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Interview de Lucas GOUMARRE , CEO Korben For People
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Interview de Lucas GOUMARRE , CEO Korben For People

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Korben For People, startup française fondée par Lucas Goumarre, se positionne comme éditeur d'un logiciel de gestion de flotte pour robots de service multi-marques. La société commercialise une plateforme SaaS B2B facturée environ 150 euros HT par robot et par mois, permettant à ses clients de piloter des flottes hétérogènes depuis une interface unique. À ce jour, l'entreprise revendique environ 250 robots connectés et opérés via sa plateforme, déployés en France, en Belgique, en Espagne et en Allemagne. Les secteurs ciblés sont la grande distribution alimentaire, les prestataires de nettoyage professionnel et la logistique d'entrepôt. En complément de son cœur SaaS, Korben For People propose de la revente matérielle multi-marques ainsi que des offres Robot-as-a-Service (RaaS), où les clients souscrivent un abonnement mensuel plutôt que d'acquérir les robots en CAPEX.

Le positionnement "hardware-agnostique" de Korben For People répond à un problème concret pour les intégrateurs et les opérateurs de flotte : le risque d'enfermement dans l'écosystème propriétaire d'un seul constructeur. En proposant une couche logicielle indépendante des marques, la société protège les investissements clients sur la durée des cycles de renouvellement des équipements, typiquement pluriannuels. La montée en puissance du modèle RaaS est également significative : elle abaisse la barrière à l'entrée pour des acteurs comme les sociétés de nettoyage, qui hésitaient à immobiliser du capital sur des technologies encore en évolution rapide. L'affirmation de Goumarre selon laquelle "90 % des sols d'un hypermarché sont nettoyés par robot" dans certains déploiements constitue un signal de maturité opérationnelle, même s'il s'appuie sur des cas sélectionnés et mériterait validation à plus grande échelle. L'enjeu cybersécurité des flottes robotiques, évoqué en fin d'interview, commence à peser dans les décisions d'achat des grands comptes industriels soumis à la directive NIS2.

Korben For People opère dans un segment encore émergent mais en consolidation rapide : celui du middleware de gestion de flotte robotique de service. Sur ce créneau, la startup française se confronte à des acteurs internationaux comme InOrbit, aux plateformes propriétaires des constructeurs eux-mêmes (SoftBank Robotics, Avidbots, Gaussian Robotics), ainsi qu'aux solutions internes développées par de grandes enseignes ou prestataires logistiques. Son ancrage européen et sa connaissance des contraintes opérationnelles locales constituent ses principaux éléments de différenciation. Les prochaines étapes annoncées portent sur l'expansion géographique en Europe et l'élargissement du portefeuille de robots compatibles. Aucune levée de fonds ni partenariat industriel majeur n'a été communiqué à ce stade dans l'interview.

Impact France/UE

Korben For People, startup française, déploie une plateforme SaaS de gestion de flotte robotique multi-marques en France, Belgique, Espagne et Allemagne, un outil directement évaluable par les opérateurs et intégrateurs européens cherchant à éviter le lock-in constructeur et à se conformer à NIS2.

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Interview : les deux membres fondateurs de MAESTRO racontent la naissance du consortium à l’Inria et au CNRS
1Robot Magazine FR 

Interview : les deux membres fondateurs de MAESTRO racontent la naissance du consortium à l’Inria et au CNRS

