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Hikrobot : chiffre d'affaires 2025 supérieur à 6,4 milliards de yuans, déploiement accéléré en IA incarnée
Chine/Asie36Kr 

Hikrobot : chiffre d'affaires 2025 supérieur à 6,4 milliards de yuans, déploiement accéléré en IA incarnée

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Hikvision Robotics, filiale robotique du géant chinois de la vidéosurveillance Hikvision, a annoncé un chiffre d'affaires 2025 de 6,452 milliards de yuans (environ 880 millions d'euros), avec des livraisons cumulées dépassant 10 millions d'unités en vision industrielle et 180 000 robots mobiles produits depuis sa fondation. La société, qui célèbre en 2026 son dixième anniversaire, a tenu sa conférence annuelle du 22 au 24 avril à Tonglu (Hangzhou), où plus de 35 nouveaux produits ont été présentés, couvrant la vision 2D, 2,5D et 3D haute précision ainsi que des modules de vision IA. Le PDG Jia Yonghua y a introduit le concept d'« embodied manufacturing » (具身智造), posant que l'automatisation traditionnelle, trop rigide, doit évoluer vers des systèmes capables de s'adapter à l'environnement plutôt que de contraindre l'opérateur à s'adapter à la machine. Les logiciels industriels propriétaires de l'entreprise comptent plus de 600 000 utilisateurs sous licence, pour plus de 20 000 clients mondiaux.

Dans un entretien accordé à 36Kr, le vice-président Zhang Wencong détaille comment l'IA transforme concrètement la ligne de produits. En vision industrielle, les algorithmes de lecture de codes-barres et d'OCR fonctionnent désormais en mode plug-and-play sans entraînement sur site. Le cas le plus documenté concerne un fabricant chinois de gants médicaux jetables : en 2021, chaque nouvelle ligne nécessitait plusieurs dizaines de milliers d'images et une reconfiguration complète du modèle CNN. Après migration vers des grands modèles en 2023-2024, 100 à 200 images suffisent pour déployer une ligne supplémentaire. Le système détecte des défauts à partir de 0,8 mm avec un taux de détection supérieur à 99,995 % pour les défauts critiques (salissures, déchirures), à raison de 300 000 paires par jour et par ligne. Sur les robots mobiles, le système RCS intègre du reinforcement learning depuis 2019, permettant dès début 2021 la coordination de plus de 1 000 robots sur des cartes multi-zones dans une seule usine FAW-Toyota. Ces chiffres signalent une IA industrielle en déploiement réel, non en phase pilote, même si Zhang Wencong reconnaît que l'adoption globale reste freinée par des cycles de retour sur investissement jugés trop longs par les clients industriels.

Fondée en 2016 sur la base technologique vision de sa maison mère, Hikvision Robotics structure son offre autour de trois pôles : vision machine, robots mobiles AMR/AGV et bras articulés, ce dernier segment étant encore en montée en charge après cinq ans d'existence. Sur les modèles VLA (Vision-Language-Action) et les robots humanoïdes, Zhang Wencong adopte une posture prudente : à court terme, la priorité est donnée à des combinaisons de petits modèles spécialisés pour garantir la fiabilité industrielle, tandis que des équipes dédiées travaillent en parallèle sur les architectures end-to-end. Face à des acteurs AMR comme Geek+ et Hai Robotics en Chine, ou KION Group et Omron à l'international, Hikvision Robotics mise sur l'intégration verticale logiciel-matériel comme principal levier de différenciation, avec comme prochaine étape déclarée l'approfondissement de l'IA dans des environnements d'inspection plus complexes.

Impact France/UE

La montée en puissance de Hikvision Robotics (880 M€ de CA, intégration verticale logiciel-matériel) accentue la pression concurrentielle sur les acteurs européens de l'AMR industriel comme KION Group, sans impact direct immédiat sur le marché français.

