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ABB Robotics intègre la navigation vSLAM dans son chariot élévateur autonome F712
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ABB Robotics intègre la navigation vSLAM dans son chariot élévateur autonome F712

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Traduction ABB Flexley Stack F712 :

ABB Robotics a dévoilé le Flexley Stack F712, un chariot élévateur autonome destiné au stockage et à la manutention en entrepôt, capable de porter jusqu'à 2 000 kg et de lever à 8,5 mètres de hauteur. Contrairement aux chariots automatisés classiques qui s'appuient sur des marqueurs ou des réflecteurs installés au sol, le F712 navigue grâce au vSLAM (localisation et cartographie simultanées par vision), sans infrastructure préalable, avec une précision positionnelle annoncée de ±10 mm. Ses fourches ajustables permettent de manipuler des palettes ouvertes ou fermées, des conteneurs ou des racks. Il rejoint le Flexley Tug (tracteur) et le Flexley Mover, décliné en P604 (plateforme omnidirectionnelle pour deux palettes) et P2603 (modèle plus petit et modulaire). Toute la flotte partage désormais la même technologie vSLAM, intégrée au logiciel AMR Studio et compatible avec le standard d'interopérabilité VDA 5050, ce qui permet au F712 de coopérer avec les bras robotisés industriels d'ABB. Le lancement a été présenté par Renaud Dubé, responsable R&D chez Sevensense by ABB, ainsi que par Ricardo Martinez et Alfonso Gonzalez, respectivement responsable produit R&D et responsable de la ligne AMR chez ABB Robotics.

L'enjeu central est l'élimination de l'infrastructure de guidage, un frein historique à l'adoption des chariots automatisés dans des entrepôts qui changent souvent de configuration. En s'appuyant sur une vision 3D plutôt que sur les lidars 2D traditionnels, ABB veut que ses robots partagent des cartes et opèrent ensemble sur un même site, là où les flottes AMR restent souvent cloisonnées par constructeur ou par technologie de navigation. Pour les intégrateurs et les directeurs d'exploitation industriels, l'argument de la pénurie de caristes est concret, mais la formule d'ABB présentant ce lancement comme un « tournant pour la robotique industrielle » relève surtout du discours marketing : le vSLAM est déjà exploité par plusieurs concurrents, et la précision de ±10 mm n'a pas été vérifiée en conditions indépendantes. L'intérêt réel tient davantage à l'unification logicielle de toute la gamme (chariots, tracteurs, porteurs, bras) qui simplifie le déploiement multi-robots dans l'automobile et l'industrie lourde.

Le F712 s'inscrit dans la stratégie qu'ABB nomme AVR (autonomous versatile robotics), amorcée avec le rachat de Sevensense, spin-off suisse issue de l'ETH Zurich spécialisée dans la navigation par vision, dont la technologie irrigue désormais toute la gamme Flexley. Sur ce segment, ABB Robotics affronte des acteurs établis de la manutention automatisée comme Seegrid, OTTO Motors (racheté par Rockwell Automation) ou Toyota Material Handling, tandis que des spécialistes européens de l'entrepôt automatisé comme le français Exotec occupent des créneaux voisins. ABB n'a communiqué aucune date de disponibilité commerciale ni premier site client au-delà de l'annonce, qui reste pour l'instant un lancement produit sans déploiement réel confirmé.

Impact France/UE

ABB s'appuie sur la technologie vSLAM de Sevensense, spin-off suisse issue de l'ETH Zurich, et fait face sur ce segment logistique à des acteurs européens comme le français Exotec, sans toutefois annoncer de déploiement confirmé en France ou en UE.

