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Jing Yue Dongli lève des dizaines de millions de yuans auprès de Xinghaitu pour développer un Robo Labor clé en main
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Jing Yue Dongli lève des dizaines de millions de yuans auprès de Xinghaitu pour développer un Robo Labor clé en main

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Jingyue Dynamics (鲸跃动力), fondée début 2026 en Chine, vient de boucler un tour de table seed de plusieurs dizaines de millions de yuans, mené exclusivement par le fonds spécialisé Xinghaitu (星海图), avec Shendu Capital comme conseiller financier exclusif. La startup développe ce qu'elle désigne sous le terme "Robo Labor" : une force de travail robotique conçue sur le modèle de l'infrastructure cloud - abonnable, élastiquement scalable, opérationnelle dès la livraison. L'ambition est de mécaniser les tâches dites "4D" (Deadly, Difficult, Dirty, Duplicate) en commençant par la manutention de matériaux (material handling) dans les secteurs de la logistique et de l'industrie manufacturière. La startup indique avoir noué des partenariats avec plusieurs grands comptes dans ces secteurs, sans les nommer. Les fonds seront alloués au recrutement, à la livraison en production, au développement de compétences spécialisées et aux opérations de collecte de données terrain.

La proposition technique de Jingyue repose sur une boucle fermée "données + modèle + effecteur terminal", délibérément en rupture avec la course aux très grands modèles. Son fondateur Li Guangyu défend qu'un modèle scénarisé, alimenté par des données réelles de qualité, suffit à une mise en production rapide. La startup a conçu un système de collecte propriétaire Ego-centric + UMI (Universal Manipulation Interface) offrant une localisation de pose sub-millimétrique et une synchronisation multi-source sub-milliseconde sur les signaux visuels, de force et de position. Un pipeline interne traite jusqu'à un million d'heures de données, couplé à une approche Human-in-the-Loop permettant des corrections en temps réel et une opérabilité garantie dès le "Day 1". Leur modèle 3D du monde intègre la compréhension physique - gravité, friction, déformation - pour franchir le saut de la simple "perception-exécution" vers un régime "cognition-prédiction-adaptation". Pour les intégrateurs B2B, le modèle d'accès est présenté comme direct : connexion hardware, interfaçage des capteurs, puis appel de "skills" prépackagés - une architecture plus proche d'une API robotique que d'un projet d'intégration sur mesure, ce qui reste à vérifier en conditions industrielles réelles.

Li Guangyu est docteur en génie électrique de l'USC (University of Southern California) ; il a dirigé les équipes de manipulation dextre et de collecte de données au Beijing Humanoid Robot Innovation Center, pilotant notamment le dataset multimodal RoboMIND et l'agent embodied "慧思开物". Auparavant chez DiDi et Qingzhou Zhihang (autonomie routière), il a construit des pipelines de données à l'échelle du million de séquences. L'équipe fondatrice intègre des vétérans de Geek+ (robots AMR), Neolix, Li Auto, Xiaomi et DiDi, formés à l'USC, Tsinghua, Zhejiang et l'USTC. Sur le plan concurrentiel, le paradigme "data-first" pour l'intelligence embodied a été validé à l'international par Sunday, Generalist AI et Genesis AI, qui ont tous convergé vers l'approche Ego-centric + UMI que Jingyue a adoptée. La startup se positionne explicitement comme une plateforme de skills ouverts, transversale aux intégrateurs hardware, plutôt que comme un constructeur de plateforme humanoide - un pari sur l'hypothèse que la qualité et l'efficacité des données seront le vrai différenciateur dans la prochaine phase de scaling de la robotique embodied.

Impact France/UE

Signal concurrentiel indirect : l'émergence en Chine de plateformes de 'skills' robotiques open-hardware (modèle API) pourrait accélérer la pression sur les intégrateurs européens dans la logistique et le manufacturing, mais aucun déploiement en Europe n'est annoncé.