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Des milliards investis dans l'IA incarnée, mais le déploiement en usine reste hors de portée
1Pandaily 

Des milliards investis dans l'IA incarnée, mais le déploiement en usine reste hors de portée

Au premier semestre 2026, le secteur chinois de la robotique embodied AI a absorbé 46 milliards de yuans (environ 6,2 milliards d'euros) répartis sur 288 opérations de financement impliquant 226 entreprises, selon les données d'IT Juzi. La concentration est massive : les cinq premiers acteurs (Qianxun Intelligence, Xiwang Sunrise, Xinghaitu, Zibianliang Robot et Jijia Vision) ont capté 17,1 milliards de yuans, soit 37 % du total, et le top 20 emporte 70 % des fonds. Qianxun Intelligence seule a levé 4,5 milliards de yuans en quatre tours en quatre mois. Le profil des investisseurs change : les grandes rondes au-dessus du milliard de yuans sont désormais pilotées à plus de 40 % par des industriels et des entités publiques (Baidu, ByteDance, Xiaomi, Meituan, SAIC, fonds gouvernementaux), le capital d'État participant à 42 % des transactions à plusieurs centaines de millions. Ce flux d'argent masque un écart criant entre vitrine et déploiement réel. Le cas Daluo est emblématique : valorisée à plus de 20 milliards de yuans, ayant levé 5,4 milliards, la société n'a vendu que 1,4 million de yuans de produits sur les sept premiers mois de 2025 tout en enregistrant 84,25 millions de pertes nettes. La cause structurelle identifiée par le secteur est le manque de données d'interaction physique de qualité : on estime à 500 000 heures seulement le volume mondial de données réelles utilisables pour entraîner des robots, contre des milliards de tokens texte pour les LLM. Les réponses sont proportionnelles : Xinghaitu a lancé une campagne "un million d'heures" à Yizhuang, Qianxun Intelligence a déployé 300 000 points de collecte à l'échelle nationale, JD.com vise 10 millions d'heures sous deux ans. Les résultats restent modestes : un responsable algorithmique a reconnu que des dizaines de millions de yuans investis pour collecter 100 000 heures n'avaient amélioré la capacité des modèles que de 5 %. Le secteur reste en phase de recherche appliquée, loin d'une industrialisation. L'état de l'art interne, estimé sur 100 points par un praticien du domaine, place les bras industriels à 50, les châssis à roues à 40, les quadrupèdes à 30, les humanoïdes bipèdes à 15, les mains dextères à 5, et l'IA embarquée de support à 3. Les approches VLA (Vision-Language-Action) et World Model convergent techniquement mais sans consensus sur la feuille de route. Les acteurs occidentaux comme Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2) font face aux mêmes verrous de sim-to-real et de données, mais le déploiement à l'échelle usine reste introuvable partout. Malgré l'étiquette "année de la production de masse" accolée à 2026, aucun robot polyvalent fiable ne s'est encore imposé commercialement dans des environnements industriels non contrôlés.

UELes mêmes verrous structurels, 500 000 heures de données physiques mondiales, sim-to-real non résolu, contraignent les acteurs européens au même plafond de verre que les géants chinois pourtant dix fois mieux capitalisés.

Chine/AsieOpinion
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Kunlun Xing, startup d'IA incarnée, lève plusieurs milliards de yuans et devient licorne en 90 jours
236Kr 

Kunlun Xing, startup d'IA incarnée, lève plusieurs milliards de yuans et devient licorne en 90 jours

