Aller au contenu principal
Yuanli Lingji acquiert un fabricant de robots logistiques et lève des fonds auprès de Zhipu, SenseTime et StepFun
Chine/Asie36Kr1h

Yuanli Lingji acquiert un fabricant de robots logistiques et lève des fonds auprès de Zhipu, SenseTime et StepFun

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

La startup chinoise Yuanli Lingji vient de boucler un tour de table réunissant quatre grands laboratoires chinois de modèles fondationnels : Zhipu AI, Stepfun, SenseTime, et Alibaba, qui avait mené en exclusivité le tour A+. Des industriels comme Huaqin et SAIC Hengxu ont également participé. Fondée en mars 2025 par Tang Wenbin, co-fondateur et ex-CTO de Megvii, la société développe un modèle universel d'IA incarnée baptisé DM0. Simultanément, Yuanli Lingji a acquis par échange d'actions Atomix, spécialiste des robots de logistique fondé par Tang en juillet 2024 après scission de Megvii. Atomix revendique, selon ses propres déclarations, un chiffre d'affaires annuel proche d'un milliard de yuans (~125 M€), le second rang mondial des ventes de véhicules navettes à quatre directions (4-way shuttle), plus de 500 projets dans une vingtaine de pays, et des clients comme Uniqlo, Mixue Bingcheng et CATL.

La convergence simultanée de ces quatre acteurs de l'IA sur un même dossier d'embodied AI est inédite en Chine et signale un déplacement de la compétition des tokens vers les actions physiques. La fusion vise surtout à briser le "noeud de données" qui paralyse le secteur : les modèles ont besoin de données d'erreur réelles pour progresser, mais les robots ne peuvent entrer en production sans modèle fiable, bloquant ainsi la collecte. En agrégeant les données opérationnelles d'Atomix, issues de 500+ déploiements réels, à l'entraînement de DM0, la stratégie vise un data flywheel fermé. Avec seulement 2,4 milliards de paramètres et une fusion tri-domaine (sémantique web, conduite autonome, manipulation robotique), DM0 atteint une précision infra-millimétrique et se transfère à différentes morphologies de robots sans recalibration.

Tang Wenbin pilotait la logistique intelligente chez Megvii dès 2016, via le système Hetu de gestion multi-robots ; il a scindé cette activité pour fonder Atomix en juillet 2024, puis lancé Yuanli Lingji en mars 2025. La semaine même de cette annonce, ByteDance intensifiait son recrutement en embodied AI, et Skild AI acquérait l'activité automation de Zebra Technologies. La dynamique est identique des deux côtés du Pacifique : fabricants, détenteurs de données, développeurs de modèles et opérateurs industriels accélèrent leur convergence dans la course à la scaling law de l'IA incarnée.

Impact France/UE

La consolidation de l'écosystème robotique-IA chinois autour d'Atomix, actif dans une vingtaine de pays dont potentiellement des marchés européens de la logistique, accentue la pression concurrentielle sur les intégrateurs et fabricants EU de robots de stockage automatisé.

À lire aussi

Les progrès vers l'IPO d'Unitree stimulent les achats d'actions des sociétés exposées au fabricant de robots humanoïdes
1SCMP Tech 

Les progrès vers l'IPO d'Unitree stimulent les achats d'actions des sociétés exposées au fabricant de robots humanoïdes

Unitree Robotics a franchi une étape décisive vers une introduction en bourse domestique en déposant une demande de cotation sur le Star Market de Shanghai, la place boursière dédiée aux entreprises technologiques chinoises. Lundi, la société a confirmé que l'autorité de la bourse examinerait son dossier la semaine suivante. Cette annonce a immédiatement déclenché une vague d'achats sur les titres des investisseurs pré-IPO et des partenaires commerciaux d'Unitree, les traders cherchant à s'exposer indirectement au fabricant de robots avant sa cotation officielle. Le montant de la valorisation cible n'est pas encore divulgué publiquement. L'engouement boursier illustre à quel point les humanoïdes sont devenus le thème d'investissement central de 2026. Une IPO réussie d'Unitree validerait la thèse selon laquelle le marché grand public des robots mobiles est commercialement viable, pas seulement au stade de la démonstration. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela signifie que des acteurs comme Unitree, dont le G1 humanoïde est affiché à environ 16 000 dollars, atteignent une maturité opérationnelle suffisante pour justifier une cotation publique avec les obligations de transparence financière que cela implique. Unitree, fondée par Wang Xingxing, s'est imposée comme le fournisseur de robots mobiles le plus agressivement tarifé du marché, avec la gamme Go2 (quadrupède) et les humanoïdes H1 et G1. La société fait face à la concurrence directe de Fourier Intelligence, Leju Robotics et Agibot en Chine, ainsi que de Figure AI, Agility Robotics et 1X Technologies à l'international. Une cotation sur le Star Market renforcerait sa capacité de R&D et de déploiement à grande échelle, au moment où la course au robot humanoïde s'accélère mondialement.

