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Cainiao déploie le robot grimpeur ZeeBot en entrepôt et double sa productivité
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Cainiao déploie le robot grimpeur ZeeBot en entrepôt et double sa productivité

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Cainiao, la filiale logistique du groupe Alibaba, a officiellement présenté le ZeeBot, un robot d'entrepôt capable de se déplacer au sol et de grimper directement sur les étagères de stockage. Le robot est déjà opérationnel dans l'entrepôt cross-border de Dongguan, en Chine, et entre désormais en phase de déploiement mondial. Cainiao revendique un gain de 100% sur l'efficacité humaine en entrepôt depuis son introduction, sans préciser la baseline de comparaison ni fournir de données de cycle time, de payload ou de hauteur d'étagère supportée, un manque de transparence métrique habituel dans les annonces du secteur.

L'intérêt architectural du ZeeBot réside dans la convergence, au sein d'un seul engin, de la mobilité horizontale (typique des AMR de type Kiva/MIR) et de la mobilité verticale (jusqu'ici assurée par des systèmes séparés : navettes de rayonnages, mini-loads ou lifts dédiés). Pour un opérateur logistique, supprimer cette frontière réduit la complexité de flotte, les interfaces de transfert entre systèmes et potentiellement le coût d'infrastructure par unité de volume traité. Cela dit, les robots grimpants impliquent des contraintes mécaniques sévères sur les étagères elles-mêmes, et l'absence de spécifications techniques publiées rend impossible toute évaluation indépendante des performances annoncées.

Cainiao opère l'un des réseaux logistiques les plus denses au monde, avec des entrepôts cross-border en Asie, Europe et Amérique, ce qui lui confère une capacité de déploiement à grande échelle peu commune. Sur le créneau des robots d'entrepôt 3D à mobilité verticale, la concurrence est déjà structurée : Hai Robotics (HAIPICK, Chine) commercialise des robots grimpants depuis 2018 sur des milliers de sites ; AutoStore (Norvège) domine le cube storage dense ; et surtout Exotec, la licorne française de Croix, dont le système Skypod permet à ses robots d'évoluer sur des racks jusqu'à 12 mètres de hauteur et est déployé chez Carrefour, Decathlon ou Uniqlo. L'annonce de Cainiao s'inscrit donc dans un marché déjà disputé, où la différenciation passera par les données de performance réelles en conditions industrielles.

Impact France/UE

Le déploiement mondial annoncé du ZeeBot constitue une menace concurrentielle directe pour Exotec (licorne française de Croix), dont le système Skypod opère exactement sur ce créneau du stockage vertical automatisé, avec des clients communs comme Carrefour et Decathlon.

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La Chine déploie des robots humanoïdes capables de trier 1 200 colis par heure dans un grand centre postal
1Interesting Engineering 

La Chine déploie des robots humanoïdes capables de trier 1 200 colis par heure dans un grand centre postal

