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SHAREBOT, plateforme Robot-as-a-Service, lève des centaines de millions de yuans et atteint le statut de licorne à 7 milliards de yuans
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SHAREBOT, plateforme Robot-as-a-Service, lève des centaines de millions de yuans et atteint le statut de licorne à 7 milliards de yuans

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SHAREBOT, aussi connue sous le nom Qingtian Rent, a bouclé ses tours de financement Série A et A+, levant plusieurs centaines de millions de yuans pour une valorisation post-money de 7 milliards de yuans (environ 970 millions de dollars), franchissant officiellement le seuil de la licorne. Fondée en décembre 2024, la société opère un modèle Robot-as-a-Service (RaaS), louant la capacité opérationnelle de robots à des clients B2B plutôt que de vendre du matériel. Le tour est soutenu par Hillhouse Ventures, Fosun et Zhenghe Group. Avec une flotte déployée dans plus de 50 villes chinoises et plus d'un million d'heures cumulées d'opération, SHAREBOT repositionne désormais sa plateforme au-delà de la location événementielle, ciblant la fabrication industrielle, la logistique d'entrepôt, les campus et les services commerciaux.

Ce financement illustre une évolution structurelle du marché robotique chinois, qui commence à se consolider non plus autour des constructeurs mais autour de plateformes d'agrégation et d'orchestration. SHAREBOT agrège des robots de marques multiples, dont Unitree, Zhiyuan, ZhiJi Dynamics, Lingchu Intelligence, Zhongqing et Acceleration Evolution, via un système SaaS unifié permettant la planification de tâches multi-sites, la standardisation des livraisons et une gestion multi-scénarios. La plateforme intègre également une Skills Store, réduisant le coût d'intégration pour les opérateurs industriels. La rapidité de cette valorisation mérite une lecture prudente : le marché RaaS en Chine reste immature, et les métriques communiquées, heures cumulées et villes couvertes, demeurent agrégées sans détail par segment ou par cas d'usage industriel concret.

SHAREBOT est issue de l'écosystème Zhiyuan Robot, l'un des constructeurs d'humanoïdes les mieux capitalisés de Chine, ce qui lui a offert un accès privilégié à une flotte matérielle dès le lancement. L'équipe dépasse les 100 personnes, recrutées chez Zhiyuan, Alibaba et Ele.me. Sur le plan concurrentiel, la société s'inscrit dans un segment encore peu structuré, entre des plateformes généralistes de gestion de flottes et des spécialistes verticaux en logistique d'entrepôt. L'annonce ne mentionne aucun client industriel nommé ni volume contractuel précis, ce qui laisse en suspens la distinction entre capacité déployée et usage opérationnel réel. Les prochaines étapes portent sur le développement du système RaaS et l'expansion vers la fabrication et la logistique industrielle, sans calendrier précisé.

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Quanzhibo lève des centaines de millions de yuans lors d'un tour de Série A++
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Quanzhibo lève des centaines de millions de yuans lors d'un tour de Série A++

Quanzhibo, développeur chinois de joints servo fondé en 2020 à Wuxi, a bouclé le 21 avril 2026 un tour Series A++ de plusieurs centaines de millions de yuans, avec la participation de Shenzhen Investment Holdings, Photosynthesis Ventures, Orient Jiafu, Junshan Capital, Liangjiang Capital et Junxi Capital. Cette levée porte le financement total cumulé à plus de 600 millions de RMB en huit tours. La société commercialise trois familles de joints servo intégrés (planétaire PA, harmonique HA, cycloïdal CA) couvrant des couples de 2 à 400 Nm, pour humanoïdes et robots quadrupèdes. En 2025, ses livraisons ont dépassé 100 000 modules, auprès de clients comme Songyan Power et Leju Robotics. En avril 2026, son usine de fabrication de précision à Wuxi est entrée en production avec un cycle de 90 secondes par unité, un taux d'automatisation de 85 %, un rendement au premier passage de 96 % et un rendement global supérieur à 98 %, pour une capacité annuelle annoncée à l'échelle du million d'unités. Ce financement reflète la tension croissante autour des joints actionneurs, qui restent l'un des principaux verrous pour les fabricants d'humanoïdes. Couvrir 2 à 400 Nm avec un seul fournisseur simplifie la chaîne d'approvisionnement des intégrateurs, des doigts jusqu'aux hanches. Atteindre 100 000 unités expédiées en 2025 et viser le million par an place Quanzhibo dans un registre de volume compatible avec une production en série, à condition que le taux de rendement annoncé (98 % global) résiste à une vérification indépendante, hors contexte de communication financière. Fondée en 2020, l'entreprise a enchaîné cinq tours en 2025 seul (A2 à A6), rythme qui traduit une compétition intense côté chinois sur les actionneurs de précision, où des acteurs comme INNFOS et des filiales de groupes industriels investissent également. À l'international, Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus) et 1X Technologies développent leurs joints en interne, tandis que Harmonic Drive AG reste la référence sur les marchés occidentaux. En Europe, des sociétés comme Wandercraft ou Enchanted Tools s'approvisionnent encore majoritairement hors de Chine. L'ouverture de l'usine de Wuxi marque le passage de Quanzhibo d'une logique de R&D à une logique de composant de série ; les prochaines étapes probables incluent des accords OEM avec des fabricants d'humanoïdes de second rang et des ambitions à l'export.

