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Nyobolt lève des fonds pour étendre la recharge rapide à davantage de robots
FR/EU ecosystemeRobotics Business Review 

Nyobolt lève des fonds pour étendre la recharge rapide à davantage de robots

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Nyobolt, entreprise britannique spécialisée dans les batteries à charge rapide basée à Cambridge, a annoncé cette semaine une levée de fonds de 60 millions de dollars, portant sa valorisation au-dessus du milliard de dollars. Le tour de table a été mené par Symbotic, le spécialiste américain de la robotique pour supply chain, avec la participation d'IQ Capital, Latitude (Phoenix Court), Scania Invest et CBMM. La traction commerciale de Nyobolt est illustrée par une croissance de revenus multipliée par cinq en un an. Cas d'usage phare : les AMRs SymBot de Symbotic, déployés en entrepôts 24h/24, utilisent désormais les batteries Nyobolt à la place des ultracapacitors précédemment embarqués. Le résultat annoncé : capacité énergétique multipliée par six, masse réduite de 40 %, et durée de vie en cycles au moins dix fois supérieure à celle des technologies lithium-ion conventionnelles. Ces chiffres restent à valider en conditions réelles sur la durée, mais proviennent d'un déploiement opérationnel et non d'un banc de test en laboratoire.

L'enjeu dépasse la simple optimisation de composant. Les flottes d'AMRs industriels atteignent une densité et une intensité d'usage qui rendent les solutions de charge classiques structurellement inadaptées : temps d'arrêt pour swap de batterie, dégradation accélérée sous cycles rapides, contraintes thermiques en environnement confiné. Nyobolt positionne sa technologie comme une infrastructure d'énergie instantanée ("instant power infrastructure"), un concept qui commence à peser dans les décisions d'achat des intégrateurs logistiques et des opérateurs d'entrepôts automatisés. Pour un COO industriel qui dimensionne une flotte, la promesse n'est pas tant la performance crête que la continuité opérationnelle : zéro downtime non planifié, maintenance prévisible, durée de vie cohérente avec les cycles d'amortissement de l'équipement. Si les métriques annoncées se confirment à l'échelle, cela repositionne la batterie comme facteur différenciant dans les appels d'offres robotiques, au même titre que le logiciel d'orchestration.

Fondée à Cambridge, Nyobolt s'est d'abord développée autour de la mobilité électrique légère avant de pivoter vers les applications industrielles et la robotique physique, segment en croissance rapide depuis l'essor des plateformes d'IA embarquée. Dans cet espace, elle se retrouve en concurrence indirecte avec des acteurs comme Electrovaya, Boston-Power ou encore les divisions batteries de grands équipementiers asiatiques qui ciblent aussi l'AMR. Le partenariat avec Symbotic lui apporte une référence de poids dans la logistique automatisée américaine. Nyobolt annonce par ailleurs une expansion en Inde, avec un mémorandum d'accord signé avec l'État du Rajasthan pour déployer plus de 100 MW de datacenters IA hors réseau, signalant une diversification vers le stockage d'énergie stationnaire. Les prochaines étapes incluent l'extension à d'autres constructeurs de robots, sans que des noms ou des timelines précis n'aient été communiqués à ce stade.

Impact France/UE

Nyobolt, basée à Cambridge, atteint le statut de licorne avec 60 M$ levés, une validation du segment européen des batteries haute-performance pour AMRs industriels, avec Scania Invest comme signal d'intérêt industriel continental.

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Robot.com s'associe à Sodexo pour déployer davantage de robots de livraison sur trottoir
1Robotics Business Review 

Robot.com s'associe à Sodexo pour déployer davantage de robots de livraison sur trottoir

