Aller au contenu principal
Le robot humanoïde XPeng IRON entre en production en série accélérée, attendu en showroom en 2027
HumanoïdesPandaily6sem

Le robot humanoïde XPeng IRON entre en production en série accélérée, attendu en showroom en 2027

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Le constructeur automobile chinois XPeng a officiellement lancé la phase de sprint vers la production de masse de son robot humanoïde IRON, avec un objectif de production en série d'ici fin 2026 et un déploiement commercial dès le premier trimestre 2027. Selon des sources sectorielles, IRON sera d'abord déployé dans les propres showrooms de XPeng, où il assurera des missions d'accueil, d'accompagnement client et de présentation des véhicules. La plateforme mesure moins de 1,70 mètre et embarque trois puces IA Turing, le système de vision XNGP AI Hawk Eye déjà utilisé dans les voitures XPeng, et un réseau de radars 4D à ondes millimétriques pour la perception temps réel de l'environnement. La capacité de production visée est de l'ordre de plusieurs milliers d'unités par mois, ce qui placerait IRON parmi les premiers robots humanoïdes chinois à atteindre un volume industriellement significatif. Le robot avait été présenté lors d'un événement produit antérieur, où sa démarche naturaliste avait suscité des doutes quant à son authenticité, certains spectateurs soupçonnant un humain déguisé.

Le choix de déployer IRON dans des environnements commerciaux contrôlés plutôt qu'en usine ou à domicile est une décision stratégique révélatrice de l'état réel du secteur. He Xiaopeng, PDG de XPeng, l'a lui-même reconnu publiquement : les robots humanoïdes actuels ne sont pas encore capables de répondre aux exigences de précision des lignes de fabrication ni à l'imprévisibilité des environnements domestiques. Cette honnêteté tranche avec le discours marketing dominant dans le secteur. En se limitant à des scénarios à tâches répétables et cadre structuré, XPeng optimise les chances de succès opérationnel tout en utilisant ses propres points de vente comme terrain de collecte de données réelles, une boucle de feedback qui alimentera les itérations suivantes du modèle. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela confirme une règle empirique du moment : le "sim-to-real gap" reste le principal frein, et les déploiements réussis passent d'abord par des verticales à faible variabilité.

XPeng, connu pour ses véhicules électriques et ses systèmes ADAS avancés, capitalise ici sur sa maîtrise de la perception embarquée pour accélérer le développement robotique. Dans le paysage concurrentiel, IRON se positionne face à des acteurs comme Unitree (G1, H1), Fourier Intelligence ou encore Agibot en Chine, et à l'international contre Figure (Figure 02), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon) et Boston Dynamics (Atlas). Tesla reste un point de comparaison incontournable avec Optimus, dont la production est également annoncée pour 2025-2026 sans déploiement commercial confirmé à grande échelle. La prochaine étape décisive pour IRON sera la démonstration de fiabilité opérationnelle sur plusieurs mois en condition réelle, seul indicateur qui permettra de distinguer un déploiement commercial effectif d'une vitrine technologique.

À lire aussi

Robot humanoïde canadien pour l'usine, production visée en 2027
1Interesting Engineering 

Robot humanoïde canadien pour l'usine, production visée en 2027

La startup canadienne Mirsee Robotics, basée à Cambridge en Ontario, développe la troisième génération de son robot humanoïde, le MH3, destiné à automatiser les tâches industrielles physiquement exigeantes ou dangereuses. Monté sur une base mobile à roues, l'engin peut soulever jusqu'à 30 kilogrammes par bras, fonctionner jusqu'à 10 heures sur une seule charge et dispose de 31 degrés de liberté pour des mouvements de bras et de mains proches de ceux d'un humain. Huit prototypes ont déjà été construits et sont actuellement en phase de test et de validation. Mirsee vise une production de masse à partir de 2027, avec l'objectif de fabriquer plusieurs milliers d'unités sur les trois années suivantes. Particularité notable, le MH3 peut être téléopéré à distance jusqu'à 1500 kilomètres via un casque de réalité virtuelle et des gants à capture de mouvement, le casque retransmettant un flux vidéo 3D en direct des caméras embarquées pendant que les gants reproduisent les gestes de l'opérateur en temps réel. Cette capacité de téléopération distingue l'approche de Mirsee de celle d'acteurs plus autonomes comme Figure ou Tesla avec Optimus, en misant sur l'humain dans la boucle pour des interventions en environnements difficiles d'accès, comme des stations de traitement de l'eau. Pour un secteur confronté à la pénurie de main-d'œuvre et à des impératifs de sécurité, ce positionnement pragmatique, télé-opération plutôt que pari total sur l'autonomie via des modèles VLA, peut séduire des industriels prudents face aux promesses encore incertaines des humanoïdes pleinement autonomes. L'annonce de "milliers d'unités" d'ici 2027 reste toutefois à relativiser: avec seulement huit prototypes en test à ce stade, l'écart entre l'ambition commerciale affichée et la réalité de la production industrielle demeure important. Le MH3 s'appuie sur plusieurs technologies propriétaires développées en interne, dont le Hadron Vision System, un système de vision stéréo embarqué basé sur des processeurs NVIDIA Jetson, et la plateforme de mobilité AMP à roues Mecanum, capable de mouvements holonomes et de charges dépassant 300 kilogrammes. Mirsee a également collaboré avec l'université de Stanford sur des robots chirurgicaux compatibles IRM, entièrement fabriqués en plastique. Sur un marché où la concurrence s'intensifie, avec notamment l'Isaac 1 de l'américain Weave Robotics visant les tâches domestiques, Mirsee mise sur une intégration verticale poussée et un usage industriel ciblé pour se différencier avant d'atteindre l'échelle commerciale annoncée.