Moins de quatre-vingt-dix jours après son enregistrement officiel, la startup de robotique humanoïde chinoise Kunlun Xing (昆仑行) a bouclé trois tours de financement successifs pour un total de plusieurs milliards de yuans, franchissant le seuil du milliard de dollars de valorisation avant même d'avoir sorti un produit. C'est le 36Kr qui révèle ces informations en exclusivité. La société est fondée par Ren Geng, ancien vice-président du groupe Alibaba et ex-président d'Alibaba Cloud Chine, accompagné de Lang Xianpeng, premier ingénieur ADAS de Li Auto, l'équivalent chinois de Mobileye au sein du constructeur. Les investisseurs présents dès le premier tour, dont Hillhouse Capital, Gaorong Ventures, CASSTAR et Huaye Capital, ont participé aux trois rounds consécutifs, un signal fort de conviction. Le tour de table réunit également Zhongding Capital, Innovation Works (le fonds de Kai-Fu Lee), Xin Capital, et le bras industriel du conglomérat Jianfa Group. La stratégie affichée par Kunlun Xing est le développement en intégration totale (full-stack) d'un robot humanoïde généraliste, explicitement positionné comme concurrent de l'Optimus de Tesla, avec une architecture duale baptisée Kunlun World Model (KWM) censée améliorer la généralisation et réduire l'opacité décisionnelle des modèles de type VLA. Ce financement record illustre la tension qui structure le marché chinois de la robotique humanoïde en 2026 : les capitaux sont abondants, mais les cibles crédibles rares. Plusieurs fonds de premier rang interrogés par 36Kr reconnaissent se retrouver en position de "demandeurs" face aux meilleurs dossiers, non l'inverse. Ce qui différencie Kunlun Xing aux yeux des investisseurs, c'est la combinaison inhabituelle de compétences de go-to-market à grande échelle (Ren Geng a piloté Alibaba Cloud à 42,1 % de part de marché public cloud en 2020) et de capacités de livraison hardware à volume (Lang Xianpeng a délivré l'ADAS Li Auto sur 1,5 million de véhicules avec un budget annuel de recherche de 10 millions de yuans). Dans un secteur où la plupart des acteurs sont soit purement techniques, soit purement commerciaux, cette dualité est jugée décisive. La stratégie "corps + cerveau" en développement propriétaire vise à éviter le découplage logiciel-matériel qui pénalise nombre de concurrents. Le contexte sectoriel qui nourrit cette levée tient à plusieurs catalyseurs simultanés : l'annonce par Tesla d'une production en petite série de l'Optimus Gen3 à l'usine de Fremont entre juillet et août 2026, l'introduction en bourse accélérée de Unitree Robotics, et les prévisions de Morgan Stanley évaluant le marché mondial des robots humanoïdes à 5 000 milliards de dollars d'ici 2050. Kunlun Xing n'est toutefois pas seul sur ce segment : Figure AI, 1X, Agility Robotics et Fourier Intelligence occupent le terrain international, tandis que Unitree, Agibot (智元) et Zhiyuan Robot (智元) disputent le marché domestique. Les défis techniques restent concrets : la durée de vie des mains dextres dépasse rarement deux mois, et la supply chain composants n'est pas encore industrialisée. Kunlun Xing n'a pour l'heure annoncé ni prototype public, ni calendrier de livraison client, ni déploiement pilote, sa valorisation repose intégralement sur la crédibilité de l'équipe fondatrice, pas sur des métriques produit vérifiables.

Chine/AsieActu
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Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage
336Kr 

Usine de robots soudeurs : « Shengshi Weisheng » lève plusieurs centaines de millions de yuans en série B avec son modèle d'IA incarnée pour le soudage

La société chinoise 3Srobotics (昇视唯盛), spécialisée dans les robots industriels à intelligence incarnée pour le soudage, a bouclé un tour de série B de plusieurs centaines de millions de yuans (数亿元), mené par Shanghai Semiconductor Industry Investment et le Jinqiao Fund, avec la participation de Zero1 Ventures, Xinding Capital, Zhongguancun Dinghua et de son investisseur historique Weiguang Capital. Fondée en 2020, certifiée entreprise de haute technologie en 2023 puis reconnue entreprise pionnière "spécialisée, précise et innovante" et entreprise robotique de référence à Shanghai en 2024, la société en est à sa troisième génération de robots soudeurs. Son architecture repose sur un modèle "cerveau" multimodal entraîné sur des dizaines de millions de données de production réelles, couplé à un "cervelet" de contrôle moteur temps réel développé par sa filiale Harbin Institute of Technology Modern (哈工现代). Selon le fondateur Wang Dezhao, un robot 3Srobotics remplace en moyenne 1,5 à 2 soudeurs humains, avec un retour sur investissement de 1 à 1,5 an ; l'entreprise vise plusieurs centaines de millions de yuans de chiffre d'affaires en 2026. Le pari de 3Srobotics illustre une bascule stratégique du secteur robotique chinois : passer d'une automatisation générique, programmée à l'avance et incapable de s'adapter à des pièces non standard, vers des systèmes capables de percevoir en 3D, de raisonner sur une géométrie de soudure inconnue et d'ajuster en temps réel courant, tension et vitesse de déplacement, y compris sans plan technique fourni au préalable. C'est un signal pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B occidentaux : la Chine revendique une pénurie de plusieurs millions de soudeurs qualifiés d'ici 2025, sur un bassin d'environ dix millions de soudeurs enregistrés dont l'âge moyen dépasse 45 ans, et anticipe un marché du soudage intelligent dépassant les 100 milliards de yuans sur dix ans. Reste que les chiffres avancés, notamment ce ratio de remplacement de 1,5 à 2 soudeurs ou le gain d'efficacité de 2,88 fois annoncé pour son offre de "main-d'œuvre robotique" facturée au mètre soudé, proviennent uniquement de la société elle-même et méritent d'être vérifiés en conditions réelles indépendantes. L'entreprise, initialement positionnée sur la robotique industrielle généraliste, s'est recentrée sur le soudage en misant sur un modèle intégré combinant corps robotique, IA et procédé de soudage, avec une usine de fabrication propre garantissant une capacité de production et une chaîne d'approvisionnement maîtrisées, contrairement aux fournisseurs purement logiciels. Sa distribution passe majoritairement par des revendeurs et intégrateurs (les clients finaux directs ne pèsent que 10 à 20 % du chiffre d'affaires), sur des marchés comme la construction métallique, les ponts, le naval, le ferroviaire, les équipements électriques et, dans une moindre mesure, l'aérospatial et les nouvelles énergies. Les fonds levés serviront à faire évoluer les modèles "cerveau" et "cervelet", augmenter la capacité de son usine et étendre les équipes R&D et commerciales, avant une diversification annoncée vers le meulage, la découpe, l'assemblage et la manutention.

