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Quanzhibo lève des centaines de millions de yuans lors d'un tour de Série A++
Chine/AsiePandaily 

Quanzhibo lève des centaines de millions de yuans lors d'un tour de Série A++

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Quanzhibo, développeur chinois de joints servo fondé en 2020 à Wuxi, a bouclé le 21 avril 2026 un tour Series A++ de plusieurs centaines de millions de yuans, avec la participation de Shenzhen Investment Holdings, Photosynthesis Ventures, Orient Jiafu, Junshan Capital, Liangjiang Capital et Junxi Capital. Cette levée porte le financement total cumulé à plus de 600 millions de RMB en huit tours. La société commercialise trois familles de joints servo intégrés (planétaire PA, harmonique HA, cycloïdal CA) couvrant des couples de 2 à 400 Nm, pour humanoïdes et robots quadrupèdes. En 2025, ses livraisons ont dépassé 100 000 modules, auprès de clients comme Songyan Power et Leju Robotics. En avril 2026, son usine de fabrication de précision à Wuxi est entrée en production avec un cycle de 90 secondes par unité, un taux d'automatisation de 85 %, un rendement au premier passage de 96 % et un rendement global supérieur à 98 %, pour une capacité annuelle annoncée à l'échelle du million d'unités.

Ce financement reflète la tension croissante autour des joints actionneurs, qui restent l'un des principaux verrous pour les fabricants d'humanoïdes. Couvrir 2 à 400 Nm avec un seul fournisseur simplifie la chaîne d'approvisionnement des intégrateurs, des doigts jusqu'aux hanches. Atteindre 100 000 unités expédiées en 2025 et viser le million par an place Quanzhibo dans un registre de volume compatible avec une production en série, à condition que le taux de rendement annoncé (98 % global) résiste à une vérification indépendante, hors contexte de communication financière.

Fondée en 2020, l'entreprise a enchaîné cinq tours en 2025 seul (A2 à A6), rythme qui traduit une compétition intense côté chinois sur les actionneurs de précision, où des acteurs comme INNFOS et des filiales de groupes industriels investissent également. À l'international, Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus) et 1X Technologies développent leurs joints en interne, tandis que Harmonic Drive AG reste la référence sur les marchés occidentaux. En Europe, des sociétés comme Wandercraft ou Enchanted Tools s'approvisionnent encore majoritairement hors de Chine. L'ouverture de l'usine de Wuxi marque le passage de Quanzhibo d'une logique de R&D à une logique de composant de série ; les prochaines étapes probables incluent des accords OEM avec des fabricants d'humanoïdes de second rang et des ambitions à l'export.

Impact France/UE

La montée en puissance industrielle de Quanzhibo (capacité annoncée à 1 million d'unités/an) accentue la pression concurrentielle sur les fournisseurs d'actionneurs de précision non-chinois, au moment où des fabricants européens d'humanoïdes comme Wandercraft et Enchanted Tools s'approvisionnent encore majoritairement hors de Chine.

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Xynova lève des centaines de millions en Série A pour sa main dextérique Flex2
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Xynova lève des centaines de millions en Série A pour sa main dextérique Flex2

Xynova, startup chinoise spécialisée dans la manipulation dextre, a bouclé un tour de série A de plusieurs centaines de millions de yuans, co-piloté par le fonds corporate de Li Auto, CITIC Securities Capital et CITIC Securities Investment, avec la participation du Yangtze River Delta Digital Culture Group, du Yuanjia Fund, et la continuité d'investisseurs historiques dont le fonds corporate de Xiaomi, Caifu Capital et Dianji Fund. Fondée fin 2024, la société accumule ainsi près d'un milliard de yuans de financement total (environ 125 millions d'euros), ce qui la positionne parmi les premiers acteurs du segment des mains dextres en Chine. Son produit phare, la main dextre Flex2, est conçue pour des tâches de manipulation à haut nombre de degrés de liberté, mais l'entreprise n'a publié aucune métrique technique précise (DOF, payload, temps de cycle) dans ce communiqué, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances. La composition du tour est aussi significative que son montant. L'entrée de constructeurs automobiles comme Li Auto et Xiaomi indique que les mains dextres sont désormais perçues comme un composant critique pour le déploiement de robots embodied AI, tant dans la fabrication industrielle fine que dans les robots de service domestique. La présence de grandes banques d'investissement en position de lead signal une transition : le segment sort de la phase early-risk et entre dans la cible d'allocation des institutionnels mainstream. Enfin, la participation de capitaux publics régionaux de la zone du Delta du Yangtze traduit une volonté gouvernementale de faire de la main dextre un nœud stratégique de la supply chain robotique, en capitalisant sur les clusters manufacturiers locaux. Xynova se positionne comme fournisseur full-stack de capacités de manipulation dextre, intégrant hardware (la main), architecture d'exécution (coordination bras-main), et algorithmes de contrôle moteur de bas niveau (ce que l'entreprise nomme "contrôle cérébelleux"), formant une boucle fermée perception-contrôle-décision. Son CEO, Xia Yuxuan, double diplômé en physique et informatique, a une trajectoire atypique mêlant recherche académique et capital-risque en hardtech et robotique. Sur un marché des mains dextres de plus en plus encombré, Xynova est en compétition directe avec des acteurs comme Inspire Robots, DexHand ou les équipes en interne chez Figure et Agility Robotics côté occidental, et plusieurs startups chinoises non-divulguées. Les prochaines étapes annoncées par la société portent sur l'accélération du développement produit et de la capacité de fabrication, sans calendrier précis communiqué.

