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Démontage de batteries lithium-ion 18650 en fin de vie par robot humanoïde à deux bras guidé par vision
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Démontage de batteries lithium-ion 18650 en fin de vie par robot humanoïde à deux bras guidé par vision

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Une équipe de recherche a publié sur arXiv (référence 2606.08152) un pipeline robotique bi-bras guidé par vision pour le démontage automatisé de blocs de batteries lithium-ion 18650 en fin de vie. Le système cible des packs de 21 cellules cylindriques, caractéristiques des véhicules électriques et de l'électronique grand public, et les désassemble depuis une pose initiale quelconque, sans fixation externe ni outillage spécialisé. L'architecture repose sur des pinces à mâchoires parallèles standard, une caméra RGB-D au poignet et un détecteur de préhension pré-entraîné. Les résultats mesurés sur banc : 8 démontages complets réussis sur 10 tentatives, une erreur quadratique moyenne de localisation cellule de 2,4 mm, et un temps de cycle moyen de 6,0 minutes par pack. Un mécanisme de transfert de support entre les deux bras en cours de tâche permet d'étendre l'espace de travail effectif sans ancrage externe.

La contribution technique centrale est la gestion de l'incertitude de pose : une pile perception "learn-and-filter" couplée à des corrections look-and-move par caméra au poignet absorbe les variations d'orientation du pack à l'entrée du cycle. C'est précisément ce verrou, pose inconnue et absence de gabarit, que les systèmes robotiques existants ne résolvent pas : ils présupposent des packs positionnés et calés. Pour un intégrateur ou un opérateur de centre de recyclage, cela change le profil d'investissement : supprimer les convoyeurs de présentation et les gabarits rigides réduit les coûts de ligne et ouvre la voie à des formats de packs hétérogènes. À noter que 8/10 de succès et 6 minutes par pack restent des performances de laboratoire, insuffisantes pour une cadence industrielle sans amélioration substantielle du taux de cycle et de la robustesse.

La pression réglementaire européenne est le moteur structurel de ce segment : le règlement européen sur les batteries de 2023 impose des seuils de contenu recyclé en cobalt, nickel et lithium à horizon 2030, ce qui rend l'automatisation du démontage cellule par cellule économiquement stratégique. Des acteurs comme SNAM en France ou Accurec en Allemagne industrialisent déjà la filière, mais s'appuient encore majoritairement sur des procédés thermiques ou hydromécaniques de masse, peu sélectifs. Ce travail, publié en preprint arXiv sans validation industrielle annoncée, illustre une approche robotique généraliste en concurrence avec les bras dédiés à outillage spécialisé développés par des groupes comme ABB ou des startups comme Agilox côté manutention. Les prochaines étapes logiques seraient l'extension à des géométries de packs prismatiques et pouch cells, majoritaires dans le parc VE européen, et un test de durabilité sur plusieurs centaines de cycles.

Impact France/UE

Le règlement européen sur les batteries de 2023 imposant des seuils de contenu recyclé en cobalt, nickel et lithium d'ici 2030 rend cette approche directement stratégique pour des acteurs français comme SNAM qui industrialisent le démantèlement de batteries mais s'appuient encore sur des procédés peu sélectifs.

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Robot humanoïde industriel français : apprentissage accéléré grâce aux démonstrations humaines
1Interesting Engineering 

Robot humanoïde industriel français : apprentissage accéléré grâce aux démonstrations humaines