Le consortium MAESTRO, né des travaux menés à l'Inria et au CNRS, a été présenté par deux de ses membres fondateurs, Justin Carpentier et Pierre-Guillaume Raverdy, dans une interview sur sa genèse et ses objectifs. Son ambition est de rapprocher la recherche française et européenne en robotique et intelligence artificielle des besoins concrets de l'industrie, en se concentrant sur les logiciels qui modélisent, simulent et contrôlent les mouvements des robots. La suite s'appuie sur des briques développées par l'équipe de recherche WILLOW (CNRS, PSL, Inria), conçues à l'origine pour des problématiques scientifiques de locomotion et de manipulation, et aujourd'hui utilisées par des équipes de recherche et des industriels du monde entier, de l'aérospatial aux plateformes humanoïdes de dernière génération. Ces outils couvrent désormais toute la chaîne : modélisation physique, simulation, optimisation et contrôle. Cette structuration répond à une difficulté récurrente de la robotique académique européenne : des briques logicielles scientifiquement solides qui restent cantonnées au laboratoire faute de maintenance et de feuille de route alignée sur les contraintes industrielles. En intégrant des partenaires qui apportent leurs cas d'usage et confrontent les logiciels à des déploiements concrets, MAESTRO vise à accélérer le passage du prototype de recherche à l'outil industriel robuste. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'enjeu est celui d'une alternative européenne mutualisée face aux piles logicielles propriétaires des acteurs américains et chinois de la robotique humanoïde. Le consortium ne vend pas un robot mais une infrastructure logicielle commune, un positionnement qui relève autant de la souveraineté technologique que de la compétitivité scientifique. MAESTRO prolonge les travaux de l'équipe WILLOW, qui a progressivement étoffé sa suite au-delà de ses cas d'usage d'origine. Justin Carpentier y situe une rupture méthodologique plus large : la robotique s'est longtemps appuyée sur des modèles mathématiques et le contrôle optimal, dont les fondements remontent aux années 1950, une approche rigoureuse mais qui suppose de décrire explicitement la dynamique du robot, ses contacts et ses objectifs, mise en échec dès que le geste se complique, comme un salto, par l'explosion du nombre de paramètres. L'IA a d'abord transformé la perception, remplaçant la description manuelle des objets par des représentations apprises depuis images et capteurs, capables de généraliser à des objets inédits. Elle transforme désormais la décision et l'action via l'apprentissage par renforcement et par imitation, qui permettent d'acquérir un mouvement par essais ou par démonstration humaine sans programmation geste par geste. Les progrès récents combinent vision, apprentissage et modèles de langage, une convergence sur laquelle l'interview s'arrête sans calendrier de déploiement industriel précisé.

UELe consortium MAESTRO, porte par l'Inria et le CNRS, vise a bâtir une infrastructure logicielle européenne mutualisée pour la robotique humanoïde face aux piles propriétaires américaines et chinoises.

FR/EU ecosystemeActu
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Teradyne Robotics intensifie sa lutte contre les copies de cobots
2Robotics Business Review 

Teradyne Robotics intensifie sa lutte contre les copies de cobots

Teradyne Robotics, maison mère du fabricant de cobots Universal Robots, a déposé une plainte pour contrefaçon de brevets contre la filiale allemande de l'entreprise chinoise JAKA Robotics. La plainte, déposée devant la division locale de Copenhague de la Juridiction unifiée du brevet (UPC), vise plusieurs brevets couvrant à la fois le matériel et le logiciel des bras collaboratifs d'Universal Robots. Selon David Brandt, vice-président R&D et directeur technique d'Universal Robots, l'entreprise a acheté un robot JAKA après avoir constaté des ressemblances frappantes avec ses propres bras à limitation de force et de puissance, et l'examen du produit a révélé une possible contrefaçon. Le choix de Copenhague s'explique par des actes d'infraction allégués survenus au Danemark et dans d'autres États membres de l'UE. Il s'agit du second contentieux majeur de Teradyne Robotics contre un acteur chinois en Europe cette année : en février 2026, l'entreprise avait déjà attaqué la filiale allemande d'Elite Robots pour contrefaçon de droits d'auteur, obtenant en avril une injonction préliminaire du tribunal régional de Hambourg interdisant à Elite Robots Allemagne de commercialiser les logiciels et produits litigieux, procédure toujours en cours. JAKA n'a pas répondu aux sollicitations du Robot Report. Une décision de l'UPC aurait une portée géographique large : elle pourrait s'appliquer dans 17 des 18 États membres de l'UE participant à l'UPC, ainsi que dans des pays tiers comme le Royaume-Uni et l'Espagne. Pour les intégrateurs et acheteurs de cobots, cette affaire illustre un durcissement net de la défense de propriété intellectuelle face à la montée de fabricants chinois proposant des bras collaboratifs aux caractéristiques très proches des standards occidentaux. Une victoire de Teradyne pourrait forcer des ajustements de gamme, des retraits de marché ou des accords de licence pour plusieurs fournisseurs chinois actifs en Europe, et pèsera sur les décisions d'achat des industriels, qui évaluent désormais la solidité juridique de leurs fournisseurs autant que le prix. Jean-Pierre Hathout, président du groupe Teradyne Robotics, a affirmé que l'entreprise n'accepterait pas la copie illégale de technologies protégées, un discours qui traduit une stratégie assumée de contentieux répétés plutôt qu'un cas isolé. Universal Robots structure aujourd'hui son offre en deux gammes : la UR Series (UR8 Long, UR15, UR18, UR20, UR30), avec des charges utiles de 10 à 35 kg et une portée allant jusqu'à 1750 mm, et l'e-Series, plus compacte (UR3e, UR7e, UR12e, UR16e), avec des charges de 3 à 16 kg et des portées de 500 à 1300 mm. JAKA aligne un catalogue tout aussi étendu, articulé autour des séries Zu, Pro, S, AL, A et Mini, plus le MiniCobo. La famille Zu s'étend du Zu3 au Zu30, avec par exemple le Zu5 (5 kg, 954 mm) et le Zu18 (18 kg, 1073 mm), tandis que la série Pro (Pro5, Pro12, Pro16) cible des usages plus exigeants. Cette comparaison de portefeuilles, mise en avant par Teradyne lui-même à l'appui de sa plainte, devrait occuper une place centrale dans l'instruction du dossier devant l'UPC.

