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Deer Robot (Luming Robotics) lève près d'un milliard de yuans lors de ses séries A1 et A2, avec Mitsubishi Electric en chef de file
Chine/AsiePandaily 

Deer Robot (Luming Robotics) lève près d'un milliard de yuans lors de ses séries A1 et A2, avec Mitsubishi Electric en chef de file

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Deer Robot (鹿明机器人, Luming Robotics), startup fondée par des chercheurs de l'université Tsinghua et dirigée par Yu Chao, a bouclé deux tours de financement successifs, A1 et A2, pour un total d'environ 1 milliard de RMB (~140 millions USD). La filiale chinoise de Mitsubishi Electric a codirigé le tour A1 aux côtés des investisseurs historiques Puhua Capital et Wuzhong Jinkong, puis a de nouveau pris la tête du tour A2 avec la participation de Hengsheng Electronics, Haigao Group et Kunshi Investments. La société développe deux produits distincts: LUS, un humanoïde pleine taille, et MOS, un bras robotisé lourd sur base roulante. Au coeur de la stack technique figure le moteur IA physique "Lumos Nexcore", qui combine entraînement conjoint de world models et de VLA (Vision-Language-Action), une couche d'attention visuelle optimisée pour l'industrie, et un réseau MOE (Mixture of Experts) destiné au contrôle de mouvement haute précision. Des laboratoires conjoints avec Mitsubishi Electric ont été inaugurés à Suzhou et Shanghai, où le robot MOS est déjà déployé sur des lignes de production PLC pour l'inspection visuelle automatisée.

Ce financement est notable surtout parce qu'il marque l'entrée d'un acteur industriel japonais de premier plan, Mitsubishi Electric, en tant qu'investisseur stratégique ancré dans la robotique chinoise. La participation répétée et dominante de Mitsubishi Electric sur les deux tours suggère une logique d'intégration verticale plutôt qu'un simple pari financier: l'entreprise cherche vraisemblablement à sécuriser un accès préférentiel à une technologie VLA applicable à ses lignes de fabrication. Le déploiement effectif du MOS sur des lignes PLC réelles est la donnée la plus substantielle du dossier: elle distingue Deer Robot des nombreuses startups chinoises encore au stade de la démonstration contrôlée, et valide une approche de robotique bras-sur-roues potentiellement plus adaptée aux contraintes industrielles qu'un humanoïde complet.

Deer Robot s'inscrit dans une vague de startups issues de Tsinghua qui ciblent le segment industriel et logistique, terrain de jeu distinct de celui d'Unitree ou d'UBTECH, plus orientés grand public et recherche. La concurrence directe sur le créneau bras mobile lourd inclut des acteurs comme Dobot ou Flexiv, ainsi que les offres intégrées de Fanuc et ABB. Les labs conjoints à Suzhou et Shanghai constituent un ancrage dans deux des principaux hubs de fabrication électronique et automobile de Chine, ce qui facilite une expansion commerciale sur des comptes industriels existants de Mitsubishi Electric. Les prochaines étapes annoncées restent vagues, mais la dynamique des tours rapprochés laisse supposer une montée en cadence de déploiement MOS avant la fin 2026.

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Lumos Robotics lève près d'1 milliard de yuans en séries A1 et A2, Mitsubishi Electric en tête
1Pandaily 

Lumos Robotics lève près d'1 milliard de yuans en séries A1 et A2, Mitsubishi Electric en tête