HumanoïdesOpinion
1 source
Figure et 1X accélèrent la production de robots humanoïdes
2IEEE Spectrum Robotics 

Figure et 1X accélèrent la production de robots humanoïdes

Figure atteint désormais une cadence de production de 55 robots humanoïdes par semaine, selon une annonce publiée fin avril 2026. Ces unités sont, selon la startup américaine, destinées aux équipes internes de R&D, à la collecte de données, au développement de tâches domestiques de bout en bout et à des "cas d'usage commerciaux en développement", une formulation qui interroge sur la destination réelle de cette production alors que les déploiements commerciaux restent à maturité. En parallèle, 1X Technologies a officiellement ouvert la NEO Factory à Hayward, en Californie : une usine de 58 000 pieds carrés (environ 5 400 m²) employant plus de 200 personnes, avec une chaîne entièrement intégrée couvrant moteurs, batteries, transmissions, capteurs, structures et assemblage final. Les premières unités NEO sortent déjà des lignes de production, avec des livraisons grand public annoncées pour 2026. Sur le plan technique, Agility Robotics a publié des tests d'équilibre dynamique sur une seule jambe pour son robot Digit, et une équipe de recherche a présenté HTD (Humanoid Transformer with Touch Dreaming), un système de manipulation humanoïde combinant téleopération VR, apprentissage par renforcement pour le bas du corps et capteurs tactiles distribués. La montée en cadence simultanée de Figure et 1X marque un glissement du secteur humanoïde vers la production industrielle, mais chaque annonce appelle une lecture critique. Produire 55 unités par semaine sans contrats commerciaux confirmés suggère soit une stratégie de collecte de données à grande échelle, ressource clé pour l'entraînement des politiques VLA (Vision-Language-Action), soit une anticipation agressive de la demande avant une prochaine levée de fonds. L'intégration verticale revendiquée par 1X, inspirée du modèle Tesla, offre une flexibilité d'itération et réduit la dépendance aux fournisseurs, mais mobilise des capitaux considérables. Les travaux d'Agility sur l'équilibre dynamique illustrent par ailleurs que le gap sim-to-real reste un verrou technique central : la moindre divergence entre modèle simulé et robot réel peut provoquer une instabilité en conditions réelles, limitant directement la fiabilité en milieu industriel. Figure, fondée en 2022 par Brett Adcock, a levé plus de 750 millions de dollars avec BMW, Microsoft et Amazon comme partenaires, et opère un pilote chez BMW Manufacturing en Caroline du Sud depuis 2024, bien que les vidéos publiées restent en conditions contrôlées. 1X, société norvégienne soutenue par OpenAI et Tiger Global, se positionne sur le marché résidentiel face à Tesla Optimus (déployé progressivement dans les usines Tesla), aux robots Agility Digit (opérés chez Amazon) et aux fabricants chinois comme Unitree (G1, H1) qui exercent une pression tarifaire croissante. Aucun acteur européen, ni Wandercraft, ni Enchanted Tools, ni Pollen Robotics, n'annonce de production à ce volume pour l'instant. Les prochains trimestres détermineront si ces cadences correspondent à des commandes fermes ou à une stratégie de positionnement avant financement.

UELa montée en cadence de Figure et 1X exerce une pression concurrentielle sur les acteurs européens (Wandercraft, Enchanted Tools, Pollen Robotics), qui n'annoncent pas de volumes de production comparables à ce stade.