Robot.com, entreprise basée à San Francisco fondée en 2017 sous le nom Kiwibot, a annoncé un accord commercial de sept ans avec le groupe français de restauration collective Sodexo, qui prolonge un partenariat entamé en 2021 sur plusieurs campus universitaires nord-américains gérés par Sodexo. Selon Felipe Chavez Cortes, cofondateur et PDG de Robot.com, cité par The Robot Report, Sodexo emploie environ 400 000 personnes dans le monde dont 120 000 à temps plein aux États-Unis, et fait face à des pénuries de main-d'œuvre sur certains postes. Ce contrat de sept ans constitue, selon Cortes, le plus grand déploiement d'entreprise unique jamais signé par Robot.com. La flotte de robots de livraison R-Kiwi de la société a réalisé 2,4 millions de tâches sur des campus et des trottoirs urbains, avec plus de 500 unités actuellement en service à travers le pays, chiffres communiqués par l'entreprise elle-même et non vérifiés de façon indépendante. Robot.com prévoit d'ajouter à sa gamme le R-Dog, un robot quadrupède à roues et pattes capable, selon Cortes, de déposer directement les colis, de monter des escaliers, et de s'installer dans un véhicule autonome sans modification de celui-ci. Pour la fiabilité opérationnelle de ses flottes, l'entreprise s'appuie sur sa plateforme logicielle interne baptisée Remi et sur des partenariats avec Field AI et Physical Intelligence. Ce contrat intervient alors que plusieurs acteurs du secteur reculent sur la livraison en campus universitaire: Starship Technologies, l'un des pionniers du secteur, a récemment annoncé l'arrêt progressif de ses opérations sur les campus pour se recentrer sur la livraison de courses alimentaires. Robot.com fait donc un pari inverse, misant sur le campus comme environnement de test intermédiaire entre l'intérieur contrôlé et la rue urbaine dense. L'argument économique avancé par Cortes, une plateforme logicielle mêlant robotique classique et briques d'IA tierces, en partie financée par de la publicité embarquée sur les robots, illustre une recherche plus large de modèles de revenus hybrides pour rentabiliser des flottes dont le coût d'exploitation reste élevé. L'arrivée annoncée du R-Dog, capable de livrer sans intervention manuelle du destinataire, répond à une limite structurelle des robots à roues actuels, qui nécessitent que le client ouvre lui-même le compartiment. Mais à ce stade, le R-Dog demeure une annonce de produit à venir et non un système effectivement déployé, contrairement au R-Kiwi. Robot.com a été fondée en 2017 à San Francisco sous le nom Kiwibot avant de se rebaptiser. La relation avec Sodexo remonte à 2021, lorsque le groupe est devenu, selon Cortes, la première entreprise à déployer des robots de livraison alimentaire sur des campus universitaires américains, avant d'étendre ce type de déploiement plus largement dans le secteur de la restauration collective. Le marché de la livraison autonome sur trottoir reste dominé par un petit nombre d'acteurs, dont Starship Technologies, dont le repositionnement récent vers les courses alimentaires souligne les difficultés de rentabilité du modèle campus. Robot.com mise désormais sur la diversification de sa flotte, avec le R-Dog en complément du R-Kiwi, ainsi que sur ses partenariats technologiques avec Field AI et Physical Intelligence pour sécuriser le déploiement de nouvelles formes de robots. Aucune date précise n'a été communiquée pour le lancement opérationnel du R-Dog. L'entreprise doit par ailleurs être présente à l'événement RoboBusiness 2026, où ces développements devraient être détaillés.

UESodexo, groupe français, est partie prenante centrale de cet accord mais le déploiement des robots reste limite aux campus nord-américains, sans impact direct sur le marche français ou européen de la robotique.

FR/EU ecosystemeActu
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Comau et OMRON Robotics s'associent pour proposer leurs robots à davantage de secteurs industriels
2Robotics Business Review 

Comau et OMRON Robotics s'associent pour proposer leurs robots à davantage de secteurs industriels