Chine/AsieOpinion
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Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage
236Kr 

Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage

La société chinoise 3Srobotics (昇视唯盛), spécialisée dans les robots industriels à intelligence incarnée pour le soudage, a bouclé un tour de série B de plusieurs centaines de millions de yuans (数亿元), mené par Shanghai Semiconductor Industry Investment et le Jinqiao Fund, avec la participation de Zero1 Ventures, Xinding Capital, Zhongguancun Dinghua et de son investisseur historique Weiguang Capital. Fondée en 2020, certifiée entreprise de haute technologie en 2023 puis reconnue entreprise pionnière "spécialisée, précise et innovante" et entreprise robotique de référence à Shanghai en 2024, la société en est à sa troisième génération de robots soudeurs. Son architecture repose sur un modèle "cerveau" multimodal entraîné sur des dizaines de millions de données de production réelles, couplé à un "cervelet" de contrôle moteur temps réel développé par sa filiale Harbin Institute of Technology Modern (哈工现代). Selon le fondateur Wang Dezhao, un robot 3Srobotics remplace en moyenne 1,5 à 2 soudeurs humains, avec un retour sur investissement de 1 à 1,5 an ; l'entreprise vise plusieurs centaines de millions de yuans de chiffre d'affaires en 2026. Le pari de 3Srobotics illustre une bascule stratégique du secteur robotique chinois : passer d'une automatisation générique, programmée à l'avance et incapable de s'adapter à des pièces non standard, vers des systèmes capables de percevoir en 3D, de raisonner sur une géométrie de soudure inconnue et d'ajuster en temps réel courant, tension et vitesse de déplacement, y compris sans plan technique fourni au préalable. C'est un signal pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B occidentaux : la Chine revendique une pénurie de plusieurs millions de soudeurs qualifiés d'ici 2025, sur un bassin d'environ dix millions de soudeurs enregistrés dont l'âge moyen dépasse 45 ans, et anticipe un marché du soudage intelligent dépassant les 100 milliards de yuans sur dix ans. Reste que les chiffres avancés, notamment ce ratio de remplacement de 1,5 à 2 soudeurs ou le gain d'efficacité de 2,88 fois annoncé pour son offre de "main-d'œuvre robotique" facturée au mètre soudé, proviennent uniquement de la société elle-même et méritent d'être vérifiés en conditions réelles indépendantes. L'entreprise, initialement positionnée sur la robotique industrielle généraliste, s'est recentrée sur le soudage en misant sur un modèle intégré combinant corps robotique, IA et procédé de soudage, avec une usine de fabrication propre garantissant une capacité de production et une chaîne d'approvisionnement maîtrisées, contrairement aux fournisseurs purement logiciels. Sa distribution passe majoritairement par des revendeurs et intégrateurs (les clients finaux directs ne pèsent que 10 à 20 % du chiffre d'affaires), sur des marchés comme la construction métallique, les ponts, le naval, le ferroviaire, les équipements électriques et, dans une moindre mesure, l'aérospatial et les nouvelles énergies. Les fonds levés serviront à faire évoluer les modèles "cerveau" et "cervelet", augmenter la capacité de son usine et étendre les équipes R&D et commerciales, avant une diversification annoncée vers le meulage, la découpe, l'assemblage et la manutention.

Chine/AsieActu
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Des diplômés de Tsinghua créent une start-up d'IA incarnée, lèvent des centaines de millions de yuans pour l'automobile
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Des diplômés de Tsinghua créent une start-up d'IA incarnée, lèvent des centaines de millions de yuans pour l'automobile