La startup française UMA a dévoilé le design de son premier robot humanoïde alimenté par IA lors du Machina Summit à Paris. L'engin affiche des proportions à taille humaine, une visière neutre en guise de visage plutôt qu'un visage anthropomorphe, et des articulations mécaniques volontairement visibles. UMA vise en priorité les usines, les entrepôts et les centres logistiques, avec un usage domestique envisagé à terme, et fait de l'Europe son premier marché de déploiement. La société a présenté en parallèle son architecture "Real-Time Learning", un système d'IA qui permet au robot d'apprendre de nouvelles tâches par démonstration humaine plutôt que par programmation manuelle : il observe une tâche, s'entraîne, s'adapte aux conditions changeantes et améliore ses performances avec l'expérience. Aucune spécification technique détaillée (charge utile, degrés de liberté, temps de cycle) n'a été communiquée à ce stade. "Les robots humanoïdes mettront des années à atteindre un déploiement à grande échelle, tout comme Internet et les smartphones ont eu besoin de temps avant de transformer des industries entières", a déclaré Rémi Cadène, PDG et cofondateur d'UMA. L'annonce intervient peu après le dévoilement par l'américain Weave Robotics de son robot domestique Isaac 1, capable de ranger une pièce ou faire la lessive avec assistance humaine à distance. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce pari sur l'apprentissage par démonstration illustre un basculement plus large du secteur : remplacer la programmation tâche par tâche par des modèles capables de généraliser, la même logique que poursuivent les architectures VLA (vision-language-action) de Physical Intelligence ou de NVIDIA. Si la promesse tient, elle réduirait le temps et le coût d'intégration d'un robot dans une chaîne existante, un frein majeur à l'adoption des humanoïdes en usine. Il faut toutefois noter qu'UMA n'a pour l'instant montré qu'un design et un concept d'architecture, sans vidéo de démonstration ni métrique de performance vérifiable : il s'agit d'une annonce de positionnement, pas d'un produit livré ni d'un déploiement réel. Le choix explicite d'une visière neutre plutôt qu'un visage humain, et l'exposition volontaire des articulations, traduit une volonté de se démarquer des démonstrations spectaculaires façon Tesla Optimus ou Figure, au profit d'un discours centré sur la fiabilité industrielle de long terme plutôt que sur l'effet de démonstration publique. UMA a été cofondée par Rémi Cadène, connu pour avoir dirigé le projet LeRobot chez Hugging Face, une bibliothèque open-source d'apprentissage par imitation qui a contribué à démocratiser l'entraînement de robots par démonstration, un héritage direct dans l'architecture Real-Time Learning présentée aujourd'hui. La startup entre sur un marché déjà occupé par les géants américains (Tesla avec Optimus, Figure et son modèle Helix, Physical Intelligence avec Pi-0) et chinois (Unitree, UBTech), ainsi que par des humanoïdes grand public comme Isaac 1 de Weave Robotics. Face à cette concurrence, UMA mise sur l'écosystème industriel et de recherche européen ainsi que sur la pénurie de main-d'œuvre du continent pour justifier son positionnement. Aucun calendrier précis de commercialisation ni de pilotes clients n'a été communiqué au-delà de cette présentation du design, ce qui laisse ouverte la question du délai entre ce concept et un déploiement industriel effectif.

UEUMA est une startup française qui fait de l'Europe son premier marché de déploiement pour un robot humanoïde industriel, renforçant l'écosystème robotique franco-européen face à la concurrence américaine et chinoise.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Genesis AI publie GENE-26.5 : un robot humanoïde réussit enfin à préparer des œufs brouillés à la tomate
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Genesis AI publie GENE-26.5 : un robot humanoïde réussit enfin à préparer des œufs brouillés à la tomate

La startup française Genesis AI a publié les premières démonstrations de GENE-26.5, son premier système de modèle de fondation pour robot humanoïde. Les vidéos montrent le robot casser des œufs d'une seule main, couper des tomates en mode bimanuel, préparer des smoothies, effectuer du pipetage, résoudre un Rubik's cube et saisir simultanément quatre objets de tailles différentes entre ses doigts. Le démo central est une tâche de cuisine de 4 minutes décomposée en plus de 20 sous-tâches : casser un œuf, trancher des tomates, manier un fouet, un couteau, une spatule et une poêle. Un détail révélateur : pour transférer les tomates coupées, le robot utilise le dos du couteau et la planche à découper comme appui, une coordination bimanuelles typiquement humaine. Genesis AI déclare des taux de réussite de 90 à 95 % sur la plupart des étapes, mais seulement 50-60 % pour les deux plus délicates (cassage d'œuf d'une main, transfert avec le dos du couteau) -- un niveau d'honnêteté inhabituel dans les communications de ce secteur. La vitesse d'exécution atteint 60-70 % de celle d'un humain. La main dextère est fournie par Dance Muscle (舞肌科技) ; les deux entreprises co-conçoivent une prochaine génération ciblant le format 1:1 main humaine avec 20 degrés de liberté actifs et back-drivables. La portée de GENE-26.5 dépasse les performances brutes des démos. Les tâches domestiques exigent une adaptation en temps réel à des objets imprévisibles et à des états de contact changeants, sans trajectoire pré-programmée, ce qui les rend parmi les problèmes de manipulation les plus difficiles à généraliser en robotique. La recette de données de Genesis combine trois sources : données de gant (mouvements fins et signaux tactiles haute fidélité), vidéo en première et troisième personne, pour un total annoncé de plus de 200 000 heures de données cross-modales collectées avec des partenaires. La simulation Genesis, moteur physique open-source développé en parallèle par l'entreprise, assure l'évaluation en boucle fermée et accélère les itérations. Ce pipeline (préentraînement massif sur données humaines, adaptation sur peu de données robot, évaluation en simulation) ressemble structurellement au paradigme qui a transformé le NLP vers les LLMs, et constitue un signal fort pour les intégrateurs et les décideurs industriels : le sim-to-real gap sur la manipulation dextère commence peut-être à se réduire sérieusement. Genesis AI a été fondée début 2025 et a levé 105 millions de dollars en seed round, l'un des plus importants jamais réalisés en France dans la robotique. Parmi les investisseurs figurent Eric Schmidt (ancien PDG de Google), Xavier Niel et Bpifrance. Le CEO Zhou Xian est titulaire d'un doctorat du Carnegie Mellon University Robotics Institute, ce qui ancre l'entreprise dans la tradition académique américaine malgré son origine française. Dans une course humanoïde particulièrement dense qui comprend Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0) et NVIDIA (GR00T N2), Genesis se distingue par son pari sur la donnée humaine à grande échelle et la simulation comme levier de généralisation, en opposition aux approches centrées sur la téléopération robot. GENE-26.5 reste toutefois au stade de démo laboratoire : aucun pilote industriel ni calendrier de déploiement n'a été annoncé à ce stade.