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1arXiv cs.RO 

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Des chercheurs ont publié sur arXiv (réf. 2503.14331, version 4) ADAPT, pour Autonomous Dynamic All-terrain Pallet Transporter, un chariot élévateur tout-terrain entièrement autonome conçu pour les chantiers de construction. Contrairement aux robots AMR d'entrepôt qui opèrent dans des espaces balisés et prévisibles, ADAPT doit composer avec des terrains non revêtus et accidentés, des obstacles dynamiques (ouvriers, engins en mouvement) et des conditions météorologiques variables. Le système associe des techniques de perception par intelligence artificielle à des méthodes classiques de planification de trajectoire et de contrôle. Les auteurs ont évalué le dispositif lors de tests en conditions réelles, en comparant ses performances en continu à celles d'un opérateur humain expérimenté sous plusieurs conditions climatiques, et revendiquent un niveau de performance proche du seuil humain. La logistique matériaux sur chantier est l'un des derniers angles morts de l'automatisation industrielle. Là où les entrepôts disposent de solutions AMR matures portées par des acteurs comme Exotec, Locus Robotics ou Seegrid, les chantiers restent quasi exclusivement manuels, avec les retards, accidents et pénuries de main-d'oeuvre qui en découlent. L'enjeu central d'ADAPT est de prouver que les techniques de perception robuste, rodées en environnement indoor, peuvent tenir dans un contexte extérieur non structuré, ce qui constituerait une avancée significative sur le problème du sim-to-real en robotique mobile. La revendication "niveau humain" appelle néanmoins à la prudence : il s'agit d'un preprint non encore validé par les pairs, aucune métrique précise (temps de cycle, charge utile, taux d'incidents) n'est publiée dans l'abstract, et les conditions exactes de la comparaison restent à qualifier. La robotique de chantier est un segment émergent mais encore peu peuplé. Built Robotics automatise des excavatrices aux États-Unis, Dusty Robotics déploie des robots de traçage au sol sur des projets de construction commerciale, et les grands constructeurs de chariots industriels comme Toyota Material Handling et Jungheinrich développent des solutions autonomes qui restent cantonnées à l'indoor. Sur le segment outdoor tout-terrain, le créneau est quasi vierge. Les prochaines étapes logiques pour l'équipe de recherche seront de publier les métriques complètes, de conduire des pilotes à plus grande échelle sur des chantiers réels, et de trouver un partenaire industriel ou équipementier pour franchir le fossé entre prototype académique et déploiement opérationnel.

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Raymond s'associe à Third Wave Automation pour déployer l'IA physique dans ses flottes de chariots élévateurs

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Les États-Unis ont manqué leurs objectifs de disponibilité opérationnelle sur 42 des 45 flottes d'aéronefs en 2024, selon le rapport du Government Accountability Office (GAO) de mars 2025, une dégradation largement attribuée au manque de techniciens de maintenance qualifiés. Pour les chantiers navals, la Marine américaine projette un déficit de 174 000 travailleurs sur la prochaine décennie, aggravé par un taux d'attrition de 50 à 60 % chez les nouvelles recrues dans leur première année. C'est dans ce contexte que GrayMatter Robotics, basée à Carson en Californie, positionne ses systèmes de finition de surface autonomes comme réponse structurelle à cette crise de main-d'oeuvre. En avril 2026, la société a signé un accord avec HII (Huntington Ingalls Industries), premier constructeur naval américain, pour intégrer son architecture d'IA physique dans des programmes de construction de navires et sous-marins. Cette collaboration inclut le programme HYPR (High-Yield Production Robotics), mené conjointement avec Path Robotics, pour automatiser les lignes d'assemblage navales de défense. L'enjeu dépasse la simple pénurie de recrutement. La préparation de surface, traitement de corrosion, dégraissage et application de revêtements protecteurs, se situe sur le chemin critique des révisions en dépôt, avant toute installation de nouveaux systèmes sur un aéronef ou un navire. Cette étape est géométriquement variable par nature : un train d'atterrissage corrodé après vingt ans d'utilisation présente des irrégularités uniques à chaque pièce, rendant les trajectoires préprogrammées des systèmes traditionnels inopérantes. GrayMatter revendique une architecture "edge-deployed" traitant les données localement, sans routage externe, avec traçabilité complète de chaque surface et absence de cycle de reprogrammation entre pièces. Ces caractéristiques répondent aux exigences sécuritaires des dépôts militaires, bien que leur validation à grande échelle reste à démontrer ; l'accord avec HII est le premier déploiement d'envergure industrielle qui permettra d'en juger. GrayMatter Robotics s'est développée sur le créneau de la finition complexe dans des environnements variés, de l'aéronautique civile à l'automobile, avant de cibler la défense, sous l'impulsion de son co-fondateur et PDG Ariyan Kabir. HII, qui opère Newport News Shipbuilding et Ingalls Shipbuilding et concentre l'essentiel de la construction de sous-marins nucléaires américains, offre à GrayMatter un client de référence stratégique. Path Robotics, partenaire du programme HYPR, est spécialisé dans la soudure autonome adaptative. Sur le plan concurrentiel, Gecko Robotics cible l'inspection de coques et des intégrateurs comme ABB adressent des niches de peinture industrielle, mais la finition adaptative en dépôt militaire reste un segment peu disputé. Aucun calendrier de déploiement précis n'a été communiqué à ce stade.

