressive atteignant 150 Hz d'inférence temps réel sur un seul GPU, avec tokenisation sémantique visuelle-action, pré-entraînement causal strict, architecture MoE et inférence asynchrone permettant au robot de prédire ses états futurs tout en exécutant l'action en cours, avec un temps de réponse de 6,7 millisecondes, contre 300 à 400 millisecondes pour un clignement d'œil humain. Plus d'une dizaine de fabricants ont noué des partenariats, dont Unitree Robotics, Xinghaitu et Leju Robotics, dont le KUAVO 4 Pro a été adapté à LingBot-VLA sur 95 scénarios de manipulation réels. LingBot commercialise aussi son propre robot de service, le Robbyant R1, destiné aux usages domestiques, à la santé et aux personnes âgées, mais dont les volumes livrés restent limités. Ce choix d'ouvrir intégralement poids, code, outils de post-entraînement et benchmarks d'évaluation, à un moment où les standards techniques de l'IA incarnée restent instables, vise à faire de LingBot une base logicielle partagée entre plateformes matérielles hétérogènes. Mais la principale contrainte du secteur demeure la donnée : contrairement aux LLM entraînés sur des billions de tokens textuels, les données d'interaction physique ne s'accumulent que par l'exploitation réelle de robots. LingBot compense en s'appuyant sur les données de ses partenaires (Unitree, Leju, Xinghaitu) plutôt qu'en opérant sa propre flotte, une dépendance qui fragilise sa position à mesure que ces mêmes partenaires développent leurs propres capacités IA. Cette approche intégrale, du modèle cerveau au modèle du monde jusqu'au déploiement matériel, distingue LingBot des autres géants technologiques chinois. Alibaba, Tencent, Huawei, JD.com et Meituan privilégient tous des stratégies plus ciblées, et Ant Group entre en outre en concurrence avec d'autres initiatives affiliées à Alibaba. LingBot constitue ainsi un test grandeur nature : une entreprise de la fintech peut-elle incuber une activité robotique viable, et l'open source combiné à l'emprunt de données suffira-t-il à surmonter les limites structurelles de l'IA incarnée ?

Chine/AsieOpinion
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