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Linkhou lève des dizaines de millions de dollars pour développer sa production de composants robotiques
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Linkhou lève des dizaines de millions de dollars pour développer sa production de composants robotiques

Linkhou, fabricant chinois de composants pour la robotique avancée, a annoncé fin avril 2026 la clôture d'un tour de financement Series B+, d'un montant de plusieurs centaines de millions de yuans (soit plusieurs dizaines de millions de dollars), mené par le China Internet Investment Fund avec la participation de plusieurs investisseurs historiques. Fondée en 2015 à Suzhou par Dong Hao, ancien de Bozhon Precision, la société produit des briques matérielles critiques pour la robotique incarnée : modules de vision, châssis mobiles et bras robotiques humanoïdes. Linkhou revendique avoir soutenu des déploiements de robots incarnés à l'échelle de 10 000 unités, un seuil rarement atteint dans le secteur. Son outil industriel comprend deux bases de production à Suzhou et Jiaxing, dont un site principal ayant mobilisé 1 milliard de yuans (environ 140 millions de dollars) d'investissement total, dimensionné pour produire annuellement 850 000 modules de vision, 450 000 unités de contrôle du mouvement et 80 000 robots complets. Les fonds levés seront alloués à la R&D, à l'extension des capacités de production et au développement international. Ce financement illustre un pivot stratégique dans la course humanoïde chinoise : plutôt que de financer un nouveau constructeur de robots complets, le marché capitalise sur les équipementiers de niveau 2, ceux qui fournissent les sous-systèmes sensoriels et mécaniques à l'ensemble de l'écosystème. Pour un intégrateur ou un COO industriel, c'est un signal que la chaîne d'approvisionnement en composants robotiques à haute cadence commence à se structurer en Chine, réduisant la dépendance aux importations japonaises ou européennes pour les actionneurs et capteurs. L'affirmation d'un déploiement à 10 000 unités mérite toutefois d'être nuancée : le communiqué ne précise ni les clients, ni les environnements de déploiement, ni si ce chiffre correspond à des unités en opération réelle ou livrées sur stock. Linkhou s'inscrit dans une vague de spécialistes de composants embarqués qui émergent en Chine aux côtés des constructeurs humanoïdes comme Unitree, Agibot ou UBTECH. Son positionnement en fournisseur multi-client de modules de vision et de contrôle du mouvement le place en concurrence indirecte avec des acteurs comme Hikrobot pour la vision industrielle et Leaderdrive pour les actionneurs. Le soutien du China Internet Investment Fund, fonds d'État rattaché à la Cyberspace Administration of China, donne à ce tour une dimension stratégique au-delà du pur rendement financier, dans un contexte où Pékin pousse activement à l'industrialisation de la robotique incarnée comme axe de compétitivité nationale. Les prochaines étapes annoncées incluent une expansion sur les marchés internationaux, sans précision de calendrier ni de géographies cibles.

UELa structuration rapide de la chaîne d'approvisionnement chinoise en composants robotiques haute cadence (modules de vision, actionneurs) accroît la pression concurrentielle sur les équipementiers européens et japonais, potentiellement au détriment de leurs parts de marché dans l'écosystème robotique mondial.

Chine/AsieOpinion
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L'ex-directeur du laboratoire robotique et véhicules autonomes de Baidu lève des dizaines de millions pour créer un modèle du monde universel pour la robotique
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L'ex-directeur du laboratoire robotique et véhicules autonomes de Baidu lève des dizaines de millions pour créer un modèle du monde universel pour la robotique