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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile
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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile

Collaborative Robotics (Cobot), basée à Santa Clara en Californie, a dévoilé la deuxième génération de son robot mobile Proxie lors de l'Automate 2026. Ce Proxie Gen 2 embarque une capacité de traction de carts jusqu'à 680 kg, un système de levage vertical pouvant soulever 100 kg, des batteries auto-interchangeables, et une option de manipulation bimanuell, deux bras articulés montés sur la colonne vertébrale du robot. La plateforme compte 40 % de pièces en moins que la génération précédente, avec un gabarit réduit pour naviguer dans des couloirs étroits et des ascenseurs. Cobot annonce également une fonctionnalité d'"autotasking" : le robot identifie et génère ses propres tâches sans intégration avec un WMS ni intervention humaine. Chez le client Maersk, 95 % des déplacements de carts auraient été initiés de façon autonome sur la période mesurée, le robot lisant des inscriptions sur des tableaux blancs fixés aux chariots grâce à un modèle multimodal embarqué. Ces chiffres sont présentés par Cobot sans audit tiers, ce qui mérite d'être noté. L'enjeu principal est la réduction de la barrière à l'intégration, longtemps le goulot d'étranglement des déploiements de robots mobiles manipulateurs (MMR) en environnements non structurés. Si l'autotasking tient ses promesses à l'échelle, il invaliderait le modèle dominant, des mois de développement logiciel pour connecter le robot aux systèmes ERP, WMS et MES existants. Pour un COO industriel ou un responsable logistique hospitalier, cela signifie potentiellement un déploiement en semaines plutôt qu'en trimestres. La capacité de Proxie à lire des informations non structurées (tableaux blancs, étiquettes ad hoc) représente une forme de robustesse opérationnelle réelle, à condition que les taux de reconnaissance soient validés dans des conditions dégradées, ce que la démo ne précise pas. La manipulation bimanuell ouvre par ailleurs l'accès à des tâches jusqu'ici réservées aux manipulateurs fixes, comme le déchargement de cartons ou l'alimentation de lignes. Cobot a été fondée par Brad Porter, ancien VP Engineering robotics chez Amazon Robotics, et a levé des fonds auprès d'investisseurs industriels. La société a délibérément maintenu un profil bas depuis 2022, accumulant 13 000 heures d'exploitation sur 28 robots dans des environnements réels, hôpitaux dont la Mayo Clinic, logistique et industrie, avant de communiquer publiquement. Ses concurrents directs incluent Boston Dynamics avec Spot et Stretch, Vecna Robotics, et des acteurs comme Apptronik ou 1X qui misent sur l'humanoïde. En Europe, des entreprises comme Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) ciblent des segments adjacents mais restent en phase pré-déploiement à grande échelle. Cobot ne publie pas de tarif public ; les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension des déploiements en santé et en logistique, avec la certification de sécurité comme prochaine étape technique critique pour le Gen 2.

UESi Cobot étend ses déploiements en Europe, cela accentue la pression concurrentielle sur Enchanted Tools et Pollen Robotics, encore en phase pré-commerciale, tout en offrant aux industriels et hôpitaux européens une option de manipulation mobile sans intégration WMS.

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