Lumos Robotics (鹿明机器人), startup d'IA incarnée fondée par des chercheurs de l'université Tsinghua, a bouclé deux tours de financement successifs (A1 et A2) pour un total d'environ 1 milliard de RMB (soit ~140 millions de dollars), avec la filiale chinoise de Mitsubishi Electric comme chef de file sur les deux opérations. Le tour A1 a été co-mené par la filiale spécialisée en manufacturing intelligent de Mitsubishi Electric, ainsi que par les investisseurs historiques Puhua Capital et Wuzhong Jinkong ; le tour A2 a réuni en sus Hengsheng Electronics, Haigao Group et Kunshi Investments. La société, dirigée par le CEO Yu Chao, commercialise deux plateformes distinctes : le robot humanoïde pleine taille LUS et le robot MOS, un bras manipulateur monté sur base roulante lourde. Des laboratoires communs avec Mitsubishi Electric ont été établis à Suzhou et Shanghai, où le MOS est déjà opérationnel pour l'inspection visuelle par IA sur des lignes de production d'automates programmables (PLC). La participation répétée de Mitsubishi Electric, acteur industriel de premier rang et non un fonds de capital-risque généraliste, aux deux tours signale un intérêt stratégique concret. Pour les intégrateurs B2B, cela valide l'architecture technique de Lumos : le moteur propriétaire Nexcore combine des modèles du monde (world models) avec un entraînement conjoint VLA (Vision-Language-Action), une optimisation de l'attention visuelle dédiée à l'industrie, et un réseau d'experts de type MoE pour le contrôle de mouvement haute précision. Le déploiement annoncé du MOS sur des lignes PLC réelles constitue un signal de robustesse terrain, même si aucun volume de déploiement, taux de défaut ni temps de cycle n'est communiqué, ce qui rend toute évaluation objective des performances impossible à ce stade. Lumos Robotics s'inscrit dans une vague de startups chinoises d'IA incarnée issues des grandes universités, en concurrence directe avec Unitree, Fourier Intelligence et LimX Dynamics sur le marché domestique, et avec Figure AI, 1X Technologies ou Agility Robotics à l'international. Sa singularité réside dans un positionnement dual humanoïde/bras mobile combiné à un partenariat industriel ancré chez un équipementier japonais établi. Les prochaines étapes restent floues : ni timeline de série B, ni objectifs de production en volume, ni métriques de performance terrain n'ont été publiés. Le déploiement en inspection PLC à Suzhou et Shanghai représente pour l'instant un pilote industriel validé plutôt qu'un passage à l'échelle commerciale.

Chine/AsieOpinion
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Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage
236Kr 

Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage

La société chinoise 3Srobotics (昇视唯盛), spécialisée dans les robots industriels à intelligence incarnée pour le soudage, a bouclé un tour de série B de plusieurs centaines de millions de yuans (数亿元), mené par Shanghai Semiconductor Industry Investment et le Jinqiao Fund, avec la participation de Zero1 Ventures, Xinding Capital, Zhongguancun Dinghua et de son investisseur historique Weiguang Capital. Fondée en 2020, certifiée entreprise de haute technologie en 2023 puis reconnue entreprise pionnière "spécialisée, précise et innovante" et entreprise robotique de référence à Shanghai en 2024, la société en est à sa troisième génération de robots soudeurs. Son architecture repose sur un modèle "cerveau" multimodal entraîné sur des dizaines de millions de données de production réelles, couplé à un "cervelet" de contrôle moteur temps réel développé par sa filiale Harbin Institute of Technology Modern (哈工现代). Selon le fondateur Wang Dezhao, un robot 3Srobotics remplace en moyenne 1,5 à 2 soudeurs humains, avec un retour sur investissement de 1 à 1,5 an ; l'entreprise vise plusieurs centaines de millions de yuans de chiffre d'affaires en 2026. Le pari de 3Srobotics illustre une bascule stratégique du secteur robotique chinois : passer d'une automatisation générique, programmée à l'avance et incapable de s'adapter à des pièces non standard, vers des systèmes capables de percevoir en 3D, de raisonner sur une géométrie de soudure inconnue et d'ajuster en temps réel courant, tension et vitesse de déplacement, y compris sans plan technique fourni au préalable. C'est un signal pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B occidentaux : la Chine revendique une pénurie de plusieurs millions de soudeurs qualifiés d'ici 2025, sur un bassin d'environ dix millions de soudeurs enregistrés dont l'âge moyen dépasse 45 ans, et anticipe un marché du soudage intelligent dépassant les 100 milliards de yuans sur dix ans. Reste que les chiffres avancés, notamment ce ratio de remplacement de 1,5 à 2 soudeurs ou le gain d'efficacité de 2,88 fois annoncé pour son offre de "main-d'œuvre robotique" facturée au mètre soudé, proviennent uniquement de la société elle-même et méritent d'être vérifiés en conditions réelles indépendantes. L'entreprise, initialement positionnée sur la robotique industrielle généraliste, s'est recentrée sur le soudage en misant sur un modèle intégré combinant corps robotique, IA et procédé de soudage, avec une usine de fabrication propre garantissant une capacité de production et une chaîne d'approvisionnement maîtrisées, contrairement aux fournisseurs purement logiciels. Sa distribution passe majoritairement par des revendeurs et intégrateurs (les clients finaux directs ne pèsent que 10 à 20 % du chiffre d'affaires), sur des marchés comme la construction métallique, les ponts, le naval, le ferroviaire, les équipements électriques et, dans une moindre mesure, l'aérospatial et les nouvelles énergies. Les fonds levés serviront à faire évoluer les modèles "cerveau" et "cervelet", augmenter la capacité de son usine et étendre les équipes R&D et commerciales, avant une diversification annoncée vers le meulage, la découpe, l'assemblage et la manutention.