UEUne décision de l'UPC siégeant a Copenhague pourrait s'appliquer dans 17 des 18 Etats membres de l'UE, affectant directement l'accès au marche européen des fabricants chinois de cobots comme JAKA et pesant sur les choix d'approvisionnement des industriels français et européens.

FR/EU ecosystemeReglementation
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Le gouvernement américain interdit les Roomba
3The Verge 

Le gouvernement américain interdit les Roomba

Cette annonce du gouvernement américain interdit les « dispositifs robotiques avancés » en provenance de certains pays étrangers, avec une portée qui va bien au-delà des humanoïdes : les aspirateurs-robots comme les Roomba sont explicitement concernés, confirme Katie Gorscak, directrice des relations médias de la FCC, à The Verge. Les appareils déjà approuvés et importés restent autorisés à la vente, et les propriétaires actuels d'aspirateurs connectés ne sont pas affectés. Mais les futurs modèles fabriqués par des entreprises étrangères jugées à risque pourraient être bloqués à l'entrée du territoire américain, au nom de la sécurité nationale. Résultat inattendu : même les fabricants de robots aspirateurs se voient désormais sommés de s'engager sur une fabrication locale aux États-Unis. Cette mesure illustre un changement de paradigme dans la régulation robotique américaine : l'exécutif ne cible plus seulement les usages militaires ou industriels sensibles, mais élargit la définition de « robot à risque » à tout appareil domestique connecté capable de cartographier un intérieur et de transmettre des données. Pour les fabricants chinois notamment, très présents sur ce marché (iRobot ayant lui-même été concurrencé par des marques comme Roborock ou Ecovacs), cela signifie une pression accrue vers la relocalisation de la production ou l'exclusion pure et simple du marché américain. Pour les integrateurs et décideurs B2B du secteur robotique au sens large, ce signal confirme que les barrières commerciales autour de la robotique s'étendent désormais à des catégories de produits jusque-là considérées comme anodines. Cette décision s'inscrit dans la continuité des politiques de l'administration Trump visant à restreindre les technologies étrangères jugées porteuses de risques d'espionnage, un cadre déjà appliqué aux télécommunications (Huawei) et désormais étendu à la robotique domestique et humanoïde. Les modalités précises du dispositif, notamment les critères d'exclusion par pays ou par fabricant, ainsi que le calendrier d'application aux nouveaux modèles, restent à préciser par la FCC dans les prochaines semaines.