UEGenesis AI, startup française ayant levé 105 M€ avec Bpifrance et Xavier Niel, positionne la France comme acteur de premier plan dans la course mondiale aux modèles de fondation pour robots humanoïdes, avec un pipeline données/simulation potentiellement transposable à l'industrie européenne.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Voir et Bifurquer : branchement par vision pour la programmation interactive de compétences robotiques
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Voir et Bifurquer : branchement par vision pour la programmation interactive de compétences robotiques

Une équipe du CIIRC (Czech Institute of Informatics, Robotics and Cybernetics, Prague) publie sur arXiv un framework appelé See & Switch, qui étend la programmation par démonstration (PbD) aux tâches robotiques conditionnelles basées sur la vision. Le système représente une tâche comme un graphe de segments de compétence reliés par des états de décision : lors de l'exécution, un module appelé Switcher analyse les images d'une caméra embarquée dans la main (eye-in-hand) pour sélectionner la branche à suivre ou signaler une situation inconnue nécessitant une nouvelle démonstration. En cas d'erreur ou de cas imprévu, l'opérateur peut intervenir via enseignement kinesthésique, joystick ou gestes manuels. Le système a été évalué sur trois tâches de manipulation dextère impliquant 8 utilisateurs novices, pour un total d'environ 900 séquences d'exécution sur robot réel. Les résultats mesurés sur des fenêtres temporelles définies par l'utilisateur atteignent 90,6 % de précision dans la sélection de branche, et une détection d'anomalies supérieure à 90 % dans 47 des 79 états de décision testés. Ces résultats sont pertinents pour les intégrateurs industriels qui cherchent à déployer la PbD dans des environnements variables sans passer par la programmation explicite de chaque variante. Le principal verrou du secteur est que les systèmes PbD classiques supposent un environnement fixe : un changement de disposition, d'orientation de pièce ou de contexte casse le programme. See & Switch traite ce problème au niveau du graphe de tâche plutôt qu'au niveau du modèle de perception, ce qui le rend modulaire et extensible sans réentraîner un réseau complet. La nuance importante : les performances de branchement sont évaluées en mode offline sur des fenêtres déjà identifiées, ce qui isole le classificateur visuel des erreurs de timing réelles, les chiffres de 90 % ne reflètent donc pas directement la robustesse end-to-end en déploiement non supervisé. La PbD a connu un regain d'intérêt fort depuis 2022 avec les approches VLA (Vision-Language-Action) portées par des systèmes comme Pi-0 (Physical Intelligence), OpenVLA ou ACT (Action Chunking with Transformers). See & Switch se positionne différemment : il n'utilise pas de grand modèle pré-entraîné mais une architecture légère et interprétable, orientée vers l'enseignement interactif sur site par du personnel non expert. Les travaux proviennent du groupe ImitRob au CIIRC, qui publie régulièrement sur la PbD depuis plusieurs années. Le code et les données sont disponibles publiquement. La prochaine étape logique serait de coupler ce graphe de décision avec un backbone de perception plus robuste, ou de tester la scalabilité sur des cellules industrielles multi-postes.