Nüwa Robotics (纽娲机器人), startup chinoise fondée en février 2026 par le Dr Yang Ruigang, vient de boucler un tour angel de 50 millions de yuans (environ 6,9 millions d'euros), mené par Bluerun Ventures, avec la participation de Butong Capital et de Gongqingcheng Puyi Investment. C'est le deuxième financement en moins de deux mois : un seed round avait été conduit par Plug and Play Chine peu avant. Yang Ruigang est une figure connue de l'écosystème autonomie chinois : il a dirigé le laboratoire de conduite autonome et de robotique de Baidu, puis exercé comme CTO d'Inceptio Technology (嬴彻科技), où il a piloté la mise en production de camions autonomes de niveau L3. Aujourd'hui professeur associé à l'Université Jiao Tong de Shanghai, il oriente Nüwa vers un objectif précis : la construction d'un "World Traversal Model" (WTM), un modèle de navigation destiné à des robots de toute morphologie, humanoïdes, quadrupèdes, AGV ou véhicules de livraison. Le pari de Nüwa repose sur un constat que le secteur commence à intérioriser : la mobilité dans les environnements humains reste un verrou sous-estimé de la robotique incarnée. Là où la majorité des acteurs se concentrent sur la manipulation ou les architectures VLA (Vision-Language-Action), Nüwa cible la couche locomotion-navigation avec une ambition de déploiement sans carte ou à partir de plans génériques (Gaode, Baidu Maps). Leur moteur de simulation maison, SimWeaver, affiche selon la société des performances 3x supérieures à NVIDIA ISAAC Sim en vitesse de génération de données, une réduction de 20 % de l'erreur sim-to-real, et un taux de succès en zero-shot de 91 % sur des tâches de manipulation d'objets flexibles. Ces chiffres sont auto-déclarés et non vérifiés par des tiers. En locomotion, le système parvient à franchir des escaliers creux inclinés à 55 degrés en combinant vision et proprioception, là où d'autres solutions procèdent en aveugle. Nüwa intègre également un module de "conformité sociale" : le modèle est entraîné à respecter des règles comportementales implicites comme laisser sortir avant d'entrer dans un ascenseur ou céder le passage en espace public. Nüwa s'inscrit dans un paysage compétitif où les grandes architectures sont déjà définies : chez Figure, le modèle Helix (System 0/1/2) sépare planification lente et contrôle rapide ; NVIDIA GR00T N1 suit une logique similaire ; en Chine, Zhiyuan (智元) découpe locomotion, manipulation et interaction, tandis que Tencent RoboticsX structure son architecture SLAP en quatre couches. Nüwa choisit une entrée différente : transférer les acquis de l'autonomie véhiculaire vers des environnements beaucoup plus denses (ascenseurs, couloirs, centres commerciaux), en capitalisant sur la maîtrise de la simulation physique 3D de l'équipe. Le fondateur reconnaît que la brique manipulation reste à construire from scratch, sans analogue dans la conduite autonome. La feuille de route prévoit un premier déploiement du WTM dans un à deux scénarios réels en 2026, logistique et tourisme en priorité, avant une montée en puissance vers la production de robots propres à Nüwa et l'ouverture de la plateforme à des intégrateurs tiers. Aucun client ni partenaire industriel nommé n'a été annoncé à ce stade.

UEL'émergence de Nüwa illustre la compétition croissante de l'écosystème robotique chinois sur la couche navigation-locomotion, un segment encore peu occupé par les acteurs européens, sans impact opérationnel immédiat pour la France/UE.

Chine/AsieActu
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La première entreprise chinoise de puces cérébrales pour robots lève des centaines de millions de yuans
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La première entreprise chinoise de puces cérébrales pour robots lève des centaines de millions de yuans

Beijing Weifan Intelligent Technology a levé plusieurs centaines de millions de yuans lors d'un tour de table seed, co-dirigé par Zhongguancun Capital et sa filiale Qihang Investment, avec la participation du Shanghai Future Industry Fund, Shixi Capital, Biwin Storage, Yanhuang Group et deux autres fonds. Fondée en mai 2025 et issue du laboratoire PAICORE Lab de l'Université de Pékin, spécialisé dans les puces neuromorphiques, la société développe une architecture de puce unifiée "grand cerveau / petit cerveau" pour robots humanoïdes et systèmes à intelligence incarnée. Son co-fondateur Yin Jilei regroupe plus de vingt ans d'expérience semiconducteur, avec des passages chez IBM, GlobalFoundries, MediaTek et VIA, puis comme COO de Zhicun Technology ; l'équipe compte également d'anciens ingénieurs de Huawei et Tencent. La puce centrale repose sur une architecture propriétaire baptisée BiGPU (Brain-Inspired GPU), qui fusionne dans un seul bloc matériel calcul neuromorphique par réseau de neurones impulsionnels (SNN, Spiking Neural Network) et GPU généraliste (ANN), sur un jeu d'instructions et une chaîne d'outils logiciels partagés. La mise en production est prévue pour le deuxième trimestre 2027, à l'issue d'un cycle de R&D de deux ans actuellement à mi-parcours. L'enjeu principal est la réduction de la dépendance de la robotique chinoise envers la gamme Jetson de Nvidia, aujourd'hui quasi-incontournable pour l'inférence embarquée dans les robots humanoïdes, mais jugée trop coûteuse, peu localisée et exposée aux restrictions américaines à l'exportation. Aucune puce domestique ne propose encore d'alternative mature. La valeur ajoutée de BiGPU réside dans sa résolution du trilemme puissance de calcul / efficacité énergétique / coût : en convertissant les opérations de multiplication-accumulation matricielle (GEMM), qui représentent plus de 80 % du calcul dans les réseaux de neurones, en additions SNN à faible consommation, Weifan vise une réduction significative de la puissance dissipée sans sacrifier la compatibilité avec les frameworks existants. L'intégration isomorphe, c'est-à-dire un seul ISA partagé pour ANN et SNN plutôt que deux systèmes hétérogènes maintenus en parallèle, simplifie l'intégration côté équipementier. La prise en charge native des architectures Transformer, VLA (Vision-Language-Action) et des modèles du monde ancre BiGPU comme cible industrielle plutôt que démonstrateur académique. Weifan est une spin-off directe du laboratoire PAICORE de l'Université de Pékin, ce qui lui confère une crédibilité technique solide mais aussi la trajectoire classique d'un acteur académique en phase de validation industrielle. La puce ne sera pas disponible avant le deuxième trimestre 2027, laissant une fenêtre ouverte à des concurrents déjà en production : Nvidia Jetson Thor pour les humanoïdes, Qualcomm RB-series côté international, et Cambricon côté chinois. La société annonce des discussions en cours avec plusieurs fabricants de robots humanoïdes de premier plan, certaines ayant dépassé la phase exploratoire, sans divulguer de noms. Les fonds levés sont destinés à finaliser l'architecture du jeu d'instructions, étoffer l'équipe R&D et structurer la définition produit. À ce stade, il s'agit d'un pari sur une architecture prometteuse et une équipe expérimentée, pas encore sur un produit livré.