La startup chinoise Guangxiang Technology, fondée en avril 2025 et incubée par les écoles de véhicules et d'intelligence artificielle de l'université Tsinghua, a bouclé fin juin 2026 un tour d'amorçage cumulé de plusieurs centaines de millions de yuans, mené par des investisseurs comme Zhuhai Technology Industry Group, Xingzheng Capital et Songhe Capital, aux côtés des actionnaires historiques Yiyi Chuangtou et L2F. L'entreprise est dirigée par Zhang Tao, ex-responsable de la perception spatiale chez Amap (Gaode), et co-fondée par le professeur Li Shengbo, expert en apprentissage par renforcement crédité de plus de 30 000 citations, avec une équipe issue d'Alibaba, Tencent, Huawei, KUKA et Geek+. En juin 2026, elle a présenté Phi-Bot X1, un robot industriel à 27 degrés de liberté monté sur un châssis omnidirectionnel à quatre roues capable de déplacement latéral, doté d'une taille télescopique couvrant 0 à 2,5 mètres et de bras à contrôle de force cadencés à 1 kHz. Par proprioception seule, il atteint 10 mm de précision de positionnement et 0,05 mm de répétabilité en bout de bras, avec un échange de batterie en une minute. Lors du salon ATC 2026, le robot a fonctionné 21,5 heures sur trois jours sur une vraie ligne automobile pour du chargement au poste de soudure, sans erreur ni interruption revendiquées, avec une précision angulaire de 0,3° en alignement dynamique. Guangxiang défend une architecture dite "physique native", opposée aux modèles VLA (vision-langage-action) dominants et aux modèles du monde prédictifs au niveau pixel: son système apprendrait les lois physiques par interaction directe en simulation plutôt que par imitation de démonstrations humaines. Ces performances restent toutefois auto-rapportées par l'entreprise lors d'un entretien avec le média chinois Yingke (36Kr), sans validation indépendante, et la démonstration ATC, bien que menée sur une ligne réelle, demeure un test ponctuel plutôt qu'un déploiement industriel généralisé. Le fondateur évalue le marché chinois des robots de ligne automobile à environ 100 milliards de yuans et cible le "gap des 30%" de tâches que bras robotisés et automates n'ont jamais couvertes, comme le chargement à risque de brûlure ou le contrôle qualité en fin de chaîne. Il cite l'échec d'un concurrent humanoïde bipède chez un constructeur automobile de luxe, où les vibrations de marche provoquaient une chute de pièces dans 80% des cas, comme preuve que le choix de la plateforme mécanique compte autant que le modèle embarqué. Guangxiang revendique une stratégie inverse de celle de nombreux acteurs de la robotique humanoïde: valider les usages industriels avant toute communication produit plutôt que l'inverse. L'entreprise dit avoir déjà signé des accords commerciaux avec plusieurs constructeurs automobiles chinois et étrangers autour des postes de chargement et de contrôle qualité, et prévoit de consolider sa position dans l'automobile avant d'étendre son modèle à d'autres secteurs industriels sur trois à cinq ans, sans projet grand public ni introduction en bourse à court terme. Zhang Tao positionne son approche comme complémentaire des initiatives de Tesla ou XPeng, qu'il juge tournées vers le grand public plutôt que vers l'usine, et estime que 2026 marque, pour le secteur de l'IA incarnée, un tournant où l'accent bascule des démonstrations vers des preuves de déploiement réel.

Chine/AsieActu
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La start-up de robots domestiques Ola Dimensions lève plusieurs centaines de millions de RMB lors de son quatrième tour de financement
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La start-up de robots domestiques Ola Dimensions lève plusieurs centaines de millions de RMB lors de son quatrième tour de financement

Ola Dimensions, une startup chinoise de robots domestiques, a bouclé un tour de financement « angel plus » de plusieurs centaines de millions de yuans (RMB), selon le National Business Daily du 12 octobre. Des investisseurs nouveaux et existants y participent, dont Tuobang et Hony Capital. Il s'agit du quatrième financement de l'entreprise en environ six mois. Le montant exact, la valorisation et les spécifications du matériel n'ont pas été communiqués. Le fondateur, Zhou Shunbo, a quitté Huawei en mars 2026 pour créer la société, après avoir été le premier membre du laboratoire d'intelligence incarnée du groupe. Ola Dimensions développe des robots destinés au foyer et un système qui exploite les données d'interaction en conditions réelles pour améliorer leurs capacités. Cette levée illustre l'appétit du capital chinois pour la robotique domestique, un segment que la plupart des acteurs ont jusqu'ici jugé plus difficile que l'industrie ou la logistique. Le foyer exige de la manipulation dans des environnements non structurés, une sécurité à proximité des personnes et un coût compatible avec le grand public. Quatre tours en six mois, sans produit livré à ce stade selon les informations disponibles, traduisent surtout un pari sur l'équipe et sur la stratégie de données, et non une preuve de traction commerciale. L'approche par boucle de données réelles reprend l'hypothèse dominante du secteur: ce sont les volumes d'interactions collectées en conditions réelles, plus que la simulation seule, qui feront progresser les modèles vision-langage-action (VLA). Cette hypothèse reste à démontrer à l'échelle d'un parc de robots domestiques. Le positionnement initial vise d'abord les makers et les développeurs, avant une extension au grand public. C'est une trajectoire déjà empruntée par plusieurs acteurs de la robotique ouverte, qui permet de constituer une base d'utilisateurs et de données sans les exigences de fiabilité d'un produit de masse. L'entreprise se mesure à des concurrents américains comme Figure, 1X (avec NEO, orienté foyer) et Tesla avec Optimus, ainsi qu'à des acteurs chinois comme Unitree, qui occupe déjà le segment développeurs. Aucun calendrier de livraison ni de pilote n'a été annoncé. La prochaine étape à surveiller sera la présentation d'un premier prototype démontrable, puis un prix et une date de commercialisation.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

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