Chine/AsieOpinion
1 source
Deer Robot (Luming Robotics) lève près d'un milliard de yuans lors de ses séries A1 et A2, avec Mitsubishi Electric en chef de file
2Pandaily 

Deer Robot (Luming Robotics) lève près d'un milliard de yuans lors de ses séries A1 et A2, avec Mitsubishi Electric en chef de file

Deer Robot (鹿明机器人, Luming Robotics), startup fondée par des chercheurs de l'université Tsinghua et dirigée par Yu Chao, a bouclé deux tours de financement successifs, A1 et A2, pour un total d'environ 1 milliard de RMB (~140 millions USD). La filiale chinoise de Mitsubishi Electric a codirigé le tour A1 aux côtés des investisseurs historiques Puhua Capital et Wuzhong Jinkong, puis a de nouveau pris la tête du tour A2 avec la participation de Hengsheng Electronics, Haigao Group et Kunshi Investments. La société développe deux produits distincts: LUS, un humanoïde pleine taille, et MOS, un bras robotisé lourd sur base roulante. Au coeur de la stack technique figure le moteur IA physique "Lumos Nexcore", qui combine entraînement conjoint de world models et de VLA (Vision-Language-Action), une couche d'attention visuelle optimisée pour l'industrie, et un réseau MOE (Mixture of Experts) destiné au contrôle de mouvement haute précision. Des laboratoires conjoints avec Mitsubishi Electric ont été inaugurés à Suzhou et Shanghai, où le robot MOS est déjà déployé sur des lignes de production PLC pour l'inspection visuelle automatisée. Ce financement est notable surtout parce qu'il marque l'entrée d'un acteur industriel japonais de premier plan, Mitsubishi Electric, en tant qu'investisseur stratégique ancré dans la robotique chinoise. La participation répétée et dominante de Mitsubishi Electric sur les deux tours suggère une logique d'intégration verticale plutôt qu'un simple pari financier: l'entreprise cherche vraisemblablement à sécuriser un accès préférentiel à une technologie VLA applicable à ses lignes de fabrication. Le déploiement effectif du MOS sur des lignes PLC réelles est la donnée la plus substantielle du dossier: elle distingue Deer Robot des nombreuses startups chinoises encore au stade de la démonstration contrôlée, et valide une approche de robotique bras-sur-roues potentiellement plus adaptée aux contraintes industrielles qu'un humanoïde complet. Deer Robot s'inscrit dans une vague de startups issues de Tsinghua qui ciblent le segment industriel et logistique, terrain de jeu distinct de celui d'Unitree ou d'UBTECH, plus orientés grand public et recherche. La concurrence directe sur le créneau bras mobile lourd inclut des acteurs comme Dobot ou Flexiv, ainsi que les offres intégrées de Fanuc et ABB. Les labs conjoints à Suzhou et Shanghai constituent un ancrage dans deux des principaux hubs de fabrication électronique et automobile de Chine, ce qui facilite une expansion commerciale sur des comptes industriels existants de Mitsubishi Electric. Les prochaines étapes annoncées restent vagues, mais la dynamique des tours rapprochés laisse supposer une montée en cadence de déploiement MOS avant la fin 2026.

Chine/AsieOpinion
1 source
Jing Yue Dongli lève des dizaines de millions de yuans auprès de Xinghaitu pour développer un Robo Labor clé en main
336Kr 

Jing Yue Dongli lève des dizaines de millions de yuans auprès de Xinghaitu pour développer un Robo Labor clé en main