Comau SpA, le spécialiste italien de l'automatisation industrielle basé à Turin, et OMRON Robotics, filiale robotique d'Omron Industrial Automation dont le siège est à Pleasanton (Californie), ont annoncé un partenariat stratégique visant à accélérer conjointement le déploiement de l'automatisation dans l'industrie mondiale. L'accord, annoncé le 11 mai 2026, cible en priorité quatre secteurs à forte croissance : l'électronique, les semi-conducteurs, la fabrication médicale et l'intralogistique industrielle légère. Les deux PDG, Pietro Gorlier pour Comau et Olivier Welker pour OMRON Robotics, ont confirmé l'initiative sans en préciser les modalités financières ni les engagements de chiffre d'affaires commun. Les sociétés prévoient d'intégrer du matériel robotique, des technologies de contrôle avancées et des plateformes logicielles d'automatisation, avec des initiatives conjointes supplémentaires à l'étude. OMRON a par ailleurs élargi le mois dernier les options de configuration mât de son AMR OL-450S, illustrant une dynamique produit active en parallèle du rapprochement. Ce partenariat répond à une tension réelle du marché : les intégrateurs et les industriels cherchent des solutions qui s'insèrent aussi bien dans des lignes de production existantes que dans des environnements de nouvelle génération, sans multiplier les intégrateurs spécialisés. En combinant le portefeuille OMRON, reconnu pour ses robots industriels, collaboratifs et mobiles ainsi que ses environnements de programmation à déploiement rapide, avec la base installée de Comau dans l'automobile, l'e-mobilité, la pharmacie et la logistique, les deux acteurs visent une offre plus large et accessible à l'échelle mondiale. La portée réelle de la collaboration reste à vérifier dans la pratique : l'annonce est, pour l'instant, une déclaration d'intention sans déploiement client documenté ni métriques de performance communes publiées. Comau, présent dans plus de 30 pays et anciennement dans l'orbite de Stellantis, a engagé depuis deux ans une diversification active hors de l'automobile, notamment avec l'acquisition d'Automha SpA (Bergame, Italie), spécialiste de l'intralogistique globale présenté à MODEX en avril. OMRON Robotics s'appuie sur l'écosystème mondial d'Omron, groupe japonais pesant plusieurs milliards de dollars dans l'automatisation industrielle. Sur ce segment de la robotique légère et de la manutention flexible, les deux entreprises se retrouvent en concurrence directe avec des alliances similaires impliquant Universal Robots, Fanuc ou Yaskawa Motoman. Roberto Mendes Cutrupi, directeur de la business unit Amérique du Nord de Comau, prendra la parole lors du Robotics Summit & Expo de Boston le 28 mai 2026, première occasion publique de préciser la feuille de route opérationnelle de cette collaboration.

UEComau, acteur industriel italien majeur anciennement dans l'orbite Stellantis, étend son portefeuille hors automobile via ce partenariat, renforçant potentiellement la compétitivité des intégrateurs européens face aux alliances concurrentes portées par Universal Robots, Yaskawa ou Fanuc.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Monumental obtient de nouveaux fonds pour déployer ses robots de construction aux États-Unis
3Robotics Business Review 

Monumental obtient de nouveaux fonds pour déployer ses robots de construction aux États-Unis

Monumental, entreprise néerlandaise basée à Amsterdam et spécialisée dans la robotique et les logiciels de construction, a annoncé cette semaine une levée de fonds de 32 millions de dollars en Series B, menée par Khosla Ventures avec la participation de Hummingbird, Plural et d'autres investisseurs. Le co-fondateur et PDG Salar al Khafaji a précisé au Robot Report que ces fonds serviront à recruter des ingénieurs hardware et software, à lancer l'entreprise aux Etats-Unis dès cette année, à augmenter le nombre de robots déployés en Europe, et à élargir les tâches de construction couvertes au-delà de la pose de briques. Les robots électriques et autonomes de Monumental utilisent capteurs, vision par ordinateur et bras grutiers pour poser briques et mortier avec une précision millimétrique, le tout piloté par Atrium, la plateforme logicielle propriétaire de l'entreprise. Ils peuvent aussi manipuler des outils additionnels, comme l'insertion de tirants muraux ou le jointoiement. A ce jour, les robots de Monumental ont construit les murs de plus de 100 logements aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, ainsi que ceux d'une école, d'un centre communautaire, d'un hôtel et de murs de canaux. Le modèle économique de Monumental, qui facture des murs finis plutôt que la location de robots, transfère le risque financier et technique vers l'entreprise elle-même plutôt que vers les entrepreneurs du bâtiment, ce qui facilite l'adoption sans investissement en capital de leur part. Cette approche répond directement à une pénurie de main-d'oeuvre massive aux Etats-Unis, où il manque chaque mois entre 200 000 et 400 000 ouvriers du bâtiment, et où 2,2 millions de travailleurs supplémentaires seraient nécessaires d'ici trois ans pour répondre à la demande de logements. Pour les décideurs du secteur, cette levée confirme qu'un modèle de robotique de construction en subcontracting, avec des humains toujours présents pour la supervision, la maintenance et les interventions imprévues, peut passer du stade pilote à un déploiement commercial réel sur plus de 100 chantiers, loin des simples démonstrations. L'expansion américaine constitue toutefois un défi différent de l'Europe: le marché y est plus fragmenté, avec des codes du bâtiment, des structures de main-d'oeuvre et des pratiques de construction qui varient d'un Etat à l'autre. Al Khafaji affirme que l'approche logicielle de Monumental, déjà éprouvée face à la diversité des pratiques européennes, permettra d'adapter les déploiements aux méthodes locales. Les investisseurs, selon l'entreprise, ont été convaincus avant tout par ces résultats opérationnels concrets plutôt que par la seule promesse technologique, la Series A ayant servi à valider que le concept fonctionnait réellement sur le terrain.