La Chine a déployé des robots humanoïdes dans le centre logistique de Jianggao, rattaché au hub postal de Guangzhou (province du Guangdong), pour trier les colis à une cadence annoncée de 1 200 unités par heure. Des images diffusées cette semaine par l'agence Xinhua montrent ces systèmes humanoïdes travaillant en parallèle avec des bras robotiques et des chariots élévateurs autonomes dans un entrepôt fortement automatisé opéré par China Post Group. Le site traite en moyenne 6,5 millions de pièces de courrier par jour, avec des pics dépassant 10 millions. Les robots filmés saisissent des colis depuis des conteneurs et les déposent sur des lignes de tri, tandis que des véhicules autonomes assurent les flux au sol. À noter : les chiffres de cadence (1 200 colis/heure) émanent des médias d'État et n'ont pas été vérifiés de manière indépendante, et les vidéos publiées ne montrent que des séquences sélectionnées dans des conditions optimales. Ce déploiement marque une inflexion notable dans la stratégie d'automatisation logistique. Les robots humanoïdes présentent un avantage structurel par rapport à l'automatisation industrielle fixe : ils peuvent théoriquement opérer dans des infrastructures conçues pour les humains, sans nécessiter de refonte complète de l'entrepôt. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, cela réduit la barrière à l'entrée par rapport aux systèmes dédiés qui exigent une architecture entrepôt repensée de zéro. La logistique devient ainsi le premier secteur à tester à grande échelle la promesse de la robotique humanoïde en conditions réelles, au-delà des démos en laboratoire, dans un environnement à forte pression opérationnelle (24h/24, volumes croissants portés par l'e-commerce, pénuries de main-d'oeuvre régionales). C'est précisément ce contexte de charge élevée et continue qui permet d'évaluer si le gap sim-to-real est réellement comblé. China Post Group s'inscrit dans une dynamique nationale soutenue par des investissements publics massifs dans la robotique humanoïde, avec des acteurs comme Unitree, Fourier Intelligence et UBTECH qui cherchent à commercialiser leurs systèmes dans l'industrie, les services à la personne et la logistique. À l'international, les concurrents directs incluent Figure (avec son robot 02 déployé chez BMW), Agility Robotics (Digit chez Amazon) et 1X Technologies. La différence est que la Chine déploie à une échelle de volumes postaux nationaux, là où les déploiements occidentaux restent pour l'instant des pilotes industriels circonscrits. Des interrogations légitimes subsistent sur la fiabilité à long terme, les coûts de maintenance et la pertinence économique face à des alternatives plus simples comme les AMR (robots mobiles autonomes). Mais la décision de China Post de franchir le seuil du déploiement opérationnel à grande échelle, plutôt que de rester en mode pilote, constitue en soi un signal industriel significatif.

UELe déploiement à grande échelle de robots humanoïdes par China Post accentue le retard compétitif des intégrateurs et constructeurs européens, qui restent cantonnés à des pilotes industriels circonscrits face à une automatisation logistique humanoïde déjà opérationnelle à l'échelle nationale en Chine.

Chine/AsieOpinion
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La Chine présente un robot soudeur capable de découper l'acier à 70 mm, avec une capacité de 30 tonnes et 20 ans de durée de vie
2Interesting Engineering 

La Chine présente un robot soudeur capable de découper l'acier à 70 mm, avec une capacité de 30 tonnes et 20 ans de durée de vie

Offshore Oil Engineering Co. a déployé sur son site de fabrication intelligente à Tianjin le premier système de soudage marin autonome développé entièrement en Chine. Conçu pour les plateformes pétrolières et gazières offshore, le robot traite des composants spécialisés comme les nœuds de modules, les anneaux de verrouillage et les renforts de jacket en eaux profondes. Ses caractéristiques techniques sont substantielles : capacité de charge maximale de 30 tonnes, soudage et découpe d'acier jusqu'à 70 millimètres d'épaisseur, durée de vie annoncée de 20 ans et efficacité opérationnelle globale supérieure à 40 %. Le système embarque une reconnaissance visuelle des cordons de soudure, un alignement par vision laser 3D, et une planification dynamique de trajectoires multi-passes. D'une seule commande, il gère l'intégralité du cycle de soudage, passe de racine, correction automatique de trajectoire, remplissage multi-fils double face, avec un taux de qualification au premier passage supérieur à 98 %. Un robot de meulage autonome, développé en parallèle, l'accompagne sur la ligne de production : il a déjà traité plus de 500 sections d'acier avec un gain d'efficacité de 15 % par rapport aux opérations manuelles. La mise en service n'a pas été instantanée : dix mois de débogage sur site et environ 1 000 expériences de soudage ont été nécessaires avant le passage en production. Ce déploiement signale un changement de périmètre pour la robotique de soudage industriel. Longtemps cantonnée à l'automobile, où la répétabilité des pièces facilite l'automatisation, la soudure lourde marine représentait jusqu'ici une frontière difficile à franchir : géométries irrégulières, masses considérables, tolérances serrées dans des environnements hostiles. Un taux de qualification au premier passage de 98 % sur de l'acier de 70 mm en conditions réelles, et non en environnement contrôlé de laboratoire, serait, s'il est confirmé par des audits indépendants, une donnée significative pour les intégrateurs et les donneurs d'ordre du secteur naval et offshore. Pour les décideurs B2B, l'argument le plus fort n'est pas la performance brute mais la suppression du retravail structurel, coûteux en temps et en matière sur des pièces à faible volume et haute valeur. Ce développement s'inscrit dans l'initiative nationale chinoise "AI Plus", qui cible depuis 2023 l'automatisation avancée des industries lourdes considérées comme stratégiques, énergie offshore en tête. Offshore Oil Engineering Co. est un opérateur historique des infrastructures pétrolières maritimes chinoises, ce qui lui donne un terrain de validation industriel direct. Sur le plan concurrentiel, les acteurs établis du soudage robotisé lourd sont Fronius, Lincoln Electric et Yaskawa, tandis que des startups comme Path Robotics (États-Unis) ou Novarc Technologies (Canada) développent des approches similaires de soudage adaptatif par vision. Aucun acteur européen de référence n'est mentionné dans ce segment précis. Les prochaines étapes déclarées n'ont pas été communiquées publiquement, mais la logique du programme suggère une extension à d'autres chantiers navals dans le cadre de la politique industrielle nationale.