Jingyue Dynamics (鲸跃动力), fondée début 2026 en Chine, vient de boucler un tour de table seed de plusieurs dizaines de millions de yuans, mené exclusivement par le fonds spécialisé Xinghaitu (星海图), avec Shendu Capital comme conseiller financier exclusif. La startup développe ce qu'elle désigne sous le terme "Robo Labor" : une force de travail robotique conçue sur le modèle de l'infrastructure cloud - abonnable, élastiquement scalable, opérationnelle dès la livraison. L'ambition est de mécaniser les tâches dites "4D" (Deadly, Difficult, Dirty, Duplicate) en commençant par la manutention de matériaux (material handling) dans les secteurs de la logistique et de l'industrie manufacturière. La startup indique avoir noué des partenariats avec plusieurs grands comptes dans ces secteurs, sans les nommer. Les fonds seront alloués au recrutement, à la livraison en production, au développement de compétences spécialisées et aux opérations de collecte de données terrain. La proposition technique de Jingyue repose sur une boucle fermée "données + modèle + effecteur terminal", délibérément en rupture avec la course aux très grands modèles. Son fondateur Li Guangyu défend qu'un modèle scénarisé, alimenté par des données réelles de qualité, suffit à une mise en production rapide. La startup a conçu un système de collecte propriétaire Ego-centric + UMI (Universal Manipulation Interface) offrant une localisation de pose sub-millimétrique et une synchronisation multi-source sub-milliseconde sur les signaux visuels, de force et de position. Un pipeline interne traite jusqu'à un million d'heures de données, couplé à une approche Human-in-the-Loop permettant des corrections en temps réel et une opérabilité garantie dès le "Day 1". Leur modèle 3D du monde intègre la compréhension physique - gravité, friction, déformation - pour franchir le saut de la simple "perception-exécution" vers un régime "cognition-prédiction-adaptation". Pour les intégrateurs B2B, le modèle d'accès est présenté comme direct : connexion hardware, interfaçage des capteurs, puis appel de "skills" prépackagés - une architecture plus proche d'une API robotique que d'un projet d'intégration sur mesure, ce qui reste à vérifier en conditions industrielles réelles. Li Guangyu est docteur en génie électrique de l'USC (University of Southern California) ; il a dirigé les équipes de manipulation dextre et de collecte de données au Beijing Humanoid Robot Innovation Center, pilotant notamment le dataset multimodal RoboMIND et l'agent embodied "慧思开物". Auparavant chez DiDi et Qingzhou Zhihang (autonomie routière), il a construit des pipelines de données à l'échelle du million de séquences. L'équipe fondatrice intègre des vétérans de Geek+ (robots AMR), Neolix, Li Auto, Xiaomi et DiDi, formés à l'USC, Tsinghua, Zhejiang et l'USTC. Sur le plan concurrentiel, le paradigme "data-first" pour l'intelligence embodied a été validé à l'international par Sunday, Generalist AI et Genesis AI, qui ont tous convergé vers l'approche Ego-centric + UMI que Jingyue a adoptée. La startup se positionne explicitement comme une plateforme de skills ouverts, transversale aux intégrateurs hardware, plutôt que comme un constructeur de plateforme humanoide - un pari sur l'hypothèse que la qualité et l'efficacité des données seront le vrai différenciateur dans la prochaine phase de scaling de la robotique embodied.

UESignal concurrentiel indirect : l'émergence en Chine de plateformes de 'skills' robotiques open-hardware (modèle API) pourrait accélérer la pression sur les intégrateurs européens dans la logistique et le manufacturing, mais aucun déploiement en Europe n'est annoncé.

Chine/AsieActu
1 source
SenseTime ouvre un magasin de proximité avec des robots à IA physique à Shanghai
4Pandaily 

SenseTime ouvre un magasin de proximité avec des robots à IA physique à Shanghai

SenseTime, via sa filiale SenseMart, a inauguré à Shanghai (quartier touristique de Baoshan Riverside) un magasin de proximité autonome baptisé "Shaomai Gou" (烧卖购), dont l'affluence lors des congés du 1er mai a confirmé l'intérêt du public. Le client scanne un QR code ; un bras robotique sélectionne et délivre le produit en 15 secondes dans les meilleures conditions annoncées, sans caissier ni gérant sur place. Le point de vente de 15 m² propose plus de 300 références (SKUs) couvrant boissons, café, glaces et plats chauds, produits standardisés et non standardisés confondus. Trois boutiques sont actuellement en exploitation régulière à Shanghai, avec 400 transactions quotidiennes par unité en moyenne. SenseTime vise une extension à d'autres villes chinoises d'ici fin 2026. Ce que ce déploiement démontre pour l'industrie, c'est la viabilité opérationnelle d'une boucle "percevoir-comprendre-décider-exécuter" en environnement retail réel. L'architecture repose sur deux moteurs : SenseMartGalaxy pour la perception visuelle et la compréhension multimodale, et SenseMartGalaxy-EAI, qui intègre la reconstruction 3D par gaussiennes et des world models pour la manipulation physique. Point concret pour les intégrateurs : le système reconnaît de nouveaux produits sans réentraînement, ce qui abaisse le coût d'onboarding des références. Cette capacité s'appuie sur cinq ans d'accumulation de données propriétaires, soit 300 000 modèles 2D produits, 100 000 assets 3D et 1,5 million d'enregistrements de transactions journalières. C'est un avantage structurel difficile à répliquer rapidement par un entrant. SenseTime est historiquement connue pour ses solutions de vision par ordinateur et de reconnaissance faciale ; SenseMart constitue son pivot vers la robotique de service. Le segment du retail autonome est disputé : Amazon Go est en recul commercial en Occident, tandis que Standard AI et AiFi misent sur des formats "grab and go" sans manipulation physique. En Chine, Cainiao (Alibaba) et JD.com explorent des approches similaires, mais l'intégration d'un bras robotique dans un espace aussi réduit reste rare. Les analystes soulèvent des questions légitimes sur la durabilité économique du modèle (coûts de maintenance, taux de pannes, comportements atypiques côté clients) que les chiffres actuels, issus d'un lancement récent dans un cadre touristique contrôlé, ne permettent pas encore de trancher.

Chine/AsieOpinion
1 source