Chine/AsieActu
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Quanzhibo lève des centaines de millions de yuans lors d'un tour de Série A++
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Quanzhibo lève des centaines de millions de yuans lors d'un tour de Série A++

Quanzhibo, développeur chinois de joints servo fondé en 2020 à Wuxi, a bouclé le 21 avril 2026 un tour Series A++ de plusieurs centaines de millions de yuans, avec la participation de Shenzhen Investment Holdings, Photosynthesis Ventures, Orient Jiafu, Junshan Capital, Liangjiang Capital et Junxi Capital. Cette levée porte le financement total cumulé à plus de 600 millions de RMB en huit tours. La société commercialise trois familles de joints servo intégrés (planétaire PA, harmonique HA, cycloïdal CA) couvrant des couples de 2 à 400 Nm, pour humanoïdes et robots quadrupèdes. En 2025, ses livraisons ont dépassé 100 000 modules, auprès de clients comme Songyan Power et Leju Robotics. En avril 2026, son usine de fabrication de précision à Wuxi est entrée en production avec un cycle de 90 secondes par unité, un taux d'automatisation de 85 %, un rendement au premier passage de 96 % et un rendement global supérieur à 98 %, pour une capacité annuelle annoncée à l'échelle du million d'unités. Ce financement reflète la tension croissante autour des joints actionneurs, qui restent l'un des principaux verrous pour les fabricants d'humanoïdes. Couvrir 2 à 400 Nm avec un seul fournisseur simplifie la chaîne d'approvisionnement des intégrateurs, des doigts jusqu'aux hanches. Atteindre 100 000 unités expédiées en 2025 et viser le million par an place Quanzhibo dans un registre de volume compatible avec une production en série, à condition que le taux de rendement annoncé (98 % global) résiste à une vérification indépendante, hors contexte de communication financière. Fondée en 2020, l'entreprise a enchaîné cinq tours en 2025 seul (A2 à A6), rythme qui traduit une compétition intense côté chinois sur les actionneurs de précision, où des acteurs comme INNFOS et des filiales de groupes industriels investissent également. À l'international, Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus) et 1X Technologies développent leurs joints en interne, tandis que Harmonic Drive AG reste la référence sur les marchés occidentaux. En Europe, des sociétés comme Wandercraft ou Enchanted Tools s'approvisionnent encore majoritairement hors de Chine. L'ouverture de l'usine de Wuxi marque le passage de Quanzhibo d'une logique de R&D à une logique de composant de série ; les prochaines étapes probables incluent des accords OEM avec des fabricants d'humanoïdes de second rang et des ambitions à l'export.

