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Xiaomi déploie ses robots sur la chaîne de production automobile : opérations flexibles sur pièces réussies
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Xiaomi déploie ses robots sur la chaîne de production automobile : opérations flexibles sur pièces réussies

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Xiaomi a déployé son robot humanoïde sur la ligne de production de la SU7, sa berline électrique, où il exécute désormais deux nouvelles tâches avec un taux de réussite supérieur à 90 % en fonctionnement continu, après seulement six mois d'entraînement en usine. La première consiste à trier des panneaux latéraux de console centrale, des pièces souples et de forme irrégulière extraites de bacs répartis sur trois rangées puis placées avec précision dans un support de fixation. Pour atteindre les pièces au fond d'un bac, le robot stabilise son centre de gravité en agrippant le bord du bac d'une main pendant qu'il tend l'autre, puis réalise plusieurs transferts main à main pour ajuster l'orientation de la pièce avant de la positionner ; en cas de résistance à la pose, il la retire, corrige l'angle et retente automatiquement. La seconde tâche, le pliage et le recyclage de cartons, exige d'ouvrir des loquets avec un contrôle fin de la force des doigts, de plier les boîtes à deux bras puis d'empiler et pousser les unités vers un poste cible, plusieurs robots coordonnant leur cadence avec celle de la chaîne. Six mois plus tôt, ce même robot se limitait à un poste unique de vissage d'écrous autotaraudeurs, avec une fiabilité annoncée de 98 %. Ces chiffres proviennent des communications de Xiaomi et n'ont pas été vérifiés de façon indépendante, ce qui invite à une certaine prudence sur leur portée réelle en conditions de production non filmées.

Cette progression prend une dimension particulière face à la déclaration d'Elon Musk en janvier 2026, selon laquelle Optimus n'était pas encore capable d'un travail utile en usine. Que Xiaomi, acteur de l'électronique grand public sans passé industriel en robotique, affiche une trajectoire comparable à celle de Figure 03 chez BMW, référence actuelle du secteur pour le déploiement d'humanoïdes en usine, resserre l'écart perçu entre démonstration et exploitation réelle. La capacité du robot à détecter une résistance et à adapter son geste en cours d'opération, grâce à un retour de force proprioceptif, le distingue des robots industriels classiques, programmés pour des positions fixes et incapables de gérer un imprévu. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce type de compliance active laisse entrevoir des robots capables de traiter des pièces souples et variables, un usage jusqu'ici hors de portée de l'automatisation rigide.

Le robot avait été présenté pour la première fois en avril 2026 lors de la conférence investisseurs de Xiaomi, où il serrait des mains et distribuait des cadeaux, un registre purement social et démonstratif. Le passage en six mois vers des tâches industrielles à cadence de ligne s'inscrit dans une course mondiale aux humanoïdes de production où s'affrontent déjà Tesla avec Optimus, Figure avec son modèle 03 chez BMW, et les architectures VLA comme Pi-0 ou GR00T N2. Xiaomi ne détaille pas de calendrier de déploiement à plus grande échelle, mais la vitesse de cette itération fixe un repère agressif pour l'ensemble du secteur.

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Xiaomi a communiqué de nouveaux résultats sur le déploiement de son robot humanoïde dans une de ses usines automobiles. Après quatre mois d'itérations successives, le taux de réussite du robot sur un poste de vissage d'écrous autotaraudeurs est passé de 90,2 % à 98 %, selon les chiffres avancés par l'entreprise, réduisant l'écart avec le taux de qualification des ouvriers humains à un seul point de pourcentage. Xiaomi a également étendu les tâches confiées à la machine avec deux nouveaux postes : le tri de panneaux latéraux de console centrale et le pliage puis recyclage de bacs à pièces, tous deux affichant un taux de réussite de 90 %. Le poste de tri des panneaux de console constitue, selon le constructeur, la première fois qu'un robot humanoïde effectue des opérations continues de longue durée sur des pièces souples dans une usine automobile. Ces chiffres proviennent de communications internes de l'entreprise, relayées par le média chinois Jiemian, sans validation indépendante. Ce type d'annonce pèse dans le débat sur l'écart entre démonstration et réalité industrielle qui traverse le secteur des robots humanoïdes. Manipuler des pièces souples et non rigides en continu reste l'un des obstacles majeurs à une automatisation généralisable au-delà de tâches répétitives sur objets calibrés, un problème central pour les intégrateurs et les décideurs industriels qui évaluent la maturité réelle de ces machines avant d'investir. Un taux de réussite proche de celui d'un opérateur humain sur un poste de production, si confirmé à plus grande échelle, renforcerait l'argument selon lequel certains modèles de contrôle vision-langage-action commencent à tenir leurs promesses en environnement de production réel, et pas seulement en laboratoire. Xiaomi investit dans la robotique humanoïde depuis la présentation de son robot CyberOne en 2022, dans un contexte où les groupes chinois comme Unitree, UBTech et Fourier Intelligence multiplient les essais en usine, aux côtés d'acteurs occidentaux tels que Figure AI, Tesla avec Optimus ou Agility Robotics. Xiaomi n'a pas communiqué de calendrier de déploiement à grande échelle ni de volumes de production visés, laissant ces annonces au stade d'un pilote industriel interne plutôt que d'un déploiement commercial confirmé.