UEPression concurrentielle indirecte sur les acteurs européens du soudage lourd industriel, notamment Fronius (Autriche), sans déploiement ni contrat européen annoncé.

Chine/AsieOpinion
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Xiaosai : un constructeur automobile chinois dévoile un robot humanoïde pour l'inspection et la production
3Interesting Engineering 

Xiaosai : un constructeur automobile chinois dévoile un robot humanoïde pour l'inspection et la production

Seres, constructeur automobile chinois connu pour ses SUV électriques sous la marque AITO, a présenté son premier robot humanoïde, baptisé Xiaosai. L'annonce a été faite par Kang Bo, directeur et vice-président du groupe, via une vidéo officielle. Le robot embarque des capacités de reconnaissance visuelle, d'accueil autonome de visiteurs et d'interaction vocale. L'usine Seres intègre déjà deux variantes spécialisées : Xiaosai 01, chargé de l'inspection qualité pour l'assemblage de châssis, et Xiaosai 02, dédié au contrôle de la configuration extérieure des véhicules finis. L'installation est coordonnée par un hub intelligent gérant plus de 1 600 dispositifs connectés, avec plus de 3 000 robots industriels opérant en synchronisation dans un écosystème combinant IoT, big data, jumeaux numériques, 5G et IA. Plusieurs autres robots d'intelligence incarnée sont annoncés pour le second semestre 2025. L'entrée de Seres dans la robotique humanoïde illustre une tendance structurelle : les constructeurs automobiles chinois mobilisent leur maîtrise de la fabrication de masse, des chaînes d'approvisionnement et de l'automatisation pour s'imposer sur le marché de l'IA incarnée. Le déploiement des variantes Xiaosai 01 et 02 en production réelle, et non en phase pilote, constitue un signal du passage du stade démonstrateur à celui de l'intégration opérationnelle. Cela dit, les données techniques du robot humanoïde généraliste restent absentes du communiqué : aucun chiffre de charge utile, de degrés de liberté ou de temps de cycle n'est fourni, ce qui invite à nuancer le niveau de maturité réel du système. La communication de Seres mélange robots spécialisés déjà en service et humanoïde généraliste encore en développement, sans toujours distinguer clairement les deux catégories. Ce virage s'appuie sur un partenariat signé en octobre 2024 avec Volcengine, filiale de ByteDance, portant sur les systèmes de décision, le contrôle de robots et la collaboration homme-machine en mode cloud-edge multimodal. Seres n'est pas seul dans cette course : Xpeng a récemment placé son PDG He Xiaopeng à la tête de la division robotique du groupe pour accélérer la commercialisation ; BYD confirme développer des humanoïdes et envisage leur distribution via son réseau de concessionnaires ; Aimoga, soutenu par Chery, commercialise déjà un humanoïde grand public à 285 800 yuans (environ 42 260 dollars). À l'international, Hyundai a annoncé le déploiement de plus de 25 000 robots Atlas aux États-Unis, visant 30 000 unités annuelles d'ici 2028 avec des composants fabriqués localement. La robotique humanoïde s'impose comme le prochain terrain de compétition des constructeurs automobiles, transformant des industriels établis en nouveaux entrants sur un marché encore en formation.