UELa montée en puissance industrielle de Quanzhibo (capacité annoncée à 1 million d'unités/an) accentue la pression concurrentielle sur les fournisseurs d'actionneurs de précision non-chinois, au moment où des fabricants européens d'humanoïdes comme Wandercraft et Enchanted Tools s'approvisionnent encore majoritairement hors de Chine.

Chine/AsieActu
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AgiBot lance une startup spécialisée en mains dextériques qui atteint le statut de licorne en 4 mois
2Pandaily 

AgiBot lance une startup spécialisée en mains dextériques qui atteint le statut de licorne en 4 mois

Lingjiandian (临界点), spin-off d'AgiBot (智元机器人) fondée en janvier 2026 et spécialisée dans les mains dextères pour robots humanoïdes, a bouclé un tour de financement de plusieurs centaines de millions de yuans, atteignant une valorisation supérieure à 1 milliard de dollars en seulement quatre mois. C'est la montée en licorne la plus rapide jamais enregistrée sur le segment des composants critiques pour humanoïdes en Chine. La société a réalisé quatre tours de table en moins de cinq mois : deux rounds successifs en janvier 2026, espacés de six jours, co-menés par Hillhouse Ventures et BlueRun Ventures, un troisième en février, puis ce dernier tour récemment clôturé avec sur-souscription des actionnaires existants. Les fonds sont fléchés vers le développement d'un grand modèle dédié à la manipulation dextère, la constitution d'un dataset open-source, et l'évolution hardware des produits. La cadence de financement révèle l'appétit des investisseurs pour les équipementiers de la supply chain humanoïde, en particulier sur la manipulation dextère, considérée comme l'un des verrous technologiques les plus difficiles de la stack d'IA incarnée (embodied AI). Les mains à haute dextérité conditionnent la capacité des robots à sortir des environnements contrôlés pour réaliser des tâches industrielles précises : assemblage, picking complexe, opérations spécialisées. Un fournisseur capable de proposer un composant clé à l'échelle, couplé à un modèle IA spécialisé et un dataset mutualisé, pourrait devenir un référenceur transversal pour plusieurs constructeurs d'humanoïdes simultanément, ce que les intégrateurs industriels et les décideurs B2B surveillent de près. AgiBot, la société mère, a été fondée en 2023 et s'est imposée comme l'un des acteurs humanoïdes les mieux financés de Chine, aux côtés d'Unitree, Fourier Intelligence et Galbot. Le spin-off de Lingjiandian illustre une tendance de verticalisation ciblée de la chaîne de valeur : plutôt que d'internaliser tous les sous-systèmes, certaines équipes se concentrent sur des composants critiques à forte valeur ajoutée. À l'international, Shadow Robot (Royaume-Uni) et Wonik IPS (Corée) travaillent des positionnements similaires, mais sans cette vélocité de financement. Les prochaines étapes annoncées incluent des déploiements dans l'automatisation industrielle et la robotique de service, avec un dataset open-source qui pourrait devenir un standard de facto pour la manipulation dextère dans l'écosystème humanoïde chinois.

UELa montée en puissance de Lingjiandian sur les composants de manipulation dextère renforce la domination de la supply chain humanoïde chinoise et pourrait exercer une pression concurrentielle indirecte sur les équipementiers européens, bien qu'aucun acteur français ou européen ne soit directement impliqué.

Chine/AsieOpinion
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Lumos Robotics lève près d'1 milliard de yuans en séries A1 et A2, Mitsubishi Electric en tête
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Lumos Robotics lève près d'1 milliard de yuans en séries A1 et A2, Mitsubishi Electric en tête