IndustrielActu
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Jabil fait le point sur le rythme de développement et de production des robots humanoïdes
2Robotics Business Review 

Jabil fait le point sur le rythme de développement et de production des robots humanoïdes

Jabil, le prestataire américain de conception, de chaîne d'approvisionnement et de fabrication basé à St. Petersburg (Floride), explique à The Robot Report où en est le passage des humanoïdes du prototype à la production en série. L'entreprise travaille avec plusieurs développeurs de robots, dont Apptronik, qu'elle accompagne pour amener son humanoïde Apollo vers des environnements de fabrication réels. Elle cite Tesla, 1X Technologies, XPeng et UBTECH parmi les acteurs qui préparent une montée en cadence, mais indique travailler aussi avec de grands développeurs américains et étrangers qu'elle ne peut pas nommer. Selon Thomas Brown, directeur senior ingénierie et technologie (dont robotique et commerce numérique), le secteur sort de la phase des petites séries assemblées à la main sur site pour entrer dans celle de « dizaines de milliers » d'unités. Cela suppose une structure de coûts, une conception pour la fabricabilité et un niveau de qualité qui n'existaient pas jusque-là. Aucun chiffre de production, prix unitaire ou calendrier précis n'est fourni, et Jabil n'a pas de raison neutre de minimiser l'ampleur du marché qu'il vise. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, le message est que le goulet d'étranglement se déplace de la démonstration vers l'industrialisation. Tant qu'un robot reste très coûteux, on n'en produit que peu, ce qui limite à la fois la collecte de données d'entraînement et la validation des cas d'usage clients. La baisse des coûts de conception conditionne donc directement l'apprentissage des modèles. Brown estime que la puissance de calcul embarquée suffit déjà pour une bonne part de ce que montrent les vidéos de démonstration, mais qu'il en faut davantage en périphérie. Les modules NVIDIA Jetson dominent chez ses clients, et la hausse des prix du calcul et de la mémoire reste un frein à la montée en volume. Il souligne aussi des contraintes de conception peu visibles, comme les faisceaux de câblage, qui doivent allier la robustesse de l'automobile et la miniaturisation de l'électronique grand public, ainsi que la modularité des alimentations. Sur le plan commercial, il juge que les humanoïdes changent l'équation par rapport aux lignes dédiées à une tâche, et que les entreprises qui ont défini des exigences précises avec des clients industriels adoptent la bonne méthode, contrairement au grand public, où le cas d'usage (« plier le linge ») reste flou. Le contexte est celui d'une filière où l'attention s'est surtout portée sur les vidéos spectaculaires et les levées de fonds massives, tandis que Hyundai, Tesla et BMW financent et testent des humanoïdes en conditions industrielles. Brown note que, contrairement à l'ère pré-smartphone où l'on pouvait faire croître les capacités jusqu'au point de coût visé, les fabricants redéfinissent et diversifient aujourd'hui leurs chaînes d'approvisionnement. Le propos reste un témoignage de fournisseur, sans pilote annoncé ni calendrier de volumes, et les noms des principaux clients de Jabil demeurent confidentiels. Le sujet sera au programme de RoboBusiness, prévu les 20 et 21 octobre 2026 à Santa Clara (Californie), où la physique de l'IA et les humanoïdes figurent parmi les thèmes de session.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

IndustrielActu
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Google s'associe à un géant japonais de la robotique pour développer les robots d'usine autonomes de prochaine génération
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Google et FANUC America Corporation ont annoncé un partenariat stratégique visant à intégrer les technologies d'intelligence artificielle de Google dans les systèmes de robotique industrielle du géant japonais, dont les robots équipent déjà des milliers de sites de production dans le monde. L'accord, dont les termes financiers n'ont pas été divulgués, vise à accélérer le déploiement de robots dits à "Physical AI" capables de percevoir leur environnement via des capteurs, de prendre des décisions autonomes et d'exécuter des tâches variables sans reprogrammation manuelle. FANUC a également annoncé une intégration élargie entre sa plateforme de simulation ROBOGUIDE et le framework Isaac Sim de NVIDIA, consolidant ainsi un écosystème de développement robotique centré sur la simulation avant déploiement. La gamme concernée couvre des robots de 3 kg de charge utile jusqu'à 2,3 tonnes, ce qui positionne ce Physical AI sur l'ensemble du spectre industriel. FANUC indique avoir déjà expédié plus de 1 000 robots pour des applications Physical AI depuis la présentation de sa plateforme lors de l'International Robot Exhibition (IREX) de Tokyo en décembre 2025. Ce partenariat est structurellement significatif pour plusieurs raisons. Le groupe Intrinsic de Google est l'un des contributeurs majeurs au Robot Operating System (ROS), plateforme open-source de contrôle robotique que FANUC supporte déjà nativement, aux côtés d'interfaces Python et de communications haute vitesse pour le contrôle externe. L'alignement technique entre les deux acteurs est donc réel, pas seulement commercial. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cela signifie concrètement que des capacités d'adaptation à la variabilité de production, jusqu'ici réservées aux environnements de R&D ou aux démos contrôlées, commencent à migrer vers des lignes de production en conditions réelles. Les 1 000 unités expédiées constituent un premier signal de passage à l'échelle, même si ce chiffre reste modeste au regard du parc robotique mondial, estimé à plusieurs millions d'unités en service. La distinction entre "expédié" et "déployé en production continue" mérite d'être gardée en tête. FANUC, fondée en 1956 et filiale de FANUC Corporation (Japon), est l'un des quatre grands fabricants mondiaux de robots industriels avec ABB, KUKA et Yaskawa Motoman. L'entreprise a historiquement misé sur la fiabilité et la précision répétable plutôt que sur l'adaptabilité, ce virage vers le Physical AI représente donc une évolution de positionnement notable. Sur le terrain concurrentiel, Boston Dynamics (via Hyundai), Figure AI avec son robot 03, et Tesla avec Optimus poursuivent des trajectoires humanoïdes, tandis que des acteurs comme Machina Labs ou Covariant ciblent l'adaptation cognitive en environnement industriel conventionnel. En Europe, Wandercraft et Enchanted Tools restent positionnés sur des niches spécifiques. Les prochaines étapes pour FANUC et Google ne sont pas encore précisées publiquement, mais la montée en cadence des déploiements en Amérique du Nord semble être l'axe prioritaire annoncé par Mike Cicco, président et CEO de FANUC America.