UELa montée en puissance des constructeurs automobiles chinois (Seres, BYD, Xpeng) dans la robotique humanoïde industrielle intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens de l'automatisation, sans impact direct immédiat sur le marché français ou une réglementation UE.

Chine/AsieOpinion
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Soutenu par Samsung, un robot à 7 DOF apprend à travailler dans un grand entrepôt e-commerce
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Soutenu par Samsung, un robot à 7 DOF apprend à travailler dans un grand entrepôt e-commerce

Le RB-Y1 de Rainbow Robotics, filiale à 35 % de Samsung, aurait débuté des tests opérationnels dans un entrepôt de fulfillment de Coupang, premier e-commerce de Corée du Sud - ce qui constituerait son premier déploiement en environnement logistique commercial réel. Selon le Korea Herald et des sources industrielles citées par ETNews, le pilote vise à évaluer si le robot peut trier, transporter et manipuler des colis de manière fiable dans ce réseau hautement automatisé. Ni Coupang, ni Samsung, ni Rainbow Robotics n'ont confirmé officiellement l'essai : on reste au stade de test non annoncé, pas de déploiement validé. Le RB-Y1 adopte une architecture distincte des humanoïdes bipèdes qui dominent l'actualité : c'est un manipulateur mobile sur base à roues (AMR), mesurant 1,4 mètre pour 131 kilogrammes, équipé de deux bras à 7 degrés de liberté chacun, avec un payload de 3 kg par bras et une vitesse de déplacement de 1,5 m/s. L'ensemble est coordonné par un système de contrôle corps entier à 20 axes avec logiciel d'anti-collision intégré. Coupang a par ailleurs investi plus de 84 millions de dollars dans des startups IA mondiales depuis 2023 dans le cadre de sa stratégie de modernisation logistique. Ce pilote illustre un franchissement potentiel du fossé laboratoire-terrain pour les manipulateurs mobiles avancés, qui restent habituellement cantonnés à des environnements contrôlés. Le contexte réglementaire coréen renforce l'urgence : la loi sur la punition des accidents graves (Serious Accidents Punishment Act) engage pénalement les dirigeants en cas d'accident mortel sur le lieu de travail, créant une incitation directe à automatiser les tâches à risque. Le payload de 3 kg par bras positionne clairement le RB-Y1 sur le tri et le picking de petits articles - un segment différent de robots comme le Boston Dynamics Stretch, conçu pour des charges jusqu'à 23 kg. Pour les décideurs B2B, l'approche AMR plus double bras articulé, plus sobre que les humanoïdes bipèdes, pourrait s'avérer plus rapidement opérationnelle en conditions industrielles réelles - à condition que les métriques annoncées tiennent hors cadre laboratoire. Rainbow Robotics a été fondée en 2011 par des chercheurs issus du KAIST. Samsung a progressivement monté au capital avant d'en faire une filiale, identifiant la robotique comme axe stratégique aux côtés de l'IA et des semi-conducteurs avancés. La Corée du Sud affiche déjà la densité robotique la plus élevée au monde selon l'IFR, avec 1 012 robots industriels pour 10 000 travailleurs manufacturiers, soit plus de sept fois la moyenne mondiale. Dans la compétition sur les manipulateurs mobiles pour la logistique, le RB-Y1 fait face à l'Apollo d'Apptronik (partenaire de Mercedes-Benz), au Digit d'Agility Robotics (évalué par Amazon) et aux solutions de 1X Technologies. En Europe, Enchanted Tools et Pollen Robotics (France) travaillent sur des architectures comparables, à des stades de commercialisation plus précoces. Si le pilote Coupang est concluant, un déploiement à grande échelle en ferait l'un des premiers cas documentés de standardisation de ce type de robot dans la logistique commerciale mondiale.

UEEnchanted Tools et Pollen Robotics (France) sont explicitement positionnées comme en retard de commercialisation face au RB-Y1 de Rainbow Robotics, soulignant la pression concurrentielle que les acteurs européens subissent des conglomérats coréens soutenus par Samsung.

Chine/AsieOpinion
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