UEÀ surveiller comme signal d'intelligence compétitive sur la stratégie d'indépendance semiconducteur de la Chine dans la robotique humanoïde, sans impact opérationnel direct pour les acteurs européens avant 2027 au plus tôt.

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Xynova lève des centaines de millions en Série A pour sa main dextérique Flex2
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Xynova lève des centaines de millions en Série A pour sa main dextérique Flex2

Xynova, startup chinoise spécialisée dans la manipulation dextre, a bouclé un tour de série A de plusieurs centaines de millions de yuans, co-piloté par le fonds corporate de Li Auto, CITIC Securities Capital et CITIC Securities Investment, avec la participation du Yangtze River Delta Digital Culture Group, du Yuanjia Fund, et la continuité d'investisseurs historiques dont le fonds corporate de Xiaomi, Caifu Capital et Dianji Fund. Fondée fin 2024, la société accumule ainsi près d'un milliard de yuans de financement total (environ 125 millions d'euros), ce qui la positionne parmi les premiers acteurs du segment des mains dextres en Chine. Son produit phare, la main dextre Flex2, est conçue pour des tâches de manipulation à haut nombre de degrés de liberté, mais l'entreprise n'a publié aucune métrique technique précise (DOF, payload, temps de cycle) dans ce communiqué, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances. La composition du tour est aussi significative que son montant. L'entrée de constructeurs automobiles comme Li Auto et Xiaomi indique que les mains dextres sont désormais perçues comme un composant critique pour le déploiement de robots embodied AI, tant dans la fabrication industrielle fine que dans les robots de service domestique. La présence de grandes banques d'investissement en position de lead signal une transition : le segment sort de la phase early-risk et entre dans la cible d'allocation des institutionnels mainstream. Enfin, la participation de capitaux publics régionaux de la zone du Delta du Yangtze traduit une volonté gouvernementale de faire de la main dextre un nœud stratégique de la supply chain robotique, en capitalisant sur les clusters manufacturiers locaux. Xynova se positionne comme fournisseur full-stack de capacités de manipulation dextre, intégrant hardware (la main), architecture d'exécution (coordination bras-main), et algorithmes de contrôle moteur de bas niveau (ce que l'entreprise nomme "contrôle cérébelleux"), formant une boucle fermée perception-contrôle-décision. Son CEO, Xia Yuxuan, double diplômé en physique et informatique, a une trajectoire atypique mêlant recherche académique et capital-risque en hardtech et robotique. Sur un marché des mains dextres de plus en plus encombré, Xynova est en compétition directe avec des acteurs comme Inspire Robots, DexHand ou les équipes en interne chez Figure et Agility Robotics côté occidental, et plusieurs startups chinoises non-divulguées. Les prochaines étapes annoncées par la société portent sur l'accélération du développement produit et de la capacité de fabrication, sans calendrier précis communiqué.

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