UELes concurrents européens de FANUC (ABB, KUKA) subissent une pression accrue pour intégrer des capacités Physical AI comparables sur leurs plateformes industrielles, sous peine de perdre des parts de marché EU face à cet écosystème Google-FANUC-NVIDIA.

IndustrielOpinion
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Bedrock Robotics lance ses premiers déploiements d'excavatrices sans opérateur
4Robotics Business Review 

Bedrock Robotics lance ses premiers déploiements d'excavatrices sans opérateur

Bedrock Robotics, startup de San Francisco dirigée par d'anciens ingénieurs de l'autonomie chez Waymo, a déployé ses premières excavatrices lourdes entièrement autonomes sur des chantiers actifs au Texas et au Nevada. Financée à hauteur de 350 millions de dollars en capital-risque, l'entreprise mène trois premiers projets : une station de traitement des eaux dans le Nevada avec Sundt Construction, un chantier de terrassement de plusieurs millions de mètres cubes au Texas avec Champion Site Prep, et un projet de génie civil de 1,2 million de mètres cubes avec Zachry Construction Corp. Selon Kevin Peterson, directeur technique de Bedrock, les machines réalisent pour l'instant des travaux de terrassement précoces : décapage, déblai-remblai et préparation des fondations avant les tâches plus fines. L'entreprise ne déploie que des engins neufs équipés et testés à son siège, mais compte faire fonctionner son système sur des machines de partenaires d'ici la fin de l'année. Les excavatrices opèrent sans opérateur en cabine mais restent supervisées à distance : le système surveille sa propre progression et alerte automatiquement en cas de blocage, un principe de "personne dans la boucle" présenté comme la priorité de sécurité numéro un. Ce déploiement marque une étape pour l'automatisation du BTP : il s'agit de machines opérationnelles sur des chantiers commerciaux actifs, et non de démonstrations en environnement contrôlé, ce qui illustre une transition de l'IA physique du prototype vers un usage économique réel. Pour les intégrateurs et entreprises de construction, l'enjeu dépasse le seul gain de productivité : le secteur fait face à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée, avec plus de 40% des ouvriers du BTP américain appelés à partir à la retraite d'ici cinq ans, ce qui transforme l'automatisation des engins lourds en nécessité structurelle plutôt qu'en simple optimisation de coûts. Les volumes annoncés, plusieurs millions de mètres cubes, ne renseignent toutefois ni sur les temps de cycle réels ni sur le niveau d'intervention humaine à distance encore nécessaire, des éléments à vérifier avant de parler d'autonomie totale à grande échelle. Bedrock Robotics s'inscrit dans une vague de startups issues de la conduite autonome qui réorientent leurs technologies de perception vers les engins de chantier. Le système, conçu en mode plug-and-play, vise à terme le rétrofit d'excavatrices existantes plutôt que la seule vente de machines neuves, une stratégie censée accélérer l'adoption sans forcer le renouvellement du parc. Peterson a détaillé trois priorités pour la suite : élargir le nombre de clients et de déploiements pour accumuler de l'expérience opérationnelle, étendre le système à des tâches plus fines nécessitant davantage de précision, et ouvrir la voie à des flottes hétérogènes capables de se coordonner entre plusieurs types d'engins sur un même chantier. Ces annonces restent pour l'instant limitées à quelques sites pilotes ; leur généralisation dépendra de la capacité de Bedrock à prouver une fiabilité constante sans opérateur en cabine, sur des chantiers aux conditions plus variables que celles rencontrées jusqu'ici.

IndustrielActu
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