UELa montée en puissance industrielle de Quanzhibo (capacité annoncée à 1 million d'unités/an) accentue la pression concurrentielle sur les fournisseurs d'actionneurs de précision non-chinois, au moment où des fabricants européens d'humanoïdes comme Wandercraft et Enchanted Tools s'approvisionnent encore majoritairement hors de Chine.

Chine/AsieActu
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Xingyuanzhi Robot lève 1 milliard de yuans en 10 mois pour son IA physique intégrée
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Xingyuanzhi Robot lève 1 milliard de yuans en 10 mois pour son IA physique intégrée

Fondée en septembre 2025 à Pékin et incubée par la Beijing Academy of Artificial Intelligence (BAAI), Xingyuanzhi Robot a levé 1 milliard de yuans (environ 140 millions de dollars) en moins de dix mois, dont la dernière tranche bouclée début juin 2026. L'entreprise compte une cinquantaine d'employés dont plus de 90 % en R&D, et a déjà généré plus de 10 millions de yuans de chiffre d'affaires en 2025 en livrant plusieurs centaines d'unités de sa plateforme T5, un contrôleur de domaine haute performance couplé à des modèles d'IA embarquée capables d'inférence en temps réel sur edge, sans dépendance au cloud. Son CEO, Liu Dong, ancien directeur général de la conduite autonome chez JD.com, est épaulé par le co-fondateur Mu Yadong, professeur à l'Université de Pékin et chercheur au BAAI spécialisé en IA incarnée. Parmi les clients déjà acquis figurent AgiBot, l'un des principaux développeurs chinois de robots humanoïdes, ainsi que Beijing Yizhuang Robot, avec qui un partenariat stratégique représente un carnet de commandes annoncé à plus de 500 millions de yuans sur trois ans. Sur le segment des équipements industriels, Xingyuanzhi développe avec EP Equipment, fabricant de chariots élévateurs électriques, des solutions de chargement et déchargement autonomes basées sur son système RoboBrain Pro. Le modèle économique de Xingyuanzhi est délibérément "brain-only" : l'entreprise ne fabrique aucun châssis ni actionneur, et se positionne exclusivement comme fournisseur de la couche intelligence pour des intégrateurs et fabricants tiers. Ce positionnement est directement calqué sur la stratégie de Huawei dans le véhicule électrique, où le groupe fournit la plateforme logicielle et les systèmes ADAS sans produire de voitures. Pour les industriels et intégrateurs robotiques, ce modèle signifie une possible convergence vers un middleware standardisé de l'IA incarnée en Chine, réduisant le coût et la complexité d'intégration de la perception et du contrôle dans des robots hétérogènes. La capacité à déployer de l'inférence sur edge sans infrastructure cloud est un argument opérationnel concret dans des environnements d'entrepôts ou de lignes de production à connectivité contrainte. Reste à noter que les métriques commerciales annoncées, notamment le carnet de commandes Yizhuang Robot et les volumes T5 livrés, proviennent de communications de la startup elle-même et n'ont pas été vérifiées indépendamment. Dans le contexte de la course chinoise aux robots humanoïdes et à l'IA physique, Xingyuanzhi arrive dans un écosystème déjà dense : Unitree, AgiBot, LimX Dynamics et Agilex côté hardware, tandis que des plateformes logicielles comme Zhiyuan Robotics et des laboratoires universitaires cherchent également à occuper la couche middleware. L'angle BAAI donne à Xingyuanzhi une crédibilité académique forte et un accès aux réseaux de financement publics pékinois. La levée d'un milliard de yuans en dix mois traduit l'appétit des investisseurs chinois pour la thèse de l'IA incarnée comme secteur stratégique, dans un contexte de politiques industrielles nationales orientées vers l'autonomisation robotique des usines et entrepôts. Les prochaines étapes probables incluent le passage à l'échelle de la plateforme T5, l'extension aux marchés de la logistique et de la fabrication, et potentiellement une consolidation via des partenariats avec des équipementiers plus larges.

Chine/AsieOpinion
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