UEMonumental, entreprise néerlandaise basée à Amsterdam, démontre la viabilité commerciale d'un modèle de robotique de construction en subcontracting déjà déployé sur plus de 100 chantiers aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, avant son expansion vers les Etats-Unis.

FR/EU ecosystemeActu
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AEON rejoint Humanoid Gym pour apprendre des tâches industrielles avant un déploiement de 1 000 robots
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AEON rejoint Humanoid Gym pour apprendre des tâches industrielles avant un déploiement de 1 000 robots

Hexagon Robotics et l'équipementier allemand Schaeffler, spécialiste des roulements et des technologies de mouvement, ont annoncé le mois dernier l'entrée du robot humanoïde AEON dans le Humanoid Gym, un centre d'entraînement industriel installé en Allemagne. Cette étape s'inscrit dans un partenariat stratégique entre les deux groupes visant à déployer au moins 1 000 unités AEON dans l'industrie au cours des prochaines années. Le site fonctionne selon un modèle en trois phases, entraînement, validation puis déploiement, appliqué à chaque nouvelle capacité avant que le robot ne soit autorisé à l'exercer en conditions réelles de production. Aucune des deux entreprises n'a communiqué de calendrier pour les déploiements individuels, ni précisé quelles tâches manufacturières AEON apprendra en premier. Aucun robot de la flotte annoncée n'est actuellement en service : l'arrivée dans le Humanoid Gym marque le début de la préparation industrielle, pas son aboutissement. Cette annonce illustre un écart récurrent dans le secteur des humanoïdes entre les objectifs de déploiement à grande échelle affichés par les fabricants et la réalité opérationnelle, où l'essentiel du travail reste concentré sur l'acquisition et la validation de capacités de base avant toute mise en production. L'absence de calendrier ou de tâches définies pour les 1 000 unités promises rappelle que cette annonce relève encore de la feuille de route stratégique plutôt que d'un produit déployé. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs qui évaluent l'adoption de robots humanoïdes, le cas Schaeffler met en avant une dimension souvent sous-estimée : l'entreprise cliente doit elle-même bâtir une expertise interne en pilotage, en formation et en intégration des robots, en parallèle du développement des capacités du robot lui-même. La réussite d'un déploiement à grande échelle dépend donc autant de la maturité organisationnelle du site industriel que des progrès techniques de la machine. Le partenariat entre Hexagon Robotics et Schaeffler a été noué pour accélérer l'adoption de l'automatisation de nouvelle génération dans le secteur manufacturier ; l'entrée d'AEON dans le Humanoid Gym constitue l'étape suivante de cette collaboration, après les phases antérieures de développement du robot. Schaeffler y apporte sa connaissance des lignes de production automobile et industrielle, tandis que Hexagon Robotics fournit la plateforme robotique et ses capacités logicielles. Ce type de centre d'entraînement dédié rappelle les démarches d'autres acteurs du secteur humanoïde, comme Figure AI avec Figure 03, Tesla avec Optimus, ou les fournisseurs de modèles vision-langage-action tels que Pi-0 ou GR00T N2, qui cherchent tous à valider leurs robots sur des tâches industrielles concrètes avant une commercialisation élargie. Aucune date de première mise en service n'a été communiquée ; les deux partenaires indiquent seulement que le travail mené dans ce centre doit servir de fondation aux étapes suivantes, qui verront AEON passer progressivement du développement de capacités à une exploitation industrielle effective.

UELe partenariat associe l'allemand Schaeffler et Hexagon Robotics (groupe suédois) pour déployer jusqu'a 1000 robots AEON dans l'industrie manufacturière européenne, avec un centre d'entrainement installe en Allemagne.

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