Chine/AsieActu
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74 yuans pour 3 heures : des robots à IA incarnée entrent dans les foyers chinois pour les tâches ménagères
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74 yuans pour 3 heures : des robots à IA incarnée entrent dans les foyers chinois pour les tâches ménagères

En Chine, les robots à intelligence artificielle incarnée sortent des usines pour entrer dans les foyers, sous forme de location à l'heure pour des tâches ménagères. Plusieurs plateformes à la demande proposent désormais des robots humanoïdes ou à roues capables de nettoyer les sols, essuyer les surfaces, récupérer des objets ou effectuer de petites tâches de rangement, pour un tarif de départ de 74 yuans les trois heures, soit environ 25 yuans de l'heure (un peu plus de 3 euros). Ces machines s'appuient sur des modèles vision-langage-action pour naviguer de façon autonome dans un environnement domestique, éviter les obstacles, reconnaître des objets et répondre à des commandes vocales simples. C'est l'un des premiers déploiements commerciaux réels de l'IA incarnée en dehors du cadre industriel, après des investissements en R&D chiffrés en milliards de yuans. Ce tarif rend la main-d'œuvre robotique moins chère que le personnel de ménage humain dans les grandes villes chinoises, mais l'écart de capacités reste net : les retours d'utilisateurs montrent que ces robots gèrent correctement les tâches de nettoyage simples, tout en peinant face aux objets de forme irrégulière, aux instructions à plusieurs étapes et aux espaces exigus typiques des appartements chinois. Le compromis est assumé, fonctionnalités limitées contre accessibilité tarifaire, et il interroge la trajectoire des investissements massifs consacrés à l'IA incarnée en Chine. Des entreprises comme Unitree, AgiBot, Star Dynasty ou X Square Robot ont levé des fonds considérables pour des robots humanoïdes généralistes, alors que le premier vrai marché de masse concerne des robots de service bien plus spécialisés et modestes. Les défenseurs de l'approche avancent toutefois que ce déploiement réel, même limité, génère des données précieuses pour entraîner les modèles de nouvelle génération, des données que la simulation en laboratoire ne peut reproduire : agencements imprévus, objets variés, comportements d'utilisateurs divers. Cette stratégie rappelle celle des entreprises chinoises de conduite autonome, qui ont déployé des fonctions de conduite partiellement automatisée des années avant d'atteindre une autonomie complète, misant sur l'accumulation de données réelles plutôt que sur l'attente d'une technologie parfaite. Les analystes du secteur anticipent une expansion rapide du marché de la location de robots domestiques à mesure que les coûts baissent et que les capacités progressent, plusieurs acteurs chinois développant déjà des modèles de nouvelle génération optimisés pour l'environnement du foyer, avec une meilleure dextérité pour manipuler de petits objets et une compréhension plus fine des instructions complexes. Reste une question ouverte : ce modèle de facturation à la tâche, encore marginal, pourra-t-il générer des revenus suffisants pour justifier l'ampleur des investissements déjà engagés dans l'infrastructure de l'IA incarnée.

Chine/AsieActu
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