HumanoïdesActu
1 source
Les robots humanoïdes entrent dans l'industrie manufacturière : vers de nouvelles forces productives
336Kr 

Les robots humanoïdes entrent dans l'industrie manufacturière : vers de nouvelles forces productives

UBTECH (优必选), fabricant chinois de robots humanoïdes fondé il y a 14 ans, a franchi en 2025 un jalon industriel concret : l'entreprise affirme avoir été la première au monde à atteindre la production en série et la livraison de plus de 1 000 unités de robots humanoïdes pleine taille, avec sa gamme Walker S. L'objectif annoncé pour 2026 est de 10 000 unités produites, ce qui, selon Tan Min, Chief Brand Officer de l'entreprise, représenterait encore une fraction infime du besoin réel. Le ministère chinois des Ressources humaines, celui de l'Education et celui de l'Industrie ont publié en 2025 un chiffre commun : le déficit de main-d'oeuvre dans le secteur de la fabrication intelligente dépasse 30 millions de postes en Chine. Le Walker S2, troisième génération de la plateforme, intègre une technologie de remplacement de batterie en 3 minutes sans arrêt de production, présentée par l'entreprise comme une première mondiale, sans comparatif tiers disponible pour l'instant. UBTECH travaille avec des partenaires industriels incluant Texas Instruments (États-Unis), Airbus (Europe), Honda Trading (Japon) et BYD (Chine), avec plus de 24 mois de POC (proof of concept) accumulés sur ces sites. L'argument central d'UBTECH n'est pas la performance technique brute mais l'adéquation au besoin opérationnel : des tâches répétitives, à faible complexité sensorimotrice, dans des espaces restreints, sans opération de précision. Le segment ciblé correspond exactement aux postes les plus difficiles à pourvoir dans les usines chinoises, ce qui rend l'argument commercial plus solide que celui de la substitution généralisée. Le fait qu'une entreprise atteigne le seuil de 1 000 unités livrées en conditions industrielles réelles, et non en démo contrôlée, est significatif dans un secteur où la plupart des concurrents en sont encore aux phases pilotes ou aux vidéos de laboratoire. Cela ne résout pas la question du "sim-to-real gap" à grande échelle, mais c'est un point de référence mesurable que le marché attendait. UBTECH existe depuis 2012 et a longtemps dû justifier l'existence même de la catégorie "robot humanoïde industriel". La compétition sur ce segment s'est considérablement intensifiée : Figure (Figure 02/03), Boston Dynamics (Atlas électrique), Tesla (Optimus Gen 2/3), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), 1X Technologies, ainsi qu'une centaine d'autres entreprises chinoises. La Chine a inscrit les robots humanoïdes dans son 15e plan quinquennal (2026-2030) comme priorité nationale, et plusieurs villes dont Pékin et Shanghai y consacrent des budgets dédiés. UBTECH se positionne aujourd'hui à la quatrième année d'un plan quinquennal interne, avec pour objectif d'atteindre une vraie industrialisation à grande échelle d'ici 2027-2028 et une présence en environnements commerciaux puis domestiques dans un second temps.

UEAirbus est cité comme partenaire actif d'UBTECH avec plus de 24 mois de POC, indiquant que des humanoïdes industriels chinois sont déjà testés dans l'écosystème aéronautique franco-européen.

HumanoïdesOpinion
1 source
Figure accélère la production de robots humanoïdes à une vitesse sans précédent
4Robotics & Automation News 

Figure accélère la production de robots humanoïdes à une vitesse sans précédent

Figure AI revendique avoir franchi un seuil critique dans la fabrication en série de son robot humanoïde Figure 02, après des années de prototypes soigneusement mis en scène. La société californienne affirme produire des centaines d'unités de manière fiable et répétable, une étape que peu d'acteurs humanoïdes ont atteinte. Déployé dans l'usine BMW de Spartanburg (Caroline du Sud) depuis 2024, le Figure 02 effectue des tâches de manutention en environnement industriel réel, aux côtés d'opérateurs humains, et la cadence de production annoncée marque un tournant net par rapport aux démonstrations contrôlées qui ont longtemps dominé le secteur. Cette montée en cadence répond à la question centrale du secteur : la transition de la démonstration au déploiement industriel à grande échelle. Si Figure confirme ses chiffres, cela valide un modèle économique difficile à atteindre, celui d'un humanoïde viable non plus comme exploit isolé, mais comme produit industriel reproductible. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, c'est un signal concret que la fenêtre de déploiement s'ouvre, même si les métriques précises de cadence restent à vérifier indépendamment des communications de la société. Fondée en 2022 par Brett Adcock, Figure AI a levé 675 millions de dollars en février 2024, avec Microsoft, OpenAI, NVIDIA et Intel comme investisseurs. Le partenariat BMW reste le déploiement de référence du secteur. La concurrence est dense : Tesla (Optimus), Physical Intelligence (Pi-0), Agility Robotics et Apptronik avancent sur leurs propres feuilles de route, tandis que Figure préparerait l'élargissement de ses contrats industriels au-delà de son partenaire automobile.

UEBMW étant l'adopteur industriel de référence et acteur européen central, une montée en cadence confirmée de Figure AI pourrait accélérer les décisions de déploiement pilote dans les usines automobiles européennes à horizon 2026-2027.

HumanoïdesOpinion
1 source