FR/EU ecosystemeActu
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Coherence Guard : Palm Garden AI développe une couche décisionnelle relationnelle pour les robots interagissant avec les humains
4The Robot Report 

Coherence Guard : Palm Garden AI développe une couche décisionnelle relationnelle pour les robots interagissant avec les humains

Palm Garden AI, entreprise basée en Allemagne et en Thaïlande, développe Coherence Guard, une couche logicielle décrite comme « agnostique de plateforme » destinée aux robots en interaction directe avec des humains. Selon Joachim Scheuerer, PDG de l'entreprise, ce module ne remplace ni la perception, ni la planification de mouvement, ni l'apprentissage par renforcement, ni les piles de contrôle robotique existantes. Il s'insère plutôt comme une couche d'évaluation pré-action : avant qu'un robot exécute un geste, Coherence Guard évalue si l'action est « relationnellement cohérente » dans un environnement humain réel, en tenant compte du timing, de la proximité, des demandes de limites, du ton émotionnel, de la préservation de la confiance et du retrait respectueux. Le système s'appuie sur l'infrastructure comportementale ANATTA 9 de Palm Garden, bâtie sur le système d'exploitation cloud Transwarp (TCOS), et se positionne au-dessus ou à côté des piles de contrôle robotique classiques (SDK/API, ROS 2, planification, modèles du monde). Baptisé Relational Infrastructure Framework (RIF), ce cadre ajoute une compréhension des rôles, intentions, vulnérabilités et conséquences futures possibles, là où les modèles du monde physique se limitent aux objets, à l'espace et au mouvement. Le RIF est disponible sur demande auprès de Palm Garden AI. À mesure que les robots humanoïdes et robots de service se dirigent vers l'hospitalité, les soins, le commerce de détail, l'éducation, le guidage et le domicile, la gestion des interactions sociales devient un enjeu aussi critique que la mobilité ou la manipulation. Palm Garden AI parie que cette couche relationnelle deviendra une catégorie d'infrastructure nécessaire, au même titre que la perception ou la planification de trajectoire. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, l'annonce pointe un angle mort du secteur : la plupart des piles robotiques actuelles savent naviguer, parler et exécuter des tâches, mais ne savent pas juger si un geste techniquement possible est socialement approprié, par exemple continuer une tâche alors qu'une personne exprime un malaise. Ce type de défaillance, plus subtil qu'une panne technique, peut pourtant déterminer l'acceptabilité sociale d'un robot en environnement réel et donc sa commercialisation effective. Reste que Coherence Guard, comme beaucoup d'annonces du secteur, en est au stade du cadre logiciel disponible sur demande plutôt que du produit déployé à grande échelle : aucun chiffre de déploiement, aucun partenaire robotique nommé, aucun benchmark quantitatif indépendant n'accompagne l'annonce, ce qui invite à la prudence sur la portée réelle de la technologie à ce stade. Le concept trouve son origine dans l'expérience de Palm Garden Retreat, un établissement en Thaïlande où l'équipe a observé pendant trois ans des situations d'interaction humaine structurées : arrivée, orientation, silence, vulnérabilité, construction de confiance, malentendu et retrait respectueux. Scheuerer cite comme « benchmark » simple le retrait respectueux : si une personne montre un signe d'inconfort ou demande de l'espace, le robot doit interrompre sa tâche, reconnaître le signal, augmenter la distance si nécessaire, réduire son intensité expressive et revenir à un état neutre. Ces comportements de base couvrent aussi l'accueil et l'orientation, la présence de soutien, l'assistance non intrusive, l'escalade en cas d'incertitude élevée et l'explication préservant la cohérence. Palm Garden AI se positionne ainsi sur un segment encore peu occupé, distinct des efforts des grands acteurs de la robotique humanoïde (Figure, Tesla avec Optimus, ou les modèles VLA comme Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de Nvidia ou Helix de Figure), qui se concentrent d'abord sur la manipulation et la mobilité générale. Aucun calendrier de déploiement pilote ni partenaire intégrateur n'a été communiqué à ce stade ; l'entreprise indique seulement que le RIF est accessible sur demande.

UEPalm Garden AI, entreprise basée en Allemagne, développe cette couche logicielle relationnelle, renforçant l'écosystème européen sur un segment encore peu occupé de l'interaction homme-robot.

FR/EU ecosystemeActu
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