UELe framework See & Switch, issu du groupe ImitRob au CIIRC de Prague (UE), est publié en open source et ne requiert pas de grand modèle pré-entraîné, ce qui le rend directement accessible aux intégrateurs industriels européens souhaitant déployer la programmation par démonstration dans des environnements variables sans expertise en deep learning.

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Le robot humanoïde LeRobot de Hugging Face à 2 500 dollars rend la robotique imprimée en 3D accessible
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Le robot humanoïde LeRobot de Hugging Face à 2 500 dollars rend la robotique imprimée en 3D accessible

Hugging Face a dévoilé LeRobot Humanoid, une plateforme bipedale open-source entièrement imprimable en 3D évaluée à environ 2 500 dollars en composants, soit un facteur 40 à 100 en dessous des systèmes humanoïdes commerciaux habituels. Le kit publié comprend des fichiers mécaniques imprimables, une liste de matériaux complète, des instructions d'assemblage et de câblage, ainsi que des outils de configuration moteur. Dans sa version initiale, le robot se limite à la locomotion du bas du corps : station debout, marche expérimentale, calibration et test de politiques de locomotion par renforcement. Les composants structurels sont remplaçables à la demande, ce qui permet une itération matérielle rapide sans reconstruire l'ensemble du système. La plateforme s'intègre au framework LeRobot-legged-zoo avec des environnements de simulation MJLab, et inclut un pipeline sim-to-real : les données collectées sur le robot physique sont rejouées en simulation pour affiner les paramètres du modèle et améliorer la fiabilité du transfert de politique. Un workflow de conception orienté contrôle permet en outre de valider des stratégies d'équilibre sur des représentations simplifiées avant de finaliser la géométrie mécanique, réduisant les coûts de développement en amont. Ce projet représente un changement de repère concret pour les laboratoires universitaires et les petites équipes de R&D en robotique bipedale. Le seuil d'entrée à 2 500 dollars contraste avec les plateformes humanoïdes commerciales comme l'Optimus Gen 2 de Tesla, le Figure 03 ou l'Atlas de Boston Dynamics, dont les coûts dépassent largement les 100 000 dollars et dont l'accès reste conditionné à des partenariats industriels sélectifs. En rendant le matériel reproductible et le workflow sim-to-real accessible, Hugging Face permet des cycles d'itération hardware bien plus courts, une hypothèse centrale de la robotique académique que peu d'acteurs avaient traduite en produit à ce prix. Il faut cependant noter que les performances de locomotion annoncées restent à valider indépendamment : aucune métrique de vitesse de marche, de cycle time ou de robustesse aux perturbations n'est communiquée dans la documentation publiée, ce qui place le projet davantage du côté plateforme d'expérimentation que système opérationnel validé. Ce lancement s'inscrit dans la stratégie hardware d'Hugging Face, initiée en avril 2025 avec l'acquisition de Pollen Robotics, startup bordelaise créatrice du robot humanoïde open-source Reachy 2. C'est la première incursion de l'entreprise new-yorkaise dans le matériel physique, et elle se fait via un acteur français dont l'expertise en robotique open-source est établie depuis plusieurs années. L'objectif déclaré est de construire un écosystème complet combinant matériel, simulation, outils logiciels et systèmes d'entraînement, en miroir de ce que la bibliothèque LeRobot représente déjà pour les bras manipulateurs low-cost. Face à des acteurs comme Unitree Robotics, qui propose déjà le G1 à moins de 20 000 dollars, ou à Agility Robotics et Apptronik qui ciblent des déploiements industriels à grande échelle, Hugging Face se positionne clairement sur le segment recherche et prototypage. L'intégration du haut du corps et les capacités de manipulation complète restent inscrites dans la feuille de route sans date précise, ce qui signifie que la plateforme est pour l'instant un outil de locomotion, pas encore un humanoïde complet.

UELe lancement de LeRobot Humanoid est directement ancré dans l'expertise de Pollen Robotics, startup bordelaise acquise par Hugging Face en avril 2025, positionnant la France comme pierre angulaire de l'écosystème mondial de la robotique humanoïde open-source.

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