Lumos Robotics (鹿明机器人), startup d'IA incarnée fondée par des chercheurs de l'université Tsinghua, a bouclé deux tours de financement successifs (A1 et A2) pour un total d'environ 1 milliard de RMB (soit ~140 millions de dollars), avec la filiale chinoise de Mitsubishi Electric comme chef de file sur les deux opérations. Le tour A1 a été co-mené par la filiale spécialisée en manufacturing intelligent de Mitsubishi Electric, ainsi que par les investisseurs historiques Puhua Capital et Wuzhong Jinkong ; le tour A2 a réuni en sus Hengsheng Electronics, Haigao Group et Kunshi Investments. La société, dirigée par le CEO Yu Chao, commercialise deux plateformes distinctes : le robot humanoïde pleine taille LUS et le robot MOS, un bras manipulateur monté sur base roulante lourde. Des laboratoires communs avec Mitsubishi Electric ont été établis à Suzhou et Shanghai, où le MOS est déjà opérationnel pour l'inspection visuelle par IA sur des lignes de production d'automates programmables (PLC). La participation répétée de Mitsubishi Electric, acteur industriel de premier rang et non un fonds de capital-risque généraliste, aux deux tours signale un intérêt stratégique concret. Pour les intégrateurs B2B, cela valide l'architecture technique de Lumos : le moteur propriétaire Nexcore combine des modèles du monde (world models) avec un entraînement conjoint VLA (Vision-Language-Action), une optimisation de l'attention visuelle dédiée à l'industrie, et un réseau d'experts de type MoE pour le contrôle de mouvement haute précision. Le déploiement annoncé du MOS sur des lignes PLC réelles constitue un signal de robustesse terrain, même si aucun volume de déploiement, taux de défaut ni temps de cycle n'est communiqué, ce qui rend toute évaluation objective des performances impossible à ce stade. Lumos Robotics s'inscrit dans une vague de startups chinoises d'IA incarnée issues des grandes universités, en concurrence directe avec Unitree, Fourier Intelligence et LimX Dynamics sur le marché domestique, et avec Figure AI, 1X Technologies ou Agility Robotics à l'international. Sa singularité réside dans un positionnement dual humanoïde/bras mobile combiné à un partenariat industriel ancré chez un équipementier japonais établi. Les prochaines étapes restent floues : ni timeline de série B, ni objectifs de production en volume, ni métriques de performance terrain n'ont été publiés. Le déploiement en inspection PLC à Suzhou et Shanghai représente pour l'instant un pilote industriel validé plutôt qu'un passage à l'échelle commerciale.

Chine/AsieOpinion
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Deer Robot (Luming Robotics) lève près d'un milliard de yuans lors de ses séries A1 et A2, avec Mitsubishi Electric en chef de file
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Deer Robot (Luming Robotics) lève près d'un milliard de yuans lors de ses séries A1 et A2, avec Mitsubishi Electric en chef de file

Deer Robot (鹿明机器人, Luming Robotics), startup fondée par des chercheurs de l'université Tsinghua et dirigée par Yu Chao, a bouclé deux tours de financement successifs, A1 et A2, pour un total d'environ 1 milliard de RMB (~140 millions USD). La filiale chinoise de Mitsubishi Electric a codirigé le tour A1 aux côtés des investisseurs historiques Puhua Capital et Wuzhong Jinkong, puis a de nouveau pris la tête du tour A2 avec la participation de Hengsheng Electronics, Haigao Group et Kunshi Investments. La société développe deux produits distincts: LUS, un humanoïde pleine taille, et MOS, un bras robotisé lourd sur base roulante. Au coeur de la stack technique figure le moteur IA physique "Lumos Nexcore", qui combine entraînement conjoint de world models et de VLA (Vision-Language-Action), une couche d'attention visuelle optimisée pour l'industrie, et un réseau MOE (Mixture of Experts) destiné au contrôle de mouvement haute précision. Des laboratoires conjoints avec Mitsubishi Electric ont été inaugurés à Suzhou et Shanghai, où le robot MOS est déjà déployé sur des lignes de production PLC pour l'inspection visuelle automatisée. Ce financement est notable surtout parce qu'il marque l'entrée d'un acteur industriel japonais de premier plan, Mitsubishi Electric, en tant qu'investisseur stratégique ancré dans la robotique chinoise. La participation répétée et dominante de Mitsubishi Electric sur les deux tours suggère une logique d'intégration verticale plutôt qu'un simple pari financier: l'entreprise cherche vraisemblablement à sécuriser un accès préférentiel à une technologie VLA applicable à ses lignes de fabrication. Le déploiement effectif du MOS sur des lignes PLC réelles est la donnée la plus substantielle du dossier: elle distingue Deer Robot des nombreuses startups chinoises encore au stade de la démonstration contrôlée, et valide une approche de robotique bras-sur-roues potentiellement plus adaptée aux contraintes industrielles qu'un humanoïde complet. Deer Robot s'inscrit dans une vague de startups issues de Tsinghua qui ciblent le segment industriel et logistique, terrain de jeu distinct de celui d'Unitree ou d'UBTECH, plus orientés grand public et recherche. La concurrence directe sur le créneau bras mobile lourd inclut des acteurs comme Dobot ou Flexiv, ainsi que les offres intégrées de Fanuc et ABB. Les labs conjoints à Suzhou et Shanghai constituent un ancrage dans deux des principaux hubs de fabrication électronique et automobile de Chine, ce qui facilite une expansion commerciale sur des comptes industriels existants de Mitsubishi Electric. Les prochaines étapes annoncées restent vagues, mais la dynamique des tours rapprochés laisse supposer une montée en cadence de déploiement MOS avant la fin 2026.

Chine/AsieOpinion
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