Robbyant dévoile LingBot-VLA 2.0, modèle IA universel pour robots incarnés
Robbyant, filiale d'IA incarnée du groupe Ant Group (maison mère d'Alipay), a annoncé la mise à jour et la publication en open source de LingBot-VLA 2.0, un modèle vision-langage-action (VLA) destiné aux robots humanoïdes et autres plateformes incarnées. Ce nouveau modèle s'appuie directement sur LingBot-VLA 1.0, sorti en janvier 2026, et apporte des progrès notables sur trois axes techniques majeurs : la généralisation morphologique (capacité à piloter des corps de robots différents sans réentraînement complet), le support d'un nombre accru de degrés de liberté (DoF), et l'efficacité de déploiement. Robbyant présente LingBot-VLA 2.0 comme un "cerveau universel" capable de s'adapter à des architectures robotiques variées plutôt qu'à une seule plateforme propriétaire.
L'enjeu pour l'industrie robotique tient moins à la performance brute qu'à la stratégie d'ouverture : en publiant son modèle en open source, Ant Group cherche à s'imposer comme fournisseur de la couche logicielle "cerveau" pour un écosystème de fabricants de robots humanoïdes, plutôt que de vendre du matériel propre. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela signifie potentiellement un modèle VLA gratuit et personnalisable, à intégrer sur des plateformes tierces, ce qui pourrait accélérer l'adoption face aux modèles propriétaires fermés comme Helix (Figure AI) ou GR00T N2 (NVIDIA). Cela renforce aussi l'hypothèse selon laquelle la généralisation cross-embodiment (un même modèle pilotant plusieurs morphologies de robots) devient un axe de compétition central, au-delà de la simple démonstration ponctuelle.
Cette annonce s'inscrit dans la stratégie plus large d'Ant Group de se positionner sur l'IA incarnée, un an après le lancement de la première version de LingBot-VLA. Le secteur des modèles VLA reste dominé par des acteurs américains (Physical Intelligence avec Pi-0, NVIDIA avec GR00T, Figure AI avec Helix) et chinois (Unitree, AgiBot), avec une bascule progressive vers l'open source comme arme concurrentielle, à l'image de ce que Meta a fait avec Llama face à OpenAI. Les détails précis sur les benchmarks, les partenaires de déploiement et le calendrier de disponibilité du modèle n'étaient pas encore complètement communiqués au moment de l'annonce, ce qui invite à distinguer la publication du code de sa validation réelle sur du matériel tiers.
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